Végétalisme : l’alimentation idéale ?

Faut-il être végétalien ? 

Je suis convaincue que le végétalisme est la meilleure alimentation pour la planète, pour les animaux et pour la société. Pour approfondir ces trois dimensions, je vous recommande ces billets du blog Antigone XXI : ici, et . Je compte aborder cette question sous l’angle de la santé. En effet, sur cet aspect seulement, les bénéfices du végétalisme sont discutables.

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Note : je souhaite remettre en cause deux croyances : 1. il existerait un régime unique optimal pour tous, et  2. c’est le végétalisme. Contrairement à bien des affirmations péremptoires, l’optimalité du végétalisme est loin d’être établie. Le végétalisme ne doit pas être envisagé sans en connaître les nombreux bénéfices mais aussi les risques potentiels. Je ne veux pas discréditer le végétalisme, mais inciter chacun à faire preuve d’esprit critique.

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On lit souvent que le végétalisme est meilleur pour la santé que le végétarisme (inclusion d’oeufs et produits laitiers), l’omnivorisme (inclusion de tous les produits animaux) ou les variantes innombrables (flexitarisme, pesco-végétarisme, etc…).

Or, cette affirmation n’est absolument pas scientifiquement fondée. D’après cet article de l’Annual Review of Public Health, un journal à impact factor très élevé,

Il n’existe aucune étude rigoureuse, menée sur le long terme, comparant des candidats au titre de « meilleur régime alimentaire », qui soient exemptes de biais ou de confusions. Pour de multiples raisons, de telles études sont improbables [car difficiles à mettre en oeuvre, NDLR]. En l’absence de telles études, vanter la supériorité d’un mode d’alimentation particulier relève de l’exagération.

La grande majorité des sites promouvant le végétalisme (iciici ou , par exemple) se reposent sur des études scientifiques ou autres publications sur le… végétarisme. La plus populaire est la publication par l’American Dietetic Association d’un « position paper » (ou « article d’opinion ») sur le végétarisme, et non sur le végétalisme uniquement. Le premier paragraphe est le suivant :

L’American Dietetic Association est de l’avis que les régime alimentaires végétariens correctement planifiés, y compris le régime végétalien, sont sains, adéquats en termes de nutrition et pourraient présenter des bénéfices sur la santé tels que la prévention et le traitement de certaines maladies.

Or, détail important, les végétaliens sont par définition végétariens. La publication ne distingue pas les deux courants, et l’indique clairement comme pouvant générer un biais dans son interprétation. On lit en particulier que

… ces catégories très vastes [végétarisme et végétalisme, NDLR] masquent d’importantes variations au sein des régimes végétariens et des habitudes alimentaires. Ces variations rendent difficiles la classification des pratiques alimentaires végétariennes et peuvent provoquer des liens de cause à effets mal élucidés entre le végétarisme et d’autres facteurs.

Plus loin, on lit encore que

… l’alimentation végétarienne présente des avantages pour la santé, tels qu’un niveau de cholestérol plus bas, un risque plus faible de maladies cardio-vasculaires, une pression artérielle réduite et un moindre risque de diabète de type II. Les végétariens ont un indice de masse corporelle plus faible et un risque de cancer réduit. L’alimentation végétarienne est généralement plus pauvre en graisses saturées, en cholestérol, mais plus riche en fibres, magnésium, potassium, vitamines C et E, folates, carotène, flavones et autres métabolites secondaires. Ces différences nutritionnelles pourraient expliquer la meilleure santé des personnes ayant une alimentation végétarienne équilibrée et variée. Cependant, les végétaliens, et certains végétariens, peuvent souffrir d’un apport réduit en vitamines B12, calcium, vitamine D, zinc et acides gras omégas 3 à longue chaîne.

On est loin de la conclusion tirée par un très grand nombre de sites d’informations végétaliens ou véganes. Ceux-ci s’arrêtent complaisamment à la première phrase de l’article, qui ne traite pourtant pas spécifiquement du végétalisme. Le journalisme scientifique, c’est un vrai métier !

Mon expérience du végétalisme

Végétarienne, j’avais « sauté le pas » vers le végétalisme pour des raisons éthiques. Mes convictions et mon mode de vie enfin réconciliés, j’étais plus sereine que jamais. Après environ un an, j’ai commencé à perdre du poids, mes règles se sont arrêtées. Ayant souffert d’anorexie à l’adolescence, j’étais très vigilante et ne me privais pas. J’ai donc augmenté mes portions de céréales, de légumineuses, de noix, de beurre d’amandes… en vain.

Je suis devenue fatiguée et distraite. Soudain, mes cheveux sont tombés par poignées. Un jour, j’ai ressenti dans les mollets des douleurs atroces. Au fil des jours, cela a empiré. Je ne pouvais plus marcher ni me vêtir normalement, car mes jambes étaient trop gonflées. Entre l’inconfort et l’inquiétude, je ne dormais plus. Mon médecin a immédiatement diagnostiqué une carence en protéines, largement confirmée deux jours après par une prise de sang.

Tout s’expliquait. Mon amaigrissement involontaire était le résultat de cette massive carence en protéines. Les oedèmes en sont un symptôme classique : lorsque le sang est trop pauvre en protéines (en particulier en albumine), l’osmose provoque un flux d’eau du sang vers les cellules, dans lesquelles les protéines sont plus concentrées. Cette eau stagne dans les tissus : c’est un oedème.

Le mot de malnutrition employé par le médecin m’a traumatisée. J’étais convaincue d’avoir une alimentation optimale. Les jours suivants, j’ai avalé des quantités folles de tofu, de tempeh et de yaourts de soja. J’ai même créé un fichier Excel, dans lequel je calculais chaque jour la quantité de protéines que je consommais. Mon état ne s’est pas amélioré. J’en ai eu assez de peser mes aliments au gramme près, d’être devenue obsédée par mes apports nutritionnels. J’ai mis le végétalisme derrière moi.

En réintroduisant des protéines animales en faible proportions, tout en réduisant mes portions gargantuesques de riz, de pois chiches et de soja, l’oedème a disparu en quelques jours. En quelques semaines, j’ai retrouvé mon poids de forme, mon énergie et le sommeil, et mes cycles. J’ai compris que le végétalisme m’avait rendue malade.

Tous différents !

A l’époque, je m’étais ouverte à ce sujet auprès d’autres végétaliens. J’ai eu la peine de m’entendre unanimement dire que j’avais dû faire des erreurs. Jamais l’universelle optimalité du végétalisme n’était remis en cause. J’ai compris que j’avais eu vis-à-vis du végétalisme une attitude parfaitement naïve : j’avais fait confiance à des personnes et à des sites internet peu et mal renseignés mais convaincants. Les arguments éthiques s’étaient confondus avec les arguments scientifiques. Tout le contraire de ce que je recommande dans ce billet récent !

J’ai cherché à comprendre pourquoi certaines personnes semblent se porter à merveille avec une alimentation végétale et d’autres non. Mon cas n’est pas isolé : des centaines de témoignages comme le mien existent. Ma conclusion est la suivante : il n’y a pas de régime universellement optimal pour l’Homme.

En effet, nous sommes tous différents : nous avons tous un patrimoine génétique unique, qui rend absolument absurde l’idée d’un seul régime optimal pour l’humanité entière. Nous avons tous une flore intestinale unique, ce qui mène à la même conclusion. Enfin, nous avons tous un mode de vie différent, qui influence également les besoins nutritionnels, pas seulement les besoins caloriques.

  • Cette étude explique que l’obésité a de multiples causes : génétiques, comportementales et environnementales. Un traitement donné peut guérir un patient et être sans effet sur un autre. Les auteurs allèguent des différences génétiques dans le métabolisme des lipides et la génération de tissu adipeux, ainsi que dans l’appétit – qui est aussi génétiquement contrôlé.
  • Cette étude suggère des différences génétiques entre individus pouvant expliquer pourquoi certains réagissent ou non à une restriction calorique. En effet, réduire l’apport calorique quotidien ralentit le vieillissement cellulaire chez certains individus mais est sans effet chez d’autres.
  • Cette étude constate d’importantes variations entre individus dans la réponse glycémique après l’ingestion d’un même repas. Autrement dit, d’un individu à l’autre, le taux de glucose sanguin augmente de façon très variable après un repas. L’augmentation excessive du glucose sanguin est un facteur de risque majeur pour le diabète de type II. Les auteurs indiquent que ces variations sont telles qu’elles remettent en cause le bien-fondé des recommandations diététiques à portée universelle.
  • Cette étude constate d’importantes différences entre individus concernant l’impact sur le cholestérol sanguin de la consommation de cholestérol. Cette autre étude fait état de différences génétiques dans le métabolisme des lipides, ayant pour conséquences des variations dans le risque de maladies cardio-vasculaires.
  • Cette étude, qui a fait grand bruit en 2016, démontre la variabilité au sein de l’espèce humaine en termes de production d’acides gras de type omégas 3, EPA et DHA. En effet, ces lipides sont essentiels car nos besoins doivent être couverts en majorité par l’alimentation. EPA et DHA ne se trouvent que dans les produits animaux, comme les poissons gras. Ces chercheurs ont détecté des mutations génétiques permettant à certains individus de produire efficacement EPA et DHA à partir d’un troisième oméga 3, l’ALA, qui existe dans le règne végétal (lin, chanvre, colza, noix). Ainsi, certaines populations peuvent avoir un régime végétarien et ne pas présenter de carences en EPA et DHA. Pour d’autres, c’est impossible.

La médecine personnalisée fondée sur la génétique semble être l’avenir de la médecine. De même, la nutrition personnalisée, fondée sur la génétique et la flore intestinale, est, pour certains scientifiques, le futur de la nutrition. Dans l’étude mentionnée ci-dessus sur la réponse glycémique, les chercheurs ont réussi à prédire la réponse glycémique à l’aide d’un algorithme personnalisé, tenant compte de facteurs tels que la génétique, la composition de la flore intestinale, le mode de vie, etc… On est loin du régime « taille unique » !

Il n’existe pas à ce jour d’étude scientifique permettant d’affirmer que la variabilité génétique au sein de l’espèce humaine peut expliquer l’impact variable du végétalisme sur l’Homme. Cependant, au vu de ces exemples non-exhaustifs, l’hypothèse d’une prédisposition génétique ou non au végétalisme ne me paraît pas absurde.

Le végétalisme : des carences potentielles à ne pas nier

Le régime végétalien présente des carences en nutriments qui peuvent être problématiques pour certains. L’ouvrage « Nutrition and diet in menopause » précise que 20% des végétaliens présentent des carences en protéines. Ici, on lit que les besoins en fer des végétariens (à plus forte raison, des végétaliens) est augmenté de 80% par rapport à ceux des omnivores. Dans le prestigieux American Journal of Clinical Nutrition, l’on peut lire (ici) que, comparés aux végétariens,

… les végétaliens sont plus minces, ont un taux de cholestérol sanguin plus bas et une pression sanguine plus faible, ce qui diminue le risque de maladies cardio-vasculaires. Cependant, éliminer de l’alimentation tout produit animal augmente le risque de carences nutritionnelles. Les végétaliens doivent faire attention à leur apport en vitamines D et B12, en calcium et en acides gras omégas 3 à longue chaîne. A moins qu’ils ne consomment des aliments enrichis en ces nutriments, ils doivent se supplémenter. Dans certains cas, des carences en fer et en zinc peuvent survenir car ces minéraux sont parfois peu disponibles.

Dans cette même revue scientifique, l’on peut lire que le régime végétalien, contrairement au végétarisme, peut poser des problèmes de carences nutritionnelles chez les enfants, en particulier si cette alimentation n’est pas menée avec beaucoup d’attention – ce qui, on l’a vu dans cet article, nécessite des connaissances relativement avancées en nutrition.

Certaines associations nationales de nutrition, comme l’American Dietetic Association, affirment que le régime végétarien (dans lequel est inclus le végétalisme) est adéquat à condition qu’il soit bien conçu (lien) : c’est-à-dire qu’il doit être pensé, réfléchi, et fondé sur une connaissance minimale de la nutrition. Si les auteurs confirment certains bénéfices du végétarisme sur la santé cardio-vasculaire et l’occurence de certains cancers, ils rappellent que les végétaliens et certains végétariens peuvent avoir des apports en vitamine B12, calcium, zinc, vitamine D et omégas 3 inférieurs aux niveaux recommandés.

Dans un article de l’American Journal of Clinical Nutrition intitulé « Health effects of vegan diets« , on lit que les apports en vitamine D des végétaliens est en moyenne le quart de celui des non-végétaliens.

Ces carences peuvent avoir des effets graves : par exemple, une carence en vitamine B12 chez les femmes enceintes provoque de graves troubles neurologiques chez leur enfant.

Cet article précise également que les besoins en protéines des végétaliens sont plus élevés que ceux des végétariens. En effet, leur sources de protéines (céréales, légumineuses, soja) sont de moins bonne qualité, car moins digestibles.

La « digestibilité » des protéines est un pourcentage résumant la proportion de la quantité de protéines ingérées qui sera effectivement utilisée par l’organisme, le reste étant « perdu » et éliminé dans les selles ou l’urine. Dans ce tableau, l’on voit que les protéines animales sont utilisées à 100%, le soja à 91%, les pois chiches à 78%, les autres légumineuses à 70% et les céréales à 59%.

Les bénéfices d’un régime essentiellement végétal ne sont plus à prouver, qu’il s’agisse de l’occurence de cancer, de maladies cardio-vasculaires, de diabète, qu’il s’agisse du maintien d’un poids juste et stable. Pourtant, le végétalisme n’est pas une panacée. Il peut parfois provoquer un ou plusieurs déséquilibres nutritionnels, dangereux pour la santé sur le moyen ou long terme. Surtout, ces déséquilibres sont imprévisibles : ils surviennent, ou non, en fonction de la physiologie de chaque individu, qui est unique.

Pour cela, le végétalisme ne peut pas être mené sans avoir, au préalable, de solides connaissances de physiologie, mais aussi de nutrition et de botanique. En effet, il faut savoir quelles plantes consommer, et comment les consommer. C’est contraignant, et peut poser problème chez des populations peu informées. A minima, une supplémentation en vitamines B12 et D est absolument primordiale pour les végétaliens.

Il faut être conscient que ce n’est pas un mode de vie dans lequel se lancer sur un coup de tête.

* * *

Si l’on parvient à la conclusion que le végétalisme peut ne pas nous convenir, surgit une contradiction entre nos aspirations éthiques (le bien-être animal, la protection de la planète) et le désir très naturel de protéger notre santé. Le bon choix, à mon sens, consiste à choisir l’alimentation la plus respectueuse de sa propre santé minimisant les atteintes au bien-être animal et à l’environnement. Comme le dit ma maman : le mieux est l’ennemi du bien.

J’espère que ce très long article vous a plu ! S’il est un message à en retenir, c’est le suivant : ayons toujours un esprit critique lorsque l’on nous vante les bienfaits inconditionnels d’un régime alimentaire donné. N’hésitez pas à poursuivre le débat dans les commentaires ou en m’écrivant un e-mail. Soyez gentils : si vous n’êtes pas d’accord, dites-le calmement. Et un rappel : ceci n’est pas un billet à propos de moi, ni une confession. C’est un point de vue documenté et argumenté contre le dogme du végétalisme comme régime optimal universel !

 

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134 Replies to “Végétalisme : l’alimentation idéale ?”

  1. Un grand merci pour cet article de fond qui illustre merveilleusement à travers l’alimentation l’importance de la nuance et de l’ouverture d’esprit. Signé une végétalienne à 80 % de son temps mais qui s’autorise un oeuf ou un peu de fromage de temps à autre !

    1. Merci Laura pour ce petit mot bienveillant et plein de raison !

  2. Respect et tolérance Stéphanie!!!!

    1. Mais vous avez lu aussi mes commentaires de travers ou alors je ne sais plus écrire… je n’accuse absolument personne d’aucun trouble quelqu’il soit (j’ai moi même été anorexique en fin d’adolescence) ; je m’attriste juste de ce billet qui se veut « scientifique » et qui ne l’est pas ; et qui sous couvert de « je suis ingénieur » pourra faire croire à des gens que l’alimentation végétale conduit à des carence ; je suis bien documentée aussi, la B12 personne n’en absorbe de manière naturelle ni les omnivores, ni les végétariens, la vitamine D, tout le monde en manque sous nos latitudes (ça vient principalement du soleil ou des poissons gras mais qui grace à nos océans tous polués sont aussi plein de mercure…, etc) ; l’article est quand même orienté sur le « on vous ment, on vous donne généralement le début des phrases et pas la fin… » ce pour 3 phrases alors qu’il y a une énorme quantité de littérature qui confirme que l’alimentation végétale peut être équilibrée et ne conduit à aucune carence (sauf si on ne mange pas assez , d’où ma crainte que ses carences viennent de ne pas manger assez ; dire anorexique n’est pas une accusation).
      si vous parlez anglais regardez ça : https://www.youtube.com/watch?v=oDdm5MBeI6E
      ça résume bien le fait qu’une alimentation végétale n’est pas « naturelle » mais dans notre monde est la plus réaliste, éthique, saine et les sources scientifiques sont listées en barre d’info ;
      et pour le bac+x, c’est juste parce que je me suis fait traitée d’inculte par un commentaire en raison de fautes de frappe (enfin de correcteur automatique un peu crétin)

  3. Et un dernier mot, après j’arrête promis, bravo à toi d’avoir laissé cet échange, j’avais pensé que tu censurerais ; j’ai jamais regardé ton FB ; mais si tu manges dans ta cuisine , ce que tu veux, tu ne t’exposes à aucune remarque ; forcément en étalant ton menu sur les réseaux sociaux….. ça s’appelle « tendre le bâton…. » mais une dernière fois « plant-based is the least we can do ! « 

    1. Je me permets de commenter parce que ça m’attriste de voir une personne donner des leçons d’éthique à une autre qui œuvre, en partie, pour les mêmes objectifs. J’aimerais te dire que se fourvoyer dans des attaques contre la souffrance psychologique, passée ou présente, d’une personne c’est faire preuve d’un manque d’empathie que j’ai du mal à imputer à une végétalienne (la lutte contre la souffrance animale ne découle-t-elle pas d’une volonté de respect envers d’autres êtres vivants et de l’écoute de son empathie ? Peut-être me trompé-je…). Depuis quand accuse-t-on quelqu’un d’avoir le diabète de type I ? J’aimerais que tu saches que les troubles du comportement alimentaire sont des maladies psychiatriques graves et beaucoup de malades ne vont pas rechercher d’aide assez tôt (ou du tout) parfois à cause de personnes qui pensent pouvoir, impunément, se permettre de nier et juger si négativement une souffrance dont elles ne peuvent concevoir les conséquences désastreuses pour soi-même, pour ses proches et pour la société en général. Avoir Bac+… ne disculpe en aucun cas de contrecarrer une argumentation par des attaques de ce genre.
      P.S. : l’addiction aussi est une maladie mentale, cessons de s’en moquer…
      Une ancienne végétalienne qui souffre d’un trouble de la personnalité borderline (et qui connait, hélas, très bien les troubles de comportement alimentaire)

      Désolée Hélène pour ce petit moment #mentalhealthawareness mais ce fut plus fort que moi…

    2. Je laisse, évidemment… ça n’est pas à moi que ça nuit.

      1. Mais c’est marrant de conclure ça… c’est comme l’idée de cacher son adresse IP… pourquoi « nuire ??? » qui parle de nuire…. vous voulez vraiment que je sois une extrémiste (alors que mes enfants ne sont même pas végétariens….) ou une accusatrice (alors que je dis juste, basée sur ma propre expérience que la perte des cheveux et l’aménorrhée sont les 2 premiers symptômes d’un manque de calories).
        je cherchais juste à transmettre un message qui ne passe pas….
        – une alimentation végétale bien menée n’induit pas de carence
        – les suppléments type B12 toutes les alimentations vivent sur de la supplémentation (indirecte pour les omnivores qui mange de viande d’animaux suppléments)
        – type vitamine D tout le monde en manque : exposition au soleil !!

        1. J’ai eu 2 diagnostics. Aménorrhée, parce que cholestérol trop bas. Perte de poids, oedème et chute de cheveux : carence en protéines (la kératine, la matière du cheveu, est une protéine). Vous n’êtes pas médecin, ne m’avez pas examinée, alors cessez de m’offrir un diagnostic erroné et « basé sur votre propre expérience », enfin ! C’est humiliant pour moi de devoir sans arrêt répéter que je ne me suis pas affamée, il est pathologique que vous ne le compreniez pas.

          Allez dire à vos enfants qu’ils sont drogués aux produits animaux, ce dont vous m’accusiez, cela les convaincra efficacement de rejoindre votre communauté de gens irréprochables et tolérants. Très étonnant que l’exemple maternel n’ait pas été suivi.

          Et votre premier point ne passe pas parce qu’il est faux. Par exemple, seulement 17% des européens sont génétiquement programmés pour produire des Oméga 3 à longue chaîne à partir de l’ALA, et peuvent donc se passer de poisson gras (cf. l’étude de l’université de Cornell que je mentionne). Pour les autres, comme par exemple les populations esquimau ou 83% des occidentaux, il faut une source d’EPA et DHA alimentaire donc nécessairement du poisson pour éviter les carences.

          Et maintenant, Stéphanie, partez. Vous m’avez fait perdre un temps précieux, vous m’avez causé un stress délétère, et vous avez sérieusement nui à l’image des végétaliens : que du gâchis. Mettez-y fin, enfin !

  4. quant au calcium tu est extrêmement mal renseignée ! le lactose est hautement inflammatoire et mal assimilé par un nombre très important de personnes ; le bienfait d’arrêter les produits laitiers et reconnu depuis les années 70 ; j’étais moi même assez sceptique mais en y passant, les bienfaits sont innombrables ! et les populations dans lesquelles les femmes présentent le plus d’ostéoporose sont les populations occidentales auxquelles l’industrie laitière a bourré le crâne depuis l’après guerre, menant à une consommation excessive de produits laitiers ; les populations asiatiques qui traditionnellement n’en consommaient pas n’étaient pratiquement pas touchées…. avec la mondialisation, l’Asie aussi voit ses taux d’ostéoporose monter en fléche ; retourne te renseigner sur l’assimilation du calcium et ses combinaisons avec le calcium des os !!!!

    1. Je sais tout ça, chère amie ! Mais le calcium des plantes est néanmoins moins bien assimilé, parce qu’il est combiné à des molécules qui ralentissent son absorption. Tout ce que tu dis est vrai, mais tu te concentres sur les produits laitiers et il n’y a pas qu’eux qui contiennent du calcium dans une alimentation non-végétale. Et peut-être n’es-tu pas au courant, mais le mécanisme en jeu est le fait que les protéines du lait acidifient le sang, que le calcium, étant alcalin, est alors mobilisé par le squelette pour neutraliser cette acidité. Tu peux essayer encore de me piéger, mais ça semble voué à l’échec. Je pense que tu devrais t’arrêter…

      1. Bonjour, je ne cherche no à cacher mon adresse IP (pourquoi d’ailleurs ???) juste j’avais oublié de mettre mon nom la 1ère fois ! c’est pas la CIA chez toi quand même !!
        sinon, je ne cherche pas du tout à te piéger… juste à remontrer que tu es très mal documentée et qu’il est dommage que tu donne une image faussée et non scientifiquement correcte d’une alimentation éthique et saine ; mais bon, tu n’es pas la 1ère et c’est tellement dommage ; il y avait dans mes commentaires juste une grande lassitude de tous ces gens comme toi qui trouvent des raisons fallacieuses pour justifier qu’ils remange des produits animaux ; les produits animaux sont additifs, tu retombes dans une « drogue » rien d’étonnant… pas la peine de décourager pour autant ceux qui auraient plus d’éthique que toi et seraient tentés de devenir au de rester « sans produits animaux »….

        1. Je ne suis pas droguée, merci bien. Là aussi, c’est un dogme… Pourquoi ce serait plus addictif que la purée d’amandes ? Je ne connais rien de plus addictif que la purée d’amandes… Si tu avais lu l’article avec des yeux objectifs, tu aurais compris qu’un régime unique pour tout le monde, ça n’est pas possible. D’autres végétaliens ont lu cet article et n’ont pas été choqués et ne m’ont pas insultée. Tu es un cas isolé… peut-être ces autres végétaliens manquent-ils d’éthique aussi ? Moi, ce que je vois en toi, c’est une végétalienne moralisatrice et outrée de plus, légèrement fanatique, qui ne veut pas admettre que le végétalisme ne peut pas réussir à tout le monde (de la même façon que manger de la viande n’est pas bon pour tout le monde), qui donne des coups bas (les végétariens sont des drogués, je suis anorexique). Désolée, mais ton comportement est inacceptable. Tu ne veux pas comprendre qu’à ma façon je fais au mieux pour la planète : lis mon blog et tu comprendras. Donc m’attaquer comme ça alors qu’a priori, on est dans le même bateau, c’est nul. Pas étonnant que peu de gens deviennent végétaliens : à voir des gens comme toi, on a peur. Au moindre écart on se fait insulter, on reçoit des leçons de morale par des gourous éthiques auto-proclamés !

          J’avertis que ça n’est pas une alimentation-miracle : tu crois que c’est bon pour le végétalisme, que certaines personnes deviennent malades ? Une bonne publicité ? En plus, beaucoup de gens qui en souffrent n’osent pas essayer d’aller mieux, parce que des gens comme toi sont en embuscade, pour les réprimander à coups d’insultes !

          Tu penses sans doute avoir une grande supériorité morale sur moi : c’est ton droit. Moi, je ne suis pas d’accord avec ta prétendue supériorité éthique. Ce que tu viens d’écrire montre un manque total de compassion (j’ai été malade), une facilité pour l’attaque, un jugement hâtif, une volonté de faire de la peine (me traiter d’anorexique, forcément, ça me fait du mal). Et c’est un total manque de respect envers les anorexiques : tu en parles d’une façon tellement méprisante ! Alors que c’est une maladie qui fait tellement souffrir, physiquement et psychologiquement. Donc, vraiment Stéphanie, j’ai honte pour toi, tu sais. Ne reviens plus ici si tu n’y es pas bien. Ce blog, c’est pour des lecteurs sympas, qui respectent les êtres humains, et pas que les animaux.

          1. J’admire ta patience, ta persévérance et ton audace dans tes réponses Hélène (sans toi-même tomber dans les coups bas qui auraient été faciles comme le faible niveau de syntaxe des commentaires). Je lirai désormais avec encore plus d’assiduité tes articles et les partagerai avec plaisir.

            1. Oui, les questions de syntaxe et d’orthographe, j’ai appris à ne pas les utiliser comme armes, même si c’est parfois TELLEMENT TENTANT. Mais je me dois d’être aussi éthique que mes détracteurs végétaliens… j’ai tellement de péchés à me faire pardonner (amen). Merci pour ton soutien, ça fait du bien ;-)

          2. Non tu vois aussi la chose de manière biaisée ! ton article est mauvais et mal documenté tu ne veux pas l’admettre (et désolée pour les fautes dans mon précédent message il est parti trop vite sans que j’ai pu corriger les fautes de correcteur automatique ; j’ai juste BAC + 11 merci Marjo pour l’illettrisme) ; mon avis n’est qu’en commentaire alors que toi tu mets en ligne un avis qui pourrait être pris au sérieux et qui donne de mauvaise informations (t’inquiète, je suis plus âgée que toi, je suis passée pae des hauts et des bas alimentaires, y compris anorexie, je sais bien de quoi je parle et mon degré de connaissance vaut largement le tien) ; je persiste à trouver ce genre d’article ma venu surtout venant de quelqu’un comme toi, juste parce que tu fais des liens de cause à effet qui sont erronés ; même si tout régime n’est pas bon pour tout le monde ok ; mais quand même, pour la planète, pour les animaux, pour soi même, tendre vers un régime plus végétal est ce que l’on peut faire de mieux , et bien suivi, c’et un mode de vie sain et équilibré qui n’induit pas de carences ; voilà tout ; après mal suivi, en carence de calories, il peut comme tout régime restrictif conduire à des erreurs ; mais ton article oriente à penser qu’il en résulte une mauvaise santé ce qui est FAUX !!!

            1. Non : pas de lien de cause à effet. Je ne fais que citer des études dans des journaux sérieux et faire une synthèse de ce qui se dit « contre » le végétalisme. Parce que moi aussi j’ai Bac + beaucoup (mais que 29 ans), je respecte les académiques, et je les cite. Les gens comme toi ne parlent que des aspects positifs du régime végétalien, c’est un biais aussi, avoue-le !!! A l’échelle d’une (vaste) population, une alimentation végétale a des bienfaits indéniables, sur les cancers, la santé cardio-vasculaire. Je suis la première à l’admettre et c’est bien pour ça que je consacre un temps énorme parmi mon temps libre, à publier sur un blog des recettes végétales. (on ne parle pas d’environnement, là il n’y a pas l’ombre d’un débat)

              Mais comme tu n’as pas compris le sens de mon article, je dois le répéter. Je montre qu’il est prouvé que le végétalisme peut induire des carences, individuellement. Mon but ici n’est pas d’expliquer que l’on peut avoir les mêmes carences, ou d’autres, avec une autre alimentation. Mon objectif, c’est de montrer que le végétalisme aussi peut poser problème et qu’il n’est pas parfait. Mon point de vue, la colonne vertébrale de cet article, c’est de montrer que 1. Il n’y a pas de régime unique pour tout le monde (je parle donc de ce qui se sait aujourd’hui sur les différences métaboliques entre individus, sur la nutrition personnalisée) et 2. Que si quand bien même il y avait un Saint Graal, ce ne serait pas le végétalisme, parce qu’il est démontré qu’il PEUT provoquer des carences (et pas qu’il DOIT, ne me fais pas dire ce que je ne dis pas). Et ça, j’en ai fait l’expérience, et c’est normal que j’en parle, ne serait-ce que par honnêteté, puisque beaucoup de mes lecteurs me croient végétalienne.

              Pour les accusations d’anorexie, je n’étais pas carencées en calories : je suis sportive donc je mange beaucoup, gourmande (fais un tour dans ma rubrique desserts), et l’anorexie c’était il y a 15 ans. J’ai fait du chemin depuis. Me dire que je suis droguée au lait, c’est vraiment parce que tu veux frapper bas ! Par définition, je ne peux pas te prouver le contraire, sauf à t’inviter chez moi pour que tu comprennes que je ne suis pas une junkie, que j’ai un IMC normal. Mais bon, ton attitude me donne plutôt envie de te fuir plutôt que de t’inviter à dîner. Et comme il est évident que je ne peux que protester, cela ne sert à rien de protester…

              D’autres végétaliens qui ont commenté avant toi. Ils devraient, comme toi, se réclamer d’une éthique supérieure à la mienne (si tant est que j’ai une once de conscience, j’ai bien compris). Pourtant ils n’en ont pas pris ombrage. Je souhaite que la terre entière se pose la question du végétalisme, j’en parle à tout le monde autour de moi, je blogue des recettes végétales… Je souhaite cependant que personne ne vive ce que j’ai vécu, je souhaite qu’on se pose toutes les questions du monde. Et quand je vois des gens comme toi, qui ne veulent pas admettre que ça peut, tout simplement, ne pas convenir à quelqu’un, je suis outrée. N’importe quel biologiste, qui s’intéresse à l’humain ou à l’animal, te le dira. TOUS UNIQUES.

              Donc, tu as lu cet article avec tes ornières de végétalienne paranoïaque… Comme tous les gens qui m’ont insultée sur Facebook. Alors que les lecteurs de mon blog ont eu des réactions très proportionnées. Je le répète : même si tu ne veux pas l’admettre, je suis de ton côté, en théorie. Et en pratique, à la hauteur de ce que mon corps autorise. Et c’est bien bête que je me fasse insulter pour ça. Tu dis qu’il faut tendre vers un régime plus végétal : et bien, c’est ce que je fais personnellement, c’est ce que mon blog aide plein de gens à faire. Et en n’étant pas aussi dogmatique que toi, je donne la possibilité à beaucoup plus de gens d’entamer une démarche de végétalisation de leurs menus. Parce que si c’est juste « tout végétal ou rien », crois-moi, le végétalisme ne va pas connaître de croissance rapide.

              Enfin, je te rappelle ce que tu as écris au départ : « la tu nous fait le bilan d’une ancienne anorexique qui devait ne pas manger assez et voilà ! c’est bien dommage de se la jouer « j’ai fait des recherches scientifiques » pour ce ramassis d’embrouilles » Comment veux-tu être prise au sérieux : tu flingues l’image des végétaliens pour n’importe qui de raisonnable avec une telle hargne ! Si tu as un message à faire passer, c’est la pire façon de le faire. Et je ne peux que te le reprocher encore, encore et encore, parce que c’est nul.

              1. mais oui Hélène tout avis est biaisé par l’expérience de chacun qui lui est propre ; je suis bien d’accord avec toi ; je persiste, sans animosité et avec regret que dans ce blog que je regardais et que tu décris comme « Un blog de cuisine végétale et végétalienne, à base de plantes » tu finisses par conclure, allez acheter un steak, vous sera en meilleure santé ; des articles j’en ai lu plein aussi, je me suis fait ma propre idée, aussi nourrie de ma propre santé et de ma propre réflexion ; et je trouve tes conclusions regrettables car tu vois bien que des gens qui hésitent te disent  » Oalala trop cool, j’ai le ticket pour remanger de la viande ou pour ne pas me poser de questions parce que Hélène, elle est ingénieur et elle cite 3 phrases alors ça a l’air vrai…. c’est triste… tu pourrais rappeler par exemple qu’avec l’impact  » planète d’un régime omnivore, on nourrit 50 végétaliens; ou que l’élevage intensif poule plus que l’industrie automobile et est en partie responsable de l’amenuisement de la couche d’ozone ; sans parler de mettre un lien vers toutes les vidéos atroces (que je n’arrive même pas à regarder d’ailleurs) et qui montrent l’enfer de l’élevage et des abattoirs…. ça serait bien aussi ! mais crois moi, je n’ai rien d’une extrémiste, je n’ai qu’un regret moi qui ait pas mal plus que 29 ans, c’est de ne pas avoir eu toutes ces informations avant et d’avoir vécu en croyant que tout allait bien… mais maintenant on sait !!!

                1. Je rappelle tout ça en début d’article, Stéphanie. Je commence par ça. Je ne peux pas tout développer dans 1 article qui deviendrait interminable, je renvoie vers le blog d’une personne qui a extrêmement bien écrit à ce sujet. Je relaie systématiquement les vidéos L214 sur Facebook… Je précise que je parle des questions de santé parce que c’est là seulement que le végétalisme a des inconvénients.

                  Donc, non, je ne vais pas dire « le végétalisme peut ne pas vous réussir en termes de santé, parce que c’est restrictif du point de vue de certains nutriments et que votre physiologie peut être incompatible avec le végétalisme, mais malgré tout si vous n’êtes pas végétaliens, vous êtes des monstres donc you are screwed« .

                  Non ! Moi, je ne culpabilise pas les gens. Il y a tout un spectre de possibles entre « viandard » et « végane » et j’incite chacun à trouver sa limite, à aller dans la bonne direction sans compromettre sa santé. Je ne prends pas mes lecteurs pour des junkies tout juste sevrés d’une addiction au lard et qui n’attendent que mon feu vert pour se laisser tenter, ils ont bien plus de bon sens que cela. Cesse de penser qu’on ne peut adhérer à la cause animale qu’en étant végétalien. C’est méprisant pour les végétariens et tous les gens qui se mettent à manger « moins de viande ». Comme mes parents, par exemple, qui à 61 et 71 ans ne vont pas changer leurs habitudes d’un coup de baguette magique. Ils ont banni le foie gras, ne mangent presque plus de viande rouge, ont (re)découvert les lentilles, l’agriculture biologique, zappé les Special K pour le porridge à l’avoine, remplacé le lait de vache par le lait de riz, et respectent mon végétarisme… Alors, je trouve ce genre d’évolution géniale, je suis fière d’eux, j’ai accompli ma mission et je ne vais jamais leur faire le reproche de ne pas aller assez loin parce qu’ils aiment le fromage et qu’ils mangent de la viande le dimanche. Si tout le monde faisait comme eux, la planète irait tellement mieux.

          1. ;-) Merci Résé, un billet essentiel (et plein d’humour, j’adore).

  5. il est bien dommage que le régime végétal attire de manière faussée la plupart des anciens anorexiques…. comme tous les régimes restrictifs, il attire des personnes qui ont tendance à se sous alimenter et qui ensuite viennent raconter qu’ils perdent leurs cheveux par manque de protéines…. le manque de protéines n’existe pas !! c’est un manque de Calories qui fait perdre les cheveux ; le corps utilise les calories disponibles pour les fonction vitales et laissent tomber les fonction périphériques (cheveux, menstruations, etc) ; vous ne mangiez pas assez c’est tout !!!
    il suffit de regarder la quantité de grands
    sportifs et même de boby-builder végé qui vont TRES bien !!!

    1. Ah, c’est vous l’anonyme de tout à l’heure (je vois votre adresse IP qui est identique, dommage, mon blog est plus malin que vous). Et le propos étant le même, c’est donc bien vous. Je vous renvoie donc à ma réponse à votre commentaire anonyme, chère Stéphanie, et la prochaine fois, utilisez un autre ordinateur : les addresses IP pourraient vous démasquer ;-) Plein de bisous de la part d’une ancienne anorexique, en pleine santé 15 ans après, qui aime les animaux et qui voulait les aider le plus possible.

      PS : les menstruations peuvent cesser dans un régime végétalien, par manque de cholestérol (un lipide exclusivement animal). Le cholestérol est le précurseur de toutes les hormones sexuelles… Et justement, j’avais un cholestérol au ras des pâquerettes depuis ce végétalisme (j’étais végétarienne avant). Encore un coup dans l’eau, malheureuse ! Allez, filez, je ne vous en veux pas.

  6. Bonjour, alala ça fait mal de lire autant d’inepties que les gens vont croire… comme tu le dis, internet est parfois suivi les yeux fermés… c’est hélas valable pour ton article aussi…
    tu y allignes les inexactitudes : la vitamine D est principalement liée à l’exposition au soleil (on en manque donc en fonction de là où on habite et non de ce que l’on mange) ; la B12 n’est pas présente non plus dans l’alimentation omnivore (les animaux sont suppléments en B12 et par conséquence en mangeant leur chair, on en absorbe, mais autant se supplémenter soi même) ; la carence en protéines !!! non mais sans blague ! on ne t’as jamais parlé des acides aminés qui composent le protéines et qui sont ce dont nous avons besoin (et non des protéines) ; va sur Cronometer et rentre un régime végétal correct tu verra que les taux d’acides animés essentiels sont au top très vite !
    la tu nous fait le bilan d’une ancienne anorexique qui devait ne pas manger assez et voilà !
    c’est bien dommage de se la jouer « j’ai fait des rehcrehces scientifiques » pour ce ramassis d’embrouilles…..

    1. Bonjour cher(e) ANONYME. J’ai fait des études d’ingénieur agronome dans la meilleure école, j’ai travaillé dur pour en arriver là, et je pense que j’ai un bon bagage scientifique, sans fausse modestie ni sans fierté exagérée. Pendant ces études, j’ai appris à dessiner la formule développée de chaque acide aminé individuellement : c’est dire qu’ils me sont familiers. Je connais le profil en acides aminés essentiel des aliments, merci beaucoup, toutes leurs propriétés physico-chimiques et je faisais les bonnes combinaisons. D’ailleurs, je parle de ces questions sur mon blog, pour faire passer le message à mes lecteurs. Pour la vitamine D, c’est exact, mais je ne fais que rapporter ce que j’ai lu dans des articles publiés : les végétaliens en sont encore plus carencés que les végétariens et idem pour la B12. Merci pour ces infos, mais je le savais déjà. Et la carence en protéines m’est arrivée alors que j’en consommais plus de 70 grammes par jour, ce qui est bien au-dessus des recommandations de l’OMS et de l’agence de santé des USA pour une personne de ma taille et de mon poids. Un coup dans l’eau, cher ami(e).

      Merci pour Cronometer, mais c’est de l’escroquerie. Ca ne peut pas fonctionner pour tout le monde, on a tous des besoins différents du fait de notre constitution génétique, physiologique, et de notre environnement, et je pense qu’un outil « one size fits all » comme ça est plus dangereux qu’autre chose.

      Je garde votre commentaire insultant pour illustrer le fanatisme de certains végétaliens, qui ne supportent pas la contradiction. Et si je parle de mon anorexie pour montrer que j’avais au contraire à coeur que ce genre d’épisode ne se reproduise pas, c’est très lâche, quand on laisse un commentaire ANONYME, d’utiliser ça contre moi. Hélas, cela ne fait que jouer en votre défaveur, et je ne manquerai pas de le souligner. Tout le monde ici a eu des propos mesurés et non pas insultants, et lorsqu’ils n’étaient pas d’accord, ne frappaient pas anonymement en-dessous de la ceinture. Je vous en prie, allez régler vos problèmes personnels ailleurs, votre agressivité et votre lâcheté me paraissent pathologique ! Je vous plains beaucoup, allez, mon (ou ma) pauvre.

  7. Merci pour cette réfléxion et ton partage d’expérience.
    On voudrait trop souvent catégoriser « ce qui est bon » et « ce qui est mauvais », comme si une réponse universelle existait. Pourtant dans plein de domaines, l’alimentation d’autant plus, en fait ça dépend. Pleins de facteurs peuvent être en compte dans la manière dont notre corps réagit : ce qu’on mange, en quelle quantité, avec quelles associations, à quelle fréquence, notre état zen ou stressé, la qualité de notre sommeil/digestion, les facteurs génétiques, la température, la pratique ou non de sport et que sais-je d’autre encore.
    Il me semble que le plus important est que chacun s’interroge et trouve les réponses qui lui conviennent.
    Voici d’ailleurs un article qui propose de respecter tous les choix de régime alimentaires : http://ecologie-citadine.com/vegetariens-vs-vegetaliens-vs-flexitariens-acceptons-de-ne-pas-etre-daccord/

  8. Bonjour Hélène, super blog, excellent billet qui tombe à pic avec mes interrogations du moment. En effet, je suis végétarienne depuis presque un an, et en ressent grandement les bienfaits. Je m’étais « convertie » (drôle de mot pour la circonstance quand même…) pour des raison éthiques et environnementales, mais surtout avec le sentiment que tel ne pouvait être le régime « naturel » de l’homme. Je m’étais alors interrogée sur le végétalisme, mais lorsque j’ai su qu’il fallait supplémenter l’alimentation en vitamine B12 notamment , j’étais restée sceptique. En effet, cela ne collait pas à priori avec ma démarche de renouer avec une alimentation plus « naturelle » (je précise au passage, le sujet étant sensible, que j’exprime ici une opinion personnelle, mais respecte les personnes ayant fait un choix de vie vegan). Du reste, pourrais tu me renseigner sur le mode de fabrication ou l’obtention de la vitamine B12 ? Car si les matières premières sont difficiles à obtenir et le protocole de synthèse coûteux et riche en déchets, il s’agit alors d’un autre problème environnemental non ? C’est une question que je me pose depuis, mais ne trouve guère d’articles sur le sujet…

    1. Bonjour ! La production de B12 industrielle repose sur des cultures de bactéries (les seuls organismes capables de la synthétiser). Ce sont généralement des bactéries OGM. Je ne sais pas ce qu’on leur donne comme substrat (i.e. comme alimentation), mais ça peut être quelque chose de simple comme le glucose, ça n’est pas forcément polluant.

      Là où c’est moins clair, c’est pour la purification de la vitamine : comment l’isoler du mélange bactéries + substrat ? Là, il y a forcément des processus chimiques, pour « éclater » les bactéries, libérer la B12, la filtrer, la purifier… Je ne trouve aucune info sur le processus de purification, donc je te donne simplement mon intuition sur le sujet : c’est très vraisemblablement pas complètement propre.

      1. Il n’ y a pas non plus de B12 « naturelle » dans le régime omnivore !! ce sont les animaux qui sont supplémenter avec la même B12 que l’on peut prendre directement !

        1. Oui, c’est vrai. Mais il n’empêche que les végétaliens n’y ont pas accès. Donc carences potentielles.

          1. Pour infos sur la purification, et sur tout un tas de choses quant à la production de B12.

            C’est étrange de la part d’une ingénieure agronome de reprocher des processus de production tout à fait classiques ou de faire le reproche que les bactéries seraient OGM alors qu’elles sont issues d’évolution contrôlée.

            Alors que ça signifie moins de volume de milieux de culture, faudrait surtout pas que ça soit moins polluant et qu’il y ait moins de déchets.

            https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11935176

            1. Classiques, mais ça ne veut pas dire qu’on les trouve optimaux pour l’environnement. Si vous en savez plus, dites-moi, parce que je n’ai pas pu trouver sur internet la description exacte du processus de purification… et que je sois ingé ou non n’y fait pas grand chose, vous vous en doutez. Dites-moi ce que vous faites dans la vie, vous avez l’air d’en savoir beaucoup :-) et j’aime apprendre (et ne prétend pas tout savoir) ! La modification génétique de bactéries, quelle qu’elle soit, pour ce genre d’industrie, ne me dérange pas personnellement, mais on peut avoir à y redire, je ne fais que le préciser à cette lectrice.

              Merci pour le lien, donc voilà ce qu’on lit sur la purification (si vous n’avez pas accès au bouquin, j’y ai accès avec mes codes universitaires) :

              During the last 30 years the extraction processes have been improved many
              times; they usually include the following main steps: solubilization of cobalamins
              and conversion to cyanocobalamin and isolation of a crude product, 80%
              pure (utilizable directly for animal feeding), followed by purification to a
              95-98% level (for medical use). Usually the whole broth or an aqueous
              suspension of harvested cells is heated at 80-120D C for 10-30 min at
              pH 6·5-8·5 in order to extract the vitamin B12. The conversion to cyanocobalamin
              is obtained by treating the heated broth or cell suspension with cyanide
              or thiocyanate.
              The extraction operation units are the classical ones and they are combined
              to achieve an efficient and inexpensive process.

              Donc, pas très précis (comment on arrive à un pH de 6,5 à 8,5 ?) et il faut utiliser des molécules pour une conversion du précurseur en vitamine B12 : cyanide (en français : cyanure) et thiocyanate, ce dernier dont je ne connais pas à priori les propriétés. Bref, je suis sûre qu’il existe des industries plus propres.

              Et si vous remettez en cause mon diplôme d’Agro, regardez ici : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000269777 (mon nom est Hélène Schernberg, vous n’aurez pas à aller trop loin dans la liste pour le trouver).

  9. Merci Hélène pour cet article et pour le travail épatant dont tu as fait preuve : articles de qualité avec des références scientifiques, réflexions et écriture. Je le trouve assez neutre et il ne m’interpelle pas comme anti-végétalisme ni comme une confession (qui impliquerait un « péché »….)
    Je suis convaincue que l’alimentation végétale reste ce qu’il y a de plus écologiquement responsable et durable. Je ne dis pas végane car il est tout à fait possible de s’alimenter « végétalement » de manière régulière sans pour autant être végane à 100% et je trouve dommage de s’entendre dire (pour moi, ça reste assez rare mais je lis beaucoup de commentaires qui partent dans ce sens) par des végétaliens que nous somme tarés (dans le sens porteur d’une tare) si nous ne suivons pas leurs dogmes totalement (et je dirais presque bêtement). De plus, cela n’aide en aucun cas la cause du bien-être animal : manger essentiellement végétalien et local apporte déjà beaucoup à cette cause. N’étant plus moi-même végétalienne, j’ai trouvé que c’était t un peu un sacrifice vis à vis de ma philosophie mais ma bonne santé est tout aussi importante pour la société au sens large que l’alimentation végétale : les carences entrainent des rendez-vous chez le médecin voir des hospitalisations, la prise de médicaments, l’achat de divers produits naturels « miracles » qui viennent de l’autre bout du monde…
    C’est une position qui comme tu le dis permet une prise de conscience et une action dans d’autres domaines comme la réduction de denrées exotiques (pourquoi manger de la poudre de baobab quand on a des betteraves ;) ), l’effort de réduction des déchets, l’accès à une meilleure alimentation pour tous…
    Je crois que ce que je retiens comme le plus important c’est l’individualisation des régimes qui peuvent changer au cours de la vie de chacun : pourquoi se contraindre à tel ou tel « régime » de manière permanente. Les êtres humains sont des êtres qui évoluent sur le plan de la santé, du bien être, psychiquement, intellectuellement, socialement. Je n’exclus pas la possibilité de retourner au végétalisme plus strict quand mes problèmes hormonaux seront réglés comme je ne peux pas garantir que je ne mangerai plus jamais de poisson. Mon extrême hypersensibilité m’en empêche mais ce point, essence de ma personne, aussi peut changer.
    Savoir écouter son corps, ses besoins médicaux (avec l’avis de professionnels compétents et ouverts) est important et sous peine de se voir affliger des reproches , les végétaliens ne le font plus assez : il est important pour moi de pouvoir manger des œufs et de ne pas me tourmenter sur les produits laitiers (je n’en mange jamais, c’est une liberté que je m’offre mais dont je ne fais pas usage sauf si je mange un aliment préparé avec un produit laitier sans m’en rendre compte par exemple) quand je sors : rien de pire que se sentir coupable en commandant au restaurant, de se sentir exclue (et affamée) en ne mangeant qu’une salade car il n’y a aucune autre option (l’intolérance au gluten rend les repas à l’extérieur une aventure parfois…). Je trouve que les repas crus me conviennent particulièrement bien (digestion, acné, thyroïde, et peps) mais étant une grande sportive et accumulant parfois plus de 15h d’exercice physique par semaine, il est dangereux pour moi de m’alimenter exclusivement de cette manière. Bref, cela demande la gestion d’un équilibre bien fragile.

    Encore merci de nous informer si bien, de promouvoir l’alimentation végétale et vraie, pour les animaux et pour la Terre, j’espère que cet article servira de réflexion à beaucoup. Au plaisir de te relire, Aurélie

    1. Hello Aurélie ! Merci pour ce mot si plein de bon sens. Nous avons la même vision des choses, et j’ai l’impression que comme moi, c’est le résultat d’un long chemin de réflexions. Je préfère encourager le plus grand nombre à tendre vers plus de végétal, plutôt que de réussir avec peine à convaincre une minorité de s’embarquer dans le végétalisme. Je voulais aussi mettre un peu de baume au coeur à tous ceux qui sont / ont été dans ma situation, et qui souffrent de vivre en contradiction avec leurs principes : parfois, on est obligé de faire des compromis et il faut être indulgent avec soi-même. Nous ne sommes pas des robots totalement interchangeables.

      Moi, je mange des produits laitiers (sans présure animale, par chance en Suisse c’est indiqué) mais je choisis le label Demeter, très facile à trouver ici, et des bocaux consignés, pour éviter les emballages. Je suis heureuse de ce compromis. Pour les oeufs, il y a une dame accessible d’un coup de vélo, qui a des poules à la sortie de la ville, ou alors le marché bio. Ces petits efforts supplémentaires compensent le fait de devoir consommer ces produits..

      A bientôt !

  10. c’était Magali de Zürich!

    1. Moi aussi, j’habite Zürich !!!!!

  11. Bonjour Hélène,
    J’espère avant tout que tu t’es bien requinquée, le plus important est comme tu le dis si bien d’être en bonne santé.
    Moi comme infirmière puéricultrice je remarque un phénomène qui m’agace et qui ressemble à celui que tu décris avec le régime alimentaire, c’est l’adhésion à tout prix à un dogme. Je vois trop souvent beaucoup de mamans complètement perdues, demoralisées car elles n’ont pas le bonne poussette, le bon système de portage, la durée d’allaitement recommandée par l’oms etc… Je trouve que l’on peut tendre vers…, se donner les moyens de… mais il faut avant tout accepter de faire comme on peut dans la situation au moment T.
    Pour l’alimentation moi qui suis plûtot végétarienne (je mange de la viande si elle est servie quand je suis invitée par ex), j’ai eu des fringales de viande terribles pendant mes grossesses et mes chimios. Et je les ai acceptées, mon corps me signifiant quelques choses.
    Pour l’anecdote, le pédiatre m’avait dit quant au régime des enfants: ne vous en faites pas les enfants savent bien mieux que nous ce dont ils ont besoin. Le sage! Emil est plutôt (et depuis la naissance) végétarien. Il se porte comme un charme croit parfaitement avec ses carottes, noisettes et ses pommes (on en pèle un bon nombre!!!). Lino a parfois réellement besoin de viande, de yaourt, d’oeufs, c’est vraiment la confirmation que chacun a besoin de choses différentes à un moment donné. Nous comme parents nous tendons vers le plus de végétale possible, le plus local possible, mais nous nous adaptons aussi. Et il reste difficile je trouve à un moment d’accepter qu’en tant qu’individu on va contre le dogme (ce n’est donc pas si grave d’allaiter « seulement » 5 mois et demi, comme une maman me le confiait un peu désespérée recemment).
    Et bravo pour tes articles si fournis.

    1. Wow !!! Pauvres mamans… C’est vrai, tout de même, que la pression est de plus en plus grande sur tout le monde, et surtout les femmes / mères, pour faire toujours les meilleurs choix, parvenir à faire tous les sacrifices ! Ce doit être terrible pour le moral, l’estime de soi… Et les réseaux sociaux n’aident pas, comme les comptes instagram de femmes sublimes qui allaitent un gamin d’un an ou plus tout en sirotant un green-smoothie. C’est dommage, cela doit vraiment gâcher le bonheur si simple d’être mère.

      C’est beau d’être aussi attentive aux besoins individuels de tes enfants ! A te lire, on sent une maman équilibrée, heureuse et comblée, et j’espère de tout mon coeur que la maladie est derrière toi ! Merci pour ce commentaire plein de bon sens, tes patientes ont de la chance de croiser ton chemin.

  12. Et paf, un pavé dans la mare ! Merci Hélène pour cet article extrêmement bien documenté. Je me souviens de cet article où tu avais dit que le végétalisme n’avait pas marché pour toi, et je n’avais pas compris à l’époque, cela me paraissait étonnant que tes repas si sains ne suffisent pas. Ton expérience fait froid dans le dos, j’imagine à quel point le mot « malnutrition » doit être traumatisant, surtout pour une fille aussi informée que toi !! Du coup j’avoue avoir peur pour ma fille, que j’élève dans le végétalisme. Hier soir je suis même allée acheter des oeufs pour la première fois depuis des années pour lui faire goûter, juste au cas où !
    Donc que dire… cet article risquera en effet d’effrayer les novices (et même les autres), mais si l’on veut que le mouvement VG devienne pérenne, et pas qu’une mode, je pense qu’il faut en passer par là, à savoir informer sur les problèmes que l’on peut rencontrer.
    Après tout tu ne fais que confirmer ce que disent les naturopathes : nous sommes tous différents et nous avons des besoins alimentaires qui varient d’un individu à l’autre, en fonction de notre génétique, notre histoire…
    Aujourd’hui, après avoir « digéré » ton article, je le vois non plus comme une remise en question de mes choix personnels, mais comme un petit rappel pour équilibrer mes assiettes, être à l’écoute de mon corps, et rester humble.
    Bonne journée :)

    1. Oui, ça a fait splash !

      Moi aussi, je n’ai pas tout de suite compris-slash-admis ce qui se passait mais finalement c’était une belle leçon d’humilité (moi aussi j’ai eu ma phase végétalienne donneuse de leçons).

      Ecoute, pour ce qui est des enfants, je n’ai pas eu besoin d’y réfléchir pour le moment, mais c’est certain qu’ils ne seront pas végétaliens tant que c’est à moi de décider ce qu’ils mangent. Je crois même que beaucoup de parents végés donnent de la viande à leurs enfants (je pense au couple Green Kitchen Stories), ce qui à mon sens est le symptôme d’une sorte de doute plus que la conviction que c’est aux enfants de décider d’être végés ou non.

      Merci pour ton message en tout cas : je suis heureuse de voir que tu as complètement compris le message que je tentais de faire passer. Moi aussi, je crois qu’il est nécessaire de cesser d’idéaliser le végétalisme. On m’a reproché de faire un « coming-out » en même temps que plein d’autres par effet de mode… Mais je crois que cette vague de désistements du végétalisme est le signe que quelque chose ne va pas dans la façon dont ce mode d’alimentation se propage. Je suis heureuse que ça te fasse réfléchir, mais si tu es en bonne santé, il ne faut pas se faire du mauvais sang. A lire les commentaires de certains ici, il faut quand même faire des bilans sanguins régulièrement, au cas où (mais c’est valable pour tout le monde, omni, végé ou autre). Et écouter son corps.

  13. Bonjour Hélène! Tu as dû passer un temps fou pour documenter ton article et partager ton expérience… Tu t’ajoutes à d’autres témoignages de personnes revenant sur leur végétalisme que j’ai vus passer sur internet ces derniers temps. Je ne vais pas mentir, ça me peine et je ne suis pas tout à fait d’accord avec ton article, d’autant que je pense que ça va freiner des gens qui ont ou auraient commencé leur démarche vers une alimentation végéta*ienne. Pour moi, il y a suffisamment de détracteur de ce « régime » à qui il n’était pas forcément nécessaire de mâcher le travail 😉 J’aurais aimé que tu appuies plus sur le fait que ces carences dont tu parles affectent tout le monde, pas juste les végétaliens. Je pense que le soucis ne viens pas vraiment du fait que chaque corps est différent mais plutôt que ce type d’alimentation n’est pas assez banalisé. Il y a peu de médecins qui s’intéressent au sujet (on devrait peut être cloner le Dr Bernard-Pellet…) et quand surgit un problème de santé, automatiquement c’est du fait de l’alimentation végétale et il faut revenir à une alimentation plus traditionnelle… Uniquement parce que c’est la seule qu’ils connaissent vraiment. Personnellement, omni, j’avais plein de carences, j’étais malade tout le temps, on me disait de manger plus de viande pour le fer et plus de fromage pour calcium, entre autre… Végétarienne, j’étais encore carencée en certaines vitamines et en fer mais en moindre proportion, et on me disait qu’il fallait revenir à une alimentation Omni… Maintenant que je suis végétalienne, je n’ai jamais eu d’aussi bonnes analyses et je ne suis plus sujette à ces tracas de santé… Nous n’avons viviblement encore pas assez de recul pour expliquer certaines réactions du corps ou mauvaises assimilations par rapport au vegeta*isme. Par exemple le fait que jusqu’à récemment, on disait qu’il fallait associer légumineuses et céréales à chaque repas pour former des protéines complètes, alors que notre corps les assimile de la même manière consommés dans la même journée et pas forcément ensemble… J’espère que la médecine s’y intéressera un peu mieux pour que ce type de problème puisse se résoudre sans avoir à revenir sur ses choix. En attendant j’espère que ta santé à toi va mieux, je te souhaite une bonne journée!

    1. Cela ne va pas les freiner, cela va les forcer à réfléchir et à anticiper dès le débuts les problèmes potentiels. Ne pensez pas que les gens soient si faibles et si peu motivés ! Et désolée, mais la plupart de ces carences affectent plus les végétaliens que les autres, on ne va pas commencer à dénigrer les experts dont c’est le métier sans arrêt parce que cela va à l’encontre de notre idéologie. Il faut comprendre que rien n’est parfait. Ma santé est excellente, merci :) c’était il y a déjà plus de 4 ans !!!

  14. Article très intéressant et courageux ! J’espère que les lecteurs sauront être respectueux …

    1. Bonjour :-) Oui, sur le blog les lecteurs sont très compréhensifs et raisonnables, et parfois même d’accord avec moi ce qui ne fait pas de mal au moral. Mais sur Facebook, c’est autre chose, j’ai à gérer des personnalités difficiles ;-)

  15. Bonjour Hélène,
    Et merci pour ton témoignage courageux et honnête. Comme toi je suis d’avis que l’alimentation est très personnelle et à personnaliser.
    Juste une précision concernant la vitamine D: la partie assimilable par l’alimentation ne concerne que 2% des apports. Nous souffrons tous (omnisports, végés, vegans) de carence en vitamine D car c’est par le soleil qu’on l’assimile. Et en Europe occidentale, les radiations sont trop faibles d’environ octobre à mai pour avoir des niveaux suffisants. On devrait tous se supplémenter au moins pendant cette période.
    Sinon qu’en est-il de ton alimentation maintenant ? Comment as-tu pallié à ta carence en protéines ?
    De ce que je sais c’est très rare en fait, mais peut-être avais-tu d’autres carences également (en magnésium ?)?
    J’espère en tout cas que tu es en bonne santé maintenant.
    Affectueusement,

    Laura du blog Végétatout

    1. Bonjour Laura ! Alors, pour ma carence en protéines, j’ai commencé par réintroduire des oeufs et du poisson, en partie sous la pression de mon entourage et parce que j’avais tout à coup vraiment perdu la foi. Et après quelques temps, j’ai retrouvé une alimentation végétarienne. Je n’avais pas d’autres carences, non, j’ai toujours pris des suppléments en magnésium, fer et B12 par précaution. Merci pour ton gentil message.

  16. Merci pour ce témoignage complet. As tu vu celui de Mel (chaudron pastel)?

    1. On m’en a parlé, je n’ai pas lu. Que dit-elle ?

  17. Bonsoir Hélène,
    je me retrouve dans le commentaire de Johanna et dans ta réponse. Moi aussi j’expédie le plus loin possible les envies de fromage qui arrivent de temps en temps. J’ai peur d’avouer que le végétalisme ne peut pas fonctionner pour tous. J’admets qu’avant de lire ton article (je n’ai pas encore lu toutes les références, et c’est super qu’elles soient pour la plupart libre d’accès), je me demandais comment faisaient celles et ceux à qui le végétalisme convient si bien. Je m’étais convaincue que c’était la meilleure alternative pour moi puisque pour la planète. Je m’étais trompée. Petit à petit, j’ai accepté la consommation de produits animaux de mon compagnon (lait, fromage et oeufs) et m’y suis remise aussi (les oeufs). Je ne m’en porte pas plus mal (santé et couple d’ailleurs…). Un ou deux par semaine, c’est mon équilibre. Maintenant, et après la lecture, j’y verrai plus clair. Et je pense que ça m’aidera à expliquer pourquoi je ne suis plus végétalienne, mais pourquoi il fait manger le plus végétal possible pour soi.
    En effet, faire un geste pour la planète, c’est aussi réduire les déchets, limiter la pollution due aux transports, à la production d’énergie,… et ça, comme tu le dis, on peut tous le faire. Alors, au lieu de parler aux gens (mes collègues, pas du tout écolo) d’alimentation, pour le moment, je leur parle de limiter les déchets. Et on est loin du compte…

    Un grand merci pour cet article et tous ces articles de fond depuis début janvier. Porte toi bien.

    1. Merci Ségo. Oui, c’est vrai que l’entourage, une fois habitué à la règle stricte du végétalisme, a du mal à comprendre les ajustements, comme si, par exemple, re-devenir végétarien voulait dire qu’on allait aussi manger de la viande, pourquoi pas. Et c’est pour cela que forcer les gens à être végétaliens alors qu’ils ne sont pas faits pour ça est contre-productif ! Ceux dont la santé dépérit vont nécessairement donner mauvaise réputation au végétalisme, c’est du gâchis. Alors qu’ils pourraient être végétariens et en excellente santé et faire la pub du végétarisme (comme moi avec ma famille !).

  18. Bonjour,
    Tout d’abord je trouve vos articles passionnant à tous points de vue: le contenu, les références, les recettes, l’écriture….Bravo!
    Cet article tombe bien pour moi, voici mon histoire (j’espère pas trop longue, je vais essayer de synyhétiser): par goûts et paséthique, je me suis progressivement devenue végétarienne puis quasi végétalienne en 6-7 ans. Mon alimentation était bien suivie je pense… mais voilà il y a 6 mois j’ai eu 1 souci de santé qui a fini par être diagnostiqué en fin d’année comme étant une maladie auto immune, inflammatoire, neuro dégénérative. J’ai une prédisposition génétique, mais d’autres facteurs entre en jeux. Je viens donc de faire un bilan complet(sans l’aide des médecins qui n’écoutent pas malheureusement !) et là carence en B12, Zinc, Vitamine D, acides gras érythrocitaire. Je pense donc qu’il est grand temps d’écouter mon corps, même si pour l’instant, je n’arrive pas à m’y résoudre…. voilà c’est un simple témoignage qui va dans votre sens: chacun est différent, malgré nos convictions, il faut savoir se remettre en cause et savoir s’écouter.
    Merci pour cet article qui va (je l’espère) me permettre d’avancer dans ma ré-introduction de produits d’origine animale.

    1. Wow ! Vous preniez des suppléments en B12 ? Je vous en prie, écoutez votre corps ! C’est terrifiant. Faites-le aussi pour vos proches… Je suis sûre que les gens qui vous aiment voudraient vous voir aller mieux. Vous n’avez aucune culpabilité à avoir, il n’est sans doute pas utile de manger de la viande trois fois par jour pour commencer à guérir, parfois juste un petit changement suffit… et celui ou celle qui osera vous dire qu’il est plus important d’être végétalien, est très dangereux.

  19. bonjour hélène,
    bravo pour ton courage – d' »oser » poser un regard critique sur le végétalisme et de raconter ton histoire ici… je trouve ça super et t’en remercie.
    je suis devenue végétalienne il y a trois ans et maintenant que je suis enceinte, je sens que je ne peux plus ignorer mon besoin d’un oeuf ou d’une tartine de fromage de temps en temps, alors qu’avant je me donnais beaucoup de mal pour balayer ces envies. et je trouve que ce n’est pas forcément facile d’avouer cela « publiquement », par peur de « prouver » que le véganisme ne « marche pas », que c’est bien beau, mais que la consommation d’animaux est indispensable. je te suis totalement dans ce que tu dis, donc, et je te félicite pour cet article poussé, mais aussi pour ton blog en général qui est une grande source d’inspiration !
    à bientôt, johanna

    1. Bonjour Johanna ! Pourquoi cacher que cela ne fonctionne pas toujours ? C’est laisser croire à d’autres que c’est une solution pour eux, à les faire culpabiliser si ça ne marche pas. Quel sentiment d’échec c’est, si tu savais !

      Si on continue à refuser d’admettre que le végétalisme ne peut pas être universel, on va finir par accumuler les végétaliens en mauvaise santé : est-ce vraiment une bonne publicité pour la cause, très louable, du bien-être animal ?

      Avec ce billet, j’espère offrir une porte de sortie à ceux qui, comme moi, ont été coincés entre une pression éthique et une santé défaillante. On peut faire du bien à la planète sans être végétalien. L’alimentation n’est pas le seul levier de progrès ! Réduire ses déchets, ne pas polluer, par exemple, sont autant de démarches qui, cette fois-ci, peuvent être mises en oeuvre par absolument tout le monde !

      PS : quand tu dis « je me donnais beaucoup de mal pour balayer ces envies », je trouve ça typique du discours oppressant de certains végétaliens, qui stigmatisent la moindre consommation de produits animaux, ce qui est vraiment intimidant. On a encore plus de mal à accepter ses propres pulsions ! Il faut admettre que parfois, le corps nous envoie des signaux très forts à prendre au sérieux. Une femme enceinte qui a des envies de viande, c’est normal : elle fabrique de la viande, en fait… Ce n’est pas simplement de la gourmandise mal placée et ne doit pas systématiquement engendrer de la culpabilité.

  20. Hello Hélène !

    Merci pour cet article très documenté, critique et honnête – c’est la première fois que je lis le témoignage d’une personne qui adopte un régime alimentaire plus « vaste » après avoir été végétalien-ne. Je suis triste de lire que le végétalisme n’a pas marché pour toi ; devoir agir « contre » ses principes éthiques me paraît un fardeau bien lourd à porter – mais c’est une bonne chose que tu aies trouvé le moyen de concilier santé et éthique, dans la mesure du possible.

    Pour qui lit ton article tel qu’il me semble qu’il a été écrit, je le trouve très équilibré ; tu présentes admirablement bien la distinction entre tes convictions, ton exemple personnel qui t’a induite à « revoir ta copie » et cette sorte d’évidence « validée par la communauté scientifique » des différences physiologiques de chacun – ainsi que la nécessité qui en découle de s’informer, d’être attentif, de réfléchir et rester critique. J’aime beaucoup l’honnêteté qui se dégage de ton texte, l’argumentaire très propre et cet accent que tu mets, une fois de plus, sur la nécessité de rester critique et ne pas faire une confiance aveugle. Tomber dans le dogme, qu’il soit religieux, politique ou alimentaire, est toujours très dangereux ; tu fais bien de le rappeler tant l’animal humain se laisse séduire par sa facilité. Le seul inconvénient étant que les lecteurs-en-diagonale tireront – comme toujours – des conclusions hâtives sur l’un ou l’autre point présenté.

    Pour ce qui est des carences, je me dis (et c’est tout à fait contraire à ta méthode très cartésienne ^^) qu’écouter ses besoins est un bon moyen de les éviter (ne parle-t-on pas d’instinct de survie ?). A trop focaliser sur les chiffres et les mesures, on finit peut-être par en oublier qu’on ne peut de toute façon pas maîtriser absolument son alimentation ; les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, les saisons, les états émotionnels, l’activité, l’âge… On passerait plus de temps à mesurer et quantifier qu’à vivre, et on en viendrait à mourir sans avoir vécu, tout ça pour rester en vie (ça devient compliqué)… Nos existences aseptisées nous ont fait oublier que, nous aussi, nous devrons mourir, que le temps nous est compté, et qu’on ferait sans doute mieux de profiter de ce temps de manière positive plutôt que de focaliser sur l’angoisse des choses inhérentes à l’existence – nos sociétés occidentales ont une telle propension à accentuer les angoisses individuelles et à générer une sorte de sens global de la nécessité de l’uniformité que l’on perd, il me semble, toute notion de réalité et de rationalité (mais je m’égare !).

    Bref ! Tout ça pour te remercier pour cet article ! C’était la pause philo-de-gare du jeudi matin :-)

    PS : intéressant le passage sur l’assimilation des protéines ; j’avais lu un truc, je ne sais plus où, il y a un certain temps, qui disait justement que les protéines animales étaient pauvrement assimilées par l’organisme humain. Comme quoi, on lit tout, et son contraire !

    1. Hello Anne-So merci pour ce commentaire agréable à lire ! J’ai, au contraire, lu beaucoup de récits de personnes dans mon cas. Et je t’assure, on peut arriver à dormir la nuit. Par exemple, j’arrive à me procurer à Zürich du yaourt Demeter (un super label biodynamique), produit dans une ferme de la région et dans des contenants en verre consigné. Alors c’est local, c’est un label exigeant en termes de qualité et bien-être animal (plus d’info ici) et moins de déchets. On arrive toujours à trouver des solutions éthiques si on s’en donne les moyens. Est-ce que le yaourt de noix de coco, qui vient du bout du monde, c’est vraiment mieux ? Etre végétarienne n’est pas un fardeau lourd à porter, quand on voit la façon dont l’immense majorité des gens se nourrissent ! Et il faut arrêter de culpabiliser les mangeurs de lait ou d’oeufs. L’ennemi numéro 1, c’est l’industrie de la viande et la pêche intensive.

      Eh oui, il faut être cartésien pour démêler le vrai du faux, mais en ce qui concerne l’alimentation individuelle, on ne trouvera pas de réponse dans la littérature scientifique (qui, forcément, s’intéresse aux populations, pas à toi ou moi individuellement). C’est là que l’approche empirique d’écouter son corps et ses besoins devient primordiale.

      Les protéines animales ont une composition identique à celles de notre corps : rien de plus proche du muscle que le muscle… hélas. Donc c’est un apport totalement adéquat en termes de protéines. Ta source devait être soit mal informée, soit légèrement biaisée ;-)

  21. Merci Hélène pour ces derniers articles très bien documentés!
    Je suis soulagée d’un côté de voir poindre des analyses et des synthèses scientifiques qui mettent les arguments éthiques de côté pour s’assurer une ligne directrice vraiment correcte.
    J’ai vraiment l’impression qu’on cherche de plus en plus souvent à mettre des gens dans des cases bien hermétiques. Doucement, j’intègre que tout est changeant, notamment notre corps et la façon dont il exploite les nutriments de ce qu’on lui propose.
    Ce qui est un peu malheureux, comme l’explique Natasha, c’est qu’on peine à vraiment s’écouter et trouver de l’information accessible pour guider nos choix.
    Que ce soit dans la nutrition, dans les modèles économiques, en agriculture, on cherche toujours « le » modèle idéal, qui pourra être appliqué à tout et fournira des résultats homogènes et constants. Travaillant dans la recherche en écologie (agroécologie d’ailleurs), je perçois bien la difficulté d’appréhender les écosystèmes et d’en tirer des règles générales.
    Vive la diversité réfléchie, pour plus de résilience !

    1. Très sagement dit ! Merci Emilie !

  22. Bonjour Hélène,
    Un grand merci pour cet article aussi intéressant qu’instructif.
    Ton expérience personnelle concernant les carences en protéines m’a interpellé. Je ne pensais pas qu’on pouvait souffrir d’une telle carence et de malnutrition même en ingérant des protéines végétales.
    Plus je me documente, plus je me renseigne, plus j’expérimente, plus je suis convaincue qu’il n’existe pas un régime idéal pour l’humanité entière. Comme tu l’as si bien expliqué, de nombreux paramètres influencent notre faculté à assimiler différent nutriments et à digérer différents aliments. Le problème, c’est que la manière donc nous avons été socialisé empêche beaucoup d’entre nous de savoir instinctivement ce qui est bon pour nous ou pas et que nous cherchons alors des réponses et des solutions dans des études et des régimes qui ne prennent pas en compte nos caractéristiques personnelles.
    Personnellement, j’ai adopté une alimentation végétalienne – par souci écologique et éthique- il y a 3 ans et je me porte bien. Mais aujourd’hui, ce sont surtout les principes de l’Ayurveda qui me guident au quotidien et un médecin qui connaît aussi bien ma flore intestinale que mes intolérances et allergies alimentaires et la manière dont l’écosystème dans lequel je vis affecte mon corps au quotidien… Depuis que j’ai trouvé cet accompagnement, je sais que mes choix alimentaires sont les meilleurs pour moi à cette période de ma vie… Mais qu’ils ne le seront peut-être plus d’ici quelques années.
    J’espère que tu es à présent en pleine forme :-)

    1. Merci Natasha pour ce mot bienveillant ! Oui, je suis en pleine forme. Pour récupérer après cet épisode, j’ai même mangé du poisson pendant un moment. Mais ça me dérangeait, et j’ai vu ensuite que le végétarisme me convenait mieux (comme pendant mon enfance en fait, je suis devenue végé à 6 ans par dégoût de la viande). Le plus dur, ça a été de faire adhérer mon entourage à tous ces changements. Pour beaucoup de mes proches, ce qui m’est arrivé a totalement décrédibilisé le végétalisme. Et en ce sens, je crois qu’il faut avertir le plus grand nombre. Si trop de gens se lancent et échouent comme moi, il y a un risque de faire une mauvaise publicité pour le végétalisme. Je prône désormais une approche individualisée, où chacun fait « le plus végétal possible » selon ses contraintes physiologiques.

      1. Je suis entierement d’accord avec le plus végétal possible en fonction de son corps à ceci prêt qu’il faut aussi prendre en compte son mental. Mes troubles du comportement alimentaires font que je n’adopte pas le 100% végétal mais je tends vers ça. Comme je l’ai dit dans un commentaire précédent, je prône le végétalisme, mais dans les limites de ce dont on est capable.

        1. Oui. Le végétalisme et le végétarisme sont attractifs pour les personnes souffrant d’anorexie, par exemple, car c’est un moyen de justifier une restriction alimentaire. Ca n’est pas une généralisation, mais un cas fréquent !

  23. Merci beaucoup pour cet article très documenté et sans prise de position radicale. Il me conforte dans l’idée que se lancer dans le veganisme n’est pas à prendre à la légère et qu’il demande une très grande attention, une surveillance et même des savants calculs ! Moi qui aime manger au feeling, en fonction de ce que mon corps semble demander… Je ne suis pas encore prête à me lancer ! Bonne journée

    1. C’est tout de même une belle aventure, on apprend plein de choses. Et si ça ne marche pas, on en tire tout de même une leçon essentielle : manger plus végétal, c’est pas si difficile !

  24. Bonjour Hélène et tout simplement un gros « merci » pour tout ce travail de synthèse :-). En un article, la réponse à la plupart des questions que je me pose depuis un certain temps et auxquelles je n’avais pas vraiment pris le temps de chercher des solutions (je ne mange plus de viande depuis quelques années, sans chercher à savoir ce qui se passerait… et il se passe des choses pas forcément souhaitables !) Je suis entièrement d’accord sur le fait que nous sommes uniques et que c’est aussi et surtout à nous de chercher et d’être à l’écoute de notre « véhicule » qui pourtant nous interpelle, mais que l’on n’écoute hélas que trop rarement. De plus les infos se multiplient, se contredisent, se croisent et s’entrecroisent, ce qui semble vrai aujourd’hui ne l’est déjà plus demain, ça finit par devenir dur pour s’y retrouver.
    Belle journée à toi et encore merci !

    1. Bonjour Anicette ! Ma philosophie est simple : puisqu’on est tous différents, il faut un régime alimentaire individualisé. Il est prouvé que manger le plus végétal possible est le choix le plus sain – pour soi-même et la planète. Il faut donc parvenir à trouver son propre équilibre, c’est-à-dire la plus grande part de végétal possible qui nous maintienne en bonne santé. Pour les uns, ce sera 100% végétal. Pour d’autres, ce sera moins. Il faut se respecter soi-même, sans quoi le respect que l’on porte à autrui perd de son sens. Je connais des personnes à qui il suffit de manger de la viande une fois par semaine : je ne vais pas leur faire la morale, quand on voit le progrès que cela représente par rapport à l’ensemble de la population qui, souvent, mange de la viande 2 fois par jour ! Alors, cessons d’écouter ceux qui prétendent savoir ce qui est bon pour nous : c’est forcément une exagération, un raccourci, une simplification. En sciences de la vie, la réalité est toujours un million de fois plus complexe qu’elle en a l’air – et c’est pour ça que c’est un domaine passionnant !

  25. Bonjour Hélène, je suis entièrement d’accord avec les propos de Florence Makanai, nous sommes uniques. Ne nous laissons pas dicter notre santé par tel ou tel régime, on doit écouter son corps et nos besoins, j’en ai fait l’expérience aussi. ..
    Bravo pour ton billet très approfondi et continue de nous alerter sur notre santé, notre planète et nous faire saliver de temps à autre avec tes belles recettes ! Prends soin de toi. 😙

    1. Merci Agnès ! Je crois que le végétalisme n’est pas pour tout le monde, individuellement. Mais de façon collective, il est important de manger le plus de plantes possibles – ou exclusivement, si notre corps nous le permet. Et de communiquer sur les bienfaits d’une alimentation essentiellement végétale. A bientôt !

  26. Merci pour votre article; je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai aussi une carence en proteînes bien que je mange de la viande. Je crois que ça vient d’un déséquilibre de la flore intestinale et d’un manque d’acide chlorhydrique ( causé probablement par des métaux lourdes)

    1. Wow ! Pour les métaux lourds, est-ce que cela peut s’améliorer en mangeant des produits issus de l’agriculture biologique ? Et en évitant le poisson, surtout le poisson gras, très pollué (les métaux lourds sont lipophiles, dont s’accumulent de préférence dans les tissus adipeux). Pour la flore intestinale, des probiotiques, des aliments fermentés (choucroute crue, kéfir, kombucha…) ? Et merci d’ajouter votre pierre à l’édifice : je n’ai jamais prétendu que le régime omnivore était idéal pour tout le monde non plus ;-)

  27. Merci Hélène pour ce billet important.
    Chacun de nous est unique, il n’existe pas plus de régime unique que de quoi que ce doit d’autre essentiel unique… Et c’est très joyeux qu’il en soit ainsi :)
    Que nous réfléchissions tous à notre assiette me semble être indispensable pour chacun de nous, mais que nos conclusions et/ou nos choix n’obéissent pas à une norme extérieure mais intègrent nos particularités me semble très positif.
    merci !

    1. Merci Florence ! Voilà le commentaire que j’attendais :-) merci du fond du coeur !

  28. Bonjour ! C’est la première fois que je laisse un commentaire, alors je vais commencer par te remercier pour ton travail de qualité, que ce soit les textes, les recettes, les photos, les réflexions un peu plus scientifiques, c’est vraiment un blog très agréable à lire ! Je suis un peu peinée après lecture de ton article, je suis végétalienne depuis quelques mois et vraiment convaincue par les démarches de défense animale. Je me disais même au début que je continuerai le végétalisme coûte que coûte même si ça me rendait malade. Je suis donc peinée de voir que le végétalisme n’est pas le régime idéal que j’imaginais, mais par honnêteté intellectuelle je te remercie de cet article très documenté car il est important de savoir les choses et d’avoir une vision aussi objective que possible J’ai encore de la route à faire dans mon cheminement, ton article constitue une pierre sur le chemin :)

    1. Hello Léa, ton message me touche. Mais justement, je crois qu’il est important de comprendre qu’on ne peut pas s’obstiner à avoir une alimentation inadaptée ! Peut-être que le végétalisme te conviendra et te gardera en bonne santé (je l’espère, et je pense que c’est faisable pour certains). Mais si ça n’est pas le cas, réfléchis à ceci : crois-tu qu’un végétalien malade soit une bonne publicité pour le végétalisme ?

      De plus, à mon humble avis, si tout le monde devenait, ne serait-ce que végétarien, ce serait déjà énorme en termes d’environnement et de bien-être animal. Et il est plus facile de convaincre les masses de devenir végétariens que végétaliens.

      Après, il ne faut pas croire que les non-végétaliens ne pensent pas au bien-être animal. Mais je n’ai pas honte de dire que ma santé prime, et que je compense en faisant des choix les plus éthiques possibles en ce qui concerne les oeufs ou les yaourts que je peux manger.

  29. Bonjour Hélène,
    Merci pour cet article, toujours tellement bien documenté et rédigé, c’est toujours un gros plaisir de te lire.
    Végétalienne depuis un an, végétarienne depuis 10, je viens d’apprendre (enfin, je m’en doutais depuis longtemps, mais le diagnostic médical l’a confirmé) que je souffre du syndrome de l’intestin irritable et que, pour ne pas trop lui faire de mal, il faudrait que je supprime les légumineuses, qui sont ma source de protéines la plus importante. Comme je ne consomme pas de produits laitiers depuis longtemps (intolérante au lactose pour couronner le tout), je suis légèrement perdue dans mon alimentation ! Du coup, ton article fait du bien et rassure un peu : oui c’est important d’avoir des convictions, mais effectivement, respecter notre santé et notre propre fonctionnement l’est tout autant.
    Bref, merci encore.

    1. Aïe :-( c’est vraiment pas de chance ! Rassure-toi, contrairement à ce que l’on entend, il est possible de faire des choix éthiques tout en étant végétarien ou omnivore. Peut-être pas les plus éthiques possibles, mais bon, manger des noix venues du Brésil, des avocats du Mexique, est-ce si éthique ? La société a besoin de gens en bonne santé. Et quand on doit lâcher du lest d’un côté, en abandonnant le végétalisme par exemple, on peut compenser en faisant des efforts ailleurs (en cessant d’acheter du cuir, en réduisant ses déchets…). Il ne faut pas culpabiliser si on ne peut pas réussir sur tous les fronts !

    2. Bonjour, je ne sais pas si tu as lu cet article mais ça pourrait t’intéresser : http://www.chaudron-pastel.fr/2015/09/15/l-eclat-d-une-fee/

  30. Merci pour cet article très complet et surtout qui porte à réflexion. Même si je tends à manger integralement végétal et que je me sens bien, je pense qu’il est important de ne pas cacher les problèmes qui peuvent exister. Je trouve très courageuses les blogueuses qui disent qu’elles sont revenues du végétalisme même si c’est plutôt un régime que je prône, et je pense qu’il est important de savoir tout ça. Ca peut permettre de rééquilibrer un régime sans le diaboliser et de composer avec notre corps. Forcément ça se fait au détriment d’animaux, mais peut-être que ça peut montrer aux gens que le 80% végétal est tout à fait faisable et donner une impulsion à ceux qui redoutent les extrêmes.

    1. Oui ! Mais encore une fois, ce billet ne parle pas QUE de moi, mon expérience est anecdotique. La conclusion, le message, comme du le dis, c’est que des problèmes peuvent arriver et qu’il ne faut pas idéaliser le végétalisme.

  31. Autre chose, tu as dit de manière bizarre que « il semble qu’il faille » une supplémentation en B12 et en D, tu ne te supplémentais pas ?

    La question futée, c’est de se demander pourquoi c’est nécessaire. La B12 proviens de bactérie et personne d’autre, et la vitamine D, selon l’endroit et la saison, tout le monde viande ou pas est carencé.

    Il y a des fiches de nutrition là :
    https://vegan-pratique.fr/info_nutrition/nutriments/

    1. Bien sûr, je me supplémentais. Je n’ai jamais eu de carence en B12. D’ailleurs, même en étant végétarienne, je me supplémente car en devenant végétalienne en 2011 j’ai appris à quel point c’était crucial, même pour les non-végétaliens (les modes de production actuels, très aseptisés, font qu’on trouve beaucoup moins de B12 dans les produits animaux).
      Merci pour les liens. Et en effet, je vais être plus affirmative : il FAUT se supplémenter en D et B12.

      1. Merci pour la précision :)

  32. C’est un peu tard, mais il n’y a pas que l’ADA qui se soit posée la question, il y a tous ceux là :
    Dont le NHS, qui donne des recommandations pour les véganes également, séparés des végétariens.

    https://vegan-pratique.fr/nutrition/positions-medicales-et-scientifiques/

    1. Je cite :

      Avec une bonne préparation et une bonne compréhension de ce qui compose une alimentation végétalienne saine et équilibrée, vous pouvez trouver tous les nutriments dont votre corps a besoin.

      Vous « pouvez trouver »… ça n’est pas « vous allez trouver ». Et « une bonne préparation et une bonne compréhension », ça laisse beaucoup de degrés de liberté pour interpréter cette phrase ! Ne craignez pas que je veuille saboter le végétalisme. Mais je suis fermement convaincue qu’il faut être conscient des potentiels inconvénients encourus.

      1. Les recommandations sont toujours faites comme ca.

        Un régime avec de la viande mal équilibré sera mal équilibré quand même. Ca aussi ça en laisse des degrés de libertés.

        Je ne crains rien du tout, comme dit vous avez déjà pris votre décision, donc ça il y en a pas grand chose a en dire à part que c’est triste et être désolé que vous ayez eu ces soucis. Sauf que pour arriver a ces recommandations, c’est que les risques ont des solutions qui ne sont pas insurmontables dans le cadre d’un même régime.

        C’est pour cela que des sites se sont mis à faire plus de culture générale sur les nutriments eux-mêmes :
        https://vegan-pratique.fr/info_nutrition/nutriments/
        https://www.asso-pea.ch/fr/vivre-vegane/nutrition/

        Une des parties : « 2.2. Apport sous-optimal
        Les carences sévères en protéines sont très rares dans les pays développés, et ne surviennent que dans les cas pathologiques de dénutrition. Par contre, un apport légèrement insuffisant est possible en cas de simple déséquilibre alimentaire. »

        Les jours suivants, vous n’avez mangé que des protéines de légumineuses, il y avais les céréales aussi à manger pour avoir tout le pool d’acides aminés …

        1. Je mangeais les deux en même temps, dans les bonnes proportions (2/3 céréales, 1/3 légumineuses). Et je le fais toujours. Vraiment, merci de vouloir m’aider à comprendre comment j’ai pu « foirer », mais ça n’est pas le sujet de ce billet, qui n’est pas à propos de moi. Je suis ingénieur agronome de formation, j’étais bien documentée ! Ce n’était pas juste une « décision », mais la seule façon de retrouver ma santé. Peut-être que d’autres préfèreront rester malades, c’est leur droit, pas moi. Je suis plus utile à la société en étant en bonne santé ! Merci à vous.

          1. Merci pour la précision aussi

  33. pfiou, quel article! je ne sais par où commencer!
    par rapport à ton expérience perso, whaou! effectivement, je ne pensais pas que c’était encore possible de nos jours, et dans nos pays d’avoir une carence en protéines (hors TCA grave, bien sur). ca semble fou vu justement tes connaissances en nutrition, et tes repas dont nous avons de fréquents exemple ici qui semblent être une panacée.
    La fin de ton article sur tous les risque inhérent aux régimes végéta*iens m’a clairement mis un coup de bambou. sans penser qu’ils étaient le régimes idéal, je pensais qu’ils étaient beaucoup plus facile à équilibrer que ça. et tous ces risques de carences sont hyper alarmiste. Clairement, quelqu’un qui hésite à devenir végé ne le fera jamais en lisant ton article. Attention, ça n’est pas une critique, juste une constatation : il va à l’encontre d’une littérature plutôt positive sur le sujet qui a le vent en poupe en ce moment. Alors, je sais, tu vas me dire de développer mon esprit critique mais c’est si dur sans avoir un bac +12 en nutrition, vraiment… Par exemple, je n’ose imaginer le nombre d’heures que tu as passé pour la préparation de cet article…
    Et enfin, sur la partie du milieu, je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il n’y a pas un régime idéal universel. Je le vois bien sur moi, le tout cru par exemple ne me vas pas du tout! Mais je ne nie pas que ça puisse convenir à certains!
    bref, tout ceci est bigrement complexe…

    1. Oui, j’avoue que j’ai eu un vrai coup au moral en apprenant que c’étaient les protéines le problème.

      Alors, je le trouvais plutôt mesuré, cet article. Je ne dis nulle part que le végétalisme provoque systématiquement toutes les carences possibles, mais qu’elles sont possibles, justement. Et je prends bien soin de rappeler les bienfaits du végéta*isme en termes de santé publique : en moyenne, une population plus végétarienne se portera mieux. Manger plus de plantes et moins de produits animaux, c’est la solution pour réduire le diabète, les AVC, les cancers, j’en suis persuadée. Mais individuellement, le végétalisme n’est pas, j’en suis convaincue, la solution pour tout le monde.

      Et oui, bottom line : c’est archi complexe. J’avais toute confiance en mon alimentation végétale, j’avais tous les suppléments, toutes les combinaisons alimentaires. Eh bien non.

      1. Non mais je sais que tu n’as pas fait une attaque en règle du végétalisme, c’est juste que je l’ai lu avec ses yeux là… Et c’est vrai aussi que ton article arrive en plein dans une période ou plusieurs personnes annoncent qu’elles arrêtent le végétalisme pour des raisons de santé, du coup, j’ai peur que les padawans fuient en lisant tout ça ^^. Mais au moins ça sera des padawans informés ;)

        1. Mais tout le monde me dit qu’en ce moment tout le monde arrête d’être vegan, je n’ai rien vu passer ! Qui sont ces gens ? Et honnêtement, ça ne me surprend pas. C’est la mode de devenir vegan du jour au lendemain, pas étonnant que ça rate de plus en plus souvent. Certains ont pu « se planter » parce que mal préparés, d’autres sont peut-être comme moi, visiblement « pas faits » pour ça. Que les choses soient claire : mon expérience du végétalisme est déjà vieille de 4 ou 5 ans… Il m’a juste fallu beaucoup de temps pour « digérer », y réfléchir… retrouver l’alimentation qui me convient (végétarienne).

          1. comme article « ancien » il y a eu sirène bio, plus récemment Mely du chaudron pastel, et plusieurs youtubeuses (mais je n’en suis aucune, donc je ne pourrais te les citer)

            1. Merci ! Je ne lis pas ces deux blogs, alors j’irai voir.

            2. Pour compléter la reponse: il y a aussi une youtubeuse dont le nom est j’alimente ma santé qui fait le meme témoignage et renvoie aussi vers une autre qui, je crois, s’appelle Marion et qui a fait un video sur « pourquoi je ne suis plus végane »!

  34. pfouahhh !! comme tu m’épates !
    je ne saurais te dire si le végétalisme me convient mieux que le végétarisme ou l’omni ….
    ce que je sais, c’est que je m’éclate à découvrir de nouvelles recettes et je me régale !
    j’ai aussi appris à écouter mon corps et mes envies (je prends de la B12, de la D )et je n’ai pas senti ou ressenti de changement notoire chez moi ……….
    nous ne sommes que végétaliens à la maison (nous sortons très très peu… )
    depuis que je suis devenu vgl, je me sens apaisée……. comme en harmonie avec mon moi !
    mais effectivement, j’ai lu plusieurs témoignages de filles qui ont abandonné……
    je suis très d’accord avec ta maman !!!
    je te fais plein de bisous et encore chapeau bas pour tes recherches/infos….
    <3

    1. Oui, je sais, c’est bon de ne manger que des plantes. Honnêtement, je le regrette, c’était bon pour le moral. Mais comme je le disais sur Facebook à une personne un peu Troll, cette déconvenue m’a donné de l’énergie pour faire des progrès dans d’autres domaines. Comme le zero déchet, la lessive non-toxique au savon, pour complètement changer ma routine d’hygiène avec des produits naturels. Bref, je suis sûre qu’au final, je ne fais pas trop de mal à la planète.

  35. Si je peux me permettre un petit ajout : c’est une erreur de dire que seule la vitamine D2 est végétale. On trouve depuis plusieurs années dans le commerce de la vitamine D3 végane (tirée d’un lichen) – Vitashine, NordicNaturals, Ultra Vegan… C’est d’ailleurs celle qui est utilisée dans les compléments multivitaminiques Veg1 proposés par la Société Végane.
    Sinon, je trouve que tu as vraiment choisi les extraits les plus négatifs du rapport de l’ADA et que, par là-même, c’est un peu manipulateur. J’ai lu la dernière position de l’ADA en détail et elle parle à plusieurs reprises du végétalisme en particulier, pas seulement du végétarisme, pour souligner combien cette alimentation obtient des résultats positifs dans bon nombre de maladies.
    Bref, je ne veux pas débattre avec toi et ne démens pas du tout ce qui t’est arrivé (chacun est différent !), mais c’était juste pour ajouter ces deux petites choses ! Merci de m’avoir lue ! :)

    1. Merci Lola, je ne connaissais pas ce supplément. Il se trouve facilement ? J’avoue que j’ai un peu du mal à me résoudre à chercher des produits introuvables ou qui ne s’achètent que sur internet.

      Je ne dénigre pas les effets positifs du végétalisme, tu les retrouves exactement dans les extraits que j’ai choisis. Meilleur taux de cholestérol, risques de cancer et maladies cardio-vasculaires décrus, moins de surpoids, plus de vitamines, minéraux – « en général » -, meilleure santé – « en général ». Mais ce qui m’intéresse, ce sont les cas particuliers, avec la conclusion que cela ne peut pas TOUJOURS marcher.

      1. Euh, oui, sans souci, j’achète la Veg1 en magasin bio ! Mais c’est loin d’être la seule à proposer cette vitamine et j’ai déjà vu la Vitashine aussi en magasin :)

        1. Génial, merci pour l’info ! On trouve aussi de l’EPA végétale faite à partir d’algues en Suisse, j’imagine qu’on peut la trouver en France aussi (marque Voegel).

  36. Bonjour,
    Merci pour ce super article, si je peux me permettre, je rajouterais quelques précisions : en plus de la vitD, de la B12, du calcium, du zinc et des Oméga-3, le régime végétalien pose aussi de gros problèmes du côté du fer.
    Alors, les végétariens expliquent souvent que les lentilles sont riches en fer et c’est exact, mais c’est un fer non héminique peu biodisponible (peu assimilable). D’autant plus, si on boit du thé vert (parfois cela va de pair :-) qui empêche la fixation du fer.
    Et puis surtout une protéine n’est pas égale à une autre protéine, les protéines sont constituées d’acides aminés, certains dits ‘essentiels’. Or ceux-ci ne se retrouvent pas indifféremment dans toutes les protéines. Un régime végétalien peut donc aussi impliquer des carences en acides aminées essentiels, d’où des troubles au niveau des neuro-transmetteurs …

    1. Bonjour ! Oui, tout ceci est vrai. Je n’ai pas pu développer tout mais j’avais parlé du fer héminique et non-héminique ici. Mais l’anémie peut toucher, et touche souvent, les femmes réglées et qui mangent peu de viande. Il faut éviter le café, le thé et le cacao autour des repas pour éviter de mal absorber le fer. Et un peu de vitamine C (crudités, jus de citron) rend le fer non-héminique plus assimilable. Et le trempage des céréales et légumineuses élimine les phytates, autres facteurs de mauvaise absorption. Le cas des protéines est celui dont je suis personnellement le plus avertie, j’avais une grosse carence, malgré toutes les « bonnes » combinaisons de céréales et légumineuses…

  37. Devaux Charlotte dit : Réponse

    Bonjour Hélène,
    Je suis tout à fait d’accord que chacun devrait trouver le régime qui lui correspond le mieux en fonction de sa physiologie. J’ai juste un commentaire à faire concernant la vitamine D, il est vivement conseillé aux omnivores aussi de se supplémenter, l’apport alimentaire étant de toute façon marginal. La synthèse se fait surtout par l’exposition au soleil et sous nos latitudes elle n’est pas efficace d’octobre à mars (et de toute façon on s’expose généralement peu à ces périodes). Ce n’est donc pour moi pas un problème spécifique au régime végétalien. De même pour le calcium je m’interroge, si les végétaliens sont plus carencés que les autres ce serait à cause de la suppression des laitages or leur apport calcique est actuellement fortement remis en question car le calcium qu’il contient se saponifierait avec les graisses pour former des savons non digestibles et leur consommation en excès contribuerait à acidifier l’organisme et obligerait à piocher dans le réservoir minéral osseux pour tamponner tout ca. De même les études récentes ont plutot tendance à dire que les populations grosses consommatrices de produits laitiers comme les finlandais ont beaucoup plus d’ostéoporose que les populations faiblement consommatrice comme les indiens ou les japonais (ils me semblent que ce sont celles la qui sont citées). Donc calcium et vitamine D m’interrogent… pour le reste je suis tout à fait d’accord avec toi. J’étais végétarienne jusqu’a ma grossesse ou mon corps m’a réclamé de la viande à grand cri et à coup d’anémie. Il faut toujours s’écouter! Merci pour ce bel article!
    Charlotte

    1. Oui, c’est très vrai pour le calcium, les laitages ont un effet acidifiant qui provoque des pertes calciques, ce qui « compense » négativement l’apport. Mais le calcium végétal peut aussi être moins bien absorbé, à cause des phytates, comme le zinc ou le fer. Je ne dis pas – et je n’ai lu nulle part – que tous les végétaliens auraient des carences calciques. Cependant, cela peut faire partie des conséquences du végétalisme. Pourquoi exactement, je ne sais pas. Quant à la vitamine D, je suis d’accord, mais le problème est que les suppléments végétaliens sont de moins bonne qualité, puisqu’il s’agit d’une forme moins assimilable. Quant à la viande pendant la grossesse, cela ne me choque pas, beaucoup de mères parmi mes amies m’ont dit la même chose.

      1. Il existe de la vitamine D3 végétale, c’est celle qui est désormais contenue dans les compléments alimentaires VEG1 de la Vegan Society

        1. Merci pour l’info.

  38. Waooh ! Que de travail fourni pour rédiger cet article ! Un grand bravo !

  39. Bonjour Hélène :)

    Je suis bien contente de t’entendre parler d’individualisation des régimes ! C’est quelque chose dont on parle trop peu à mon sens… Je n’ai jamais été végétalienne ni même végétarienne mais pendant quelques années je n’ai consommé pratiquement aucun produit au lait de vache (pour cause d’intolérance) et assez peu de viande/poisson pour des questions de budget dès lors que l’on veut des produits de qualité. Bilan : une candidose. Pas forcément à imputer totalement à ce régime, mais toujours est-il que pour en sortir, j’ai du manger plus de viande/oeufs/poisson. Au passage, j’ai perdu quelques kilo et facilité la vie de mon foie qui est un peu paresseux. Depuis, j’essaye de garder ces produits dans mon régime (même si ce n’est pas toujours facile, car je ne sais pas toujours comment les cuisiner/accompagner) et j’ai remarqué que je suis calée plus longtemps et que j’ai moins de fringales dans l’après-midi si j’ai mangé des oeufs au petit déj.
    Voilà, je suis consciente de d’un point de vue environnemental ce n’est pas fou fou, mais je pense que notre santé passe avant :) (et ça va, j’en mange deux-trois fois par semaine, pas non plus à tous les repas^^).
    Merci pour ton article en tout cas, qui met les choses au clair, même si je le trouve un peu anti-végétalisme du coup :(

    1. Merci Marie pour ce gentil témoignage. Je suis navrée si ce billet a l’air anti-végétalisme. Mon but n’est pas de dire que le végétalisme est mauvais, mais qu’il n’est pas la panacée que l’on dit souvent, et ce sans réels fondements scientifiques. Je veux juste inciter à la prudence.

  40. J’admire le degré de documentation.
    J’ai appris beaucoup de choses.
    Merci pour cet article de fond.

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