N’oublions pas le Népal

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Un article un peu différent aujourd’hui : j’ai envie de vous parler de deux associations dont l’objectif est d’apporter de l’aide aux enfants du Népal. Ces associations sont nées bien avant le terrible séisme du 25 avril 2015. Aujourd’hui, elles font face à une situation d’urgence et lancent depuis la catastrophe un grand appel aux dons.

Pour mes lecteurs de France, je laisse la parole à Bettina, une étudiante strasbourgeoise de 23 ans, bénévole dans l’association CPCS (Child Protection Center and Services).

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L’été dernier, je me suis engagée comme bénévole dans cette association et ce fut une expérience incroyable. Tellement humaine et enrichissante, que j’ai décidé d’y retourner pour un stage de 3 mois, au sein de la même association. Mon départ était prévu pour le 15 mai dernier, il sera légèrement retardé.

Cependant, les responsables de CPCS m’ont dis que je n’étais pas inutile en France pour l’instant car ce dont ils ont le plus besoin actuellement, c’est d’argent.

Le séisme du samedi 25 avril 2015 et ses très nombreuses répliques ont affaibli le pays au plus haut point. Le bilan fait actuellement état de plus de 8000 morts et 14 000 blessés. Plus de 8 millions de personnes ont été sinistrées. De nombreuses familles ont perdu leur habitation, n’ont plus accès à l’eau courante ni à l’électricité. Des camps de fortunes se sont installés aux quatre coins de la ville de Katmandou et à travers le pays.

La terre ne s’est quasiment pas arrêté de trembler depuis le 25 avril. De petits séismes (d’une magnitude allant de 4 à 5 sur l’échelle de Richter) ont lieu tous les jours et principalement dans la vallée de Katmandou. Tout récemment, à nouveau, un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé la région. C’est ainsi qu’une énorme partie des habitants continue de vivre dehors : certains restent dehors par peur, pour leur sécurité, afin de pouvoir fuir plus vite. D’autres y sont contraints car leurs habitations ont été détruites et ils n’ont pas les moyens de les reconstruire.

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Il est tristement prévisible que le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rues va fortement augmenter dans les prochaines semaines, c’est pourquoi CPCS a grandement besoin de dons pour faire face à cette désolante situation.

Malgré ce qui a été mis en place par les ONG, les populations ne sont pas en sécurité dans la rue et vivent dans des conditions très difficiles (manque d’eau, de nourriture, insalubrité…). Dans les conditions de délabrement actuelle, des épidémies sont à craindre. La mousson arrive à grand pas (les népalais célèbrent son arrivée au début du mois de juillet), apportant une humidité encore plus propice à la propagation des maladies.

L’association CPCS a investi tous ses fonds pour venir en aide aux populations reculées, celles qui vivent dans des villages éloignés et qui n’ont pas bénéficié de l’aide internationale. Tous les jours, plusieurs voitures chargées de tentes, de matelas, de couvertures, de riz et de biscuits sont envoyés à ces villages dans l’urgence. C’est pour cela qu’aujourd’hui, plus que jamais, CPCS a besoin de dons pour continuer toutes ces actions locales d’urgence mais aussi pour continuer de protéger tous les enfants vivant actuellement dans les centres et pour pouvoir en accueillir de nouveaux.

A Dolakha l’association a crée un centre-refuge pour s’occuper des enfants à risques de la région : le centre protège aujourd’hui 156 enfants et une cinquantaine de famille. Le centre offre aux enfants un lieu accueillant, chaleureux où ils retrouvent partiellement leur vie d’enfants à travers des jeux qui leur apportent un peu d’espoir et de paix.

Grâce aux dons, CPCS pourra continuer de protéger les enfants, de les soigner, de les nourrir et de leur offrir un cadre de vie décent après cette catastrophe.

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Il est important de savoir que chaque don compte : avec à peine 1€ on peut acheter 4 litres d’eau potable : c’est énorme ! Il n’y a pas de petit don, chaque geste a son importance !

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Tous l’argent récolté via ma collecte https://www.lepotcommun.fr/pot/nyexpch5 sera intégralement reversé à l’association, qui en a besoin au plus vite.

Vous pouvez également faire un don directement via le site de CPCS (Les virements sont sans frais et l’intégralité de la somme sera reversée à CPCS).

Merci à tous !

Bettina.

J’ai été touchée par l’engagement de Bettina, j’espère que vous le serez aussi. Je lui souhaite beaucoup de courage pour affronter la désolante réalité népalaise lors de son prochain séjour.

Pour mes lecteurs de Suisse, j’ai choisi de vous parler de l’association Godavari. Elle m’a été présentée par des amis de mes parents vivant en Suisse. Godavari est un petit village à l’extérieur de Katmandou. L’association, fondée par le suisse François Falcone, a fondé et gère un orphelinat dans le hameau voisin de Baregaun, accueillant une cinquantaine d’enfants, un foyer pour adolescents d’une capacité de trente personnes et une école à Godavari.

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En effet, une grande partie des népalais vit dans une pauvreté absolue. Une grande partie de la population, en particulier les pères de famille, est contrainte d’émigrer verse les pays du Moyen-Orient. Femmes et enfants se retrouvent alors livrés à eux-mêmes.

L’autre fléau des populations pauvres du Népal, c’est le Sida. La pauvreté contraint de trop nombreuses femmes à la prostitution. Le manque d’hygiène, la délinquance et l’omniprésence de la drogue dans ces milieux si pauvres favorisent l’épidémie. De ce fait, des dizaines de milliers d’enfants népalais se retrouvent orphelins lorsque leurs parents ont été emportés par la maladie. Sans ressources et sans protections, ils sont livrés à eux-mêmes.

Enfin, le Népal a accueilli au cours des dernières décennies des réfugiés en provenance du Bhoutan. En effet, lorsque ce petit pays voisin du Népal a lancé un vaste programme d’épuration ethnique, les non-bouddhistes, principalement hindous, ont été contraints de fuir leur pays. Ayant tout perdu, ils se sont installés de manière précaire au Népal, en particulier autour de Katmandou. Depuis lors, leur situation ne s’est pas améliorée et des milliers de réfugiés vivent toujours dans des camps insalubres.

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Grâce à l’association, 250 enfants de Godavari ont pu être scolarisés l’an passé. L’association espère à présent pouvoir participer, avec d’autres associations locales, à la mise en place d’un hôpital pour les enfants et pour leurs mères dans le district de Lalitpur, proche de Katmandou.

Si par chance, tous les enfants pris en charge sont sains et saufs, les bâtiments de l’association Godavari n’ont pas été épargnés par le séisme d’avril dernier. Face à une situation critique, au manque d’eau potable, de tentes, de médicaments et d’essence, l’association a lancé une collecte spéciale afin d’aider l’orphelinat à se procurer les biens de première nécessité qui lui manquent à présent.

Pour faire un don, il suffit de contacter l’association aux coordonnées indiquées ici, ou d’utiliser le bulletin de versement figurant sur ce document à télécharger : NEPAL Association Godavari Fribourg 070515.

Merci à tous !

16 Replies to “N’oublions pas le Népal”

  1. Le témoignage de Bettina est très touchant, merci de nous avoir fait connaitre ces deux associations Hélène.

  2. Merci Hélène de parler pour eux. C’est vraiment important que ces gens ne sont relayés aux oubliettes. Et effectivement, le témoignage de Bettina est très touchant. Bon courage à tous !!!

  3. C’est une bonne chose de relayer ces informations, d’aider ces associations qui ont tant besoin d’aide. Merci pour eux.

    1. Oui, c’est une goutte d’eau dans l’océan…

  4. Merci de parler de ce sujet, l’on ne sait quelle organisation est la plus adaptée pour venir en aide à ces personnes. Il y a des collectes faites mais elles sont passées inaperçues.

    1. J’espère t’avoir donné des idées :-)

  5. Merci d’en parler.
    Je suis en contact avec des gens là-bas et je sais que l’aide que l’on peut leur apporter les touche vraiment.
    Les aide réellement.
    Même si le travail à faire est immense.
    K.

  6. Merci beaucoup! je partage cette information car c’est important que après un mois nous continuons à parler du Népal

    1. Oui… les médias ont déjà oublié, mais pas les Népalais !

  7. Bonjour Hélène. Merci à toi de relayer ces informations. Le témoignage de la jeune Bettina est effectivement très touchant. Je transmets à mon entourage les coordonnées de ces associations. Bises. Agnès

    1. Merci Agnès ! Bises

  8. Bonjour Hélène,
    Merci pour ces articles sur le Népal.
    Je suis heureux de lire et d’en courager
    Amitiés
    Hubonte

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