[Lecture] La Part de la Terre

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Bonjour les amis ! L’article du jour sera culturel : je vous présente Louise, l’une de mes plus chères amies. Nous nous sommes connues il y a dix ans, en classes prépa. Je sortais tout juste du lycée. Louise était mon aînée d’un an. Elle était belle et m’inspirait le respect dû aux anciens, à ceux qui ont déjà vécu un an de labeur. Nous avons ensuite usé les bancs de la même école d’ingénieur, à une année d’intervalle. Tandis que je succombais à l’appel des mathématiques, Louise a fait vivre sa passion pour la terre – et en vit aujourd’hui.

Elevée, comme elle aime à le dire, dans la pépinière familiale au même titre qu’un tilleul ou un pommier, elle n’a pas son pareil pour faire fructifier un potager. Lorsque Louise se promène en forêt, elle ramasse des orties et de l’ail des ours, des bourgeons de sapin et des fleurs de bourrache. Elle m’a appris à laver mon linge au savon de Marseille et voue comme moi un culte aux gâteaux au panais.

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Mais ce n’est pas tout. Louise a une plume à nulle autre pareille et trouve l’inspiration dans ce que tant d’autres ne voient pas. L’agriculture biologique est pour elle une évidence : après avoir animé le comité Agriculture Biologique de l’Interprofession des fruits et légumes (Interfel), elle travaille à présent pour le Synabio, le syndicat national des entreprises biologiques. Son temps libre est occupé à lire, à cuisiner fruits, légumes et graines et surtout à écrire.

L’ouvrage qui nous occupe aujourd’hui a été co-écrit avec Henri de Pazzis, qui est le fondateur de ProNatura, réseau de maraîchers et d’arboriculteurs biologiques. Louise et Henri connaissent la question nourricière, la question de la Terre, sur le bout des doigts… et je laisse la parole à Louise !

Louise, d’où vient ton engagement pour l’agriculture ?

J’ai été frappée, à travers mes études d’agronomie et les quelques métiers que j’ai exercés, par la beauté et l’âpreté du métier de paysan. Je me souviens des travaux saisonniers de mon père que je suivais au jardin et au verger lorsque j’étais enfant ; j’ai connu des éleveurs dans le Cantal qui avaient épousé leur terre, des maraîchers dont les doigts étaient sertis d’argile, un vigneron qui d’imposants schistes faisait merveille, un arboriculteur charentais épris de ses fleurs de pommier ; j’ai aimé aussi tous les grands joyeux qui parlent de leur potager, tournant autour à chaque saison tels des derviches.

Petite, inexplicablement, rien ne me faisait tant plaisir qu’une botte de poireaux à repiquer, un sachet de graines de roquette ou de frêles plans de tomates Marmande. J’attendais mars et ses promesses avec l’impatience et la mélancolie qu’ont déjà les enfants. Je savais qu’il n’existerait pas de mauvaises herbes.

Qu’est-ce que l’agriculture selon toi ?

C’est un surgissement, une épiphanie, un éternel printemps ! C’est une patiente découverte des lois de la nature, une collaboration qui se dessine entre l’homme et celle-ci, une danse laborieuse. Dans le Gers, un agriculteur qui avait replanté des arbres dans son champs, car leur présence est infiniment bénéfique, disait : « Traverse mon champ et en arrivant de l’autre côté tu seras guéri ».

En fait, je dirais comme Bachelard lorsqu’on lui demandait ce qu’est la philosophie : je tenais la définition il n’y a pas longtemps, mais je l’ai oubliée !

« Le blé germe parce qu’il obéit à sa nature de blé, parce qu’il contient en puissance tous les blés à venir. La première poignée de grains jetée de main d’homme dessine une collaboration, elle n’assure pas la maîtrise. Que le blé se retire du monde, que reste-t-il du pain ? »

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Comment ce livre a-t-il vu le jour ?

Je fais partie de ces gens qui ne comprennent les choses qu’en s’asseyant à une table et en les écrivant. Pendant quelques années – presque autant qu’il en faut pour faire une thèse en économie ! – nous avons tenté, avec Henri, de comprendre ce qui se joue dans l’agriculture, ce qu’elle engage en l’homme, quelles joies, quels sacrifices. Nous avons cherché ce que signifiait son appauvrissement brutal, depuis une centaine d’années, appauvrissement qui aboutit à la monoculture, paysage si triste.

Nous sommes allés en plein champ, dans les sillons et derrière les étables, chercher l’homme où il se cherche, au seuil de la grande nature, devant laquelle il alterne entre effroi et émerveillement. Du particulier, de notre maigre expérience d’agronome et de paysan bio, nous sommes arrivés à des questions sur l’art, sur l’homme et la place qu’il se donne dans la nature. L’agriculture nous mène tout de suite à l’homme agissant, à l’homme de l’histoire et à l’homme de l’instant, à l’homme cultivateur, tantôt fécond et tantôt destructeur.

« C’est bien à la mort de masse qu’est chaque jour confronté l’homme, et dont il peine à survivre. Non seulement la vie et l’affect animaux sont niés, mais sa vie d’homme, lui qui est né pour élever. On parle peu de sa détresse, le soir, au fond de la cage gigantesque. »

Tu parles de l’éloignement entre l’homme et la terre…

L’éloignement caractérise d’abord le citadin, qui le revendique parfois. Mais il affecte également le paysan. Nicolas Humbert, paysan dans les Vosges, nous a dit un jour : « Le problème, le vrai problème, c’est que les paysans ont perdu le rapport à la terre. » La plainte s’est répandue à travers la campagne. Nous ne touchons plus terre. Ainsi chacun s’en est allé : l’homme perdu dans ses calculs, la nature qui déserte, la technique qui n’obéit qu’à ses propres desseins.

La perte du sol nourricier, dé-sol-ation dont parle Hannah Arendt, contraint aussi les hommes à l’isolement, empêche la possibilité de la rencontre. « Ils ne se rendent pas compte du peu d’argent que nous gagnons et du temps que nous passons à essayer de nourrir les autres », dit Michel Teyssedou, éleveur dans le Cantal. Enfin, cette séparation entre l’homme et la terre peut être un signe de rupture avec nous-même. La biodiversité, c’est aussi celle de l’imaginaire !

« La possibilité de définir un organisme génétique comme patrimoine, possession manipulable, dit la fracture profonde de l’alliance entre l’homme et le monde. (…) Car la diversité est par essence impensable, inconstructible. Elle est l’écume du chaos. »

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Que s’est-il passé au Néolithique, il y a dix mille ans, lors de l’invention de l’agriculture ? 

Cette question m’obsède ! Il semble qu’en même temps qu’il se révèle lentement à lui-même, l’homme, d’espèce vivant en danger pendant tout le temps du paléolithique, devienne à son tour un danger réel pour la terre, conquérant et prédateur. Nous avons mangé la forêt. Puis nous avons mangé les baleines et les peuples nomades… Mangerons-nous bientôt notre propre pain complet de liberté ?

La terre est ronde et pourtant il est si difficile d’en faire le tour ! Nous avons tenté de rendre familiers le temps de la terre – celui qui la rend féconde –  et son parfum si singulier. De transmettre notre désir – ce levain des cœurs – et de comprendre cette intelligence de la main à l’œuvre, celle qui cultive depuis environ dix mille ans et qui cuisine depuis beaucoup plus longtemps, et qui nous fait naître au monde.

Il y a cette phrase de folle espérance, dans le livre, écrite par Henri :

« L’homme-agriculteur ne se situe pas à la périphérie, il n’est pas le simple représentant d’une activité économique qui pourrait disparaître, le serviteur familier chargé de l’entretien des greniers. Il est au contraire l’avant-garde d’une humanité confrontée au choix de la conciliation et de la vitalité des noces. »

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Pour finir, qu’évoque votre titre, la « part de la terre » ?

La part de la terre, c’est ce point ténu à la fois universel et intime qui nous relie : conversation avec la terre mais aussi entre les hommes, passion et lutte commune. C’est aussi une invitation à l’humilité – humus et homme ont cette même racine – que l’on retrouve dans l’antique « Connais-toi toi-même » et qui n’est pas une injonction à débroussailler les méandres de sa propre personnalité, mais une assignation pour l’homme à prendre conscience de sa mesure et de ses limites. Ce n’est ni l’homme ni même le monde qui est grand, mais le lien possible entre les deux. Nous sommes des êtres perméables comme une terre assoiffée !

« Tout intermédiaire entre l’homme et le monde est un obstacle à la joie. »

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41 Commentaires

  1. Bonjour Hélène,
    C’est Louise qui m’a fait découvrir ton blog. Tes porridges au sarrasin ont révolutionné mes matins et tes conseils « routine beauté » m’accompagnent tous les jours. Aussi, quelle joie de retrouver Louise entre une ribollita et une salade fenouil pamplemousse ! Merci pour ce bel article et tous les autres !
    Et au plaisir de te rencontrer au détour d’une soirée parisienne chez notre amie Louise !

    1. Hello Isaline ! C’est gentil de passer par ici, à bientôt j’espère !

  2. Ah ce que j’ai le goût et le désir de lire ce livre de ton amie Louise. Elle est passionnée et ça se ressent. J’aime les gens passionné, car ils travaillent avec « coeur ». Mon homme et moi sommes très intéressés par tous ce qui concerne l’agriculture, alors ce billet ne peut faire autrement que de me plaire. J’aime beaucoup sa façon de voir et décrire les choses…une poésie dans son vocabulaire qui me fait danser d’enthousiasme.

    Merci pour cette magnifique présentation Hélène. Bises :)

    1. Quel bel enthousiasme ! Merci pour Louise !

  3. Merci pour cette belle découverte, je vais le commander je pense!
    Je suis sortie d’école d’ingé en agriculture il y a maintenant 6 ans…je me tourne vers l’agriculture bio après avoir travaillé dans les énergies renouvelables mais aussi le conseil agricole.
    Mais pour moi il faut de tout dans ces écoles d’ingénieur : de l’agronomie, de la technique mais aussi de l’économie, de la finance, du management et de l’ouverture vers tous les types d’agriculture (pas toujours évidente c’est vrai). Il faut pouvoir nous permettre de mener nos projets jusqu’au bout, de bien communiquer dessus et de prendre du recul aussi sur LES agricultures, car elles sont plurielles, et il faudra faire avec cette vérité longtemps….
    un mouvement commence à s’amorcer en agriculture, elle s’ouvre de plus en plus mais dans ce milieu comme dans d’autres, l’inertie au changement est difficile.
    à bientot

    1. Oui, il faut de tout ! Mais je trouve dommage d’accueillir des élèves qui ne vont là que pour faire de la finance… Bonne chance pour tous tes propres projets :-)

  4. Les quelques métiers que j’ai exercéS… c’est encore mieux ! :-)

  5. Très bien écrit, ton article me donne envie de lire ce livre. Ton amie me fait penser à Claude Bourguignon, dans un genre un poil moins subtil, mais tout aussi passionnant, lorsqu’il parle de la terre !

    1. Ah ah, elle appréciera ;-)

  6. Bel article, qui donne un avant-goût prometteur de toute la poésie qui se dégage de Louise et de son ouvrage..

  7. Rien qu’en voyant le titre, je pensais à 2 personnes qui devaient le lire. En lisant l’entrevue, j’ai pensé à 2 autres personnes supplémentaires (dont mon papa qui passe 12h/jour de we qu’il vente ou qu’il neige, à planter des arbres, greffer, s’occuper de ses abeilles modestement – « il faut cultiver son jardin » disait voltaire à la fin de candide.) et puis à la fin, je me suis dit que ça serait bien que j’aille plus loin que les livres de Clément sur les vagabondes et le tiers paysage, que les livres de Rahbi sur la sobriété et que je lise Louise !
    La photo des vignes ma rappelle la BD Les Ignorants dans laquelle le viticulteur parle avec beaucoup d’amour de ses terres…

    1. Oui, il faut cultiver son jardin. J’ai toujours interprété cette sentence finale au figuré, en pensant à mon « jardin secret » intérieur… mais c’est aussi très vrai au sens propre – et cela va même de pair, rien de plus méditatif que l’entretien d’un carré de terre.

      1. À l’époque actuelle, les deux interprétations prennent tout leur sens. Aujourd’hui, nous devons avoir conscience que d’autres personnes nous nourrissent et n’en sont que peu remerciés que ce soit financièrement ou en terme de reconnaissance et de gratitude… Sans entrer dans le débat local/pas local, bio/pas bio, mons*** et cie.
        Cela va de pair avec tous ces plateaux repas « jetables » et gaspillés… ARGG je m’emporte toute seule !

        1. Tu as raison, parfois c’est aussi la tempête dans ma tête ! Ah, les plateaux repas… Rien que pour ça je suis contente d’avoir quitté mon job dans le privé. Tous les midis, tous mes collègues jetaient un sac en plastique, une barquette en plastique et son couvercle, des couverts en plastique, une bouteille en plastique, une serviette en papier, plusieurs gobelets en plastique de la fontaine à eau (bah oui, pourquoi le réutiliser ?). Deux sacs poubelles de 200 L étaient remplis tous les jours… Au moins, à la cantine de ma fac, rien de tout ça, ça repose l’esprit ;-)

  8. Merci, chère Hélène, pour ton article si généreux.
    Je suis émue de figurer sur ce blog que j’aime tant consulter. Émue aussi en lisant les beaux commentaires de tes lecteurs, qui montrent tous un bel intérêt pour la question nourricière.

    1. Je t’en prie, Louison ! Tout le plaisir est pour moi !

  9. J’ai rencontré des agronomes qui partagent la même vision. Ils sont les premiers à défendre une terre au-delà de la simple nourriture. Les produits phyto notamment même règlementés sont très peu observés en pratique. Ce qui est à faire dépasse le message. Merci pour cette lecture qui remet les idées en place.

    1. Rien de plus émouvant que les paysans qui aiment leur terre. On devrait envoyer tous les enfants en stage chez des agriculteurs, pour qu’ils comprennent « d’où ça vient » (et que ça n’est pas facile).

  10. Qu’il donne envie de lire ce bel ouvrage de ton amie Louise. Je vais l’offrir à mon mari qui est passionné par l’agriculture. Ses parents étaient paysans et il connaît bien ce domaine. Il regrette d’ailleurs de ne pas être plus jeune pour s’installer en ferme biologique. A défaut nous y avons un petit potager.
    Merci pour cette découverte et longue amitié avec ton amie. Bises. Agnès

    1. C’est déjà immense, un potager ! La photo de potimarron de l’article est de moi, c’est l’un des premiers que l’on ait fait pousser avec mon amoureux ! Il n’y a rien de plus gratifiant ! :-) Bises !

  11. Oh qu’il a l’air bien écrit le livre de ton amie Louise, merci pour la découverte !
    Je fais ma thèse dans une faculté d’agronomie – dans le laboratoire d’écologie ;-) – et doucement les mentalités évoluent! Les professeurs de mon unité s’investissent également dans la formation des architectes du paysage, ce qui demande énormément d’investissement car il y a beaucoup à changer dans les mentalités.
    Encore merci pour cette jolie découverte, passe un beau week-end Hélène =)

    1. Bonjour Emilie, oui, c’est très beau. Je suis heureuse de voir qu’il y a du progrès chez certains agronomes ! Bonne soirée !

  12. Ce que ce livre a l’air bien… Et ce que ces mots sont beaux !
    Depuis la rentrée, je me suis posée beaucoup de questions du genre ‘qu’est ce que je fais là’. J’ai l’impression qu’en sortant d’agro, le seul avenir qu’on peut avoir c’est travailler dans les banques, faire des stats ou de la recherche pour ‘rendre les yaourts plus crémeux’ – chez D*none et Y*plait, bien sûr (j’exagère à peine). Du coup, ton article et ce livre pleins d’espoir me remettent un peu de confiance pour l’avenir de l’agriculture ! Le seul bémol qui me retient encore un peu : la réaction des élèves de ma mère (qui est prof d’agro) lorsqu’elle leur parle de non labour, d’AB et tout le reste.
    Enfin, voilà, je suis désolée pour le roman, et je vais m’empresser de me procurer ce livre dès que je pourrai ! Merci Hélène pour la belle découverte :)

    1. Oh Gaëlle, c’est un vrai problème. Les écoles d’agronomie ont honte de l’être et tentent de masquer cette honteuse spécialisation en proposant aux étudiants des cours de gestion, de finance, d’économie… Quel dommage ! Et les cours d’agronomie en eux-même m’avaient déçus, trop centrés sur l’agriculture conventionnelle. Tu oublies un débouché possible : faire de l’amélioration génétique ! Ca a beaucoup marché dans ma promo ;-) Moi, c’est par déception que j’ai fini par faire des maths, je ne me reconnaissais pas dans ces enseignements. Pourtant, en étant motivée, en connaissant les bons réseaux, je crois que l’on peut vraiment faire ce que l’on aime. Mais les métiers dans le bio, par exemple, n’attirent pas les foules parce que pas très bien payés ! Cercle vicieux. Peut-être le mieux, c’est de créer sa petite entreprise engagée ! Ca ne te dirait pas, ça ?
      Bises

      1. Peut-être suis-je une éternelle optimiste, mais il y a également de l’espoir dans les écoles d’agro! J’ai eu la chance de faire un master en agro-écologie à l’étranger, mon mémoire portait sur le non-labour (en France), et enfin la spécialisation en productions végétales de mon école s’est résolument tournée vers l’agro-écologie depuis plusieurs années déjà!
        ALors certes, on côtoie des personnes qui ne s’intéressent qu’à l’agroalimentaire ou les marchés mondiaux du blé, mais les choses bougent un peu, j’ose l’espérer!

        1. C’est rassurant ! J’ai commencé mes études il y a dix ans… les choses ont dû bouger depuis !

  13. Merci Hélène, après nous avoir mis l’eau à la bouche en nous apprenant les façons d’embellir nos assiettes de nous faire découvrir plus profondément la philosophie et la poésie agronomique qui existe derrière ces beaux légumes…
    Oui, vous êtes deux belles personnes. vous avez un style et du style… « Le désir est le levain des cœurs « … « La biodiversité de l’imagination »
    Oui, nous allons lire ce livre comme nous lisons ce blog.

    1. Bonne lecture, Pauline ! La « poésie agronomique », c’est bien dit :-)

  14. Très bel article. Et ça nous permet aussi de savoir un peu plus « d’où tu viens », Hélène.
    Je t’embrasse.

  15. Fantastique texte, très bien écrit, avec de magnifiques phrases bien choisies, cela donne envie! Louise a en effet l’air d’être une très très belle personne, tant physiquement que dans sa philosophie et ses choix. Merci Hélène pour ce partage: un rayon de soleil supplémentaire dans ma journée!

    1. Merci, Taïa ! Difficile de « choisir » tant le livre est un régal pour l’esprit ! Louise est une amie précieuse, comme toi !

  16. Paysan est le plus beau métier du monde, le plus important, qui devrait être autant considéré que celui de médecin : il nourrit le monde, les corps, la vie.
    A ce titre, J’aime beaucoup le terme canadien de « fermier de famille » comme on dirait médecin de famille pour parler des amap là-bas.

    Merci d’avoir parlé de ce livre qui complétera ma série de lectures sur ce thème après les ouvrages de Pierre Rabhi ou Marie-Monique Robin.

    1. Oui Peggy ! D’ailleurs, le premier médicament, c’est l’aliment. Mais le vrai, le produit de la terre, pas celui de l’usine… Bonne lecture !

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