Polenta crémeuse du petit déjeuner, coulis carotte – poire

polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner
polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner

Sans les saisons, que la vie serait ennuyeuse et répétitive ! Les frimas de novembre appellent à grands cris des bols fumants et nourrissants, dévorés au saut du lit. Des petits déjeuners crémeux. Et vitaminés, ne l’oublions pas : les températures en baisse et le manque de lumière fatiguent l’organisme.

La polenta est une semoule de maïs. Elle arbore la couleur du soleil, car le grain de maïs contient du carotène. La polenta est cuite dans un grand volume de liquide. Elle gonfle alors d’une manière extraordinaire et devient douce et veloutée.

polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner

La semoule de maïs contient autour de 75% de glucides complexes (de l’amidon pour l’essentiel) et 7% à 10% de fibres, ce qui la rend extrêmement rassasiante, ainsi qu’environ 6% à 8% de protéines pour moins de 4% de lipides. Il existe des semoules de maïs précuites, mais je préfère utiliser la semoule crue et passer quelques minutes de plus aux fourneaux. Le résultat me semble nettement meilleur.

La polenta est un tantinet capricieuse : elle bout comme de la lave en fusion et des bulles éclatent alors sans pitié à sa surface. Un conseil : remuez, remuez vivement et sans cesse pour éviter les projections brûlantes. Il faut savoir prendre des risques !

Ces matin-ci, je sers la polenta avec un coulis fruité et de saison préparé en quelques secondes. En ce moment, mon association préférée est celle de la poire, de l’orange et de la carotte (violette).

polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner

Le maïs a fort mauvaise réputation, et c’est dommage. La sélection des semences, depuis des siècles, a produit des variétés plusieurs fois hybrides, n’ayant plus beaucoup en commun avec l’ancêtre « sauvage » du maïs. Plus récemment, les manipulations génétiques ont donné naissance à des variétés OGM, telles le maïs Bt, capable de résister à des nuisibles comme la pyrale du maïs, un papillon destructeur des cultures. Le maïs est ainsi devenu le symbole des espèces OGM et un aliment dont il faut se méfier.

Par ailleurs,  la culture du maïs, espèce tropicale, dans nos contrées tempérées au sol et au climat peu adaptés à cette graminée, est extrêmement coûteuse en eau. Certaines graminées tropicales, dont le maïs et la canne à sucre, possèdent un métabolisme différent de celui d’autres graminées telles que le blé, le riz ou l’avoine. La photosynthèse de ces graminées des pays chauds est plus efficace : en d’autres termes, pour un même ensoleillement, une même température et pour une même quantité d’eau, le maïs produira plus de matière (tiges, feuilles, grains) que le blé. 

Cependant, ceci est vrai lorsque le maïs est cultivé en milieu tropical. Dans des régions humides et au sol capable de retenir l’eau, le maïs peut être cultivé sans irrigation et sans produits phytosanitaires ni engrais et produire plusieurs récoltes par an. En revanche, en France, la culture du maïs dans un sol sableux très sec (comme dans le Sud-Ouest) et aux étés chauds et secs, nécessite, en été, une irrigation démesurée.

Ceci donne à réfléchir, lorsque l’on sait que plus de 60% de la production mondiale de maïs n’est pas destinée à l’alimentation des Hommes, mais à celle du bétail, venant alourdir un peu plus la facture écologique de l’élevage conventionnel. Par ailleurs, une très grande partie du maïs consommé par les élevages français est un maïs OGM importé… des Etats-Unis, premier producteur de maïs (plus de 40% de la production mondiale). En effet, la culture commerciale d’OGM est interdite en France, mais l’importation de maïs OGM est autorisée.

Le maïs bio (symbole AB) est garanti sans OGM – ce qui ne garantit cependant jamais l’absence à 100% d’OGM.   

polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner
polenta crémeuse coulis carotte poire orange petit déjeuner

    

Polenta crémeuse, coulis carotte-poire

Pour 1 personne

   

La polenta (pour 1 personne) :

  • 30 g de polenta non précuite (pas « instantanée »), bio
  • 300 mL de lait d’amande (ou riz, avoine…)
  • 1 cuillère à café de purée d’amandes (facultatif)

Verser la polenta et 1 tiers du lait végétal dans une casserole. Porter à ébullition et remuer sans cesser jusqu’à ce que la polenta ait absorbé tout le liquide. Maintenir sur feu vif le plus longtemps possible en remuant constamment : la polenta doit épaissir et ne pas attacher à la casserole.

Ajouter un second tiers de liquide, remuer pour mélanger. Diminuer le feu (feu moyen) et laisser gonfler à nouveau en remuant constamment. Laisser épaissir au maximum sans que la polenta n’attache. Renouveler l’opération avec le dernier tiers de lait. Ajouter la purée d’amandes et la vanille, mélanger : la polenta doit être fluide mais épaisse.

Le coulis carotte-poire-orange (pour 1 ou 2 personnes)

  • 3/4 d’une grosse poire Comice (ou 1 moyenne)
  • 1 ou 2 carottes (violette pour moi, j’aime la couleur !)
  • 1 petite orange
  • 1 cuillère à café bombée de purée d’amandes
  • Quelques gouttes d’extrait de vanille

Préparer le coulis (il peut être pratique de le préparer avant la polenta) : laver la poire, l’éplucher si elle n’est pas bio et la couper en dés. Éplucher les carottes, les couper en rondelles. Presser l’orange. Verser tous les ingrédients dans le bol d’un blender et mixer jusqu’à l’obtention d’une purée bien lisse.

Pour servir

  • Le 1/4 de poire restant / tout autre fruit
  • 1 poignée de graines diverses
  • Du sirop d’érable

Servir la polenta avec le coulis, arroser d’un filet (raisonnable) de sirop d’érable et parsemer des graines et de lamelles de poire.

56 Replies to “Polenta crémeuse du petit déjeuner, coulis carotte – poire”

  1. Wahou !
    Miam, miam , super !!!
    Moi qui cherchais une alternative au muësli j’ai TROUVÉ !!!

  2. Bonjour Hélène,

    Je pose certainement une question naïve mais qu’elle est la différence entre semoule de mais et polenta ?
    Pourrais tu me conseiller une marque de polenta non précuite?
    Merci d’avance et bonne journée

    P.S: je me suis fait un délicieux porridge de sarrasin cru ce matin ! merci pour la recette.

    1. Je pense que c’est la même chose :-) ! Pour la polenta non précuite, Markal ou Primeal se trouvent facilement en magasin bio !

  3. Bonjour,juste une question;est-ce que cette polenta est toujours considérée comme encore dans les aliments crus? en lisant le déroulement de la recette suivez vous la règle de ne pas dépasser le 42°
    merci

    1. Bonjour Anonyme ! Cette recette n’est pas crue, non ! Je cuis ma polenta avec du lait porté à ébullition, ce doit être difficile autrement !

  4. Merci pour cette recette ! Je crois que je vais me lancer… quand j’aurais eu les moyens d’aller faire un tour dans un magasin bio (y’a rien au supermarché au rayon bio, et puis il faut que je fasse les choses bien quand même !)

    J’avais déjà mangé de la polenta salée, en cube, revenue à la poêle… Mais je suis à la recherche d’autre chose pour mon petit dej et ça, vraiment, ça me parle ! (comme tout ton blog d’ailleurs, que je suis en train de parcourir, en long en large et en travers !)

    1. Merci Xel0u ! J’espère que tu trouveras ton bonheur au mag bio (j’en suis sûre en fait ^^)

  5. Ah, ça sonne déjà la nostalgie des belles couleurs des fruits d’été, mais l’automne saura aussi nous régaler ! J’en profite pour te féliciter sur ton blog : tu glisses justement des rayons de soleil dans nos assiettes avec toutes ces couleurs et ces idées pétillantes ! j’adore !

    1. Merci, Lauriée ! Non, pas de raison d’être nostalgiques, bien au contraire !

  6. Merci Hélène pour cette délicieuse idée ! je viens de m’y réchauffer après un petit footing sous la pluie : l’extase ! j’avais des fruits rouges au congélateur donc zouh ! en coulis avec une pomme pour contrer l’acidité, le tout parsemé de graines de tournesol et de courges torréfiées : c’était un régal ! je vais mettre la polenta non précuite sur ma liste de course : ton argument crémeux est très tentant !!

    1. Bonjour Lauriée ! Je suis ravie que ça t’ait réchauffée ! Tu m’as donné envie de fruits rouges…

  7. Bien belle idée pour moi qui suis fane des bols de muesli et cie le matin. Par contre j’évite la polenta car son IG est très élevé…

    1. C’est vrai, mais… c’est délicieux, de temps en temps… Bon, en fait, je ne fais pas du tout attention aux IG, entre nous :-)

    2. Je n’en fais pas une obsession non plus, mais j’essaye d’y prêter attention car, comme je mange sans gluten, c’est la porte ouverte aux ingrédients de substitution à fort IG (comme la farine de riz) donc depuis que je me suis penchée sur ce mode d’alimentation, je tente de limiter la casse quand je peux…

    3. Tu as raison, il faudrait que je me remette un peu en mémoire les différents IG des ingrédients que j’utilise, ça ne ferait pas de mal. Je ne sais pas si c’est mieux, mais tu peux sûrement faire ce petit dej avec de la semoule de millet ? (j’espère que ça n’est pas pire que le maïs ;-)

    4. Le blog de Marie Chioca est génial si tu veux te replonger dans les considérations IGiques ;-) Hum, et sinon je viens de vérifier, millet et polenta, c’est pareil, snif…

    5. Pas sympa… tant pis, j’aime trop le millet et la polenta pour les abandonner !! Oui, le blog de Marie est top pour les IG (et le reste), j’irai m’y rafraîchir la mémoire !

  8. Bonjour Hélène,

    je commente jamais mais je commente quand même ;-)
    je suis en train de déguster ma portion de polenta avec une garniture adaptée, et c’est …. hmmmm…. extrêmement bon, doux, régressif à souhait, bref, parfait pour ce dimanche matin brumeux et frais avant de partir au marché! si ça t’intéresse, j’ai adapté avec ce que javais: polenta préparée comme décrit par toi, puis mélangée avec un reste de beurre de butternut (ta recette), 2 poires coupées en morceaux, une banane écrasée et parsemée de graines de courge… je ne pouvais pas faire de coulis car j’ai cramé mon mixer en faisant les cherry & chocolate balls d’Angela (ou Gena????). Mais c’est tombé à point pour enfin acheter mon Vitamix!!!!!! je l’attends avec impatience… (non j’ai pas tué mon mixer exprès…) :-P
    bon dimanche!

    jennifer

    1. Merci, Jennifer, ça m’intéresse ! C’est gentil de me faire coucou ! Ca a l’air bon, dis-moi, tu m’as décidée à refaire du beurre de courge ! Et… quelle chance pour le Vitamix, là je crois que, de ta vie, tu n’auras plus jamais d’ennuis avec ton blender ;-) (non, pas fait exprès de tuer ton vieux mixer, après tout, ça n’est pas de ta faute s’il n’était plus à la hauteur… j’ai assassiné mon ancien mixeur en faisant de la purée de noisettes…).

      Bon marché !

  9. Suite :
    Autre problème : le spectre des 9 milliards d’humains sur la planète est sur nous… il faudra bien nourrir tous ces gens. Comment? L’état des sols de la planète, entre pollution, couche nourricière détruite par le poids des énormes machines agricoles, manque d’eau, changement climatique, ne permet pas de produire assez – que l’on parle de protéines animales ou végétales. La « green revolution » a sauve des milliers de vies en Afrique. Est-ce que des plantes modifiées pour mieux assimiler l’azote et/ou résister a la sécheresse et/ou la pollution peuvent être une solution a la famine sur la moitie de la planète? Je ne sais pas, je pose simplement la question.
    N’oublions pas non plus que l’humanité a sélectionné ces céréales qui requièrent maintenant des soins phytosanitaires intenses : la monoculture est un désastre en terme de diversité biologique et de résistance aux pathogènes. Et combien de siècles a t-il fallu attendre pour qu’on l’admette? Les OGM sont peut-être une fuite en avant, mais honnêtement, qui est prêt à renoncer à son confort alimentaire pour revenir grignoter la teosinthe, les tomates ou pomme de terre du 14eme siècle? Savez-vous par exemple pourquoi le mais est deplete en lysine, acide amine essentiel? Parce que les animaux, incapable de le synthétiser, ont des ‘senseurs” de lysine très développes : faites un mais transgenique qui produit de la lysine, il attire tous les prédateurs du quartier : la plante est mangée jusqu’a la racine, le champ est détruit, donc pas de graines, une propriété alimentaire importante est contre-sélectionnée par une pratique agricole qui visait à l’ origine à assurer l’alimentation du cultivateur. Nos pratiques agricoles depuis la sédentarisation de l’humain ont des conséquences encore peu connues aujourd’hui, et peut-être (encore une fois je pose simplement la question !) des OGM pourraient être une option pour corriger le tir. Parce que biologiquement et socialement, on ne peut pas vraiment revenir en arrière.
    Cote bio fuels, je ne sais pas quelle est la position en Europe, mais ici aux USA on est en train de revoir notre copie. Il est pratiquement sur que les carburants d’origine végétale ne verront pas le jour a grande échelle, vu les problèmes de processing couteux financièrement et chimiquement. On se dirige plutôt vers les champignons et les algues. Nouvelle source d’inquiétude peut-être pour certains, mais certainement un plus cote surfaces agricoles destinées a l’alimentation.

    Je dois finir ici cette longue tirade, en espérant que mon discours n’est pas trop décousu et apporte des éléments d’informations aux gens intéresses. Encore une fois, je ne suis pas fan des OGM, mais j’essaye de garder un esprit ouvert et d’intégrer la problématique dans une dimension socio-biologique à l’échelle de la planète. Je suis maintenant prête à essuyer quelques jets de pierres…

    1. Tout à fait, l’aspect que vous décrivez m’a souvent fait réfléchir : comment nourrir la planète sans OGM ? Pourquoi avoir peur de nouvelles variétés plus riches en acides aminés ou autre nutriment ou qui poussent en aidant à régénérer les sols ?

      Là, je dois dire que je n’en sais rien ! Par prudence, je dirais qu’on joue à l’apprenti sorcier en voulant déranger l’équilibre de la nature. Mais on ne peut évidemment pas cultiver les OGM dans une bulle hermétique. Je crois surtout qu’on ne saura jamais et que les OGM s’imposeront. Combien de temps pour avoir le recul nécessaire pour dire si c’est une catastrophe naturelle ou non ? … nos petits-petits-petits enfants nous le diront.

      Merci en tout cas pour votre avis éclairé !

    2. Ah, les biofuels, je pense que c’est une bonne chose d’abandonner. On peut produire de l’énergie à partir de choses qui ne se mangent pas, alors pourquoi utiliser des aliments pour se déplacer ?

    3. La seule chose dont je suis certaine, c’est que la nature finit toujours pas reprendre ses droits. L’homme est la seule espece animale a avoir chamboule avec une telle intensite et a une telle echelle l’equilibre naturel. Mais un tel desequilibre est par essence instable, on ne peut pas modifier indefiniment un etat, qu’il soit moleculaire ou planetaire, et nous allons prendre le boomerang dans le nez a un moment ou un autre… et pour etre honnete, je crois que c’est deja en train de se produire.

    4. Ca, c’est évident ! En attendant, il reste des rétrogrades qui se réjouissent de voir la France exploiter bientôt son gaz de schiste – enfin, c’est un autre débat. Sur ce, je m’en vais faire ma crise d’angoisse dans mon coin :-S

  10. C’est intéressant, je n’aurai jamais pense a la polenta version sucrée, et pourtant j’adore le corn bread pour son gout sucre justement, avec des poivrons lentement caramélises et des tomates séchées, c’est du pur bonheur.

    J’ai longtemps hésite à écrire ce qui suit, je n’aime pas créer de polémique, et je vais probablement me faire jeter des cailloux, mais je me dois d’apporter quelques commentaires sur le mais transgénique et les OGM en général. Tout d’abord, non, je ne suis pas « pour » les OGM. Mais je pense qu’il y a beaucoup d’aspects qui sont oublies dans ce vaste domaine. Tout d’abord, oui, les pratiques commerciales des semenciers sont écœurantes. C’est incontestable. La dissémination des transgenes par le pollen est certainement un problème inquiétant pour les céréales. Mais vous imaginez le tollé si les semenciers rajoutaient un autre transgene rendant le pollen stérile en plus de la résistance aux pathogènes :-) ???
    Je remarque aussi que tout le monde s’insurge contre le mais, mais nombre de vegetar/liens consomment des produits dérives du soja, et je n’entends guère de commentaires sur le fait que l’essentiel du soja consomme dans les 10 dernières années est transgenique. Lécithine de soja, lait de soja, tofu, la majorité vient de plantes modifiées. A t’on note un impact sur la sante humaine? Personnellement, je n’ai pas remarque de publication en ce sens, mais j’avoue ne pas avoir travaille le sujet avec beaucoup d’application avant d’écrire. De la même façon, vous notez le fait que le bétail soit nourri avec du mais transgenique, consomme ensuite par les humains. Je n’ai pas trouve la encore d’étude montrant un effet délétère : la protéine responsable de la résistance aux pathogènes est dégradée dans le tract gastro-intestinal des animaux, comme toute autre protéine, les acides amines recycles, et il y a peu de chances que cela affecte l’animal ou l’humain – mis a part le problème de l’allergie qui se manifesterai des la mise en bouche, évidement. Ici aux USA le bétail est gave d’antibiotiques et d’hormones, je ne suis pas certaine que les conditions européennes soient vraiment bien meilleures, et il a été montre sans ambigüité que ces produits, eux, ont des effets terribles chez les animaux. Je me demande donc quel est le pire, entre OGM et cocktails chimiques? Et pour finir sur cet aspect, la question mais natif/mais transgenique pour les bovins est presque une non-question dans le sens ou ces animaux sont des ruminants, avec un système digestif développe pour processer de l’herbe, et surtout pas du mais. Il a aussi été démontre que le mais cause des douleurs phénoménales chez ces pauvres bêtes, et c’est absolument révoltant de les voir souffrir ainsi (je parle d’expérience).
    a suivre…..

    1. Bonjour Nanette ! Vous faites bien de réagir ! (Je répondrai à la suite après :-) !

      En ce qui concerne la santé humaine, je suis de votre avis : une plante est une plante, les maïs transgéniques expriment une protéine habituellement trouvée dans une autre plante… j’avoue personnellement que je n’aurais pas peur pour ma santé si je devais manger du maïs transgénique. Il sera digéré comme un autre.

      Mais on peut imaginer que la modification génétique puisse provoquer la production d’une molécule éventuellement nocive, par exemple en cas d’exposition à faible dose mais sur une longue durée : on ne maîtrise pas la totalité des interactions entre les différents gènes initiaux et le nouveau gène, j’imagine, et des caractéristiques inattendues peuvent survenir.

      Enfin, nous n’avons pas de recul et pour l’instant, comme vous le dites, on ne constate pas d’impact avéré sur la santé humaine.

      Ce qui me dérange, pour ma part, c’est la perte de biodiversité : les agriculteurs se ruent sur le maïs transgénique, les espèces ancestrales régressent. La monoculture a des impacts désastreux sur la biodiversité, c’est bien connu. Donc je réprouve la culture massive d’OGM puisqu’il faut des quantités massives de grain pour nourrir le bétail. Quant aux conditions de vie de ces pauvres bêtes, hormis le maïs, c’est trop triste.

  11. J’adore la polenta et je ne l’ai que très peu cuisiné en version sucré. Une jolie idée qui change et bouscule nos habitudes !
    Bises.
    Emilie

    1. Merci, Emilie ! Comme je l’ai dit à Rose plus haut, la polenta est top préparée comme un gâteau de semoule. Et en petit dej… c’est on ne peut plus réconfortant !

  12. ça y est me voilà obsédée par ta petite polenta maintenant…Voilà qu’elle hante mes pensées !!! J’imagine sa texture toute douce et réconfortante, tout ce qu’il faut au réveil… c’est juste parfait !

    1. Oh la la, oui, et imagine un mince filet de sirop d’érable par-dessus…

  13. Oh génial…Une mine d’infos nutritionnelles et un super zoom sur les OGM…Et aussi une bien jolie petite recette qui donne juste envie de se lever de bon matin pour savourer ce petit déjeuner…
    Je ne suis pas (encore !) une adepte de la polenta, tout simplement parce que ce n’est pas dans mes habitudes d’en consommer, mais là j’ai juste super envie de m’y mettre ! Ton petit dèj est vraiment super original et comme d’habitude très ensoleillé et coloré ;) Bravo Hélène :)
    Comme dit Mély, c’est un réel plaisir de lire et grignoter tes articles, vraiment…

    1. Il ne te reste plus qu’à essayer ! C’est assez addictif, pour moi, c’est la céréale « doudou » par excellence !
      Eh bien, comme je l’ai dit à Mély, je te retourne le compliment. Les photos de ton blog me font tourner la tête !

  14. J’aime pô la polenta et mon p’tit organisme non plus !! mais j’aime beaucoup ton coulis que je pourrais verser sur un porridge de millet ! :)

    1. Oh que c’est dommage ! Mais… Oh que c’est délicieux, la semoule de millet ! Un tout autre parfum, mais cela devrait marcher à merveille !
      Mmmh, ce coulis est top ! Avec de la cardamome, c’est encore meilleur !

  15. « La culture commerciale d’OGM est interdite (en France), mais l’importation est autorisée »
    –> Quelle délicieuse logique… ^^

    J’en reviens à ton petit bol de polenta (parce que, bon, bizarrement, ça m’attire un peu plus que les OGM ^^) : superbe !
    Superbe visuellement, et je n’en doute pas qu’aux papilles, ça doit être super bon aussi :-)

    Hihi, tu m’as bien fait rire en décrivant la cuisson de la polenta… :D
    C’est vrai que c’est un poil dangereux lorsqu’on n’en a jamais fait… !

    Tes articles sont un plaisir à lire.
    Une vraie mine de découvertes, d’informations.
    Continues… C’est grâce à des blogueuses comme toi (je pense aussi à Ophélie, et à Ellen, et à bien bien d’autres !) que l’on arrive à répandre la cuisine saine & gourmande (et végé !) dans les chaumières :-)

    1. Oui, c’est vraiment tellement hypocrite !

      Merci pour ces gentils compliments, Mély, je suis touchée d’être mise dans le même panier que toutes ces blogueuses de talent ! Je te retourne le compliment à la puissance dix !

  16. Qu’est-ce que c’est beau!!! Comme toujours, tes photos me font rêver Hélène!
    Je garde ce genre d’idée en réserve pour un we, car en semaine, je n’ai pas faim le matin quand je me lève, alors que le we, je me lève largement plus tard et avec une faim de loup! Bref, tu vas me réconcilier avec les p’tits dej!

    1. Merci Rose citron ! Tu remarques mon affection pour les photos « par en haut », tellement plus faciles ;-)
      Ah, moi c’est le contraire, je me réveille affamée et rien ne va tant que je ne me suis pas fait un petit dej d’ogresse ! Encore plus le week-end !

  17. quel délice ! Parfait pour faire le plein de vitamines au petit déjeuner ;)

    1. Exactement ! Vitamines, carotène… et sucres lents !

  18. Oooo elle est magnifique ta recette pour bien commencer les journées d’automne ! Je n’ai d’yeux que pour les coulis de fruits ces temps ci, je vais les verser sur de la polenta (en évitant l’effet lave en fusion lors de la préparation, je connais…) comme toi, miam !
    Merci aussi pour ton petit topo sur le maïs, ouiii revalorisons le maïs et prions pour que les versions OGM n’envahissent pas trop rapidement le monde…

    1. Prions, mais la dispersion des OGM est inévitable, les insectes ne font pas la différence et transportent allègrement du pollen OGM vers des champs non OGM et hop, ça fait des bébé OGM. Le mal est fait !

  19. Je ne savais pas qu’il y avait différents types de polenta… la mienne a l’air de cuire doucement, comme la tienne, avec de magnifiques bulles explosives prêtes à te brûler le bout du nez et refaire le plafond de ta cuisine si l’on n’y prête pas attention… et c’est l’un de mes petits-déjeuners préférés, même si je la mélange souvent à d’autres céréales ou légumineuses moulues pour varier un peu. Bref, j’adore ça !

    Alors ta version me parle tout à fait, surtout avec son coulis gourmand ! Toutes ces couleurs sont bien agréables par ces petits matins gris d’hiver !.. J’augmenterai peut-être un brin les quantités, et je glisserai aussi quelques raisins secs (je ne sais pas pourquoi, mais j’adoooore le mélange polenta / raisins secs – et si ce n’était pas le matin, j’y rajouterais bien du rhum, tiens !) et il faut surtout que je me rachète du sirop d’érable, rupture de stock à mon magasin, grrr…

    Et merci pour tes informations précieuses ! A chaque fois que j’y pense, je me dis que nous sommes tombés sur la tête : pas d’OGM directement dans nos assiettes, mais sans souci pour le bétail ! Et puis, quand on songe à la question des biocarburants, le maïs est en première ligne… :-(

    1. Hi hi, oui, moi aussi je la customise : surtout avec des haricots rouges, va savoir, je trouve ça très sucré.

      J’étais sûre que tu trouverais ça light, mais j’ai un peu réduit les quantités volontairement car on m’a souvent dit que mes portions étaient… généreuses. Pour moi je mettrais plutôt 50g de polenta – mais il me faut 2 bols du coup, je suis une goinfre, non ? ;-) Je valide les raisins secs, façon gâteau de semoule (ou des abricots…).

      Oui, c’est complètement aberrant, on mange des animaux qui ont consommé des OGM toute leur vie. Sans compter que ce maïs a traversé l’Atlantique, ou vient de Chine, le second producteur. Bravo pour la compétitivité de la France…

  20. Bon ben je suis tombée sur ta recette en allumant mon téléphone, encore au fond de mon lit… 30 minutes plus tard, me voilà debout, attablée devant un bol de polenta, hahaha ! ;)
    Super idée de petit déj ! J’ai eu la flemme de faire un coulis, surtout que j’avais acheté du kaki ferme (pas le tout mûr très orange, le plus clair) et que j’adore cette texture, donc j’ai juste coupé des cubes dessus…
    A refaire, c’est très bon !!
    (quand j’étais petite, ma mère nous faisait souvent de la polenta et j’adorais ça. La première fois que j’en ai racheté pour m’en faire seule, je n’avais pas compris qu’il fallait remuer tout le temps… j’ai encore la cicatrice de la brûlure sur la main !) ;)

    1. Ah, voilà une journée qui commence bien ;-) Si tu avais eu un kaki bien mûr et coulant, tu aurais pu utiliser sa chair comme coulis. Bon, je fais ça demain matin, ça devrait être démentiel !

  21. Superbe idée! je comprends ton choix de polenta non précuite: elle a un rendu plus crémeux et moins granuleux que la instantanée. Faut avoir les 2 dans le placard ;-)car en cuisson rapide, fait-dire que c’est pas mal des fois…

    1. Oui, il faut les deux, c’est bien vrai. Mais je trouve que la crue est rapide à faire s’il s’agit de petites quantités. L’instantanée, je l’utilise pour autre chose, comme des canapés avec de la polenta froide et un peu grillée à la poêle, ce genre de chose. Pour une polenta façon purée ou porridge, rien ne vaut la polenta crue !

  22. Oh que c’est beau, bon, coloré. Je genre de petit dej dont je raffole ! Tu le manges chaud donc ? Faudrait que j’essaie, comme le porridge tiède … mais généralement, mon estomac réclame plutôt du frais le matin. Je tenterai en fin de repas tiens pour une 1ère, ça me fera un dessert gourmand !
    J’adore Hélène, merci beaucoup :)

    1. Ah, oui, je le mange chaud. Le coulis permet de refroidir un peu la polenta qui est très, trèèèès chaude à la sortie du feu. A cette saison, j’ai vraiment du mal à avaler du froid le matin, j’ai l’impression que ça me nourrit moins et j’avale de trop grosses portions ! Pour un dessert gourmand, fais-la façon gâteau de semoule : raisins et abricots secs, cannelle, sirop d’érable… ou même des pépites de chocolat (je dis ça, je dis rien…).

      Et le plus top : un peu de yaourt ou de fromage blanc par-dessus (de soja ou de vache si tu aimes le « vrai » lait).

    2. Allez, je suis motivée, j’essaie demain matin :) (Si je reste motivée :)

    3. J’essaierai de t’envoyer des good vibes depuis Paris demain matin ;-)

    4. J’étais motivée :p
      Alors, moi, c’était de la polenta express ! Je n’ai mis que 200ml de lait d’amande donc moins crémeux que toi mais très bon tout de même :) Avec 1 cc de vanille liquide.
      Pour le coulis, je ne peux plus utiliser mon super puissant petit mixeur, du coup je me suis rabattue sur mon grand blender moins performant et sur des fruits plus « dociles » (bye bye la jolie carotte :(). Bref, c’était pomme + jus d’orange pressé + un peu de jus de pomme.
      Et un kiwi.
      Ca changeait, c’était vraiment très sympa. Avec des fruits rouges ce doit être un délice :) Merci beaucoup encore Hélène pour toutes ces idées :)
      Bonne journée !

    5. Cool, Rose ! Je crois que ça sera bon avec des fruits rouges, oui :-D Bonne journée aussi !

  23. Miam! Ca me parle carrément ton petit-déjeuner, j’ai faim!
    Je n’ai que de la polenta « instantanée » pour l’instant. Je mets la polenta non précuite sur ma liste de course. Je rêve aussi de polenta crémeuse version salée…
    Tu mets combien de temps en moyenne pour faire cuire ta polenta (et pour tout faire)? Rapport à mon organisation du matin (je speede car je n’arrive pas à me lever et du coup je suis en retard tous les matins)… Peut-être que la pensée de ce petit-déjeuner me ferait sortir du lit plus tôt :)

    1. Mais c’est très bien aussi, la polenta instantanée ! Mais tu verras, la polenta non précuite est rapide à faire, surtout avec des petites quantités.

      Je dirais 15 minutes pour le tout en tenant compte du fait qu’on est pas très réactif le matin (si tu arrives à caser le mixage du coulis entre deux coups de cuillère dans la casserole de polenta !!). Mais… il y a un peu de vaisselle ensuite ;-).

      Mmmmh la polenta salée… avec un peu d’huile d’olive et des fèves, des petits pois…

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