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Lâcher prise + un Strudel aux pommes, figues, sarrasin et fenouil

strudel pommes fenouil figues sans gluten végétalien

Bonjour les amis ! Vous m’avez manqué, savez-vous ? Me revoilà, totalement requinquée ! Dix jours de sport intense, de soleil ininterrompu et de franche rigolade ainsi que de très longues nuits – on ne pense pas assez souvent à dormir – m’ont rendu l’énergie et l’entrain qui me faisaient défaut ces derniers temps.

Sans transition, entrons dans le vif du sujet. Dix jours pour lâcher prise.

Dix jours pour apprendre à ne pas me fâcher lorsque mon homme, dans la seule et unique supérette des environs, jette son dévolu sur de sataniques crèmes dessert façon « chocolat liégeois » ou des courgettes espagnoles grosses comme mon bras.

Mais, mon chéri, comment peux-tu avaler des fruits qui ont poussé sous serre, inondés de pesticides ? Ce n’est même pas encore la saison ! Et les yaourts industriels, c’est du lait de vache de batterie, mon amour, tu vas te rendre malade avec tous ces antibiotiques et ces hormones. C’est l’acidose assurée…

Dix jours pour apprendre à ne pas paniquer devant les menus des restaurants de montagne, pas vraiment portés sur les légumes mais plutôt loquaces dès qu’il s’agit de causer cochonnaille et reblochon fermier…

Mon cœur, entre la raclette, la fondue savoyarde et le reblochon rôti au lard, tu as décidé de me faire fuir ? Bon, alors la salade montagnarde, mais sans le comté, sans les toasts, sans les lardons, sans l’œuf et sans la tomate, c’est pas de saison. Et sans sauce. J’t’avais dit que je ne trouverais rien ici !

Non, bien sûr, cette année, cela ne s’est pas trop souvent passé ainsi.

Autrefois, dans de telles circonstances, j’aurais paniqué. Prévoyante, j’aurais apporté des provisions pour la semaine, quitte à me briser le dos en traînant comme un âne mes bagages de train en bus puis de bus en navette. Au restaurant, j’aurais cherché querelle aux serveurs afin d’éradiquer de mon assiette la moindre parcelle de viande ou de fromage, quitte à fusiller l’ambiance d’un dîner en amoureux après une randonnée en raquettes, et à rentrer me coucher l’estomac vide.

Cette année, j’ai lâché prise.

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Ces pommes de l’agriculture conventionnelles ne m’ont pas rendue malade, et je n’avais pas le choix. Les carottes marocaines étaient infâmes, cependant, au fond,  j’étais contente d’avoir un légume dans mon assiette. J’ai avalé quelques tranches de jambon de pays dans les auberges du coin, un « vrai » chocolat chaud au pied des pistes… et j’ai essayé, de toutes mes forces, de ne pas culpabiliser.

Grâce à cela, tout est devenu plus facile. Arrêter de me faire du souci pour ce que j’allais avaler m’a libéré l’esprit. J’ai simplement profité du moment, de l’atmosphère, de la beauté des paysages et de la montée d’adrénaline qui m’envahit sur les pistes.

Mon mode de vie, fondé sur le bio et essentiellement végétal, est l’une de mes plus grandes fiertés. Mais ce mode de vie a des contraintes et n’est pas forcément transposable où que l’on soit. A la montagne, dénicher un repas bio et végétal relève tout simplement de la prouesse technique. Dans ces moments-là, au lieu de paniquer ou de me priver d’un moment festif, j’ai décidé de lâcher prise. Au fond, ce qui compte n’est pas toujours le contenu de notre assiette, mais ceux qui sont assis à notre table.

Il ne s’agit pas de toujours céder, non, il faut être ferme et vivre chaque jour selon ses convictions autant que faire se peut. Mais, à moins de ne côtoyer que des individus partageant nos convictions et notre engagement ou de rester en sécurité chez soi, il faut savoir être occasionnellement flexible… tout en veillant à ce que ceux pour qui l’on fait des concession en fassent à leur tour le moment venu !

Enfin, c’est mon avis…

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* * *

Cette recette d’Apfel Strudel largement revisitée et végétalisée est un hommage aux origines germaniques de l’homme que j’aime au point d’avaler parfois du… jambon ! La recette est inspirée de celle de Mark Grossman dans Un goûter à New-York… avec quelques altérations majeures :

  • Des feuilles de riz à la place de la pâte filo,
  • De l’huile d’olive ou un mélange d’huile d’olive et de purée d’amandes à la place du beurre,
  • Un mélange de flocons de sarrasin et d’amandes entières à la place de la chapelure,
  • Et plein de petites nouveautés : des figues séchées, des graines de fenouil et sarrasin !
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Strudel aux pommes, figues, sarrasin et fenouil

Pour 2 petits strudels (env. 6 personnes)

La garniture

  • 1 petit citron
  • 1/2 cuillère à soupe de fécule de maïs
  • 4 petites pommes
  • 6 belles figues séchées
  • 6 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 belles pincées de graines de fenouil
  • 2 cuillères à soupe de sucre de canne complet type rapadura
  • 2 cuillères à soupe de graines de sarrasin
  • 1/2 cuillère à café de vanille en poudre

Prélever le zeste du citron, le réserver. Le presser. Mélanger le jus du citron et la fécule de maïs et réserver. Laver les pommes, les couper en dés. Hacher les figues séchées.

Dans une poêle, chauffer l’huile d’olive sans la faire brûler. Lorsqu’elle commence à être chaude, ajouter les graines de fenouil, remuer quelques secondes. Ajouter les dés de pomme et laisser caraméliser 3 minutes en remuant régulièrement, sur feu moyen (l’huile ne doit pas crépiter). Ajouter alors le sucre, les figues séchées, le zeste de citron, le sarrasin et la vanille. Laisser fondre doucement, environ 5 minutes, sur feu doux.

Ajouter alors le mélange citron-fécule et, sur feu vif, faire réduire le jus. Lorsque la préparation commence à caraméliser, écarter du feu, diviser en deux parts égales, qui serviront chacune au montage d’un strudel, et réserver.

La pâte

  • 6 feuilles de riz
  • 20 g de flocons de sarrasin
  • 20 g d’amandes entières
  • 2 cuillères à soupe de sucre de canne complet type rapadura
  • 1/2 cuillère à café de graines de fenouil
  • 1/2 cuillère à café de vanille en poudre
  • 1 belle cuillère à soupe de purée d’amandes complète
  • 6 cuillères à soupe d’huile d’olive

Préchauffer le four à 180°C.

Placer les feuilles de riz dans un grand saladier d’eau tiède. Pendant que les feuilles ramollissent, moudre finement les flocons de sarrasin et les amandes. Ajouter le sucre, les graines de fenouil et la vanille : voilà la « chapelure ». La diviser en deux parts égales.

Dans un petit bol, mélanger à la fourchette la purée d’amandes et l’huile d’olive. Diviser le mélange en deux parts égales, qui serviront chacune au montage d’un strudel.

La prochaine étape est répétée deux fois, une pour chaque strudel.

 – Sur une feuille de papier à cuisson, placer une première feuille de riz, la tamponner avec un chiffon pour ôter l’excédent d’eau. Badigeonner la feuille avec un petit tiers de l’une des portions du mélange olive-amande. Saupoudrer d’un petit tiers de l’une des portions de « chapelure ».

 – Egoutter et essuyer une deuxième feuille de riz, la placer sur la première. Badigeonner avec un deuxième tiers de la portion de mélange olive-amande, saupoudrer avec un deuxième tiers de la portion de « chapelure ».

 – Egoutter et essuyer une troisième feuille de riz, la placer sur la première. Badigeonner avec le dernier tiers de la portion de mélange olive-amande, saupoudrer avec le dernier tiers de la portion de « chapelure ». Veiller à garder un fond de mélange olive-amande et de chapelure.

 – Répartir l’une des portions du mélange aux pommes au milieu de la « pile » de feuilles de riz. Refermer les côtés et les extrémités des feuilles de riz sur le mélange aux pommes, comme pour faire une crêpe fourrée. Badigeonner le strudel du fond de mélange olive-amande restant, parsemer du fond de « chapelure » restant. Réserver.

Répéter le montage avec les trois feuilles de riz restantes, la seconde moitié du mélange olive-amande, la seconde moitié de la « chapelure » et la seconde portion de préparation aux pommes.

109 réflexions sur le billet “Lâcher prise + un Strudel aux pommes, figues, sarrasin et fenouil

  1. naturelise

    J’ aime beaucoup cette idée d’ apprendre à lâcher prise, je me reconnaît tellement dans ces situations ou l’on n’a pas le contrôle de notre choix alimentaire enfin si le choix entre la fondue, la tartiflette, la truite à la crème (ils devraient appeler ça crème à la truite!) ect…et où je repars avec la panière de pain dans le ventre ( blanc en plus!)
    Alors si j’accepte sans difficultés de ne pas manger bio dans ces cas la j’ai plus de mal à m’adapter à une cuisine souvent trop grasse et qui ne me correspond pas!

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    1. Hélène

      Ah, oui, la crème à la truite… Beurk ! Moi non plus, je ne peux pas avaler les plats gras traditionnels, je me contente d’une salade et tant pis s’il y a du jambon dedans. Et après cette petite concession, personne ne me regarde de travers si je ne prends pas de dessert et là, j’évite le pire…

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  2. Laurence

    Trop chouette recette ! J’ai envie d’essayer ! J’ai pas mal de recettes de toi qui s’amoncellent et la to do list ne risque pas de s’amoindrir avec toutes t bonnes idées ^^ T’as bien eu raison d’en profiter de ces vacances ! À charge de revanche pour ton amoureux :-)

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  3. Republic of Wool

    Article très intéressant sur le lâcher-prise.
    Personnellement, je suis végétarienne (et à 80%végétalienne) quand je cuisine à la maison, mais je n’impose rien quand je me rends chez des gens ou quand je dîne avec des amis dehors.

    Je l’ai fait par le passé, et la culpabilité que je pouvais ressentir ne serait-ce qu’en obligeant belle-maman à changer ses menus ne me convenait pas du tout !

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    1. Hélène

      Oui, pareil, ça me gêne terriblement de devoir refuser les petits plats que la maman de mon homme concocte pendant des heures. Mais en même temps, il faut bien faire comprendre aux autres que tu fais un effort, sinon ça deviendrait « normal » pour eux. Et puis, si on a fait un effort pour le plat, on peut refuser le dessert la conscience tranquille.

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  4. Rose Citron

    C’est très intéressant tout ce que tu nous dis là!
    pour ma part, ça n’est pas uniforme, il y a des choses sur lesquelles je cède sans problème (le non-bio, le pas sain, le gras, etc…), par contre, je ne pourrais pas manger de la viande. je pense que c’est parce que je suis végétarienne à la base pour les animaux, et pas pour la santé (qui n’est qu’un plus pour moi). Et puis, je crois que je suis attachée à cette « étiquette » de végétarienne, ça fait partie de qui je suis, et je ne serais plus moi même en mangeant de la viande de temps en temps, je trouve que mon message n’aurait plus de sens (et techniquement, je ne suis pas sure de ne pas vomir si je mange de la bidoche!^^)
    Ce que tu dis sur la culpabilité est très interessant, car j’expérimente la même chose en ne « réussissant pas » à être végétalienne à l’extérieur de chez moi. Alors que mes arguments sont pourtant les mêmes que pour être végétarienne… Bref, j’ai moi aussi mes contradictions ;)
    (pfiou, en me relisant, je suis pas sure d’être claire, peut-être qu’un petit strudel m’aiderait à y voir plus clair…)

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    1. Hélène

      Hihi, Azilis tu tombes en plein dans tous les sujets que j’aurais voulu aborder !!! Youpi ;-)

      1. Les animaux : oui, moi c’est pareil, si je ne mange pas de viande au quotidien, c’est pour les animaux d’abord, mais en consommer très ponctuellement ne me semble pas signifier que je trouve normal de tuer les animaux pour leur chair. Dans mon environnement habituel, je m’en passe, mais ailleurs, il est parfois impossible d’avoir une source de protéines végétales et, dans ces cas-là, je préfère choisir la chair ou les oeufs – et là, oui, ma santé passe avant les animaux. J’estime que ma consommation de chair, très rare, est en accord avec mon éthique non-violente (ou plutôt « la-moins-violente-possible »).

      2. La différence entre toi et moi, puisque toi, tu ne mangerais jamais de viande, c’est que tu revendiques une étiquette et que tu souhaites incarner un exemple total – d’où la notion de « message » que tu introduis dans ton commentaire. C’est très beau. Moi, je ne revendique plus d’étiquette, cela me semble entraver ma liberté. Il me semble que le message véhiculé par mon mode de vie est suffisamment clair pour ne pas avoir à être parfait :-) et je me sens assez moi-même en disant à mon homme « cette fois, ok pour le resto omni, mais la prochaine fois on se fait un resto végé ».

      Mais oui, c’est sûr qu’avec un Strudel on y verrait plus clair.

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      1. Anej

        Eh bien moi comme Rose, la seule « exigence » que j’ai partout tout le temps c’est pas de viande. Tu vois, la salade, je l’aurais peut-être prise, mais j’aurais enlevé les lardons, parce que c’est vraiment un dégoût que j’ai de la viande, ce n’est pas (plus) un choix. Je pense que c’est surtout que ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas mangé de viande (une dizaine d’années), donc les rares fois où j’y regoûte pour voir ça me dégoûte vraiment. Au moment où je mets le morceau dans ma bouche je sais direct que c’est de la chair, c’est instantané, je ne peux plus faire sans. Ce n’est donc pas seulement parce que je pense aux animaux, puisque les produits laitiers je m’autorise à en manger à l’extérieur, c’est vraiment à cause de ce dégoût physique que j’éprouve je pense parce que ça fait maintenant des années que je suis végé.

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  5. Taia

    Ah ma chère Hélène, je te félicite pour cet article. C’est absolument et fondamentalement et de plus en plus ma vision des choses. Je me reconnais totalement, surtout dans la phrase:  » et j’ai essayé, de toutes mes forces, de ne pas culpabiliser »… Pas facile, hein, quand on est habitué à faire attention à l’impact de ses actions? En tout cas je te félicite non seulement d’avoir lâché prise, mais de partager cette réflexion avec nous autres lecteurs. Je suis bien placée pour savoir à quel point le discours des blogs peut avoir une forte influence, et je trouve que ce message est vraiment positif: des choix de vie, des convictions mais aussi de la tolérance, envers soi même et les autres. C’est tellement plus simple une fois que l’on passe ce cap! Par ailleurs je goûterais bien un peu de ton joli dessert :-)

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  6. Gaëlle

    Ton strudel à l’air délicieux! Avec le fenouil en plus, miam! J’aime trop les feuilles de riz au four, c’est croustillant et ça s’effrite un peu, je trouve ça parfait. Roh, je vais le faire demain je sens (en plus de tes tartines le matin, héhé, quelle belle journée en perspective!! ;) )
    En tout cas, je me reconnais tellement dans ta description. J’essaye de ne pas trop me prendre la tête, mais je n’arrive tout simplement pas à manger de la viande ou du poisson, et de produits laitiers … Mais les rares fois où je ne mange pas chez moi, j’arrive toujours à me débrouiller (sans rien demander à personne, par contre, je n’oserais même pas ;) ). Et puis le plus dur, c’est bien de ne pas culpabiliser…

    Répondre
    1. Hélène

      Oui, c’est ça, ça s’effrite, c’est trop bon !

      Tu as de la chance si tu peux toujours prendre tes repas chez toi ! Moi, pas facile. Je vais souvent chez mes beaux-parents, pour un dîner ou en vacances, mon homme est dingue de viande comme pas mal de mes amis… les situations complexes étaient trop fréquentes pour que je relâche pas la pression. Alors, je fais des concessions, tout en imposant des limites à ne jamais franchir : pour moi, c’est jamais de produits laitiers, jamais de dessert « tradi ». Et puis, je veille à ce que les concessions ne soient pas à sens unique.

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      1. Gaëlle

        J’ai de la chance… Pour le moment! J’aimerais faire une prépa l’année prochaine (avec internat) et ça risque d’être compliqué à ce niveau là… Ouh, c’est vrai que tu manges beaucoup à l’extérieur. Pas facile! Et puis, tu as raison, on ne doit pas être les seuls à faire des efforts! ;)

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        1. Hélène

          Ah, ah, je ne te raconterai pas la cantine de ma prépa alors ;-) on en reparlera plus tard !!! Sinon, tu risques de préférer aller à la fac d’à côté !

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  7. Juju

    Je découvre ton site…et je rentre du ski! C’est chouette de réaliser que c’est pareil pour d’autres et qu’on est pas la seule barjo à baliser avant de rentrer dans un resto de haute montagne!!!
    Tu m’as fait bcp rire et j’en ai profité pour te lire à mon mari qui me fait penser au tien!
    Je vais tester ta recette qui a l’air délicieuse!

    Répondre
  8. Rose

    Quel courage de nous avouer tout ça Hélène, j’espère que tu ne seras pas noyée sous les critiques négatives. Moi, je trouve que c’est une belle leçon que tu nous donnes. Je ne serai toujours pas prête à manger de la viande mais 1 mois loin de chez moi et de ma cuisine m’a foncé à être moins intransigeante sur le contenu de mon assiette et surtout la façon dont ça a été préparé. Je reviens donc l’esprit un peu plus léger à ce sujet mais je sens que tout ça va revenir vite au galop. C’est fou comme essayer de prendre soin de sa santé et celle des autres peut nous compliquer la vie … c’est quand même pas juste ?

    Très très belle recette, j’aime beaucoup l’idée des feuilles de riz. Il faut vraiment que j’achète des figues pour tester (le figue séchée et les recettes qui vont avec).

    Gros bisous Hélène, et continue à nous insuffler cette belle positivité ! :)
    (Oserais-je dire que tu me manques, allez, oui !!)

    Répondre
    1. Hélène

      Heu, non, Rose, ce n’est pas du courage et ce n’est pas un aveu ni une confession – et surtout pas une leçon ! Je suis plutôt à l’aise avec ça. Si j’avais peur de me faire juger ou critiquer, je ne dirais rien :-) C’est ma vie, ma façon de faire, je la partage parce que je pense que cela peut en aider certains, mais je ne prétends pas donner l’exemple non plus. Ce n’est pas un plaidoyer pro-viande, ce n’est pas une critique du végétarisme, c’est ma gestion des choses lorsque cela devient tellement compliqué que cela gâche tout. Je ne vois vraiment pas qui pourrait critiquer !

      Répondre
      1. Rose

        Je ne sais pas, je m’étais dit que peut être des personnes pourraient être intolérantes à ce sujet, je vois souvent des remarques désobligeantes qui peuvent trainer sur le net, dès qu’on fait un écart au végétarisme (j’ai même eu le droit à une remarque une fois, à propos d’un bbq, sur la fumé de la viande d’à côté de ma brochette de courgettes qui aller la « polluer ») … où alors, c’est ma façon de penser qu’il y a toujours des gens qui vont être là à critiquer. Mince alors, je me sens ridicule maintenant d’avoir pu penser ça. Et je n’avais surtout pas envie de te blesser, j’espère que tu ne l’as pas pris ainsi et loin de moi l’idée d’imaginer que c’était une critique du végétarisme ou du pro-viande, non non non, pas du tout, ça ne m’a même pas effleuré l’esprit. J’ai bien compris que tu voulais nous partager ta vision des choses, que je trouve vraiment juste. J’ai du mal m’expliquer, quelle nulle :( Toutes mes excuses Hélène,

        Répondre
        1. Hélène

          Hum, oui, je vois de quoi tu parles, mais je n’ai rien à voir avec ces gens-là. Je ne milite pas, je ne revendique rien, j’essaie d’être écolo dans mon coin et d’aider les autres comme je le peux, c’est tout. Les gens dont tu parles m’agacent et je les évite.

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  9. Cél

    Tes propos remuent beaucoup d’émotions en moi Hélène! Je t’admire, parce que, pour ma part, je n’en suis pas encore là sur mon petit chemin de réconciliation. J’aimerais en être à ton stade de lâcher-prise, je le regarde avec tristesse comme un point de mire, loin, là bas, et je m’y dirige à mon rythme. Pas après pas. Mais je suis tellement rassurée, de voir que c’est possible, que tu le fais bien, que d’autres le font bien.
    Ton strudel a l’air divin. Je ne vois pas d’autre mot. J’ai hâte de le faire, et, à chaque bouchée, je me féliciterai en me disant que j’ai déjà fait une partie de la route. Que le reste, la suite, cela viendra à son rythme, et que j’y arriverai. Merci pour tes beaux articles, qui rendent gourmand, qui rendent confiant.

    Répondre
    1. Hélène

      Mais en même temps, chacun est différent. Je comprends (et admire presque) ceux qui ne feront jamais de concession… Moi, je le fais par amour et par amitié, pour des personnes conscientes de l’effort que cela me demande. Par exemple, jamais dans le cadre du travail je n’accepterais de manger de la viande ou un plat gras et sucré ! Et puis, il faut savoir que ces concessions, si on les souligne, sont souvent récompensées par de petites attention de la part de ceux avec qui l’on a été flexible. Chacun progresse !

      Merci pour le gâteau, il est en effet démoniaque tellement il est bon. La preuve, je me suis réveillée ce matin rien que pour en avaler la dernière bouchée !

      Répondre
  10. Virginie

    Bonjour Hélène,

    Tu as bien eu raison de profiter pleinement de tes vacances ! Il y a assez de choses qui peuvent nous gâcher la vie sans que l’on s’en rajoute soi me^me. Vacances, sport, amis et non prise de te^te c’est le bon cocktail ! ;)
    C’est super ce lâcher prise.
    J’ai lu un jour au sujet de l’alimentation que quelque chose qui a lieu deux ou trois fois par jour et dont le but est d’alimenter la vie mérite que l’on fasse attention. Mais tu as bien eu raison de ne pas te prendre la tête. Partager un moment très sympa avec ses amis est aussi important.
    Je suis bien d’accord avec toi en ce qui concerne les « étiquettes » , Il faut vivre selon sa philosophie sans s’enfermer, sans s’imposer des devoirs et un tas de contraintes. Le plaisir aussi compte beaucoup.
    Pour les animaux, je les aime, les respecte et je ne veux pas leur faire de mal. Mais je mange de la viande de temps en temps. Je ne culpabilise pas pour autant car sinon il faut aller au bout de l’idée et il faudrait aussi que je refuse les chaussures en cuir ect.
    J’ai une certaine philosophie mais je ne suis pas extrémiste et je ne me prends pas la tête avec des écarts. Il faut se dire qu’il y a des choses plus grave dans la vie que de faire des écarts en mangeant du jambon.
    Je limite également le gluten et les produits laitiers pour des raisons de santé mais lorsque je suis invitée je fais des écarts Je ne veux pas non plus gâcher le plaisir des personnes qui ont cuisiné, un moment au resto. En plus je n’aime pas me faire remarquer alors je passe outre.Puisque ce n’est pas une allergie, je peux me le permettre tout en restant raisonnable.
    En ce moment j’ai un traitement qui m’oblige à supprimer le sel et au maximum les sucres rapides et là par contre la contrainte est plus forte.
    Je fais cependant tester ce weekend cette nouvelle recette en allégeant au niveau sucre car ça semble délicieux.
    D’ailleurs à propos du sucre est ce que tu sais quel est le mieux?
    Entre le pour et le contre que j’ai trouvé au niveau du sirop d’agave, du miel ect je suis un peu perdue..
    Il semblerait que le mieux serait le sirop de bouleau ( je n’en ai pas trouvé dans ma boutique bio) mais je n’ai pas encore testé et le prix semble très élevé..
    Bonne journée :)

    Répondre
    1. Hélène

      Oui, Virginie, c’est du bon sens, tout ce que tu dis. L’idée, pour moi, c’est d’essayer toujours de faire le maximum – mais pas l’impossible. L’impossible n’est pas le même pour tous.

      Pour le sucre, je me suis longuement questionnée. Pour le côté nutriments, je préfère le miel (bio, non chauffé, tout ça) et la mélasse. Pour le côté santé, je crois que le meilleur sucre, c’est pas de sucre ou simplement celui contenu dans les fruits frais. Je fuis le sirop d’agave, très raffiné et trop riche en fructose. En définitive, le plus simple, c’est du sucre de canne, utilisé avec beaucoup de parcimonie et choisi complet. C’est également le plus économique. Pourquoi se prendre le chou avec le choix DU produit sucrant idéal, alors qu’au fond, ils sont tous trop sucrés…

      Répondre
      1. Virginie

        Tout d’abord bravo pour ta réponse à petite souris. Lorsque j’ai lu son commentaire je n’ai pas aimé et je me suis dis que ça pouvait te cacher la journée.
        Merci pour ta réponse sur le sucre. J’étais justement dans les rayons à faire quelques comparaisons d’étiquettes ( et en me disant que le sirop d’agave dont on parle partout était finalement qu’une arnaque vendue plus cher que le sucre classique)et à me dire que le bon vieux sucre de canne avec parcimonie ferait sans doute aussi bien l’affaire. Je rentre et je vois ta réponse.. C’est donc ce que je vais faire et je vais suivre tes conseils en utilisant également du miel ou de la mélasse dans certaines recettes ( comme pour ta recette de pain absolument délicieux qui m’a fait découvrir ton blog)

        Répondre
  11. Petite Souris

    Lectrice de l’ombre de longue date, je me décide aujourd’hui à laisser un commentaire car ton article m’a interpelée. J’espère ne pas te blesser dans ce que je vais dire, mais, contrairement à d’autres commentateurs qui t’en félicitent, je dois dire que ton billet ne m’a pas touchée aussi positivement. En fait, il m’a mis un peu mal à l’aise en même temps qu’il m’a fait de la peine…

    J’aime beaucoup ton blog, tes recettes délicieuses et tes articles très informés, et je me souviens de ton article sur l’anorexie qui m’avait beaucoup marquée, d’autant que je vois tous les jours beaucoup de jeunes patientes qui sont atteintes de troubles alimentaires (je suis infirmière). En fait, si j’ai eu de la peine ici, c’est parce que je pensais plutôt que tu mangeais végétal par conviction et que tu étais davantage sortie du contrôle.

    Je comprends que tu ne veuilles pas manger de la viande, je suis moi-même végétarienne (par éthique). Pour moi, manger non-bio en voyage, peu importe, mais manger de la viande, c’est autre chose qui n’a rien à voir avec ma santé. Je mange bio, mais les carottes marocaines, les courgettes espagnoles, les pommes non-bio… tout ceci sont des aliments « normaux », pas des démons. Alors, certes, tu diras que tu en as mangé, justement… Mais ça n’a pas été facile, et, si tu avais eu l’esprit si « libéré », tu n’y aurais même pas pensé et encore moins écris un article pour t’en féliciter, pour qu’on te dise « Bravo » et qu’on ôte un peu de tes épaules le fardeaux de ta culpabilité. Je vois tous les jours ces jeunes filles qui me disent : « J’ai mangé du pain aujourd’hui ! » et j’ai envie de leur dire : « Mais c’est tellement normal ! » ou bien « Quand tu seras guérie, tu n’auras plus besoin de le clâmer ».

    Ce genre de revendications publiques de « sortie de zone de sécurité » ne sont donc pas synonymes de sortie de troubles… Et ce qui est triste, c’est que, la plupart du temps, ces jeunes filles n’en sont pas consicentes.

    Au final, je n’écris pas ceci pour te blâmer ou quoi que ce soit, au contraire, j’aimerais t’aider. J’aimerais que tu saches que ce lâcher prise sera effectif quand tu n’auras pas besoin de le brandir comme un signe de reconnaissance. Peut-être qu’il faudrait que tu t’éloignes un peu de l’univers culinaire et nutritionnel… que tu prennes de vraies vacances, loin de tout ça, et que tu oublies un peu, non pas tes convictions, mais tous ces mots qui font peur, les pesticides, les mauvais gras, les calories… Et que tu fasses des choses que tu aimes, au soleil, avec de bons livres et ton amoureux, que tu te trouves un endroit où tu n’aies plus besoin de zone de confort et où, petit à petit, les « aliments-démons » n’en soient plus. L’orthorexie est une maladie qu’il faut prendre au sérieux. Il faut se faire un peu violence, mais en sortir est un acte qui rend très heureux.

    Répondre
    1. Hélène

      En fait, Petite Souris, je n’ai pas écrit ce billet pour que l’on me félicite, ni pour que l’on me critique. Je décris ce que vit un grand nombre de filles, c’est tout. Je reçois chaque semaine des mails de jeunes filles de mon âge qui me disent (c’est un exemple récurrent) qu’elles n’osent pas commencer à vivre avec l’homme qu’elles aiment parce que ce pauvre garçon aime la viande et les croissants, parce qu’il achète ses pommes au Franprix du coin et se tape parfois une ventrée avec ses potes en mode frites / bière.

      Je sais que j’ai été cette fille, qui craignait de sortir de sa zone de confort parce qu’autour, tout n’est pas bio, tout n’est pas à base de pois chiches et de jus de citron. J’ai la chance d’avoir rencontré un homme qui m’aide beaucoup à relativiser tout cela. Ce que je décris, ce n’est pas pour me faire absoudre d’un péché par une communauté virtuelle (y a-t-il rien de plus absurde, vraiment ?) mais une réflexion amusée sur moi-même et sur les méandres de ma cervelle. Avec, comme conclusion, que tout cela ne compte pas tant que cela. Je ne tiens pas un blog pour recueillir l’avis des autres sur ma vie. Pour cela, j’ai mes amis et ma famille. Mon blog est là pour partager ce que je sais et pour se faire plaisir – et ce genre de commentaire me donne envie de tout arrêter.

      Je ne peux pas m’empêcher de savoir que les fruits et légumes que j’ai mangé n’étaient pas bio, rien qu’au goût, cela se sentait. Je ne peux pas faire semblant d’oublier tout ce que je sais sur la bouffe, mais j’explique que, justement, il n’y a pas que cela qui compte. C’est comme lorsqu’on prend l’avion pour voyager : tu penses que la prochaine fois que je prendrai l’avion, je viendrai dire sur ce blog « hé, ho, les gens, venez me juger, j’ai pris l’avion, j’ai pollué, mais je le vis bien parce que je suis libérée » ?

      Qu’est-ce qui te fait dire que je mange végétal, d’ailleurs ? Tu penses me connaître ? Qui, ici, vit avec moi au quotidien ? Mon blog est végétal car c’est ainsi que j’aime cuisiner, mais au quotidien, je ne réponds à aucune étiquette : souvent des oeufs, parfois du poisson, de la viande si je n’ai pas le choix. Ce n’est pas pour ma santé, au fond je pense que les protéines animales sont bonnes pour la santé lorsque consommées avec modération et j’ai même personnellement connu d’assez graves carences en protéines lorsque j’étais strictement végétalienne. Alors me dire que j’évite la viande pour ma santé, crois-moi, c’est à côté de la plaque. Je ne mange des produits animaux que parce que j’estime en avoir besoin, mais j’essaie de les limiter par éthique. Ce n’est toujours pas du contrôle, c’est du bon sens.

      Mes lecteurs lisent ce blog parce qu’ils aiment la vision de la cuisine végétale que je communique, et pas parce que je fais partie d’une communauté obtuse avec laquelle je n’ai aucune affinité. Je ne vois pas où est le contrôle ici, je mange ce qui me fait du bien, c’est tout. Ah, si, contrôle, orthorexie, ce sont les mots à la mode, ça fait chic de les appliquer à tout le monde.

      Et puis, de quelle culpabilité parles-tu, je ne comprends pas un mot de ce que tu écris à ce sujet ! Je ne me sens coupable de rien… Et là où je me fâche, c’est lorsque tu parles de calories. J’aimerais un peu que tu me voies, je ne suis pas rachitique, au contraire, je cuisine avec de l’huile, des noix, il suffit de voir mon blog, ça n’est pas un blog 0% de matières grasses. Enfin, voilà, désolée Petite Souris, mais ton commentaire me déplaît.

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      1. Laurence

        Surtout n’arrête rien ! J’aime ce que tu fais ici et partage avec nous. J’apprends tellement de toi Hélène et me fiche pas mal que tu manges des oeufs, du poisson ou de la viande.
        Je me fâche si jamais je ne vois pas un nouveau post de toi ici très vite …. !!!

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            1. Alix

              ait partie de mes blogs préférés !
              Comme toi, j’aime créer et partager de belles et bonnes choses, et je ne vois pas ce qu’il y a de mal à se faire du bien avec des produits sains lorsque l’on peut, sans que cela devienne une obsession !
              Je te comprends parfaitement, alors s’il te plaît, n’arrête pas ton superbe blog !

              Répondre
              1. Cél

                Ah ouais mais nooooon, n’arrête pas Hélène!!!Je comprends ta colère et ce ras-le-bol qui fait dire (combien de fois l’ai-je ressenti), « je ne publierai plus », mais toi, ce que tu fais est tellement bien, tellement riche! Ce que tu publies est toujours gourmand et intelligent à la fois, drôle, profond, toujours subtil, alors…laisse les grognons parler dans leur coin, et continue surtout! Nous on a besoin de toi :-) A très bientôt!

                Répondre
                    1. Rose

                      Décision ? Où ça qu’elle est écrite ? C’est quoi donc ? Mon dieu j’ai peur ! Et pars pas hein, je parle de toi dans mon prochain article !!

                    2. Rose

                      J’espère bien, je vais être méga triste si tu pars tu sais. Tu as tellement changé ma façon de voir l’alimentation. Tu lui as donné un angle que je n’aurais juste jamais imaginé.
                      Mille mercis Hélène,

                  1. Cél

                    Hélène, je te préviens, si tu pars, je n’aurai pas assez de 15 strudel pour me consoler!!
                    Blague à part, et quelle que soit ta décision, sache que je t’envoie toute mon amitié, et ma plus lumineuse gratitude. Je t’embrasse!

                    Répondre
              2. Hélène

                C’est gentil Alix ! Même si Petite Souris n’a rien compris, elle a raison sur un point : un blog entretient une obsession de la nourriture qui finit par être lassante… On verra, j’ai peut-être seulement besoin d’une pause !

                Répondre
                1. Laurence

                  Les petites pauses, ça je connais. Avec le gout que tu as des bonnes et belles choses, ce n’est pas un vilain commentaire qui va te faire déserter la scène, non mais ! On a pris nos habitudes avec toi et perso, j’aime que tu vives sans complexe, ton ton est rafraichissant ( normal je suis plus vieille, je sais ) et gai et jamais tu ne te plains de quoi que ce soit et c’est juste agréable de lire un blog comme le tien qui ne se prend pas pour le centre du monde. A très vite ma Jolie **

                  Répondre
  12. Darya

    Moi je suis omnivore et j’ai beaucoup aimé ton message, parce que le sujet n’est pas tellement celui de l’alimentation que de vivre pleinement sa vie, dans le respect de l’autre mais aussi de soi, et de rechercher un équilibre dans tout ce qu’on fait. Moi je mange de tout, mais si j’invite des amis dont je sais qu’ils sont végéta*iens, je leur sers un repas végé ; je ne suis pas frustrée, mon amoureux (qui est plus viandard que moi) aussi, et nos amis nous en savent gré. De l’autre côté, il y a des gens comme mon prof de yoga ; il est hindou et donc végétarien chez lui, mais mangera tout ce qu’on lui sert s’il est invité (sauf le boeuf, ça il ne peut pas, c’est trop sacré).
    Pour avoir voyagé au Moyen-Orient dans des conditions où je ne pouvais ni faire les courses, ni cuisiner pour moi-même, je sais qu’il est parfois vital de s’adapter à la culture dans laquelle on est, pour soi ET pour les autres. La cuisinière syrienne qui cuisinait pour notre équipe de 30 personnes se levait tous les jours à 4h30 et était couchée après tout le monde ; personne n’aurait osé lui demander un aménagement de régime, et on mangeait parce qu’on était affamés (et trois mois au riz blanc et salade de concombres-tomates… je n’aurais pas pu) ! Pourtant, souvent on en avait marre de manger la même chose tous les jours… riz au beurre clarifié, MOUTON (beurk) à toutes les sauces, poulet… mais aussi salades, soupes de lentilles, pain délicieux, semoule à la cannelle ; j’ai plein de bons souvenirs gustatifs malgré tout.
    Quand on était invités chez des gens, le fait de servir de la viande montrait qu’on nous faisait le meilleur accueil possible (et ça devait avoir un coût aussi) ; refuser aurait été la pire des insultes à nos hôtes. Dans ces moments-là, tout le monde oubliait ses préférences personnelles, on mangeait, un point c’est tout. Et tout le monde était content, on passait des soirées agréables à se faire péter le ventre (parce qu’on te sert 10 fois là-bas). Bon j’avoue, quand je rentrais en France, je mangeais des soupes pendant 2 mois, mais là-bas, je mangeais et j’aimais tout. Et je ne m’en porte pas plus mal, au contraire, j’ai fait des rencontres merveilleuses dont je chérirai le souvenir jusqu’à la fin de mes jours. Et je pense que c’est ça le plus important !
    Donc merci pour ce témoignage, je suis sûre qu’il encouragera des végéta*iens et peut-être aussi des omnivores à être simplement plus ouverts les uns envers les autres.

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  13. Sarah Grignotages

    Miam, ça a l’air vraiment délicieux…et j’ai apprécié ta façon de penser, cette notion de lâcher prise, pas toujours facile à mettre en oeuvre…mais la flexibilté est une force, c’est certain!!

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  14. Camomille-Lilas

    Voilà une réflexion que je gagnerais à me faire plus souvent !
    Le lâcher-prise est encore chez moi un inconnu que j’ai peine à côtoyer…
    Ce petit malaise entre nous s’est de plus aggravé lorsque j’ai découvert mes charmantes nouvelles compagnes du quotidien, que je nommerais ici sommairement : intolérances alimentaires :)
    Depuis lors, je suis tellement mal à l’aise lorsque je suis invitée quelque part… c’est réellement triste de voir qu’on fait tout autour de soi pour que sa santé n’en pâtisse pas… en ayant l’impression d’ennuyer le monde sans pouvoir leur « donner en retour » de leur sacrifice…
    Pourtant, depuis peu, je me suis dit que la meilleure façon de « rendre la pareille » à mes proches si précautionneux de mon bien-être, c’est de leur cuisiner quand ils me rendent visite, ce qu’ils veulent, ce qu’ils aiment, qu’importe ce dont il s’agit ! même si je n’en mange pas moi-même j’ai au moins en moi l’impression de pouvoir rendre au moins un peu de ce que l’on me donne avec tant de délicatesse <3

    Outre cela, je mange très peu de viande, pareil pour les oeufs et le poisson, c'est décidément pas ce qui me convient…
    Pourtant lorsque je rends visite à mes proches, je ne fais pas de chichi et j'en mange ! Le plus intéressant dans cela, c'est qu'en plus de ne pas être écoeurée par ce que je mange, je prends un réel plaisir de partager un repas "quasi normal" avec ceux qui me sont le plus cher au monde <3

    Lâcher-prise n'est pas bien le mot pour mon cas, concessions par culpabilité plutôt… (Ah… les conflits entre nos "Moi"…) mais aussi "manger par amour" ou plutôt "manger avec amour" je pense :)

    Dans tous les cas, je suis d'avis de faire comme notre coeur nous dicte, si le vôtre vous a amené au lâché-prise sans tracas, c'est qu'il est apaisé et parfaitement en harmonie avec le reste de votre être :) Bravo !

    Merci pour la recette également <3 elle semble réellement succulente !
    Cependant, ne pouvant pas manger de figues sèches du commerce (saupoudrées de farine de blé) et ne possédant pas de déshydrateur (ni de figue fraîche en cette saison !!!) je me demandais si par un heureux hasard, vous auriez à me proposer une alternative tout aussi alléchante ? :)

    Douce soirée à vous <3

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    1. Hélène

      Oui, mon coeur est apaisé. D’ailleurs, je n’en parlerais pas sinon :-) A la place des figues, utilisez n’importe quel fruit séché, à moins que le problème ne se présente aussi avec les pruneaux ? Sinon, eh bien, plus de pommes ! Bon dimanche à vous !

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  15. Emmanuelle

    Je ne me colle aucune étiquette , je ne suis ni végétarienne , ni végétalienne mais flexivore …
    il m´arrive quelquefois de manger du poisson , au restaurant ou quand je suis invitée et comme toi j´ai cessé de culpabiliser .
    Manger sainement est important pour moi mais je ne veux pas que ça me gâche la vie !!!
    Merci pour ce partage et ce lâcher prise !!

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    1. Hélène

      Je ne pense pas fondamentalement qu’un peu de chair de temps en temps soit malsain. La vérité ne se situe pas toujours du côté des extrêmes… Donc j’accepte de bon coeur ce « peu » qui me simplifie tant la vie et celle de mes proches.

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  16. Végébon

    Coucou Hélène,
    Je n’ai pas donné signe de vie depuis longtemps, j’en suis désolée, mais je pense toujours souvent à toi : Hugo a toujours ton joli grelot rouge (j’espère qu’il ne t’a pas trop manqué pour l’arbre de Noël) et je suis toujours tes articles. La recette d’aujourd’hui me tente particulièrement et je trouve que ton mélange amande-olive pour remplacer le beurre est très ingénieux :).
    Pour le sujet des concessions alimentaires, personnellement j’en ai fait pas mal au début de mon végéta*isme et on me la rendu au centuple :). Je continue à en faire avec ma belle famille (oeufs et produits laitiers) et eux se sont réellement mis à cuisiner quasiment végétalien, donc les compromis continuent à payer, dans les deux sens !
    Bises et bon week-end

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    1. Hélène

      Oui, je le constate aussi. Récemment une amie amatrice de saucisses m’a concocté une pizza végétale au potimarron. Pour cela, elle a même fait l’effort d’acheter des farines sans gluten et de la purée d’amandes… j’ai été touchée aux larmes ! Bises à vous 4 (le grelot fait partie de la famille, non ? ;-) )

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  17. Sweet Faery

    Chère Hélène. Je trouve que ton article est un joli témoignage drôle et décomplexé. En lisant les commentaires, je ne pouvais m’empêcher de guetter celui qui t’accablerait de reproches et, évidemment, ça n’a pas raté. Je pensais par contre que l’on t’accuserait de cruauté et non d’orthorexie. Dieu que ce mot dénué de sens me sort par les yeux. Je te propose que l’on planche activement pour trouver un qualificatif pour les gens qui ferment les yeux quant au contenu réel de leur assiette, qu’en dis-tu ? Et puis on mettra -xie en suffixe pour faire classe et bien médicaliser tout ça. Bref, cela se voit peut être, je suis moi aussi agacée et dépitée par la remarque de Petite Souris.
    En ce qui me concerne, je n’ai jamais atteint un point où je m’inquiète de ce que je mange en dehors de chez moi (sauf pour le gluten pour les raisons que tu connais). Je pense que c’est une bonne limite, en tout cas elle me convient. Et tu as infiniment raison, être en bonne compagnie c’est le plus important ! Je te fais de grosses bises (de Paris en l’occurrence ;-) ) certifiees non contaminées par les pesticides, parce que tu sais, on ne sait jamais…

    Répondre
    1. Hélène

      Bah tu vois, je tombe des nues. Je ne pensais pas du tout que ce genre de réflexions pouvait survenir sur mon blog que je cherche à préserver de l’extrémisme militant… Dommage. Bravo pour ta cool-attitude :-) j’y arriverai aussi…

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  18. Coraline

    Cela a l’air absolument délicieux!! Et m’aurais permis d’écouler ces feuilles de riz qui ne me plaisent pas beaucoup mais pourquoi je n’ai pas de four??

    Répondre
    1. Hélène

      Ah, je me le demande aussi… Je n’utilise pas très souvent le mien, mais lorsque j’en ai besoin, c’est bien pratique de l’avoir sous la main ;-)

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  19. Nath

    Trés bel article, et trés très belle recette que je vais essayer ce soir!! :-)
    Je suis entiérement d’accord avec ton discours, je suis moi-même passée par une phase végétalienne, et je réintroduis les œufs et le poisson depuis quelques mois. J’ai un rapport assez houleux par rapport à mon alimentation, mais heureusement, moi aussi j’ai la chance d’avoir un chéri et une famille très ouverte d’esprit, qui me comprennent, et qui soutiennent dans mes choix.
    Ce n’est pas évident de trouver sa place, d’être en accord à la fois avec son esprit et les besoins de son corps, et réussir à s’affirmer sans que les autres nous collent une étiquette. La même alimentation ne pourra pas coller à tout le monde.
    Puis parfois, pour moi, c’est un peu systéme D, à cause du boulot, ou des aléas de la vie, je ne peux pas anticiper tous mes repas, ou j’ai encore du mal à gérer les invitations chez les amis, et lors des vacances, ce n’est pas toujours facile non plus. Par exemple je suis partie 10 jours à New York, je ne peux pas dire que mon alimentation ait été exemplaire … Mais bon, comme tu le dis si bien, c’est important de savoir lacher prise, de savoir profiter du moment présent, et de savoir se décentrer du contenu de son assiette.
    .
    En tout cas, merci pour ton blog, tes recettes scientifiquement approuvées ( je baigne moi aussi dans la bio & la science), et surtout ton humour! J’ai hâte de lire tes prochains articles!

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    1. Hélène

      Merci, Nath, pour ce commentaire très vrai et sincère. Comme toi, je n’ai pas pu rester végétalienne, ma santé en a pâti, et j’ai réintroduit un peu de produits animaux. C’est dommage que les végéta*iens soient intolérants et c’est dommage que les omnivores ne puissent pas comprendre non plus que ce n’est pas parce que l’on mange un peu de produits animaux que l’on va (re)devenir des carnassiers. J’ai trouvé l’équilibre en mangeant un maximum végétal, je pense être toujours en accord avec mes principes. Et puis, non, dans la vraie vie, on ne peut pas toujours manger « comme à la maison » – ou alors on vit au sein d’une secte !

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  20. Lauriane

    Merci pour cet article où je retrouve grand nombre de mes interrogations quand je ne suis pas chez moi et que je ne peux pas me préparer moi-même à manger.
    Si cela ne me dérange pas de faire quelques écarts à mon alimentation principalement basée sur les légumes, fruits (j’en mange à tous les repas, autant que possible crus), céréales, légumineuses, c’est surtout l’idée de ne pas avoir accès à des fruits et légumes frais pendant plusieurs jours qui m’angoisse.
    Je ne comprends pas que la cuisine française mette si peu en avant les légumes (ou alors recouverts de crème/huile/fromage … on ne sait jamais, on pourrait sentir le goût !).
    J’ai quand même réussi à surpasser cette peur plusieurs fois pendant 1 semaine de vacances, mais à chaque fois il me tardait de pouvoir à nouveau manger comme d’habitude.
    J’ai trouvé très intéressant les témoignages de voyages à l’étranger dans les commentaires. Je pense que ça me poserait moins de problème dans ce contexte de ne pas pouvoir choisir ce que je mange car ce sera toujours plus sain que de manger dans des resto/boulangeries français, comme c’est souvent le cas quand on est en vacances. Et ça permet de s’immerger un peu plus dans la culture du pays.
    Alors lâcher prise pour mieux profiter du moment, oui, mais comme tu dis que cela ne devienne pas une habitude ! Je choisis ce que je mange plus pour des raisons de santé que d’éthique, j’estime que globalement quelques écarts ne font pas de mal mais des restos/sandwich tous les jours pendant 1 semaine c’est vraiment mon extrême limite !

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    1. Hélène

      Ah, tout à fait ! Pour une semaine, je deviens plus exigeante. Et oui, le manque de légumes, c’est vraiment choquant. La salade-carottes-tomates en plein hiver, c’est l’horreur et la patate vapeur en toute saison, c’est pas beaucoup mieux (sans parler des traditionnels haricots en boîte servis à peu près partout comme alternative aux frites… triste à pleurer !).

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      1. Lauriane

        Oui, pas facile de vivre dans une société où l’alimentation saine n’est pas le modèle dominant… obligée de subir les légumes surgelés et/ou conserve au self du boulot, cela m’embête d’autant plus de ne pas choisir ce que je mange en vacances !
        J’espère qu’un jour les modèles évolueront.

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        1. Hélène

          Ah, au boulot je ne peux plus ! C’est lunch-box maison depuis des années… Encore une fois, je me singularise, mais j’assume, c’est la clé de mon équilibre !

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  21. Jessica Eagle

    Ohhhh…Hélène, j’t’avoue que ton article sur le lâcher-prise me parle énormément. Tu ne pouvais pas mieux tomber avec de telle réflexions. J’me vois tellement dans ce que tu racontes et dans le fond, les fois où j’ai réussi à me calmer le pompon sur le fait que je ne pourrai pas respecter certains de mes principes assez « inflexibles », disons-le, j’ai étonnamment apprécié tout de même mon moment. On prend davantage conscience du bonheur qui nous entoure et on voit nos priorités soudainement sous un autre oeil. Et pour dire vrai, les petites fois où je me suis permise un petit lâcher prise…j’me suis sentie bien. Passez de merveilleux moments en bonnes compagnie et apprécier au max les activités est tellement plus une belle récompense…!!! J’apprécie beaucoup que tu aies osé exprimé tes réflexions sur le sujet. Tu me fais plus de bien que tu peux l’imaginer :) Merci :)

    Et hummmm…ta recette, encore une fois…à noter et à essayer. Trop, trop chouette comme truc…Miamm !!

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    1. Hélène

      Merci, Jessica, c’est un bonheur de te lire ! Je n’ai rien « osé », pour moi, c’est normal. J’admire (ou j’admirais) les gens qui ne lâchent rien, mais voilà, ce stress en permanence pour manger bio et végétal en toutes circonstances, c’est too much. J’aime voyager, j’aime aller chez des amis, dans ma famille ou celle de mon amoureux, et quand on est nombreux, chacun ne peut pas exprimer tous ses désirs, il faut bien céder sur certains points. Mais ça se rattrape ailleurs ! Chez moi, les carnassiers ne mangent que des lentilles, quand j’apporte un plat chez des amis, il est végétalien, quand on va au resto entre amis, j’insiste souvent pour tester un nouveau végétarien. Bref, c’est donnant-donnant et pour moi, c’est tellement plus simple…

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  22. Végébon

    Coucou Hélène,
    Recette testée et approuvée (en omettant figues, sarrasin et fenouil car je n’en avais pas) ! C’était une tuerie ! La seule difficulté, c’est de couper les feuilles de riz dans l’assiette. Je la referai, avec de fines feuilles de pâte à pâte fraîche passées au laminoir. Bravo pour cette végétalisation !

    Répondre
    1. Hélène

      Hello Sandrine ! Ah, zut pour le fenouil, les figues et le sarrasin, il faudra refaire avec, c’est tellement bon ! Assez d’accord pour les feuilles de riz, surtout si on le mange le lendemain, ça devient un poil élastique :-) nous, on a fini par le manger avec les doigts – mais c’est trop bon comme ça aussi !

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  23. Erwan

    Moi j’avoue que je n’ai pas du tout la même expérience que toi sur le « lâcher-prise » et les compromis. A savoir, au début, je n’osais pas être clair avec mes famille et mes amis, et j’avais toujours le droit à de la viande, du fromage, des omelettes à la maison… J’essayais bien de dire à mes parents ce que je voulais manger et ce qui était important pour moi, mais rien ! Ils étaient sourds !

    Alors, j’ai décidé d’être plus clair et de ne plus accepter les compromis quand j’allais chez eux et ça a tout changé ! Ils ont compris que je ne mangerai plus dei gigot ou de crevettes, et ont commencé à faire un repas pour moi ! Aux dernières vacances, ma mère a même acheté des flocons, du tofu et de la mélasse ! La fête, quoi !

    Et mes amis sont également trop gentils ! Ils me font à manger veggie, ils me demandent de les emmener dans les restos de Paris et quand je vais chez eux, je mange comme quatre ! Ca leur a fait découvrir plein de nourriture qu’ils ne connaissaient pas… et certains sont même en train de devenir végétariens !

    Donc, pas de compromis pour moi, et tout le monde a mieux compris ! Je trouve que les concessions, ça décrédibilise trop le message qu’on veut faire passer et certaines idées ne peuvent être relativisées.

    Répondre
    1. Hélène

      Cela doit dépendre de l’entourage. Ma propre famille a été très compréhensive et a totalement joué le jeu. D’ailleurs, au passage, ils ont arrêté de boire du lait, redécouvert les céréales et légumineuses, viré au bio / écolo. Bref, c’est un succès à mon sens, même s’ils mangent encore de la viande régulièrement. Je n’ai pas l’intention de rendre tout le monde végétarien, mais donner conscience qu’il faut réduire sa consommation de chair pour des raisons éthiques, écologiques et de santé, c’est déjà énorme.

      Alors, il doit y avoir deux façons de faire. Par la force, ou par la persuasion. Moi, j’ai essayé les deux et ça marche mieux par la douceur et la persuasion ! Et, comme je le disais plus bas à Rose citron, je ne cherche pas à me poser comme exemple ni à incarner un message. Je fais du mieux que je peux, j’en parle, sans prétendre être un idéal.

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  24. Antigone XXI

    Je t’avoue que je suis un peu attristée de tout ce que je lis ici… Je ne rentrerai pas dans les détails car je pense que certaines paroles n’auraient jamais dû être prononcées et je sais que l’agacement et la lassitude poussent à bout. Je suis juste un peu déçue de lire partout que tu vois les végéta*iens comme un groupe ‘obtus’, ‘extrémiste’ et ‘intolérant’, qui t »agace’ et que tu ‘évites’, et que tu finis par qualifier de ‘secte’…

    Enfin, c’est juste que je ne pensais pas lire ceci ici… Je suis désolée si le véganisme ne t’a pas réussi, mais je te trouve un peu dure à l’égard de gens qui, finalement, te lisent et ont aimé ce que tu faisais. Azilis, Laurence, Sandrine, Lili, moi… Sommes-nous des sectaires intolérants ?

    (je sais que le ton est parfois ambigu quand la voix ne soutient pas l’écrit, mais il n’y a aucune revendication dans le mien, juste une voix un peu triste, émue…)

    A titre personnel, j’essaie de ne pas juger. J’encourage tout le monde à manger ‘moins’ de produits carnés car, même si mon côté absolu me fait dire que ces choses-là ne peuvent être relativisées, je sais bien qu’il faut être pragmatique et que moins, c’est déjà beaucoup. Je ne t’ai jamais fait le moindre reproche dans ton parcours, je ne me suis jamais permis de le juger : c’est le tien, tu es adulte, responsable et tu fais les choses comme tu l’entends, et personne ne peut te dire quoi que ce soit là-dessus. Au contraire, si tu es heureuse ainsi, alors continue ! Mais je n’aimerais pas que tu juges également ceux qui choisissent un chemin autre que le tien et qui s’y sentent bien.

    Tu sais, moi, les personnes qui m’ont le plus embêtée, ça a souvent été des non-vg, justement… des locavores acharnés, des carnassiers de l’extrême, des ‘humanistes’ qui n’avaient rien d’humain… Je pense que, selon sa position, on ressent les choses différemment, mais je peux t’assurer que ces remarques-là, je les ai trouvées bien sectaires, elles aussi. Enfin, n’est-ce pas également qu’à partir du moment où l’on défend des convictions, on paraît différent, lointain, ‘extrême’ ?

    Je ne veux pas rentrer dans des débats. Ton blog, né avec le mien, a beaucoup compté pour moi et il a toujours une place importante dans ma vie. Tes mots, nos échanges, tes muffins à la pistache et à la fleur d’oranger, tout cela m’a touchée. Et surtout, ton soutien, à des moments où les choses n’étaient pas roses, est une chose que je n’oublierai jamais. Bref. Tout cela pour dire… ne gâchons pas tout, Hélène.

    Répondre
    1. Hélène

      Je ne te comprends pas… L’intolérance est partout, chez les VG comme les non VG – j’en veux pour preuve quelques commentaires agressifs que je me suis empressée de supprimer, m’expliquant gentiment que du jambon, c’était une bête morte. Ou les commentaires dans les médias dès que l’on parle de végétarisme, tu sais parfaitement que l’intolérance est des deux côtés. J’ai parlé de secte dans une phrase bien précise, en aucun cas ce mot ne désigne tous les végéta*iens, ce n’est pas très sport d’aller à la pêche aux mots pour me faire dire ce que je n’ai pas dit, Ophélie. Toutes les blogueuses que tu nommes savent bien l’affection et l’estime que j’ai pour elles, quelle idée d’aller m’accuser de médire sur leur compte ! Je suis quelqu’un de mesuré, contrairement à ce que tu sembles dire.

      Tu ne m’a jamais fait le moindre reproche… Tu n’as jamais jugé mon parcours… Ces phrases-là veulent tout dire. Tu avais donc des motifs de reproche, de jugement ? A tes yeux, il y aurait les irréprochables et ceux qui ne le sont pas ? La question n’est pas non plus d’être « heureuse » : je suis heureuse parce que je suis à nouveau en bonne santé, parce que j’ai trouvé un équilibre entre mes convictions et celles, moins poussées, de mon entourage. Le véganisme ne m’a pas réussi, ma santé en a pâti, c’est aimable de le rappeler : et alors ? Ai-je donc critiqué ce mode de vie, sur mon blog ou ailleurs ? Ai-je clamé que c’était de la foutaise ? Dans ce cas, pourquoi continué-je à cuisiner végétal au quotidien et à alimenter mon blog dans ce sens, en continuant à chanter les louanges de tous les végétaux ? Je n’ai pas choisi un autre chemin, je reste bien sur le chemin du végétal – simplement, pas du tout végétal, mais du presque tout végétal – un ajustement qui m’a en même temps permis de rééquilibrer ma vie sociale.

      A lire les commentaires sur ce billet, d’autres que moi ont besoin de compromis. Je ne crois pas que les choses soient si tranchées, dans la vie. Il y a une droite continue entre le véganisme et l’omnivorisme et, entre les deux, chacun cherche à se situer à un point confortable. Il n’y a pas, à mon sens, de fracture entre un végane et un quasi-végane – ou si elle existe, ce sont les véganes qui cherchent à la mettre en évidence.

      Alors, voilà, tu as sûrement voulu bien faire, mais ce commentaire me semble indiquer que tu ne m’as pas comprise.

      Répondre
      1. Laurence

        LES FILLES,

        Ah non mais non mais NON !!!

        Pas de fâcheries entre nous. Rassurez-moi les filles, vous prenez bien autant de plaisir que moi à vous lire, à apprendre, découvrir, confronter, s’évader à travers nos écrits mutuels ?? Parce que moi j’aime, j’adore voir un nouvel article d’Antigone XXI et Green me up! dans mon fil d’actu et file le lire en vitesse, je vous l’assure. J’envie presque parfois vos talents d’écriture, vos belles et appétissantes recettes et surtout vos connaissances. Presque, hein ?! Je ne suis pas jalouse mais admirative et reconnais vos grandes qualités. Ne me décevez pas en vous bagarrant, hein, dites ? :-( Ca me peine de lire vos échanges, très sincèrement.
        J’essaie, d’ailleurs en vous lisant, de ne pas tomber dans le sectarisme ( quel mot affreux de la langue française ). Il est difficile d’avoir des convictions et de mesurer ses propos pour ne pas choquer ni vexer certains. J’ai choisi la légèreté sur mon blog pour ne pas effrayer. Je ne suis pas une militante. Je tolérerai mal que l’on me critique ouvertement alors égoïstement peut-être, je me protège. Mon blog est maintenant végétal et je consomme ainsi parce que ma santé est meilleure depuis 1 an 1/2 et que j’aime mes assiettes. Mais l’on est bien sur tous différents, plus ou moins tolérants, et mon assiette ne vous rendrait peut-être pas en aussi bonne santé que moi. Preuve en est pour toi Hélène et ma foi qu’est-ce que ça me rassure et me fait du bien de voir que je ne détiens pas la seule et unique solution, tant en matière médicale qu’environnementale ( j’ai d’ailleurs à plancher sur le sujet ). Seulement celle qui me convient. Alors parce que l’on me respecte moi, je te respecte toi. Et je trouve très intéressant ton discours et constructifs tes commentaires puisque beaucoup de gens semblent vivre de façon similaire.
        Dans la vie, mon entourage est très tolérant voire admiratif de ma façon de vivre et consommer. Je ne veux pas ennuyer à mon tour lorsque je suis invitée et plie souvent lorsque le plat est gratiné de fromage … parce que ce qui est important est le moment présent avec mes amis. Ma Maman elle connait mon alimentation et me laisse faire sans pb et m’achète même mes produits. J’ai trop de chance. Cependant elle me critique en me disant parfois que je  » pousse  » un peu. Mon mari ne me voit pas comme une extrémiste mais pourtant il est conscient et s’inquiète parfois de ma façon d’aborder mes repas. Bref, chacun son parcours, ses exigences mais je crois vraiment que l’important est de s’accepter et tolérer les différences. Un peu moins de ça et plus de ça, c’est déjà ça, pas vrai ?
        Je déteste cette façon que l’on a aujourd’hui de mettre les gens dans des cases, de parler de régimes ( quel mot affreux encore celui-là ) particuliers, de manger avec ou sans, de donner un ton, une couleur à nos phrases, nos blogs, mince, c’est chouette et constructif de parler ouvertement, non ? De consommer librement ? D’être différent ? De pouvoir concilier des moments heureux avec ses proches et se régaler ( parce que oui, manger est bien un plaisir important de notre existence ) ? Je vais vous faire une confidence : j’ai voulu changer le nom de mon blog afin qu’il colle davantage à mes recettes et ma façon de consommer. Je ne regrette pas en lisant ces débats de ne pas l’avoir fait. Au moins, mes lecteurs connaissent mon cheminement et pour ceux qui débarquent, il n’y a pas d’étiquettes. Je ne veux appartenir à aucune. Je consomme comme je consomme, végétal certes, mais ne le crie pas sur la place publique comme si je détenais le trophée Miss France. Ce n’est en rien une marque de supériorité pour moi mais un aboutissement qui me rend sereine et bien dans mes baskets ( pas vg ). Je n’ai pas besoin de reconnaissance ni d’applaudissements, juste de tolérance. Et pour l’instant, les miens me l’accordent, les lecteurs du blog aussi. Je serai bien triste de perdre vos échanges si constructifs pour moi.
        Bilan : je ne me suis pas sentie visée par le sectarisme évoquée dans ce billet et en aucun cas, je ne peux imaginer que vous ne soyez pas plus tolérantes toutes les 2 l’une envers l’autre. Vous êtes trop intelligentes pour ça. La stupidité, c’est pour les autres, pas vrai ?

        JE VOUS EMBRASSE CHALEUREUSEMENT.

        Répondre
    2. Emmanuelle

      Ophélie , je trouve vraiment drôle et ambigu de lire ton commentaire . Toi , qui justement avait jugé et critiqué ma façon de vivre, simplement parce qu´elle ne collait pas point par point à la tienne .
      A aucun moment Hélène ne critique ou ne juge les autres . Elle explique simplement le choix qu´elle a fait et nous nous devons de le respecter . A vouloir trop défendre les droits des animaux , certains en oublie malheureusement les droits des hommes . Je trouve que tu es extrémiste mais surtout tu es persuadée de tout savoir sur tout … Oú est passée la tolérance ?

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      1. Antigone XXI

        Euh… je suis désolée, mais j’ai cherché partout et, j’avoue, Emmanuelle, je ne me souviens pas de notre discussion… Si je t’ai blessée, je m’en excuse profondément.

        Certains mots m’ont donné le sentiment de critiques… mais je me suis peut-être trompée et si ce n’est pas le cas, tant mieux, et je bats ma coulpe. En tout cas, je ne voulais pas ajouter de l’huile sur le feu… Je préfère me retirer, je crois que nous avons tous un peu de mal à communiquer et, moi, à me faire comprendre.

        En tout cas, je veux juste finir en disant que non, je ne juge personne, que non, je n’ai aucun motif de reproches, et que, pour moi, il n’y a pas d’un côté les ‘irréprochables’ et, de l’autre, ceux qui sont à blâmer. J’ai plutôt tendance à penser qu’il vaut mieux s’unir et que oui, que les fractures sont ténues et à effacer plutôt qu’à appuyer. Arrêtons avec le ‘si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi’… On va tous un peu dans la même direction, non ?

        Répondre
        1. Sweet Faery

          En fait, Ophélie, je remarque que tu interprètes souvent et je ne comprends pas ton besoin de toujours polémiquer quand il n’y a pas lieu de le faire. Tu avais fait la même chose sur un billet de Marie Chioca concernant son coq au vin et sa définition de bio/végétalien/crudivore. Être à l’affut du moindre mot pour défendre la cause vegane, à force, c’est un peu agaçant… Il faut replacer les choses dans leur contexte et ne pas faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit.

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  25. Nicefrany

    Bonjour Helene ,

    Jamais je n’aurai cru qu’un tel article susciterait d’aussi vives réactions…je te lis depuis décembre de façon quasi quotidienne (en tout cas je vérifie ton blog tous les jours ;) ) et je voulais juste te dire que petit à petit tes recettes et ton mode de vie me poussent à changer de com portement alimentaire même si j’ai fait ce soir des muffins au Nut…
    Ce que j’aime chez toi, c’est justement ta douceur et ta tolérance. J’espère que toutes les critiques négatives ne t’ atteignent pas trop douloureusement.
    Une douce soirée pour toi.

    Répondre
    1. Hélène

      Merci, Nicefrany ! Je suis ravie de pouvoir t’aider par ce blog ! Non, ce n’est pas douloureux, c’est juste un peu triste, mais heureusement j’ai une vie à côté du blog :-)

      Belle (fin de) soirée à toi aussi !

      Répondre
  26. Virginie

    Bonjour Hèlène,

    Je trouve aussi que c’est un peu triste. C’est un sujet qui est parti en vrille avec beaucoup d’incompréhension. Et si tout le monde laissait les gens vivre leur vie comme ils l’entendent sans commentaires?
    Si on arretait les commentaires sur ce sujet et que l’on changait de thème?
    Il faut qu’un blog reste un plaisir et je comprends bien que tu te poses des questions.
    En tout cas merci pour toutes les infos que tu nous donnes et tout ce que j’ai appris, découvert, aussi bien en cuisine ( je me régale) qu’en cosmétique.
    Bonne journée avec j’espère le soleil ;)

    Répondre
  27. Aurélie Ma Végétable

    Hanlàlàààààà !
    Ça a l’air d’être une tuerie ce strudel ! Je n’en ai jamais fait, et je crois que j’ai tout ce qu’il faut dans mon garde-manger donc… Je crois que je vais me lancer !
    Je suis bien d’accord avec toi sur la question du lâcher-prise et de l’adaptation à l’extérieur… Car il y a des limites à ce que l’on peut faire en tant que végé/bio dans notre société :) Sur ce, je vais aller fouiller mes placards ^^
    Bises !

    Répondre
  28. Clémentine

    Bonjour Hélène !
    Je vais faire un petit commentaire bref et qui pourra peut-être paraître futile par rapport aux échanges qu’il y a eu sur ce billet. Dès que j’ai vu cette recette, je l’ai adorée et j’ai su qu’il fallait que je la teste dans le weekend ! Chose faite le lendemain – même si par fainéantise je ne l’ai pas suivi à la lettre ;) – et je ne m’étais pas trompée : un délice ! Par contre le petit côté croustillant de la feuille de riz je ne l’ai eu qu’en réchauffant ces petites merveilles (je l’avais fait façon nem, les seules feuilles de riz que j’avais trouvées était des quarts de demi-cercle…), c’était sûrement dû à mon mini-four et sa performance… Enfin, ce n’est pas très grave, c’était différent et très bon la première fois aussi !
    Douce journée Hélène et un weekend rempli de soleil !

    Répondre
  29. Valentin

    Salut à toi Hélène, j’ai découvert ton blog il y a un an à peu près. Tout ce que tu as créé est très beau. Les photos, les textes et les recettes forment un tout très harmonieux. Je suis vraiment impressionné, même si je n’ai pas toujours tout lu et encore moins essayé. Mais finalement c’est plus l’esprit qui compte et qui se transmet que l’exhaustivité dans le détail. Pour faire echo à ma propre expérience, effectivement le veganisme et même le végétarisme ne m’a pas réussi. Et au plus j’essayé de me convaincre du contraire, au plus ça dégringolé. Ce n’est pas pour faire de la critique gratuite, pour celles et ceux qui se sentiraient visaient. Bref. Actuellement dans mes réflexions et flexions alimentaires j’en suis à résumer à « mange ce qui te fait du bien ». Si en mangeant 100% végétal on se sent bien, cool. Si on mange 100% végétal pour coller à des principes et idéologie, ce n’est pas durable, et profondément irrespectueux de son corps, de la vie et du reste. Enfin voilà mes pensées du moment. Aie la polémique…
    Et j’irais même jusqu’à dire que les objectifs ou revendications du veganisme sont en contradiction avec ses moyens.
    Notamment sur l’écologie et sur la santé.

    En tout cas, ayant lu « la dernière page » de green-me-up, félicitation pour tout, et bonne continuation, plus adulte certainement, comme tu le dis, en dehors d’une aventure virtuelle (mais bien réelle).

    Salut et bon vent :)

    Répondre
  30. Lorelei

    Bonjour,
    Je suis désolée, j’ai beau lire et relire l’article et ses commentaires, je ne vois pas le temps de cuisson du strudel.
    Cela a l’air tellement bon . Combien de temps vous le faites cuire à 180°C ?

    Répondre
      1. Lorelei

        Merci. Super recette, j’ai beaucoup aimé même si j’essayerai avec un peu moins d’huile la prochaine fois. Cela a plu à mes proches qui sont pourtant plus traditionnels pour les desserts. Ils m’ont dit que je pourrais en refaire donc c’est un parfait dessert à partager avec des non végétaliens.

        Répondre

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