Les 10 commandements d’une alimentation très végétale

Opter pour une alimentation totalement végétale n’est pas souhaitable pour tout le monde. Ma philosophie, le but de ce blog, est d’inciter chacun à intégrer plus de végétal à son alimentation. Je suis intimement convaincue qu’un grand nombre de dégâts environnementaux et d’atteintes au bien-être animal seraient résolus si chacun d’entre nous faisait un pas de plus vers une alimentation riche en plantes, pour atteindre une alimentation la plus végétale possible. Ce me semble la meilleure façon de sensibiliser le plus grand nombre et de faire avancer la cause animale et environnementale, plutôt que de prôner une approche dogmatique de type « tout ou rien », qui peut sembler culpabilisante, décourageante ou même autoritaire.

Justin m’a fait la remarque suivante. Souvent, l’on n’a pas le temps ou les connaissances nécessaires pour effectuer une transition vers un régime végétarien / végétalien. Plus cela devient complexe, plus l’on s’y perd, et nous savons tous que ça n’est pas si simple. S’il y a trop de règles, de choses à savoir, c’est décourageant. Car il existe un coût d’entrée dans le végétarisme ou le végétalisme : si l’on est habitué à ce que nos repas soient centrés sur la viande, le poisson et les produits laitiers, il faut tout re-apprendre.

Apprendre à faire les courses : où trouver ces nouveaux ingrédients ? Apprendre à cuisiner : que faire de ce paquet de quinoa, de ces haricots secs, de ce sarrasin ? Apprendre à équilibrer ses repas : et si j’allais développer des carences, tomber malade, être en manque ? Apprendre à en parler : il n’est pas toujours facile de faire son coming-out végé, de réfuter les sophismes des carnivores endurcis et de ne pas se fâcher avec ceux qui diront, immanquablement « Moi, j’aime trop les sushis !« .

De là est née l’idée de ces dix commandements d’une alimentation riche en plantes. Dix règles simples, qui couvrent les bases d’une alimentation végétale. Ils s’adressent à tous, végétaliens, végétariens et même aux omnivores qui veulent passer un peu plus du côté végétal de la force.

Mais voilà : ces 10 commandements, ce sont les miens et peut-être ne sont ils pas les vôtres. L’idée de ce billet, chers lecteurs, c’est de vous faire y participer. Quel(s) commandement(s) ajouteriez-vous ? J’ai hâte de lire vos suggestions. En fonction de vos propositions, j’améliorerai cette liste ! Cela vous dit ?

 

* * *

Les 10 commandements d’une alimentation riche en plantes

1. Consommer des céréales et des légumineuses tous les jours.

A consommer dans les proportions d’1 tiers de légumineuses pour 2 tiers de céréales (en poids sec). Cette combinaison permet d’apporter tous les acides aminés essentiels (les « briques » dont sont constituées les protéines) et offre donc un apport équilibré en protéines. Les céréales les plus courantes sont le blé, le riz, le maïs, le millet, l’avoine, l’orge, le seigle… Les légumineuses regroupent les lentilles, les pois chiches et cassés, les haricots secs, le soja. On les trouve partout, en supermarché comme en magasin bio, mais ces derniers proposent généralement une offre plus variée. Il n’est pas nécessaire de les consommer simultanément, mais je trouve pour ma part plus simple de réunir les deux dans mon assiette afin de ne pas avoir à garder en tête mes repas des jours précédents.

2. Faire tremper ces dernières pour les rendre plus digestes.

12 heures pour les lentilles ou les céréales, 24 heures pour les haricots secs ou les pois chiches. On peut aussi faire tremper les céréales, 12 heures par exemple. Cela permet de solubiliser dans l’eau des molécules indigestes ou réduisant l’absorption des minéraux. Pour les végétariens ou végétaliens, chez qui les céréales et les légumineuses constituent la base de l’alimentation, c’est très important afin d’éviter certaines carences (en zinc, par exemple). Par ailleurs, le trempage réduit considérablement le temps de cuisson. Plus d’informations dans ce billet.

3. Le tofu ou le quinoa ne sont pas à négliger.

Ils contiennent des protéines complètes (c’est-à-dire les 8 acides aminés essentiels). Le quinoa gagne à être mis à tremper 24 heures, car il contient également des molécules indigestes. Le sarrasin est aussi une source de protéines complètes, mais un peu moins riche que le quinoa ou le tofu.

4. Privilégier les matières grasses brutes.

Les matières grasses les plus saines sont celles qui sont le moins transformées, en particulier les graines (courge, tournesol, sésame) et les noix (amandes, noisettes, noix). Elles sont parfaites pour le petit déjeuner, qui doit être riche en lipides. Ensuite viennent les huiles végétales, qu’il convient de choisir pressées à froid pour préserver leurs fragiles lipides, et bio pour éviter les pesticides. L’huile de coco contient presque exclusivement des lipides saturés : à éviter, sauf pour la cuisson car elle y résiste bien.

5. Penser aux Omégas 3.

Lorsque l’on est végétarien ou végétalien, les acides gras Oméga 3 à longue chaîne appelés EPA et DHA ne sont pas présents dans l’alimentation (on les trouve en particulier dans les poissons gras). Pour éviter les carences, il faut augmenter sa ration d’Oméga 3 à courte chaîne (ALA), à partir desquels les EPA et DHA peuvent être fabriqués. En pratique : 1 ou 2 cuillère(s) à soupe de graines de lin moulues sur les porridges, les soupes ou les salades, les yaourts, etc… Les graines de chanvre peuvent remplacer le lin. L’huile de noix, de colza, de chanvre, de cameline ou de lin dans la vinaigrette ou sur les légumes sont également excellents. Ces huiles se conservent au réfrigérateur, car elles sont très fragiles, et ne s’utilisent qu’à froid.

6. Croquer des légumes crus tous les jour.

Ce billet sur les salades de légumes râpés vous y aidera. Les légumes crus contiennent des vitamines et des antioxydants d’une immense diversité. Ils ont tous un rôle à jouer dans notre santé. Ils protègent du vieillissement cellulaire, ils renforcent le système immunitaire, ils améliorent l’aspect de la peau, des cheveux… Par ailleurs, les légumes sont riches en fibres et favorisent la digestion.

7. S’offrir 1 ou 2 fruits frais chaque jour.

De préférence le matin (pour le « coup de fouet » vitaminé), par exemple dans un smoothie. En effet, les fruits sont riches en sucres rapides : il ne faut donc pas en abuser. Cependant, ils sont extrêmement riches en vitamines, minéraux et antioxydants : impossible de s’en passer. Essayez de manger au moins un fruit très riche en vitamine C par jour : agrumes, pomme, fruits rouges, pêches… Le citron est excellent pour la santé, de plus, il permet de mieux absorber le fer végétal : n’hésitez pas à en abuser car il ne contient quasiment pas de sucre.

8. Veiller à ses apports en calcium.

La purée de sésame complète ou les graines de sésame non-décortiquées, le brocoli et légumes de couleur verte, le lait végétal enrichi en calcium… sont d’excellentes sources de ce minéral. On oublie aussi que l’eau (minérale) en contient également ! Certains tofus sont aussi riches en calcium (ceux qui sont coagulés à l’aide de chlorure de calcium, indiqué dans la liste des ingrédients).

9. Se supplémenter en vitamine B12 et en vitamine D.

Si l’on est végétalien, la vitamine B12 est obligatoire. Je le recommande pour les végétariens également, car cette vitamine est rare. La vitamine D est recommandée pour tout le monde, omnivores ou non, mais il n’est pas mauvais de le rappeler aux végétar(l)iens.

10. Varier son alimentation et expérimenter !

Ces conseils n’ont aucune valeur si l’on ne varie pas les ingrédients de ses repas ! C’est dans la diversité, dans la variété, que l’on arrive à trouver tous les nutriments nécessaires pour être en bonne santé. Evitons de ne manger que du riz et des lentilles (je plaide coupable), ou que des pâtes et du tofu. Manger varié permet également de ne pas se lasser ! L’expérimentation personnelle et l’apprentissage sont indispensables : nous sommes tous différents, nous avons nos propres goûts, et il n’est pas forcément recommandé de calquer son alimentation sur celle d’un autre, ami, frère, blogueur ou gourou…

26 Replies to “Les 10 commandements d’une alimentation très végétale”

  1. Des rappels qui font du bien ! Merci Hélène ! Moi je rajouterai que même si l’on connait ses 10 commandements (ou d’autres). Il faut se donner un petit coup de fouet tous les jours pour y penser. Personnellement, j’ai beau savoir qu’il faut que j’introduise plus de céréales dans mon régime, mais l’habitude, la flemme, la mauvaise organisation (j’aime les avoir trempés, tu comprends), me vont souvent glisser vers la (ma) simplicité.

    Petit hors sujet : je lisais ton article avec une amie suédoise, sur ton expérience végé. Elle me pose souvent des questions à ton sujet désormais (elle est végane depuis 6 mois). L’une d’entre elles était de connaitre ton groupe sanguin. J’imagine que tu as entendu parler de cette éventuelle corrélation ? Pas vraiment scientifique mais je me dis que ça pourrai être intéressant ?

  2. […] ne se jette pas sur un pot de Nutella, un bâton de berger ou un kinder bueno, où est le mal ? 10 commandements alimentation végétale | Green me up […]

  3. […] conseils plein de bon sens (et de références) sur le blog Green Me Up! : les 10 commandements d’une alimentation très végétale. Je me les suis notés dans un coin pour ne pas […]

  4. Bonjour, le régime cétogène est aussi efficace pour aider à traiter certains cancers. Ne sautez pas au plafond, quelques médecins en France, aux États Unis, en Allemagne, s’y intéressent. On manque peut être de recul mais dans certains cas, on n’a pas le temps d’attendre le résultat d’études qui justement se font attendre. Des malades mettent en pratique et y trouvent leur compte.

    1. Je suis bien au courant, mais je ne veux pas banaliser ce genre de régime sur mon blog, je ne suis pas professionnelle de santé. Je ne veux pas que mes lecteurs se lancent sans encadrement médical dans tel ou tel régime parce qu’ils en ont entendu parler sur ce blog ! Donc arrêtons de polémiquer à propos du régime cétogène : tout ce que je demande, c’est qu’on ne me force pas à en faire la promotion. MERCI.

  5. Bonjour Hélène!
    Je suis bien contente de lire ce billet car j’avais lu ton article sur le shampoing au ghassoul juste avant et tu disais dans les commentaires que tu arrêtais ce blog que je viens pourtant juste de découvrir! :o)
    De l’eau á du couler sous les ponts depuis!?

    Je suis pseudo végétarienne depuis un an car comme tu le dis je pense que cela pourrait amener à un meilleur respect de l’environnement et de nos amis les animaux néanmoins je le fais sans y prêter une grande attention, je dirais que je respecte juste le premier commandement et pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir aucune carence ou autre… Peut être que je n’y suis pas attentive non plus?! Mais j’ai l’impression d’être en très bonne santé, je ne suis jamais malade, par contre c’est vrai que je suis peut être souvent fatiguée sans raison apparente, penses tu que cela pourrait cacher une carence?

    Merci pour tous tes conseils!!!

  6. Merci pour toutes ces bases de l’alimentation végé!

  7. Oh quelle belle surprise de bon matin ! Je dois bien avouer patauger dans la gadoue à ce sujet. Je me suis tournée vers le végétalisme/végétarisme (je n’aime pas vraiment les étiquettes, je suis plutôt en transition et le serais toujours, je pense), un peu par hasard, un peu en urgence. En effet, mon fils est intolérant à tous les laits animaux, les oeufs, mais aussi les pommes de terre, le quinoa et j’en passe. Oui, ça fait beaucoup. Sauf que voilà, je ne sais plus vraiment quoi lui donner (et surtout quelque chose d’appétissant pour un bambin de deux ans et demi). Il a une légère carence en fer. Bref, merci.
    Et d’ailleurs si tu as d’autres conseils (de lecture ou autre), je suis preneuse. J’ai parfois l’impression que ces bons plats sont longs et compliqués à préparer.

    1. Oh ma pauvre. Je prendrai le temps de t’écrire quelques conseils par mail ce week-end (la fin de semaine est chargée !).

  8. Bonjour Nat,

    Ce n’est pas avec moi qu’il faut être d’accord, mais avec Hélène. C’est elle qui a répondu à ton commentaire.

  9. Bonsoir Hélène,

    j’aime beaucoup ton article qui en effet est valable pour tous. Je rejoins Justin. Au début A. a essayé de me faire comprendre que tout ce qui me paraissait évident ne l’est pas pour tous. Qu’il suffit de sortir un peu pour voir que beaucoup ne connaissent rien à l’alimentation végétale et qu’il faut discuter avec eux.
    J’ajouterais qu’il faut se faire plaisir, s’amuser, mais ça rejoint un peu le fait d’expérimenter. Mais par plaisir, j’entends consommer ce que l’on aime. Pas uniquement certes.
    Enfin voilà, je n’ai pas vraiment de commandement.

    Je plaide aussi coupable pour les lentilles et le riz…
    Bonne fin de journée.

    1. Bonsoir Ségo,
      Tout à fait d’accord avec toi pour le coté écologique de la consommation de l’huile de coco qui vient de loin.
      Par contre, et je n’ai rien contre les médecins je le précise, ils ne sont en général pas formés pour utiliser ce genre d’alternative (sauf exception ou spécialisation) mais tu sais si on attend les statistiques et les preuves que ça fonctionne on n’avance jamais :o) Pour ma part j’ai préféré testé en « live » mais sans mettre en place le régime cétogène en entier trop contraignant.
      L’ajout d’huile de coco dans le « régime normal » est une réalité dans des maisons de retraite et par des particuliers, ainsi que pour des enfants ou adultes épileptiques (et ça « marche » !) Mais peut être faisons nous parti des tests pour approuver ou non sa consommation sans le savoir :o) Mais pour le commun des mortels, (qui ne souhaite pas entretenir son cerveau en attendant Alzheimer) il vaut mieux ne pas la mettre à toutes les sauces :o)
      Cela dit c’est une très bonne chose de rappeler les bases de l’alimentation dans un article dédié ! Merci à toi.

      1. Je suis d’accord, mais c’est à chacun de décider de se transformer en son propre cobaye. Sur un blog comme le mien, vers lequel des personnes sans bagage scientifique ou nutritionnel se tournent pour apprendre à mieux se nourrir, il n’y a pas de place pour les régimes expérimentaux. Le consensus est que les huiles saturées, même à chaîne moyennes, sont à limiter le plus possible.

        J’ai lu moi aussi ces ouvrages (parfois écrits par des médecins) sur l’huile de coco ou sur tel ou tel autre régime miracle, ou comme dans un livre tout récemment paru sur le jeûne. Et je suis absolument choquée de lire leur argumentaire : l’auteur en question a « entendu parler » de XX et de ses effets miraculeux, a décidé de le tester sur lui-même / sur ses patients, car est « convaincu » que ça « peut marcher ». Et l’ouvrage de citer moult exemples, où Jean-Paul a perdu 20 kilos, Marielle n’a plus de migraines et Ahmed a retrouvé toute son énergie : avalanche d’anecdotes n’ayant aucune valeur statistique… que des cas particuliers, et souvent, de façon à laisser penser que XX est la solution à TOUS les maux. Et de conclure que ça marche, que ça justifie un livre et par là, d’entraîner dans l’expérimentation des personnes un peu perdues… Et tout à coup, la presse et les blogs ne parlent plus que de XX, le nouveau miracle santé. Et pendant ce temps, la recherche n’a rien démontré. Alors, je trouve que c’est dangereux car les personnes naïves vont mordre à l’hameçon et se transformer en cobayes malgré elles.

        Et non, la recherche est dynamique, vraiment. C’est long, souvent il faut avoir du recul pour juger de la pertinence de telle ou telle modification alimentaire – certains problèmes mettent des années ou des décennies à se manifester. Il faut suivre des cohortes de patients sur 10, 20, 30 ans. Pour le public, avide de sensations et de nouveautés, c’est trop long, mais c’est ainsi que la médecine avance.

        1. Bonsoir Hélène, Ce coup ci je ne me trompe pas !! Ce sera mon dernier petit mot.
          Je ne suis pas un public avide de sensation en recherche d’un nouveau régime (j’ai fais des études de naturopathie tu comprendras mieux mon cheminement comme ça), et les livres que je lis ne sont pas ceux des derniers régimes à la mode mais des livres plus « poussés » et non pas des anecdotes sur des gens qui ont la migraine ou ont besoin de perdre du poids :o)
          Je ne faisais que citer ce qui se passe réellement dans le centre ou se trouve mon fils (lourdement handicapé et épileptique résistant aux médicaments, avec spectre autiste et syndrome de West)
          Peut être que c’est anecdotique et miraculeux comme tu dis, mais il va nettement mieux depuis qu’il en a en ajout dans son alimentation, et ça ne peut en aucun cas être un effet placebo puisqu’il n’est pas conscient de ce qui se passe. Toujours est il qu’il est bien plus « présent et attentif à ce qui se passe autour de lui » maintenant, et il est même possible d’avoir une « interaction » avec lui depuis, et c’est tant mieux, c’est tout ce que je peux espérer !
          Bonne continuation et bon week-end à toi
          ps : tu peux effacer mes commentaires bien sur si tu le souhaites, cela va sans dire c’est ton blog :o)

          1. Ah non, je suis ravie que tu m’écrives. Mais je veux te montrer pourquoi je ne vante pas l’huile de coco à tout va sur mon blog, qui fait de la « vulgarisation nutritionnelle » pour le grand public. Pour des pathologies bien précises, et si on est à court de remèdes, je comprends tout à fait que l’on expérimente avec des aliments qui ont montré de bons résultats même sans études à la clé. Je suis ravie que ton fils soit soulagé par l’huile de coco – et t’adresse toute mon amitié et ma compassion, ce doit être terrible pour ton fils et ta famille. J’espère de tout mon coeur que ce genre de traitement devienne plus systématique dans des cas comme le vôtre.

  10. Hey super chouette article ! :D j’essaye aussi de manger beaucoup de légumes ! Merci pour cet article très complet et riche en informations. Je fais également attention à avoir assez de vitamines en variant mes repas.

  11. Hihi j’aime beaucoup tes articles très informatifs ! Même si je n’ai pas vraiment appris grand-chose, c’est bien d’en remettre une couche pour les « débutants ».
    Perso je ne suis pas végé (je te l’avais expliqué dans ton article sur l’alimentation végétale) mais je ne mange vraiment pas beaucoup de viande (10 fois par mois je dirais, ça dépend de si je vais beaucoup au resto ou pas…) et je considère que tes conseils s’appliquent donc à moi^^
    Je mets juste un bémol sur le premier commandement, celui de manger tous les jours céréales/légumineuses. J’ai lu plusieurs fois que cette histoire de complémentarité était à nuancer, et qu’une répartition sur la journée/semaine peut suffire. Chez moi, ce n’est pas fréquent que je les associe au sein d’un même repas parce que j’ai toujours l’impression que ça fait beaucoup de glucides d’un coup. Je pense que la base de l’alimentation devrait être les légumes car trop de glucides (même complets) n’est pas ouf. La preuve, en mangeant bio, tout complet toussa toussa, j’ai développé une candidose. Je pense qu’il y a une part de sensibilité personnelle mais la naturo que j’avais consulté était plus tranchante et avait l’air de dire que pas mal de végé « souffraient » de soucis liés à une alimentation trop riches en glucides et que le combo volaille/oeufs était assez intéressant pour l’apport en protéines sans glucide. Je ne veux pas rentrer dans un débat éthique parce que chacun fait ses choix et en assume les conséquences sur sa santé, mais je garde toujours cette idée en tête quand je prépare mes menus :)

    Rien à voir, mais je voulais te le dire quand-même : j’ai commencer à faire lactofermenter tout un tas de trucs dans ma cuisine ;) J’ai un bon levain, de la choucroute, des asperges au miso, j’ai fait plus tôt dans l’année un kimchi (raté :/), de la choucroute rouge… Je suis complètement mordue désormais !

    Désolée pour ce pavé ;) mais j’aime bien discuter de tout ces sujets :)

    Bises

    1. Bonjour Marie ! Oui, pour la complémentarité, il n’est pas obligé de les manger ensemble, mais s’il faut garder en mémoire ce qu’on a mangé sur plusieurs jours pour ne pas « oublier » de se faire un plat de lentilles, ça devient compliqué. Je trouve, pour ma part, que c’est plus simple de les manger ensemble car on est ainsi sûr de ne pas oublier. Quant aux quantités, cela dépend de chacun. Je fais énormément de sport et j’ai besoin de beaucoup de glucides. Lorsque j’avais une vie plus sédentaire, à Paris, je ne pouvais pas manger autant. A chacun d’adapter les quantités, mais au final c’est là, et avec le tofu, qu’on trouve les protéines végétales… Donc céréales et légumineuses restent prioritaires. En termes de volumes, la base c’est les légumes, on est d’accord. Mais cela devrait être le cas pour tout le monde, pas que les végétariens, car ce n’est pas avec les légumes que l’on remplace la viande.

  12. maconscienceecolo dit : Réponse

    Merci beaucoup pour ces conseils ! Je suis végétalienne depuis 1 an mais c’est toujours bien de revoir les bases ^^

  13. Bonjour !

    Le VRAI problème c’est que l’on n’est pas… tout seul. Changer son alimentation c’est AUSSI changer celle de son entourage. Et ce n’est pas simple du tout, même en procédant progressivement.
    Pour ma part je suis opposé à faire.. deux menus. La convivialité c’est manger ENSEMBLE.
    Quand on reçoit un ami qui ne mange pas de porc, c’est simple, on ne fait pas de porc.
    Quand on reçoit quelqu’un allergique à ceci ou cela, ou qui n’aime pas ceci ou cela, on sert autre chose.
    Mais pour les menus de tous les jours…Couscous végétarien, paëlla végétarienne, risotto, parfait ! Mais pas toutes les semaines…
    Tofu… les enfants : « Qu’est ce que c’est ce machin ? »
    etc.
    Alors, pour l’heure, j’en suis à diminuer la viande de façon drastique (deux fois par semaine). Mais, les oeufs ou le fromage, c’est plus dur !
    bonne journée !

    1. Bonjour ! Tout à fait d’accord, après ce billet traite de l’alimentation elle-même. Les aspects sociaux / sociétaux, ça mériterait 10 commandements dédiés :-) Moi, j’ai résolu le problème en vivant avec un végétarien qui a exactement la même alimentation que moi. Et c’est le progrès qui compte, donc diminuer la viande, c’est très bien. Le reste se fera petit à petit. Je crois que les changements progressifs et réfléchis sont plus durables que les changements radicaux du jour au lendemain.

  14. Bonjour, L’utilisation de l’huile de noix de coco est très bonne pour la santé, particulièrement pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, de maladies cardiaques, de diabète, d’hypertension artérielle et de problèmes rénaux, ou de crises d’épilepsie, ou de maladie neurovégétative…
    Parce qu’elle contient des acides gras à chaine moyenne qui se transforment en « huile cétonique » au moment de la digestion ce qui aide le cerveau à mieux fonctionner en cas de dysfonctionnement de son apport en oxygène (comme dans une crise d’épilepsie), le cœur à mieux récupérer après une crise cardiaque … Elle renforce le système immunitaire parce qu’elle a des propriétés antifongiques, antibactériennes et antivirales…Il existe foule de livres très sérieux à son sujet, dont certains écrits par des médecins (sur les régimes cétogènes)
    Bien sur il vaut toujours mieux la prendre Bio, première pression à froid … Il est plutôt conseillé de la consommer froide c’est toujours mieux que de chauffer de l’huile surtout bio première pression à froid pour bénéficier de tous leurs bienfaits :o) En l’ajoutant à aliment chaud pour qu’elle fonde toute seule sans perdre ses propriétés :o)
    Désolée pour ce pavé au sujet de l’huile de coco mais c’est un sujet que j’ai beaucoup potassé et qui me tient à cœur :o)
    Belle fin de semaine

    1. Bonjour Nat, désolée d’aller à l’encontre de tes convictions, mais je suis moi-même issue d’une famille de médecins (littéralement, tout le monde autour de moi, sauf moi) et je me suis aussi renseignée. Le consensus sur l’huile de coco n’est pas du tout ce que tu décris. On peut toujours critiquer les médecins, c’est souvent ce que je fais, mais dans ce cas précis je préfère m’en référer à eux. Quant au régime cétogène, il est encore marginal et on manque totalement de recul pour lui accorder une véritable crédibilité (certes, il peut avoir de bons résultats chez les épileptiques, mais on manque de statistiques fiables à ce sujet). D’autant plus qu’il s’agit d’un régime spécial, qui élimine le glucose et les sucres de façon générale, et ça n’est pas la même chose de consommer de l’huile de coco dans ce contexte ou de la consommer dans le cadre d’un régime « normal ». Donc la personne lambda qui se met à mettre de l’huile de coco partout a tout faux, surtout si c’est en substitution des autres huiles végétales insaturées.

      Enfin, j’avance l’argument écologique : l’huile de coco vient de loin, et sa popularité commence à poser problème car, comme pour l’huile de palme, il faut bien raser des forêts pour répondre à la demande toujours croissante de l’Occident…

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