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Ma routine beauté green, première partie : le corps

beauté naturelle le corps

Eh bien, ça y est : l’intégralité de ma routine beauté, à présent bien rodée, ne comporte que des produits naturels ! Ce fut un parcours ponctué d’essais, parfois franchement catastrophiques, sur le seul cobaye dont je dispose : moi-même. Parce que si mon amoureux est toujours volontaire pour tester mes inventions culinaires, il est un peu plus réfractaire aux potions que je concocte dans la salle de bains…

Dans ce billet, dédié au corps, et dans le suivant, dédié au visage et aux cheveux, je souhaite témoigner du fait que l’on peut prendre soin de soi différemment, sans L’Ore@l, Neutr*g&n@, He@d & Sh*ulders ou N@rta ni leurs concurrents. Je parlerai donc d’hygiène externe, mais n’oublions pas que la première étape pour être naturellement belle (ou beau) est d’avoir une alimentation saine (et un esprit détendu). Comme la grande majorité de mes articles parlent fourneaux, je ne couvrirai pas cet aspect outre mesure ici !

Avec une maman dermatologue, j’ai été inondée depuis mon plus jeune âge de produits cosmétiques et d’hygiène de parapharmacie. Ma routine beauté comportait depuis toujours une vingtaine de produits quotidiens que je considérais comme absolument in-dis-pen-sables.

Cette multiplication des produits ciblés sur telle partie de notre anatomie (mains, visage, corps, paupières…), tel moment de la journée (jour, nuit, …) ou telle période de la vie (acné, vergetures, rides…) résultait en un insupportable encombrement dans ma salle de bains, sans parler du temps nécessaire pour appliquer chacun de ces élixirs.

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Autre inconvénient de taille : la portabilité ! Pour une escapade de deux jours, deux trousses de toilette pleines à craquer ne suffisaient pas et à mon arrivée, si j’avais oublié l’un ou l’autre produit, il me fallait rapidement compléter mon arsenal de guerre dans la pharmacie locale. « Comment ça, y’a pas de pharmacie dans ce trou ? Mais comment je vais faiiiiiire ?! »

Le coût prohibitif de certains produits d’hygiène est également l’un des facteurs ayant motivé ce changement. Il y a un an encore, les produits capillaires représentaient chez moi un budget mensuel équivalent à une semaine de courses alimentaires. Cherchez l’erreur… !

Mais enfin, et surtout, l’élément déclencheur de cette (r)évolution a été la réalisation des dangers, pour la santé comme pour l’environnement, que représentent les cosmétiques modernes…

Pourquoi les produits d’hygiène et de beauté sont-ils toxiques ?

Pendant des années, j’ai analysé la liste des ingrédients des aliments que j’avalais – c’était à l’époque où j’achetais des aliments transformés. Pourquoi n’avais-je jamais pensé à faire de même avec les cosmétiques que j’appliquais sur ma peau ? Comment avais-je pu croire que les litres de gel douche ou de shampooing qui filaient par la bonde de ma douche allaient tout gentiment disparaître dans la nature sans laisser de trace ?

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Lorsque j’ai commencé, j’ai paniqué. Mon premier réflexe a été de nier :

« Non, de toutes façons, les crèmes, ça reste en surface de la peau. »

« Et puis, si on les vend, c’est que ça n’est pas toxique. »

« Et puis, c’est une bonne marque, ce gel / shampooing / savon, ça ne peut pas être mauvais. Au pire, ça part dans l’eau de ma douche. »

« Et puis, il y a les stations d’épuration, alors ça ne pollue pas l’eau ! »

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai cherché la vérité. Elle n’a rien de rassurant, la vérité. Par exemple, voici deux produits chipés dans la salle de bains de mon entourage :

Gel doucheAQUA/WATERGLYCERINDISODIUM COCOAMPHODIACETATE, COCO-BETAINEPEG-7 GLYCERYL COCOATE, SODIUM CHLORIDE, SODIUM LAURETH SULFATE, GLYCOL DISTEARATE, SODIUM GLYCOLATE, ACRYLATES COPOLYMER, CITRIC ACID, NIACINAMIDE, PEG-55 PROPYLENE GLYCOL OLEATE, PEG-75 SHEA BUTTER GLYCERIDES, POLYQUATERNIUM-7, PPG-5-CETETH-20, PROPYLENE GLYCOL, SODIUM BENZOATE, SODIUM HYDROXIDE

♣ Remarquons que l’ingrédient majoritaire de la plupart des crèmes, shampooings et gels-douche est l’eau (en latin, aqua). Je suis ravie de savoir que j’ai, pendant des années, dépensé une fortune pour… de l’eau.

♣ La glycérine (ou glycérol) est un lipide, non toxique et naturellement présent dans l’organisme. Il est produit industriellement à partir de propylène et joue un rôle hydratant et lubrificateur dans les produits cosmétiques.

♣ Les deux molécules suivantes, disodium cocoamphodiacetate et coco-betaine, sont des molécules présentes dans la noix de coco, aux propriétés tensioactives. En d’autre termes, elles empêchent la séparation des constituants du produit et la formation d’une phase huileuse en surface. Elles favorisent également la formation de mousse.

Bien entendu, ces molécules ne sont pas extraites de la noix de coco, mais produites industriellement. Elles sont potentiellement irritantes et susceptibles de causer des allergies.

♣ Le sodium laureth sulfate est un détergent et agent moussant, remplaçant le savon dans les produits d’hygiène du fait de son faible coût. Il est issue de la chimie industrielle. Il est reconnu comme irritant cutané (peau et cuir chevelu). En effet, en éliminant la couche lipidique naturellement présente à la surface de la peau, il rend celle-ci plus sensibles aux agressions.

♣ Les acrylates sont des plastiques, utilisés pour leur capacité à former des films et à conférer aux cosmétiques une texture agréable. Issus de la pétrochimie, ces polymères ne sont pas biodégradables.

♣ Les molécules contenant le sigle PEG (polyéthylène glycol) sont utilisées comme épaississants. Ces PEG, produits industriellement, ne sont pas biodégradables mais considérés comme non toxique pour l’organisme humain. Elles sont cependant présentes sous différentes formes dans la composition du produit (par exemple : PEG-55 propylene glycol oleate), obtenues par réaction avec d’autres molécules (ici, des lipides).

Leur non-biodégradabilité pose le problème de la pollution de l’environnement : à chaque douche, ces molécules polluantes sont évacuées avec les eaux usées et s’en vont gaiement perturber les écosystèmes. Plus d’informations sur les PEG, très courants dans les produits cosmétiques, dont données ici et .

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Shampooing « sans détergent » : AQUA/WATER/EAU, CAPRYLYL/CAPRYL GLUCOSIDE, PEG-150 DISTEARATE, PEG-6 CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES, SODIUM LAUROYL OAT AMINO ACIDS, PEG-15 COCOPOLYAMINE, LACTIC ACID, MANNITOL, XYLITOL, RHAMNOSE, FRUCTOOLIGOSACCHARIDES, DISODIUM EDTA, QUATERNIUM-80, PROPYLENE GLYCOL, SODIUM HYDROXIDE, METHYLPARABENPROPYLPARABENFRAGRANCE (PARFUM).

L’EDTA disodium, ou acide éthylène diamine tétraacétique est un chélateur : ce produit a la capacité de se fixer très fortement aux ions, tels que le calcium, ou les métaux (fer, zinc…). Il est utilisé comme conservateur, car en piégeant les minéraux, il les rend indisponibles aux bactéries dont le développement en dépend.

L’EDTA est difficilement biodégradable et n’est pas éliminé par les organismes. Les stations d’épuration le rejettent dans les eaux et l’EDTA termine son parcours dans les milieux aquatiques jusqu’à l’eau potable. L’EDTA ainsi lâché dans la nature piège les métaux lourds issus de l’industrie et les achemine jusqu’à notre robinet. Dans les milieux aquatiques, il interfère avec le développement des algues, nuisant ainsi à la biodiversité aquatique.

♣ Le propylène glycol : utilisé comme solvant, cette molécule issue de la pétrochimie est utilisée dans les shampooings car elle permet de lisser les cheveux. Le propylène glycol a également un rôle anti-moisissure. Potentiellement toxique pour les reins, il serait toutefois métabolisé par l’organisme et transformé en acide lactique. Il entre dans la composition de certains antigels et du liquide contenu dans les cigarettes électroniques.

♣ Les parabens (ici, méthylparaben et propylparaben) sont utilisés comme antifongiques et antibactériens. Ces conservateurs hautement polémiques sont utilisés massivement dans les cosmétiques. Ainsi, l’Homme y est-il régulièrement exposé. Les parabens ont la capacité de pénétrer rapidement et facilement dans la peau et se retrouvent alors dans le sang.

Les parabens ont une structure moléculaire relativement proche de certaines hormones : ils sont suspectés de perturber le système endocrinien (hormonal). Leur relation avec le cancer du sein n’est pas avérée, mais semble plausible. Des tests, hélas menés sur des rats de laboratoire, ont montré que les parabens réduisaient la fertilité des mâles. Plus d’informations sont disponibles ici. Ces molécules, employées également dans l’industrie agro-alimentaire, sont pointées du doigt comme cause potentielle de la drastique diminution de fertilité observée chez les hommes.

…  

Besoin d’air !

De plus en plus, ces dernières années, je ressentais un décalage entre mon mode de vie, de plus en plus écologique, et ce qui se passait dans ma salle de bains, dernier bastion du consumérisme irréfléchi à l’intérieur de mon home sweet home.

Lorsque j’ai décidé de prendre le problème à bras-le-corps, j’ai d’abord pensé à substituer à mes cosmétiques de parapharmacie des équivalents « bio. Le prix de ces produits m’ont vite dissuadée et, quitte à changer ses habitudes, autant le faire en profondeur, n’est-ce pas ?

Alors, j’ai traité chaque problème un à un et, peu à peu, en moins d’un an, j’ai vidé ma salle de bains de tout ce qu’elle contenait.

beauté naturelle le corps salle de bains

J’ai non seulement remplacé les produits industriels par des produits bruts et naturels : vinaigres, argiles, huiles végétales, savon naturel…, adopté des gestes et des techniques nouveaux, mais aussi réduit drastiquement le nombre de produits utilisés et de déchets générés : ma salle de bains est magistralement désencombrée et je voyage à présent léger !

Alors, qu’est-ce que je fais exactement ? Aujourd’hui, nous verrons tout ce qui concerne le corps. Dans un prochain article, nous parlerons visage et cheveux !

1. Le corps

Vous avez sûrement lu dans divers magasines ou entendu chez le dermatologue qu’il est primordial d’hydrater sa peau. Le film hydrolipidique présent en sa surface la protège des agressions microbiennes. Il participe également à maintenir l’hydratation des cellules de l’épiderme, en créant une barrière physique à l’évaporation de l’eau contenues dans ces cellules. Il entretient également le pH de la peau.

Le terme d’hydratation est cependant impropre, puisqu’il ne s’agit pas de nourrir la peau d’eau – même si boire beaucoup est essentiel pour avoir une belle peau. « Hydrater » sa peau signifie entretenir le film hydrolipidique présent à sa surface, le sébum, dont le rôle, primordial, est de protéger la peau. Ce film, composé de gras, s’entretient… avec de l’huile !

Les gestes d’hygiène traditionnels, utilisant des produits fortement détergents, c’est-à-dire éliminant les graisses, qui éliminent donc le film hydrolipidique, ou l’affaiblissent. Vous verrez par la suite que j’utilise un minimum de produits détergents et que je nourris ma peau avec une huile végétale. Les laits ou crèmes hydratants traditionnels sont en effet bourrés de conservateurs et d’agents chimiques polluants destinés à fournir une texture agréable, une pénétration immédiate ou un parfum envoûtant. En choisissant bien son huile végétale, on peut tout à fait arriver au même résultat !

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♣ Dans la douche, à sec, je frotte ma peau avec un gant de crin végétal (comme celui-ci). On peut également utiliser une brosse conçue à cet effet. Ce brossage dit « lymphatique » a deux effets.

→ Le premier est de dynamiser la circulation sanguine et lymphatique par des mouvements partant de l’extrémité des membres vers le cœur : pour les jambes, des pieds aux hanches, pour les bras, des mains aux épaules et sur le tronc, toujours en direction du cœur ou des aisselles, qui ne sont d’ailleurs pas à négliger, tout comme la plante des pieds ! Ces schémas indiquent le sens de brossage à favoriser.

→ Le second effet est un gommage : le frottement mécanique élimine les peaux mortes et nettoie la peau sans nécessiter de savon. Après un passage sous l’eau (pas trop) chaude, la peau est propre et prête à être nourrie. Et vous savez quoi ? Pas besoin de gel douche décapant et polluant !

♣ Une fois par semaine, j’effectue un « vrai » gommage, en insistant bien sur les zones plus épaisses : pieds, genoux, coudes. Pour cela, j’utilise cette recette (avec ou sans les épices !) ou, pour aller plus vite, du bicarbonate de soude. Le gommage à l’huile d’olive est agréable car il laisse sur le corps un film gras très nourrissant – à réserver au soir, donc, pour ne pas graisser vos vêtements.

♣ La plupart du temps, après le brossage, je n’ai pas systématiquement besoin de savonner mon corps tout entier, sauf les zones critiques que vous imaginez. Pour cela, j’utilise du savon d’Alep ou du savon de Marseille – avec une préférence pour le premier – dont je surveille la composition : ni colorants, ni parfums, ni huile de palme ! Je le choisis non glycériné, car si la glycérine, un lipide, donne la sensation d’hydrater la peau, elle a à la longue un effet irritant que je préfère éviter.

Le savon d’Alep est fabriqué à partir d’huile d’olive et de laurier, aux vertus apaisantes et antiseptiques, selon une recette ancestrale. Vérifiez qu’il porte un tampon, signe de qualité, et que sa couleur brune tire vers le vert.

♣ Avec une brosse à ongles et une pierre ponce, j’entretiens mes pieds facilement : des ongles propres et pas de peaux mortes sous les talons, c’est mieux !

♣ Je termine ma douche par un jet d’eau froide pendant le plus longtemps possible, de bas en haut puis sur le visage. Une minute, c’est déjà énorme ! Cela permet de raffermir la peau et stimule le système cardio-vasculaire (oui, votre petit coeur va se mettre à battre un peu plus vite !).

♣ Une fois sèche, je nourris ma peau avec de l’huile de macadamia, au délicieux parfum de noisette. Cette huile dite « sèche » pénètre rapidement et ne laisse pas de film gras, contrairement à l’huile d’olive que je trouve trop poisseuse. Je ne l’utilise pas tous les jours, mais seulement lorsque je constate que ma peau est sèche. Pour la faire bien pénétrer, il faut masser doucement avec des mouvements circulaires : autrement, l’huile ne pénètre pas et est absorbée par les vêtements ! On peut l’utiliser partout : jambes, hanches, tronc, seins, cou…

Cette huile est adoucissante et est réputée prévenir les vergetures. Elle est assouplissante et stimule la micro-circulation, sous la peau. En magasin bio, elle fait partie des huiles bon marché (au rayon des huiles alimentaires). L’huile de macadamia a vraiment tout bon !

2. Le déodorant

Ma première et plus important victoire reste celle du déodorant. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir me passer de mon stick Rex*** au parfum chimico-chimique… eh bien, si, et je ne l’ai pas regretté !

Qu’est-ce que la transpiration ?

Le phénomène de transpiration est l’un des mécanismes dont dispose notre corps pour réguler sa température.

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Lorsque la température corporelle excède la température normale (voisine de 37°C), de l’eau est évacuée par les pores de la peau. En s’évaporant, la sueur provoque une diminution de température à la surface de la peau et une sensation de rafraîchissement.

La transpiration joue cependant un autre rôle : notre peau transpire en permanence, de façon quasi-imperceptible. Le pH acide de la sueur participe à l’équilibre de la peau, dont le pH, acide, est voisin de 5,5, en freinant le développement de bactéries indésirables. Au total, chaque jour, nous évacuons entre 1/2  et 1 litre d’eau par la transpiration et, en cas d’activité particulièrement intense, jusqu’à 3 litres.

La transpiration au niveau de certaines zones, en particulier des aisselles, est légèrement différente de celle du reste du corps, car elle contient des molécules organiques, dont des phéromones, dont la dégradation par les bactéries présentes sur la peau est responsable de l’odeur typique de ces sécrétions.

Que contiennent les déodorants traditionnels ?

Les déodorants anti-transpirant du commerce contiennent le plus souvent des sels d’aluminium. Les sels d’aluminium soulèvent d’importantes polémiques en raison de leur probable effet cancérigène, en particulier chez les femmes (cancers du sein). Un déodorant du commerce contient en général les ingrédients suivants :

  • Des agents anti-transpirants, sels d’aluminium ou de potassium ainsi que de l’amidon de maïs,
  • Des agents émollients (qui adoucissent la peau) : principalement des silicones, mais aussi des cires, des huiles ou des paraffines industrielles…
  • Des solvants, des parfums et des conservateurs (re-bonjour les parabens !).

Par exemple :

Antitranspirant stick de la marque Rex**a : Cyclopentasiloxane, Aluminum Zirconium Tetrachlorohydrex GLY, Dimethicone, Cyclomethicone, Cera Microcrystallina, Paraffin, Parfum, Silica, Sodium Starch Octenylsuccinate, Maltodextrin, Hydrolysed Corn Starch, Dimethicone Crosspolymer, BHT, Alpha-Isomethyl Ionone, Benzyl Alcohol, Benzyl Cinnamate, Benzyl Salicylate, Butylphenyl Methylpropional, Cinnamyl Alcohol, Citral, Citronellol, Coumarin, Eugenol, Hexyl Cinnamal, Hydroxycitronellal, Isoeugenol, Limonene, Linalool.

♣ En première position, on trouve un silicone, le cyclopentasiloxane. Dans les déodorants en stick, les silicones apportent une texture veloutée et un rendu sec, car ils permettent au produit de pénétrer et de sécher rapidement sur la peau. Dimethicone et Cyclomethicone sont également des silicones.

S’ils ne sont pas reconnus comme dangereux pour la santé humaine, les silicones ne sont pas biodégradables et ainsi extrêmement polluants. Par ailleurs, ils ne sont pas éliminés par l’organisme : les silicones pénétrant par la peau s’y accumulent. D’autre part, les silicones ont l’inconvénient de boucher les pores de la peau.

♣ En seconde position, un sel d’aluminium, l’Aluminum Zirconium Tetrachlorohydrex GLY.

♣ Cera correspond à de la cire tandis que la paraffine, comme on l’a vu, est une huile issue de la pétrochimie.

♣ L’anti-transpirant contient également de l’amidon de maïs (corn starch), seul produit naturel présent et destiné à absorber l’humidité qui aurait tenu bon aux sels d’aluminium.

♣ Mais ça n’est pas fini… L’énigmatique BHT n’est autre que l’hydroxytoluène butylé, un toluène, utilisé ici comme conservateur du fait de ses propriétés antioxydantes. Nous avions parlé des dangers présentés par les toluènes dans ce billet dédié aux vernis à ongles. Le reste des ingrédients correspond principalement à des parfums et à des solvants dont beaucoup sont des allergènes, comme le Butylphenyl Methylpropional.

Et les déodorants en spray ?

Les déodorants en spray sont encore plus diaboliques. Les aérosols sont une suspension de produits chimiques dans un gaz dit « propulseur ». Dans le flacon de déodorant en spray, ce gaz est comprimé pour occuper un faible volume. Les aérosols sont une source majeure de pollution atmosphérique et affectent la couche d’ozone, censée protéger la Terre des radiations mortelles du Soleil.

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D’autre part, les gaz propulseurs sont issus de la pétrochimie et leur processus de fabrication, bien entendu délocalisé dans des pays tels que la Chine, est hautement polluant et toxique pour les hommes et les écosystèmes.

Le déodorant est emprisonné dans des bombes métalliques, très robustes afin de résister à l’immense pression du gaz comprimé. Ces bombes sont composées d’acier ou d’aluminium, dont la fabrication comme le recyclage sont calamiteux en termes d’énergie et de pollution. Comme pour les gaz, ces métaux sont souvent produits dans des conditions environnementales et humaines catastrophiques dans les pays en voie de développement.

Par ailleurs, à chaque fois que l’on pulvérise du déodorant sur ses aisselles, on inhale les particules en suspension dans l’air. Grâce aux parfums de synthèse, on a l’impression de respirer un parfum agréable, mais il n’en est rien : on respire tout bonnement les produits chimiques et le gaz propulseur…

Par exemple, on peut lire ici la composition d’un déodorant en spray de grande surface : les gaz sont l’isobutane et le cyclopentasiloxane, hautement inflammables et polluants. Je vous laisse le soin de découvrir les autres composants de ce produit grand public…

Remarque : certaines marques « écologiques » proposent des déodorant en spray sans gaz propulseurs. 

Au secours !

Comment lutter naturellement contre la transpiration ?

Pour lutter naturellement contre les désagréments liés à la transpiration, trois modes d’action existent, à utiliser conjointement, évidemment :

  • Limiter la production de sueur en évitant les situations propices à la transpiration. Apprendre à maîtrises son stress, en s’initiant au yoga et à la méditation par exemple, peut s’avérer utile. On peut aussi veiller à porter des vêtements en fibres naturelles, qui permettent à l’air de circuler autour du corps : au contraire du coton ou du lin, les polyesters et autres tissus acryliques ne laissent pas respirer la peau et favorisent la transpiration et sa macération…
  • Absorber l’humidité lorsqu’elle survient : pour cela, le meilleur produit naturel est la fécule (de maïs, par exemple) ou l’argile ventilée.
  • Neutraliser les odeurs : pour cela, le produit simple le plus efficace est le bicarbonate de soude ! Attention, cependant, il peut être irritant lorsqu’il est utilisé seul, car son pH basique est très éloigné de celui de la peau, c’est pourquoi la recette ci-dessous comprend de l’huile de noix de coco pour limiter le contact du bicarbonate avec la peau, en plus de faciliter son application. On peut également utiliser des huiles essentielles au parfum agréable.

J’utilise ainsi un déodorant « fait maison » à base d’huile de noix de coco, utilisée pour ses propriétés hydratantes et apaisantes et pour sa forme solide à température ambiante. Je suis (presque) scrupuleusement la recette d’Ophélie. Ce déodorant dure plus longtemps que ceux du commerce. S’il ne protège pas contre une humidité excessive, il lutte plus efficacement et durablement contre les odeurs que ses congénères industriels.

Ce déodorant a un inconvénient majeur : il fond autour de 25°C. Pour résoudre ce problème, la solution se trouve chez Clotilde : ajouter un peu de cire, fusible à plus de 60°C, ce qui permet de maintenir le déodorant solide en toutes situations, y compris lors de votre trek sous les tropiques ! Les véganes peuvent opter pour la cire végétale de candelila.

La cire permet également d’éviter que le déodorant, en fondant, ne se déphase et que la partie huileuse ne flotte en surface tandis que la fécule et le bicarbonate sédimentent au fond du pot, vous laissant, lorsque le déodorant est bien entamé, avec une masse de bicarbonate un poil irritante pour les aisselles.

→ Ainsi, si vous constatez que votre peau est rouge et douloureuse après application du déodorant, c’est que le bicarbonate de soude est trop concentré ! Ajoutez un peu d’huile de noix de coco fondue et mélangez. Croyez-moi, c’est du vécu !

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Déodorant à l’huile de coco

Pour 1 pot

  • 100 g d’huile de noix de coco
  • 12 g de cire (d’abeille ou de candelila) (facultatif)
  • 60 g de bicarbonate de soude
  • 40 g de fécule de maïs
  • 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa (facultatif)

Faire fondre doucement l’huile de coco et la cire. Lorsque le mélange est liquide, ajouter les autres ingrédients, en tamisant le bicarbonate et la fécule. Fouetter énergiquement pour éliminer tout grumeau.

84 réflexions sur le billet “Ma routine beauté green, première partie : le corps

  1. Nicefrany

    Bonjour, tu m’as convaincue ! Je vais arrêter le déodorant en spray au moins voire tenter de m’en fabriquer un.
    Et ton gommage je le lorgne depuis Noël, je vais en faire un et j’en offrirai à ma sœur. Je ne l’ai pas encore testé je voulais juste savoir si on pouvait remplacer le sucre par du gros sel pour un effet plus exfoliant ou disons un exfoliant spécial zones rebelles ?
    Merci d’avance.

    Répondre
    1. Hélène

      Bonjour Nicefrany ! Bravo, c’est bien déjà de passer au stick ou au déo écolo du commerce, et si tu te lances à faire un déo-coco, promis, tu ne reviendras plus en arrière ! Tu peux parfaitement utiliser du gros sel, ça sera juste moins bon au goût, mais ça n’est pas très grave pour un cosmétique ;-)

      Répondre
  2. Antigone XXI

    Ah, ça fait peut-être longtemps que tu n’es pas venue voir mon déo maison, car j’y ajoute de la cire (végétale) depuis un sacré bout de temps ! C’est d’ailleurs un de mes articles les plus populaires, même si c’est l’un des premiers !
    Merci beaucoup pour cet article très riche en informations, Hélène, et tu m’as fait rire avec l’histoire de tes deux trousses de toilette ! J’avais des amies, comme ça, avec, en voyage, la moitié du sac-à-dos consacrée à la beauté et aux cheveux ! ;-) Les réflexes ont la peau dure…

    Répondre
    1. Hélène

      Ah oui alors, ou je ne l’avais pas (re)lu jusqu’au bout ! Ouf, alors ! J’ai mis du temps à trouver la solution, en réalité, à ce problème de fonte en été (et pendant mes vacances en Chine, surtout !!!). C’est une amie à moi qui a lu l’article de Chocolate & Zucchini et qui m’a refilé le tuyau ! Je comprends que ce soit un article populaire, il est révolutionnaire ! J’ai d’ailleurs retrouvé cette recette dans le bouquin Zéro Déchet peu après :-)

      La maman de mon amoureux, elle, a carrément un SAC entier de produits et maquillage pour voyager. Pas une trousse, ni deux, un vrai SAC !!! :-)

      Répondre
  3. Sweet Faery

    Wow, merci pour le descriptif (comment c’est toxique, tout ça…)
    Je suis passée par le stade « beauté green en urgence, marre de ces saloperies » il y a quelques mois après l’article no poo d’Ophélie qu’il était impossible de manquer lol. Résultat : le no poo, pas pour moi, ni le savon noir, ni l’écorce de bois je sais plus comment qui mousse. Au sortir du shampooing, j’ai les cheveux poisseux, et c’est vraiment pas faute d’avoir testé et retesté ! Donc le savon noir liquide est recyclé en gel douche et j’ai dû me résoudre à acheter un shampooing bio.
    Pour l’hydratation du corps, je fais comme toi : de l’huile pure, parfois gel d’aloe vera.
    Je m’étais mise aux recettes maison via Aroma-zone mais : pas le temps de cuisiner la cosméto en plus des recettes de cuisine, la durée de vie des produits est trop courte et souvent une bactérie s’y niche et je dois jeter… Je crois que je suis pas assez soigneuse pour tout ça ! ^^
    Vive les bouteilles d’huile d’olive et de vinaigre qui ont rejoint la SDB ! Pas du tout glamour, mais si tu savais comme je m’en fiche ! Et puis ça me fait rire de voir la mine étonnée de mon amoureux ^^ Bisous, Hélène, et hâte de voir tes rituels pour ton joil minois et tes cheveux !

    Répondre
    1. Hélène

      Grave toxique :-( maintenant quand je passe devant les pharmacies avec leurs vitrines de produits, je tourne de l’oeil… ces litres de pétrole en bouteille, affreux.

      Le no-poo au bicarbonate, ça a été un échec pour moi aussi, impossible d’avoir le cheveu propre, j’en parlerai – mais peut-être que ça marche quand, comme Ophélie, on a le cuir chevelu bien entraîné et qui ne graisse pas. Tu verras ma solution, je suis sûre que ça sera du tonnerre pour toi – un peu moins simple que du simple bicarbonate, mais j’ai pris le pli et c’est expédié en un rien de temps et, franchement, le résultat est top.

      Bien d’accord, j’ai lorgné un temps sur Aroma-zone, mais je n’ai simplement PAS LE TEMPS, ou alors il faut quitter son job ;-) ! Je crois que le jour où j’aurai besoin d’une formule vraiment spéciale, j’achèterai un produit en magasin bio, tant pis, ça n’est pas un péché ! Il faut savoir s’arrêter aussi. Typiquement, le dentifrice, je me satisfais d’un Weleda qui est génial, je ne ressens pas le besoin d’en fabriquer un moi-même.

      Les huiles, je les garde au frais donc imagine le spectacle de la fille qui vient se tartiner dans la cuisine au sortir de la douche ;-)

      Bisous, Géraldine !

      Répondre
      1. Sweet Faery

        Pour le dentifrice, je tourne entre le Colgate de mon amoureux (pas bien, je sais, pas taper !) et ce dentifrice poudre au bicarbonate et à l’argile : http://absolutegreen.blogspot.fr/2010/04/dentifrice-la-reglisse-liquorice.html.
        Je ne mets pas de réglisse, n’utilise que de l’argile verte et ne parfume qu’avec l’HE de menthe poivrée. Je le conserve sans problème des mois dans un pot à yaourt. Parfait, quoi !
        Hâte d’avoir ta solution pour lavage naturel des cheveux ! Des bises ! ^^

        Répondre
        1. Hélène

          Colgate ? Argh, je meurs ! La dernière fois que j’ai dû me servir d’un dentifrice « classique », ça m’a littéralement brûlé la bouche, c’est fou comme c’est violent ! Pas taper, mais pas bien, tssss ! Bon, il n’est jamais trop tard pour faire la morale à ton amoureux :-) (mais je sais que c’est dur pour nos hommes de garder le rythme…)
          Bisous !

          Répondre
  4. Rose Citron

    Super ce billet! J’ai hâte de voir la suite!!!
    Aie aie aie, avec une maman dermato, ça n’a pas du être facile de changer tes habitudes… Quand je vois des amies à peau réactive utiliser des produits av*ne, et que je leur conseille, juste pour voir, de tester les huiles végétales, j’ai l’impression d’être une hippie au mileu du Larzac! (« quoi ? des huiles ? mais ça va m’irriter ? »)
    Je suis curieuse de ce brossage à sec! J’en avais entendu parler sur d’autres blogs, mais sans le rinçage à l’eau, donc, ça ne me disait trop rien… Mais là, pourquoi pas! J’avoue que j’ai une légère addiction à mon gel douche Lush Rameau d’olivier (qui contient du SLS et du propylène glycol :( ). Je suis tellement fan de son odeur!!! Il rend mes matins plus doux!
    En gommage, j’utilise le même que toi, ou du savon noir + gant khessa : le gommage le plus efficace du monde!!!
    Et en hydratation, huile, ou crème homemade!
    Bref, j’étais moi aussi très longtemps addict aux produits de beauté, très vite naturels, mais là j’ai beaucoup réduit! Avant ma salle de bain regorgeait de L*ush, qui n’est pas si green que ça (surtout pour les cheveux, je trouve leurs produits très agressifs, mais on en reparlera dans ton prochain billet)…

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    1. Hélène

      Hâte de poster la suite, moi aussi, Azilis !

      Ben, non, pas facile. D’autant plus que beaucoup de produits sont offerts par les labos aux dermatos, j’ai dû donc dire non à une manne gratuite… (genre gel douche, crème de jour, crème de nuit, lait corporel, shampooings extra-doux, crèmes solaires, etc) et je ne l’aurais pas fait quand j’étais étudiante :-) … Mais comme pour l’alimentation, je me suis émancipée depuis longtemps. Pour la bouffe, mes parents finissent par suivre mes traces (plus de produits laitiers, moins de viande, que du bio…) alors peut-être qu’un jour… Pour l’instant, c’est tabou !

      J’adore le brossage à sec. C’est très agréable (il ne s’agit pas de se râper la peau jusqu’au sang), les jours où j’ai la flemme de le faire, je le regrette car ça me manque. C’est peut-être que je suis comme un chat, j’adore qu’on me gratte :-)

      Hippie du Larzac ;-) j’ai vécu quelques semaines chez des éleveurs sur le Causse du Larzac, crois-moi, les produits Av&ne sont bien arrivés jusque-là… Quand j’ai parlé d’huile sur le visage à ma maman la première fois, c’était à propos d’huile de noisette il y a 4 ou 5 ans, elle m’a dit « Surtout pas, malheureuse, ça bouche les pores ! ». Hum hum…

      Jamais testé Lu$h, il y a une boutique à côté de chez moi, mais ça m’a toujours paru trop coloré pour être vrai ! C’est vraiment bien ?

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      1. Rose Citron

        est-ce que Lush c’est vraiment bien ? on pourrait faire une thèse sur la question ^^
        Je dirais oui et non…
        Disons, qu’il y a 10 ans, c’était bien, parce que peu de cosmétiques étaient sur ce créneau du un peu naturel et fun et agréable à utiliser. Mais une fois que l’on a un peu appris à décrypter les étiquettes, on se rend compte que beaucoup de produits ne sont pas top, et les justifications de L€sh pour l’emploi de certains actifs est clairement de mauvaise foi. Genre, certaines de leurs crèmes contiennent des parabens, ils disent « oui, mais c’est des « vieux » qu’on connait depuis longtemps,sur lesquels on a du recul, et qui sont pas dangereux, et puis sinon la crème se conserve pas plus de 2 mois », pour le SLS, ils disent « oui, mais y’en a pas assez dans nos produits pour que ça soit irritant » = faux, leurs produits capillaires m’ont niqué le cuir chevelu, pourtant, je n’étais pas particulièrement sensible au SLS…
        Mais le point positif, c’est qu’ils évoluent, ils sont en train de reformuler tous leur produits pour enlever les parabens par exemple! Et leurs produits solides sont vraiment chouettes : les barres de massage, les beurres corporels (mon chouchou : copacabana : beurre de cacao, de karité et amandes moulues et je ne sais plus quoi pour gommer. Sur peau mouillée, on rince, et zou, peau de déesse!). Avec un peu d’imagination, on peut les faire doit même, mais c’est le plaisir de retrouver les bonnes odeurs Lushiennes…
        Bref, c’est dommage les point noirs sur leurs compo, parce qu’en dehors de ça, les produits sont bien pensés, les ingrédients choisis ont du sens, et y’a pas d’eau dans leurs crèmes!!^^
        En parlant d’eau, tu as toute mon admiration pour le jet d’eau froide sous la douche… J’essaye, mais déjà, tiède j’ai du mal…

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        1. Hélène

          Ah, je comprends. C’est vrai que devant la boutique Lush, ça sent toujours trop bon !!! J’avais longtemps cru que c’était une autre marque de cosmétiques bidon genre Body shop ou Y. Rocher, d’ailleurs, tellement ça sent la rose ;-)

          Je comprends aussi pour la conservation, mais mon principe c’est de ne pas manger / mettre sur ma peau une substance que des bactéries elles-mêmes ne voudraient pas boulotter. Donc… Et puis leur argument « santé » sur les parabens, OK, il y a en effet certains « vieux » comme le méthyl ou propylparaben, utilisés depuis des décennies donc question recul, ça va, mais ça ne résout pas le problème de l’impact écologique de la production et de la libération dans la nature de ces produits. Allez, ouste !!!

          C’est pas vraiment admirable, pour l’eau froide, j’ai des années d’entraînement… J’ai les jambes lourdes, en particulier en été, donc le passage à la douche froide est obligé, pas de bains chauds, et tout ;-)

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  5. Rose

    Whoua, géniales toutes ces infos ! Bravo pour avoir réussi à faire le tri dans la salle de bain !
    Chez moi, c’est un peu de strict minimum aussi (mais bien moins que toi !). J’utilise un savon pour la douche (un gant « qui gratte » :-p aussi), j’hydrate avec une crème industrielle par contre :-( Mais prochain séjour en France, je ramène de l’huile de macadamia ! Car j’ai testé depuis peu l’huile végétale pour le visage et je trouve ça vraiment vraiment bien. C’est un produit bio, mélange de différentes huiles, ça pénètre bien, ça hydrate et en plus, le flacon dispose d’une pipette, alors on ne mets pas ses mains « dans le pot », pas de « contamination » j’adore !
    Pour les cheveux, j’essaie d’espacer les shampoings, je fais 1 fois sur 2 un lavage au bicarbonate et rinçage au vinaigre de cidre. Mais j’ai du mal à lâcher ma bouteille …

    Merci pour toutes ces explications, Hélène ! J’espère un jour arriver à ton résultat :-)
    Des bisous !

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    1. Hélène

      Génial pour l’huile visage, Rose, ça a l’air super pratique ! On pense toujours que les huiles vont graisser le visage, mais certaines d’entre elles pénètrent vraiment bien et on un fini « sec » ! La macadamia est plus « graissante » que celle que j’utilise pour le visage, donc je la réserve aux jambes / hanches, par exemple, mais pas pour le visage (enfin, pas pour moi qui ait le visage mixte et le corps sec). Génial pour les cheveux, aussi, peut-être que ma recette te fera remiser ta bouteille au placard !

      Mais prends ton temps, pour arriver à « mon résultat » ! Je ne me suis jamais fixé d’objectifs, chaque changement est arrivé à un moment où je sentais qu’il était nécessaire que je change mes habitudes, et tout s’est fait peu à peu. Il faut aussi trouver ce qui marche chez chacun (typiquement, le no-poo au bicarbonate d’Ophélie ne fonctionnait pas pour moi, pas plus que me laver le visage au savon d’Alep tous les jours comme le font certains). Bref, c’est un processus long, mais qui en vaut la peine !

      Bisous !

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  6. Sakura

    Super ! Merci pour tous ces conseils !
    J’ai trois « petites » questions à vous poser: j’ai lu que je pouvais fabriquer moi même mon dentifrice avec de l’argile verte mélangée à un peu d’eau et une goutte d’huile essentielle de citron ou menthe. Avez vous essayer et si oui, est ce que cela marche ?
    Autre question: est ce que la marque « so bio ethic » vous semble une bonne alternative à la fabrication maison de certains produits de beauté ?
    Enfin, pour le déodorant, que pensez vous de la pierre d’alun vendue à « Nature et découverte » que j’utilise actuellement ?
    Désolé pour toutes ces questions ^w^

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    1. Hélène

      Hello Sakura !

      – pour le dentifrice, j’ai essayé (sans les HE), ça marche, je trouve ça un peu ardu à rincer et au final, je suis retournée à mon dentifrice Weleda. J’ai une amie qui utilise du carbonate de calcium en cristaux depuis longtemps, peut-être pourrais-tu essayer pour comparer ? J’utilise du bicarbonate de soude 1 fois par semaine pour blanchir les dents, c’est très bien aussi (pas plus car c’est quand même un peu abrasif).

      – Non, je ne pense pas que cela soit une excellente alternative. Si je ne me trompe pas, ces produits sont vendus en supermarché ? Sans vouloir spécialement diaboliser la grande distribution, ces produits sont certes « bio » mais pas « clean ». Je vien de regarder sur le net la composition de quelques produits, dont une BB-cream et une crème pour le corps, et j’y ai vu pas mal des saletés que je pointe dans mon article. Je te suggère, si tu le peux, de te faire conseiller dans un magasin bio, les vendeurs sont souvent sympas et de bon conseil. Certaines marques sont plus fiables que d’autres, mais je n’en ai jamais vraiment utilisé alors je ne peux pas t’en conseiller une particulièrement.

      – Pour le déo, c’est pas mal ! J’ai testé la pierre d’alun, j’avoue que le côté « crémeux » me manquait par rapport à un déo « stick » comme j’avais avant. Et puis il s’agit aussi de sels d’aluminium, certes ce ne sont pas les mêmes que ceux mis en cause dans le cancer du sein, mais par prudence, je préfère m’abstenir. Et puis le côté « anti-transpirant », ça ne me plaît pas : la peau a besoin de transpirer. Je préfère le mécanisme de mon déo fait-maison, qui est d’absorber l’humidité (fécule) et supprimer les odeurs (bicarbonate), plutôt que d’interférer avec le fonctionnement de ma peau en bouchant les pores !

      J’espère avoir été utile… et pas trop décourageante ! :-) Bonne soirée !

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  7. Darya

    Plein de bonnes idées. Le déo-coco je l’utilise depuis des années, j’ai même converti des copines et surtout mon flemmard d’amoureux… la dernière fois qu’il a fini son stick de déochimiquequipueunevraiehorreur il n’en a pas racheté et vient piquer le mien dans le frigo ! Ca ne me dérange pas… Sinon, je suis une grande adepte du savon d’Alep, pour le corps mais aussi de temps en temps pour le visage (hâte de voir ta série sur le visage, j’utilise malgré tout encore une crème hydratante, bio certes, mais chère et certainement pas libre de toute chimie). Il faudra que j’essaie la friction à sec, ça doit être sympa ; en revanche, la fin de douche à l’eau froide, j’essaie de temps en temps mais j’ai du mal ! Il faudra que je réessaie de temps en temps, voir si mon corps finit par s’habituer :)

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    1. Hélène

      Oui, essaie peu à peu, Darya ! Tu commences par de l’eau tiède, puis un peu plus froide, puis un peu plus froide… Le plus facile, ce sont les jambes, le visage et les bras ; pour le reste du corps, il faut s’accrocher ;-)

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  8. Taia

    Coucou Helene! Bravo pour ce super article, et hâte de voir le suivant car je n’ai toujours pas trouvé de solution pour les cheveux: j’en suis encore à Logona… Une amie m’a confectionné un baume pour le corps à base de beurre de karité et d’huile de noisette, qu’en penses tu? Je l’aime bien et je m’en sers même comme d’un labelo. Mais si ça se trouve une simple huile végétale suffirait?
    Pour la douche je prends du savon de Marseille en version liquide (ça va plus vite à étaler quand il fait froid dans la salle de bain!!), est ce que c’est aussi bien que la version solide?
    Pour le dentifrice je te conseille vivement le mélange suivant: carbonate de calcium, poudre d’iris et poudre de réglisse. C’est ultra efficace, beaucoup moins abrasif que le bicarbonate de soude et avec une bonne odeur et un bon goût de réglisse. Moi je suis conquise en tout cas!

    Merci encore pour ce superbe article, il faut continuer à partager toutes ces astuces.
    J’ajouterai que j’ai surtout constaté pour ma part que moins j’en fais mieux c’est: ma peau se porte très bien depuis que j’ai arrêté de me laver tous les jours (à part les parties intimes, aisselles et pieds). Et je ne m’hydrates la peau que lorsque je sens qu’elle en a besoin (je trouve que c’est un peu le même principe que manger ou boire que lorsqu’on en ressent le besoin, non?)
    Je t’embrasse et j’ai hâte de te voir ;-)

    Répondre
    1. Hélène

      Miam, beurre de karité et huile de noisette, ça doit être délicieux ! Je valide :-) le beurre de karité doit apporter une texture plus « solide », je n’ai jamais testé mais ça a la réputation d’être nourrissant donc c’est sûrement au moins aussi bien qu’une huile !

      Le savon liquide, c’est juste du savon solide dilué dans de l’eau, si je ne m’abuse, donc c’est aussi bien, peut-être juste plus cher à l’achat mais plus facile et hygiénique d’utilisation qu’un pain. La présence d’eau pose la question des conservateurs, je te laisse voir ce qui est écrit…

      Merci pour le dentifrice, je n’arrive pas à trouver ces satanés cristaux, mais je compte bien tenter quand même, histoire d’aller jusqu’au bout ;-)

      Je crois aussi que se laver partout tous les jours est parfois superflu… après c’est psychologique : je n’arrive pas à me mettre au lit si je ne suis pas douchée, parfois c’est juste un rinçage, mais j’en ai besoin. Mais ça se travaille :-)

      Bisous, à très vite !

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      1. Taia

        Ok super pour tes réponses! En version baume à tout faire j’aime aussi beaucoup cette recette: http://cpcqclv.blogspot.jp/2013/01/la-patatout-le-baume-universel.html

        Pour ce qui est du savon de Marseille, le mien n’est pas plus cher à l’achat car je le prends à la biocoop au rayon… Produits ménagers! J’ai regardé et il a la même composition que celui en version cosmétique, mais à 4euros le litre au lieu de 10!

        Pour le dentifrice, je n’utilise pas des cristaux de carbonate de calcium, mais au contraire une poudre très fine. Les trois ingrédients dont je t’ai parlé se trouvent chez aromazone (et le tout doit coûter 15 euros, mais tu en as pour des années, et en plus le seul des trois ingrédients indispensables est vraiment le carbonate de calcium, mon homme qui n’aime pas le goût réglisse ne mets que ça sur sa brosse à dent! )

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        1. Hélène

          Ah, c’est fou ça ! Je fais la même chose pour le bicarbonate, j’utilise celui dédié au ménage, plutôt moins cher et en cristaux plus fins que celui « de cuisine ». Je tenterai le coup pour le dentifrice, depuis le temps que tu m’en parles :-)

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  9. nine

    coucou helene,
    je reprends mes habitudes de lecture de ton blog depuis la nouvelle-caledonie.
    Je vais tester le deo maison et le garder au frigo car ici, surtout en ce moment, les 25 degres ambiants c’est le matin avant le lever du soleil ;-)
    pour la douche, j’utilise le savon medimix et j’en suis tres contente. Je cherchais un produit visage-corps-cheveux et celui-ci est parfait. Comme je ne suis pas sure de pouvoir le trouver ici, je vais surement me rabattre sur un savon d’alep, en esperant trouver le dosage laurier/olive qui convient a cette multi-utilisation. Si tu as des tuyaux, je suis preneuse !
    bonne journee a toi et bises des antipodes

    Répondre
    1. Hélène

      Hello Nine ! Option frigo alors, ou cire si tu en trouves ! Je n’ai pas de tuyau « savon d’Alep multiusage », chez moi ça ne marche pas sur les cheveux :-) ! Pour le visage, peut-être pas trop de laurier ? J’avoue que je n’en sais pas grand-chose !

      Bises du continent !

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  10. Laurence

    Wahou ! Ca donne envie de tout jeter … bien qu’à force de lire de ci et la des tas d’articles sur la cosmétologie maison, je t’avoue que tes informations ne m’etonnent pas outre mesure. Comme toi, je me suis dit il y a qq temps deja qu’il fallait faire du ménage dans tous mes produits de beauté ( bio pour une large partie mais comme tu le dis très justement, c’est cher et ça ne résolu pas tous les pbs d’environnement pour autant voire de santé parfois selon certaines compositions ) et pourquoi ne pas essayer de faire ça moi meme a la maison … Mais qu’est-ce que ça prend du temps ! Trop pour moi :-( De fait, je crois que je vais m’intéresser de plus près encore a ta façon de faire tout ça car ça semble a la fois simple et rapide a exécuter. Tes conseils avises et expériences multiples vont nous servir ;-)
    Aussi … marrant ta conception de voir la Vie : entre acnee, vergetures et rides, quel programme enthousiasmant ! ;-) J’ai passé sans pb la phase acnee ( pas eu de boutons, quel bol ! ), la phase vergetures aussi apres ma grossesse ( pas de degats, merci ! ), par contre les rides de la trentaine bien sonnée sont la depuis qq temps deja ;-) Mais je les apprivoise, apres tout, c’est pas si moche ( dit-elle pour se rassurer ) !
    Merci pour le temps passe a faire cet article très instructif ( pour moi en tous les cas ) et ton partage de vie car bien que technique ( les formules chimiques et autres chiffres me font fuir au galop, j’ai tjs été nulle a l’école dans ces domaines ! ), il est super ludique ;-) La grande enfant que je suis aime !!
    A bientôt pour d’autres aventures **
    ( pardon pour les accents )

    Répondre
    1. Hélène

      Ahah, j’adore. « Tout jeter », ça a été un peu le genre de besoin que j’ai ressenti à une époque… Au début, je gardais quelques produits « au cas où ça foire » mais maintenant, ça ne foire plus ! Comme toi, j’ai un temps limité à consacrer à tout ça, donc je privilégie l’efficacité, la simplicité.
      Les rides, j’essaie de ne pas y penser et maintenant je ne vais plus au soleil sans un grand chapeau ! Non, ça n’est pas moche, ça donne de l’expression, de la sagesse et beaucoup de charme. Et puis c’est la vie, il faut s’aimer à chaque âge, pas vrai ?
      A bientôt pour la suite, alors !

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  11. Miss_Pim

    Bonjour Hélène,

    Première fois que je laisse un commentaire bien que je sois une fidèle lectrice. Je voulais vous saluer pour votre créativité, c’était toujours un régal pour les yeux (et un peu plus tard, pour les papilles) que de venir ici !
    Moi-même j’élimine progressivement les cosméto classiques de ma salle de bain. Je suis passée à un mélange huile d’amande douce / huile de noyau d’abricot / huile de nigelle pour mon visage, c’est top.
    Pour le déo, j’avais déjà vu des recettes maison et je pensais y passer. Juste une petite question : comment l’appliquez-vous ?

    Je vous souhaite une très belle journée et merci encore !

    Répondre
    1. Hélène

      Hello Miss Pim ! Mais il faut venir me dire bonjour, j’adore ça !!! Merci pour ce gentil mot :-) Votre huile composée semble super, je n’ai entendu dire que du bien de l’huile de noyau d’abricots et l’amande douce, c’est un grand classique !
      L’application, c’est simple : j’en prélève un peu sur l’index, une demi-noisette par aisselle, ça ramollit légèrement au contact de la peau et j’applique comme une crème sur toute la surface concernée. Peut-être est-il mieux d’attendre une minute avant de s’habiller mais en général j’enfile mes vêtements aussitôt !

      Belle journée à vous aussi ! A bientôt ;-)

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      1. Miss_Pim

        C’est vrai que, derrière mon écran, je pense tellement de bien de votre blog que j’ai l’impression que mes pensées positives arrivent jusqu’à vous ! Je tâcherai de passer dire bonjour régulièrement, alors :-)
        Merci pour vos indications, j’essaie ça dès ce soir, j’ai fini mon dernière roll-on de Niv*a ce matin, ça tombe à pic …
        Pour l’huile composée, effectivement elle est très bien. Amande douce / noyau d’abricot peut très bien s’utiliser comme démaquillant également. Associées à l’huile de nigelle et à de l’HE de tea-tree et de lavance, qui ont des propriétés anti-bactérienne, ça fait un parfait soin anti-boutons pour moi (qui en ait encore, malgré la 30aine qui approche …) !
        J’utilise l’huile de jojoba en masque sur les cheveux. Très bien également. Mais j’attends votre prochain poste routine beauté visage / cheveux avec hâte pour comparer ! ;-)
        Belle journée (sous le soleil, ici).

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        1. Hélène

          Ho que c’est gentil !!! J’utilise aussi de l’huile comme démaquillant, c’est très efficace, mais j’en dirai plus… la prochaine fois :-)
          Bye bye Niv&a, vous me direz ce que vous aurez pensé du déo-coco !
          Belle journée, alors, ici, il fait F.R.O.I.D !!!

          Répondre
          1. Miss_Pim

            Testé, l’odeur est très agréable, par contre, effectivement, mieux vaut ne pas s’habiller tout de suite pour ne pas tâcher les vêtements…!
            J’ai coulé la préparation dans des moules à cannelés, cela me fait directement comme un stick que je peux appliquer !
            Merci !

            Répondre
  12. Gwendoline

    Coucou,

    Je suis justement en train de faire le grand ménage dans ma salle de bain donc ton article me parle beaucoup.
    J’étais de celle-eux qui se promènent avec plusieurs trousses pour leurs produits de beauté, ce qui ne manquait pas de faire rire les gens à l’époque. Pourtant je ne faisais que suivre les conseils donnés partout: magazines, dermato, TV, ect. La dernière fois que je suis partie en déplacement, je n’avais plus qu’une petite pochette minuscule. Comme quoi, tout est possible…

    Depuis le mois de Juin, nous sommes devenu végétarien et le reste suit. On va vers le véganisme par exemple. Je lis Zéro déchets et ça me motive à continuer la réduction des déchets. On fait un énorme tri dans toutes nos affaires pour plus de simplicité. On déménage pour une maison avec jardin pour pouvoir faire un potager et installer un composteur. On commence à faire nos cosmétiques. Bref de vrais bobos comme diraient certains! Mes collègues se moquent tout le temps mais ça vaut le coup! :D Je sens que plus nous avançons, plus on est heureux et en phase avec nos valeurs

    Bref merci pour cet article et pour le blog en général. Hier j’ai nettoyé la machine à l’acide citrique comme tu le conseilles pour la décrasser avant de tester la lessive maison. On a essayé une fois de la faire nous même mais on s’est retrouvé avec un gros tas de savon compact au fond de la bouteille hum. On espère avoir plus de chance avec ta méthode! ;-)
    Pour autant je sens que plus nous avançons, plus on est heureux et en phase avec nos valeurs

    Répondre
    1. Hélène

      Coucou Gwendoline ! C’est merveilleux de voyager léger ! Ça change la vie. Zéro Déchet m’a fait beaucoup réfléchir aussi, c’est vraiment une lecture intéressante, même si pas toujours adaptable à son propre cas. Bravo pour toutes vos évolutions, c’est formidable, vous pouvez être fiers de vous !
      Pour ce qui est de la lessive, tu peux avoir un tas de savon au fond de la bouteille la première fois. Après la fabrication, quand la lessive refroidit brutalement, elle peut former un amas compact. Il faut simplement secouer très fort le bidon vingt secondes la première fois qu’on l’utilise. Normalement, après, ça n’arrivera plus, même s’il vaut mieux secouer un peu son bidon avant chaque utilisation. Tu me diras ce qu’il en est mais je n’ai jamais, jamais eu de souci !

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  13. Julie

    Bonjour Hélène !
    Merci pour ce super post ! Et hâte d’en savoir plus sur votre propre recette de shampoing :)
    Une question bête : où trouvez-vous du savon d’Alep (ou de Marseille) sans huile de palme ? Pour ma part, IMPOSSIBLE d’en trouver ! Où se cachent-ils ?
    Bonne journée :)

    Répondre
    1. Hélène

      Bonjour Julie, merci beaucoup ! Je trouve le mien dans un magasin bio près de chez moi. J’ai déjà vu la même marque dans les Naturalia, Biocoop, Bio c bon… Marseille ou Alep, c’est un savon très, très foncé ! Le Marseille est plutôt vert olive et l’Alep tire sur le marron. J’espère que vous trouverez !

      PS : le Marseille que j’utilise, c’est lui : http://www.juste-bio.com/s/18253_90602_savon-cube-olive-vert-savonnerie-du-midi-produit-bio?part=googleMC&gclid=CP-t0bm1_bsCFY5b3god_G8ASg
      L’Alep, c’est lui : http://www.boutiquebio.fr/douce-nature-savon-dalep-huile-laurier-200g-p-7600.html

      Répondre
        1. Hélène

          Julie, en effet, ça n’est pas exactement le savon de Marseille que j’utilise, il lui ressemble beaucoup, c’est aussi un gros cube vert. Le mien n’a pas de marque inscrite dessus, je n’arrive pas à le retrouver sur internet. Il est vendu sans emballage dans mon magasin bio, il porte un tampon « 72% d’huile d’olive ». Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’huile de palme, il doit y en avoir hélas un peu quand même. Je l’utilise pour le linge !

          Edit de 20h45 : j’ai retrouvé la marque : c’est Rampal Latour (ce modèle là : http://boutique.domainedesuriane.fr/specialites-provencale/38-savon-de-marseille-a-l-huile-d-olive-600gr.html). Je n’arrive pas à voir si c’est bien 100% olive mais il me semble que si…

          Pour l’Alep, pareil, j’achète en magasin bio, mais c’est bien la même marque que le lien car il est vendu emballé. Le savon d’Alep est fabriqué en Syrie donc difficile d’y échapper… si vous voulez un vrai savon d’Alep ! Je ne sais pas s’il existe des équivalents fabriqués en France, je vais enquêter….

          Répondre
          1. Gwen

            A cause de la guerre, la production de savons d’Alep est arrêtée en Syrie. C’est du moins ce qu’on m’a dit cet été à la savonnerie de la licorne que j’ai visitée à Marseille. Ils font maintenant venir leurs savons d’Alep du Maroc où il y a aussi une production. Bon, c’est juste pour info. Ça ne change rien au transport…

            Répondre
            1. Hélène

              Oh, terrible :-( c’est vrai, la guerre, quelle horreur, ça anéantit tout. Mais non, ça ne change rien, je suis d’accord. Après, je me dis qu’un tel savon dure très longtemps, j’ai le même depuis plus de 6 mois et il n’est pas prêt d’être fini !

              Répondre
  14. Florence

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article, il me conforte dans mon idée de réduire à l’essentiel les « produits » de la salle de bain. Mon idée est de, tant que faire se peut, utiliser pour mon corps des produits que je pourrais avaler, sans danger pour l’organisme ! Donc, le bicarbonate, je m’y suis mise ! L’huile de macadamia est mon huile tout usage : cheveux, corps, visage. Le vinaigre de cidre comme tonique ou comme purifiant pour les petons ou les (de plus en plus rares) petites plaques d’eczéma, etc…
    Pour le déo, j’utilise depuis peu de temps une huile essentielle de palmarosa que j’ai trouvé sur le fameux site proposant de fabriquer ses cosmétiques naturels ! C’est incroyable. En tout cas, pour moi : cela me convient parfaitement.
    Pour la peau, je dilue des acides de fruits du même site à du gel d’aloé vera et de l’huile de macadamia. Résultat assez spectaculaire…
    J’attends la suite de votre dossier avec impatience, merci beaucoup ! C’est formidable !
    Florence

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  15. Charlotte

    Super article Helene ! Depuis la decouverte de Bea Johnson et de son zero waste home en debut d’annee derniere, j’ai fait moi aussi le menage dans ma salle de bain. Le deo d’Ophelie est adopte depuis des lustres, mais je n’avais pas vu moi non plus l’edit sur la cire, je vais donc m’y atteler ! Pour le corps je prends de l’huile d’avocat (super locale) mais pour le coup il me faut attendre quelques temps avant de m’habiller, ca demande de l’organisation :) Je vais donc tester la macadamia, qui est archi locale egalement. Par contre je ne connaissais pas du tout le brossage a sec, ca a l’air super, merci pour l’info !

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    1. Hélène

      Ah, ce livre :-) il donne envie de tout fiche en l’air (enfin, non, j’avoue que sa maison toute blanche me fait un peu froid dans le dos, y’a des photos sur son blog ou dans des articles…). Le brossage à sec, c’est un vrai bonheur, j’espère que tu l’adopteras, Charlotte !

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      1. Charlotte

        Oui je suis d’ac avec toi, sa maison est glaciale ! J’aime les joyeux bordels chez les gens moi… mais pour ce qui est des placards a produits et des fringues, elle m’a convaincue (sans parler des bocaux… je trouve ca tellement plus beau en plus). Sinon, j’attends la partie visage avec impatience ! Brossage a sec en cours de test ! :)

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        1. Hélène

          Génial, enjoy ;-) ne t’en fais pas, la peau un peu rouge, c’est normal (surtout si ta douche juste après est chaude), mais ça part tout de suite, c’est que le sang circule !

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  16. Jessica Eagle

    WOW !!! Super génial ce billet et surtout très complet. Tu viens de m’aider à renouveler mes cabinets de salle de bain avec toutes ces belles suggestions. Génial !! J’suis vraiment ravie d’avoir cet info, que je m’apprête d’ailleurs à « pinner » dans mon Pinterest subito presto.

    Merci tout plein Hélène de partager avec nous toutes tes connaissances dans la matière :)

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  17. Taia

    Bon j’ai peu d’espoir mais voici la liste de mon shampoing:
    Aqua, coco glucoside, alcohol, glycerin, disodium cocoyl glutamate, sodium cocoyl glutamate, glyceryl oléate, sodium PCA, urtica dioica, hydrolyzed silk, triticum vulgare, cellulose gum, xanthan gum, parfum, phytic acid, citric acid.

    C’est tout pourri??

    Vraiment hâte de ton prochain article…
    À demain :-)

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    1. Hélène

      Ca va, Taïa, ce sont des molécules plutôt pas nocives, d’origine plutôt végétale (sauf la soie – silk – et peut-être le PCA, je ne m’y connais pas assez) et de loin pas les plus toxiques ni les plus polluantes ! Il ne faut pas non plus se rendre la vie trop difficile :-)
      A demaiiiin !!!

      PS : je kiffe ton shampooing, en fait : l’acide phytique comme conservateur naturel de cosmétiques, c’est l’avenir :-)

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  18. Pauline

    Merci pour cet article, qui va m’aider à affiner certains aspects de ma routine !

    Le plus ch*$/nt, ça reste l’épilation, où là je crois que passer sous le laser est encore ce qu’il y a de mieux ! Parce qu’entre le plastique, les cires du commerce, les produits d’épilation caca… Si t’as un tuyau, je prends.

    J’utilise mon savon d’Alep sur le corps ET le visage sans souci, et je suis aussi adepte du gommage au bicarbonate !

    Pour l’huile de corps, l’idée de la macadamia est pas bête du tout, en ce moment j’alterne avec mon beurre d’amande (AZ) et mon huile d’argan.

    Hâte de lire la suite en tout cas !

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    1. Hélène

      Hello Pauline, bien d’accord, l’épilation, c’est horrible. Alors, comment je fais ?
      –> Déjà, avoir une peau bien gommée (gommage, gant de crin…) facilite les choses
      –> En hiver, je me la joue femme des bois : je ne touche à rien tant que je porte des collants opaques ! Je ne suis pas très velue, donc l’homme n’y voit rien (je crois qu’on se fait des films à propos des hommes et de leur répugnance pour tout poil sur notre corps). Pour les aisselles, je rase…
      –> En été, la femme des bois s’épile (épilateur électrique) une fois toutes les 3 semaines. Aisselles, comme d’hab. Je n’ai jamais essayé la cire et je bannis les produits crado :-) mais j’avoue que ça fait mal !

      Le laser, oui… Ma mère l’a fait, sur les pattes, c’est efficace. Je ne sais pas bien quoi penser, à part que pour l’instant, je trouve ça beaucoup trop cher :-) !

      Répondre
      1. Nato

        Vous avez déjà essayé la cire orientale ? Le seul GROS problème avec la cire orientale, c’est d’arriver à la faire soi-même, elle est soit trop liquide, soit trop dure chez moi… mais il y a certaines esthéticiennes qui la proposent pour l’épilation (ça coûte un peu plus cher, vu qu’il faut apprendre le « coup de main »). Ici en Suisse, j’ai essayé chez une esthéticienne, j’avais les jambes les plus douces que j’ai jamais eues – mais après les pires poils incarnés, je ne sais pas trop à quoi c’était dû, donc l’expérience je l’ai laissé tomber pendant un an. Le mois prochain, je vais chez une esthéticienne qui ne pratique QUE ça. :) :) En gros, c’est son métier, d’épiler les gens à la cire orientale, et elle est hyper over-booké, j’ai eu le premier rendez-vous 2 mois après (le temps de réessayer l’épilation, le rasage etc ahah), peut-être que j’aurai une expérience moins horrible. Bisou Nato

        Répondre
  19. Lisa

    J’adore ce billet ! En plus du fait que j’ai bien rigolé, tout a l’air tellement simple, peut-être même que j’arriverai à tout mettre en place sans me mettre aux 4/5 ;-)
    Sous la douche, j’utilise moi aussi un gant de crin tous les jours, mais mouillé et avec du gel douche. Est-ce important de l’utiliser à sec ? Mon gel douche n’est pas maison, mais bio of course, et il ne contient que trois petits ingrédients en plus de l’eau : du potassium olivate (c’est grave, docteur ?), du glycérol végétal et de l’huile d’olive. Après ça, je me tartine d’huiles pour le corps Wel**a que j’aime d’amour, mais sans doute l’huile de macadamia me coûterait-elle moins de bras par an.
    Côté déo, je finis le bio que j’ai entamé, en pschitt sans gaz propulseur mais dont la composition ne me paraît pas totalement safe, puis je passe au déo coco !
    Hâte de lire la suite, Hélène, d’autant plus que le no-poo n’a pas été concluant pour moi non plus, sans doute parce que je n’ai pas réussi à tenir un mois sans laver ma crinière ;-)
    Bises !

    Répondre
    1. Hélène

      Oui, c’est simple – mais c’est le corps ! Je dois dire que visage et cheveux, c’est quand même un brin plus compliqué, mais toujours écolo tu verras ! Ton gel douche semble bien inoffensif, sois rassurée ! Oui, le no-poo, ça doit vraiment marcher quand on se lave les cheveux tous les 31 du mois, et je n’en suis pas là non plus !

      Répondre
  20. Naolia

    Merci Hélène pour cet article, j’ai tant appris sur les composants des produits de « nettoyage »!
    Je suis loin d’avoir adopté tous tes gestes; J’en pratique certains tels que le massage à sec avec un gant kessa. Génial pour l’élimination des peaux mortes et retrouver une peau douce mais vraiment super contre la cellulite. Mais voilà le faisait suivre un gel douche …
    Et pour le corps j’utilise l’huile de coton, odeur neutre qui me convient mieux que l’odeur de noisettes de Macadamia que j’avais testé pour ses propriétés anti-âge! MA fille utilise l’huile de cameline pour sa peau à tendance eczémateuse qui donne de très bons résultats.
    Et pour les cheveux, un mélange d’argile verte yaourt jaune d’oeuf. Mais j’attends la suite avec hâte…

    Répondre
    1. Hélène

      Chouette, Naolia, merci pour toutes ces infos ! J’utilise aussi l’huile de cameline de temps en temps, ça m’arrive de faire une virée au frigo pour changer d’huile ;-) ! Ravie de savoir que le gant de kessa te convient, je me souviens avoir toujours vu ma maman se frotter les jambes avec un gant de crin (animal, cependant) mais elle ne m’avait jamais suggéré de le faire.

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  21. Ping : Salade aux hyperaliments sans superaliments | Green me up !

  22. Ophelide

    Merci pour toutes ces infos! Je débute dans mon exploration des cosmétiques naturels -un peu forcée mais vite conquise – pour avoir participé à la conception d’étiquettes de produits pour le visage 100% naturels.
    Y a-t-il une solution de rechange au fameux « fps (sps?). Heu protection solaire des cremes pour le visage? J’ai hâte de lire la suite!

    Répondre
    1. Hélène

      Ah, c’est une bonne façon de commencer :-) Pour la crème solaire, je ne suis pas encore parvenue à mes fins. Déjà, je m’expose peu, toujours couverte et aux heures les moins chaudes (avant midi / après 16h). J’ai lu à plusieurs endroits que l’on peut en fabriquer avec une base de crème style huile de coco et de la poudre d’oxyde de zinc. L’oxyde de zinc est brillant et réfléchit la lumière du soleil, qui ne pénètre donc pas la peau. Un exemple là : http://www.healthstartsinthekitchen.com/2012/12/22/make-your-own-spf-with-coconut-oil/. J’avoue que pour ce point-là, je ne veux pas faire de bêtises donc pour l’instant, je continue à utiliser des crèmes de pharmacie car même si la compo est dégueu, la protection solaire est vraiment efficace (je mets du 50 minimum).

      Je n’ai pas enquêté sur l’oxyde de zinc donc je ne peux pas te dire si c’est clean ou pas… Avec les métaux, il faut quand même se méfier… Surtout s’ils sont réduits en particules fines comme la poudre d’oxyde. Bref, je n’ai pas de solution miracle à te proposer à ce stade !

      Après, il y a des moyens de préparer sa peau : manger beaucoup de carottes et autres fruits et légumes riches en carotène fat augmenter la quantité de ce pigment dans la peau, ce qui constitue une protection naturelle.

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  23. Cri

    Bonjour !
    Je tombe un peu ici par hasard en effectuant des recherches au sujet de mes allergies.
    J’attends avec impatience votre post sur le soin des cheveux…
    En effet, étant allergique au coco-bétaine (et tout ce qui en découle…) ainsi qu’aux amoniums quaternaires, je suis dans une totale impasse pour me laver les cheveux !
    J’ai tenté un mix-maison mais mes cheveux sont franchement poisseux !

    Merci pour cette mine d’informations et bonne continuation pour ce blog !

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  24. Hakima

    Pour le rituel du corps. Etant d’origine mai aine j’utilise le gant kessa (gant noir rugueux) avec du savon noir (issu de noyaux broyés d’olive). Et je pratique un gommage uńe fois par semaine. On se sent legere comme une plume une fois la douche terminée, c’est tip top.

    Répondre
  25. Lulu

    Hello Hélène!
    Je viens de découvrir ton blog et franchement j’adore! Ton éthique, la présentation, ta manière d’écrire…
    Tu m’as convaincue pour le déo coco au bicarbonate de soude… mais tu sais si on peut utiliser une autre base que l’hv de coco? J’ai cette odeur / ce parfum en horreur je ne pourrai jaaaamais supporter de l’avoir toute la journée sous les aisselles!!
    Merci =)

    Répondre
    1. Hélène

      Hello Lucile ! Mais c’est super, bienvenue ! Alors, je vois deux solutions. La première, c’est garder l’huile de coco mais utiliser une huile essentielle très parfumée pour masquer son odeur. Avec lavande et palmarosa, le parfum de coco est nettement dominé. Pour ma part, en hiver, j’utilise orange et palmarosa (pas en été car les HE d’agrume sont photosensibilisantes), et ça sent quand même très peu la noix de coco.

      Sinon, il te faut une huile solide à température ambiante, donc l’huile de palme conviendrait sûrement – je n’ai jamais essayé et je ne sais pas si on peut facilement acheter de l’huile de palme. Peut-être même que le beurre de cacao (qui est en fait de l’huile de cacao !), aussi solide à t° ambiante, conviendrait, mais là ça va devenir un déo de luxe, le beurre de cacao coûte les yeux de la tête…

      Autrement, j’ai une dernière idée en tête, mais c’est totalement théorique : peut-être peut-on utiliser une huile végétale quelconque, donc liquide, mais utiliser plus de cire (végétale ou d’abeille) afin de la rendre solide ? Je n’ai aucune idée des proportions à utiliser, mais si j’étais aventureuse, je tenterais le coup.

      Voilà, j’espère ne pas te décourager :-) si tu essaies quelque chose, fais-le moi savoir !

      Répondre
  26. Yasmine

    Je me lave le corps au savon d’Alep et depuis qq temps les cheveux au bicarbonate comme vu chez Ophélie. En hiver si besoin j’hydrate avec une crème pour le corps Jonzac ( et en ce moment je masse mon ventre avec la crème anti vergeture 100% Mum). Pour le déo je n’ai pas trouvé mon bonheur. J’ai bien aimé le Nuxe bio mais il filait trop vite et vu le prix bof bof. J’ai essayé la pierre d’alun sans accrocher. J’ai tenté les recettes bicarbonate-huile coco mais j’ai eu des irritations. Finalement, j’utilise une demie noisette d’huile de coco par aisselle. Je dis pas que cela marche si on fait un marathon, mais c’est pas mal.

    Répondre
    1. Hélène

      Les irritations au coco-bicarbonate, ça arrive quand on vient de s’épiler / raser, je trouve, mieux vaut ne pas l’appliquer juste après. Et ça m’arrive aussi quand le pot est presque terminé, car je pense que le bicarbonate sédimente au fond durant les phases ou le déo fond un peu… Bref, la cire résout ce problème, depuis que je l’ajoute, mon déo reste bien dosé et n’irrite plus.

      Répondre
  27. Ping : Recette de shampoing "slow" à base d'argile | Green me up !

  28. Lulu

    Ça y est je vais me lancer! Je vais opter pour le déo de luxe au beurre de cacao filtré (celui de chez AZ of course) Reste un dernier petit détail… les dosages. Je voudrais le mouler dans un stick pour que ce soit + pratique et le stick AZ a une contenance de 50 ml….. Du coup tu pense que je devrais prendre quoi comme dosages?? Merci =)

    Répondre
    1. Hélène

      Aucune idée ! A mon avis, le mieux c’est de préparer toute la recette (en remplaçant 100 g d’huile de coco par 100 g de beurre de cacao). Tu moules ce que tu peux dans le stick et le reste, tu le verses dans un bocal que tu conserves à l’abri de la chaleur. Quand le stick sera terminé, tu n’auras qu’à faire fondre le contenu du bocal au bain-marie et remplir à nouveau ton stick.

      Répondre
  29. Jessica

    Bonjour,

    j’aimerais savoir où tu trouves l’huile de macadamia car je n’en ai pas trouvé dans mon magasin bio.
    L’utilises-tu pure ou bien avec autre chose ?

    Merci d’avance :)

    Répondre
    1. Hélène

      Je la trouve en magasin bio, je ne sais plus lequel, peut-être plutôt Naturalia, on ne trouve pas forcément les mêmes choses d’une enseigne à l’autre… C’est au rayon alimentaire, pas cosmétique ! Je l’utilise pure, aucun problème !

      Répondre
  30. plume rouillée

    C’est mon premier message sur ton blog devant les recettes duquel je bave régulièrement… Pour tout ce qui est cosmétique , je suis passée au homemade, ce qui en plus d’être plus efficace, adapté, et moins cher, est aussi très marrant à faire. Notamment, je fais moi-même mes savons et ne me avec qu’avec cela.
    Aussi, ça me chagrine un peu de voir que tu méfie de la glycérine. Pour moi, c’est, avec un plus grand surgraissage ( huile non transformée présente dans le savon) et le choix d’huile donnant les savons moins détergents, la raison pour laquelle les savons maisons sont bien plus doux que ceux du commerce. La glycérine, ce n’est pas un lipide chimiquement parlant, mais un alcool. Elle peut être produite industriellement à partir du propylène, mais c’est aussi un sous-produit de la production de savon ( la plupart des savon du commerce sont déglycérinés, et la glycérine revendu à part). La glycérine dans les cosmétique est utilisé comme humectant, c’est à dire pour hydrater. En fait, elle est hygroscopique, c’est à dire qu’elle attire l’eau. Dans une crème, elle attire à la surface de la peau, eau piègé par l’huile contenue dans la crème, ce qui donne une bonne hydratation de surface. Mais si on en met trop ( ou s’il n’y a pas de film huileux pour empêcher l’évaporation de l’eau), la glycérine a l’effet inverse : elle devient desséchante ( à partir de 10%). La glycérine n’est pas irritante en soit, mais trop dosée, ou utilisé dans une formule mal équilibrée, elle peut être desséchante, comme tout les autres alcool, d’ailleurs. Dans les produit destinés à être rincés, c’est un peu différent, car d’une part, il y a aussi de l’eau à l’extérieur, et la glycérine n’est pas sélective, elle attire n’importe quelle eau, et d’autre part, elle est rincée, ce qui évite le surdosage. L’intérêt, dans un savon surgraissé, et qui laisse donc un peu de gras sur la peau, c’est qu’elle a un effet hydratant, qui compense un peu la détergence du savon ( même si le savon d’olive, comme l’alep, est un détergent plutôt doux). Donc pour moi, c’est un peu dommage de s’en passer dans un savon pour le corps! Par contre, c’est une bonne idée pour le linge, que la glycérine encrasse.

    Juste un dernier ptit mot sur les savons liquides : ce n’est pas simplement du savons diluée, c’est du savon à la potasse. Le savon solide est produit par le mélange d’huiles et de soude caustique, le savon liquide, c’est de l’huile et de la potasse (pas d’inquiétude, toute la soude et la potasse sont utilisée par la réaction de saponification, il n’est reste pas dans le savon final, s’il est bien fait). Il est souvent moins sur graissé que le savon solide pour pouvoir rester bien translucide. Enfin, il est parfois vendu déjà dilué avec de l’eau, et là, oui, il faut un conservateur, et, j’ajouterai, souvent un conservateur bien synthétique pour supporter le pH basique du mélange.

    Répondre
  31. Priscilla Débrouille

    Hello !
    Effectivement, je fonctionne un peu de la même manière. J’ai tendance à limiter le décapage au gel douche. Si je dois me laver régulièrement ou plusieurs fois par jours (sport, sorties, etc.), je me passe généralement sous l’eau et j’utilise mon lufa pour « décaper » la peau en appuyant plus ou moins fort selon mon besoin.
    Pour le déo, j’ai déjà depuis bien longtemps arrêté les aérosols. Mais j’emploie tout de même un déo bille. C’est le sanex natur protect. Même si c’est un dès plus clean, il n’est pas tip top non plus. Donc je ne le rachèterais pas. Tu propose un alternative que me tente bien (tout comme antigone). Il n’y a plus qu’à se lancer ! ^^
    Merci pour ces conseils en tout cas.
    Bises

    Répondre
    1. Hélène

      Oui, moi non plus je ne me « savonne » pas plusieurs fois par jour ! Si je dois me doucher plusieurs fois, je me rince à l’eau, après un gommage au gant de crin…

      Répondre
  32. Angie

    Bonjour Hélène et MERCI pour ce blog que découvre tout juste mais qui regorge de bonnes idées et de conseils avisés ! Ca motive à faire le ménage dans la salle de bain !!!

    Ayant vécu à la campagne toute mon enfance j’ai tendance à me pencher naturellement sur des solutions « nature » et je fais d’autant plus attention depuis que je suis maman ! Enfin je m’apperçois avec horreur que finalement j’ignorais beaucoup de choses nocives !

    Du coup j’ai bien envie de passer toute la famille au savon d’alep, liquide pour le côté pratique et plus attrayant pour les enfants. Par contre pour l’odeur, j’aurais bien voulu rajouter quelque chose, de pas chimique forcément, qui le rende plus attrayant pour mes petites filles (et mon mari accessoirement). Que pourrais-je y mettre (qui du coup ne soit pas trop féminin, malgré notre majorité à la maison) ? J’avais pensé à la fleur d’oranger (top pour relaxer), mais je ne sais pas sous quelle forme !

    MERCI encore pour ce super blog ! Je n’ai pas fini de faire le tour mais c’est très intéressant !!!!!

    Répondre
    1. Hélène

      Bonjour Angie ! Quel enthousiasme, génial ! Alors, pourquoi pas une huile essentielle bien fraîche ? Je pense à la menthe, au citron, à l’orange… ou à la lavande, ça n’est pas « trop féminin », la lavande, non ? Sinon, l’eau de fleur d’oranger c’est une bonne idée mais j’ai peur que cela fasse que le savon se garde moins longtemps… L’eau favorise le développement de bactéries, hélas…

      Répondre
      1. Angie

        Merci Hélène !

        Pour les HE je sais qu’il faut faire très attention, d’autant plus avec les tous petits, c’est pour ça que je préfère éviter. Mais comme j’ai un bouquin, quand on me le rendra je vérifierai si c’est compatible pour les bébés ;o)

        Sinon as-tu entendu parler de l’éponge de Konjac pour nettoyer la peau ? Si oui, qu’en penses-tu ? Il paraît que son effet est magique et que c’est adapté à tout type de peau, même sensible.

        Répondre
        1. Hélène

          Alors non, jamais entendu parler de cette éponge ! Mais c’est sûrement bien, il n’y a pas qu’une seule solution naturelle, et heureusement ! Si tu l’essaies, dis-moi si c’est efficace !

          Répondre
  33. alexandreone

    Bonjour,

    Je suis un homme et après avoir eu écho du reportage de France 5 sur les gels douches.
    J’ai envie de me mettre à des choses plus naturelles. J’ai déja du savon d’alep que j’utilise pour me laver mais ca a tendance à sécher ma peau.
    J’aimerais savoir clairement les étapes pour un lavage optimal.
    1. Après avoir bien mouiller le corps passer sur tout le corps le gant de crin végétal
    2. Laver avec du savon d’alep tout son corps puis rincer.
    3. 15 minutes après passer de l’huile de macadomia ou jojoba ou noisette pour renforcer le film hydrolipidique.

    Pour mon visage: faire la même chose ou seulement passer de l’huile de jojoba après avoir bien mouiller son visage.

    Enfin pour mes cheveux, peut on se les laver exclusivement avec du savon d’alep et du bicarbonate de soude puis les hydrater une fois sec avec de l’huile de nigelle. Merci pour votre travail.

    J’essaie de résumer le tout pour un lavage optimum visage, corps, cheveux.

    Répondre
    1. Hélène

      Bonjour Alexandre ! Le gant de crin s’utilise sur la peau sèche ! C’est un peu râpeux, mais c’est agréable et c’est plus efficace pour éliminer les peaux mortes. Ensuite, on rince. Je ne savonne pas tout mon corps, seulement les zones qui en ont besoin – je vous laisse voir lesquelles ! Car, en effet, le savon d’Alep est asséchant et le gant de crin suffit à nettoyer la peau. Bien sûr, si vous avez couru 20 km, vous pouvez tout savonner…

      Petite précision : il est préférable de rincer le gant de crin à chaque fois et de le savonner de temps en temps pour qu’il reste propre !

      Je préfère passer l’huile juste après la douche : la chaleur a ouvert les pores de la peau et l’huile pénètre mieux.

      Sur le visage, je n’utilise pas le gant de crin (ou alors très doucement), car la peau est plus fine et fragile. En général, je mouille le visage, je « savonne » avec une petite noisette de miel, je rince et je passe l’huile de nigelle.

      Pour les cheveux, je ne sais pas bien quoi vous répondre : vous avez sûrement les cheveux courts et peut-être pas le même cuir chevelu que moi. Pour moi, le savon d’Alep et le bicarbonate ne parviennent pas à rendre mes cheveux propres (d’où ma routine shampooing à l’argile ghassoul, décrite dans un autre article). En général, je mets l’huile en masque avant le shampoing, je laisse les cheveux « boire » et puis je passe au shampoing pour éliminer le trop-plein d’huile.

      J’espère avoir pu vous aider, et bravo pour ces changements !!!

      Répondre
  34. Angie

    Et de nouveau bonjour !

    J’ai aussi testé ta recette de déodorant, je n’avais pas de cire d’abeille donc pour l’instant ça en restera là. Cependant, besoin de conseil. Quellle autre huile pourrait-on utiliser à part la noix de coco selon toi ? Car je trouve l’odeur assez féminine et j’avais bien envie d’en faire pour mon homme. Et pour les HE, une idée de senteur plus virile ?

    Répondre

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