Carrot-cake cru à la cardamome et fleur d’oranger, crème de Cajou

carrot cake cru cardamome fleur d'oranger crème cajou

Ce que j’aime par-dessus tout ? Un bon roman. Un livre d’occasion, aux pages odorantes jaunies par le temps et par les mains anonymes qui l’ont feuilleté. Un livre à la reliure marquée d’un pli comme une ride sur un visage, à la couverture éraflée, aux coins émoussés. Ici, un mot griffonné au crayon de papier. Là, une carte postale égarée, un marque-page oublié, parfois un nom écrit à l’envers de la couverture…

Sinon, j’aime assez les carrot-cakes.

S’ils sont moins indulgents avec la ligne qu’un bouquin, les gâteaux aux carottes sont tout aussi réconfortants. Surtout lorsque des éclats de pistaches croquants s’y dissimulent. Surtout lorsqu’un petit dôme de crème les surmonte. Pardon, que disais-je à propos des livres ? J’ai oublié…

carrot cake cru cardamome fleur d'oranger crème cajou

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Je vous conseille de goûter à cette crème de noix de Cajou, elle est renversante. Les carrot-cakes, eux, sont moelleux et parfumés, grâce à la cardamome et à l’eau de fleur d’oranger : une combinaison de saveurs déjà explorée ici. Avec un bon bouquin et une infusion, imaginez un peu quel bonheur.

 

Carrot-cake cru à la cardamome et fleur d’oranger, crème de Cajou

Pour 2 gâteaux (ou 4 format « cupcake »)

Le carrot-cake :

  • 2 carottes (environ 150 g, j’ai utilisé ici des carottes violettes)
  • 4 dattes Medjool (ou environ 8 petites dattes)
  • 50 g de flocons de millet
  • 15 g d’amandes non mondées
  • 15 g de noix de coco râpée
  • 1 cuillère à café d’huile de noix de coco
  • 1 cuillère à soupe d’eau de fleurs d’oranger
  • 1/2 cuillère à café de vanille en poudre
  • 1/2 cuillère à café de cardamome en poudre
  • 1 poignée de pistaches décortiquées, non grillées ni salées

Éplucher les carottes et les râper. Placer les carottes râpées dans une mousseline ou une étamine et les presser pour en extraire un maximum de jus : on n’utilisera que la pulpe des carottes. Réserver le jus pour un autre usage (vinaigrette…). On peut aussi les presser dans sa main, tout simplement.

Dénoyauter les dattes, les couper en 4. Dans le bol d’un robot, mixer tous les ingrédients, jusqu’à ce qu’un mélange compact se forme. Si besoin, ajouter un peu de flocons de millet.

Remarque : on peut ajouter une partie des pistaches au dernier moment, afin qu’elles soient simplement concassées : cela permet d’obtenir de jolis éclats verts ! (Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant… ?)

Façonner deux petits gâteaux plats, en s’aidant éventuellement d’un cercle ou d’un emporte-pièce. Réserver au frais.

La crème de Cajou :

  • 100 g de noix de Cajou
  • 2 dattes Medjool (ou environ 4 petites dattes)
  • 80 mL d’eau ou de lait végétal non sucré
  • 1 cuillère à café d’eau de fleurs d’oranger
  • 1/4 de cuillère à café de vanille en poudre

Une ou deux heures à l’avance, faire tremper les noix de Cajou dans un bol d’eau. Les égoutter et mixer l’ensemble des ingrédients à l’aide d’un blender : le mélange doit être parfaitement lisse.

Garnir la surface des gâteaux avec la crème ainsi obtenue, il devrait en rester un peu. Finissez-la, régalez-vous et ayez un peu honte.

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55 Replies to “Carrot-cake cru à la cardamome et fleur d’oranger, crème de Cajou”

  1. Cela faisait très longtemps que je lorgnais sur des recettes de pâtisseries crues, sans oser franchir le pas. Mais quand j’ai vu cette recette, je l’ai trouvée tellement tentante que je me suis lancée !
    Je partage ici mon expérience au cas où d’autres se poseraient les mêmes questions. Premièrement, quand j’ai voulu presser les carottes, j’ai eu zéro jus. Je pense que c’est parce qu’elles étaient bio, elles contiennent moins d’eau. Peu importe, cela n’est pas gênant pour la suite.
    Deuxièmement, j’ai remplacé les dattes par de la pâte de datte (y avait que ça dans ma biocoop) et ça a très bien fonctionné.
    Troisièmement, j’ai remplacé les cajoux entières par de la purée de cajou. Je pensais que ça simplifierait le travail pour mon blender, qui est un peu poussif. Mais ça n’a pas été facile pour autant. J’ai dû rajouter progressivement un peu de chaque ingrédient, jusqu’à trouver l’équilibre idéal pour que mon blender accepte de mixer. Résultat, j’ai eu trois fois trop de crème.
    Bref, c’est des détails techniques mais ça peut arriver à d’autres : clairement, un blender à 30€ n’est pas compétent pour ce genre de recettes. Je commence à comprendre la différence entre du vrai matériel de pro et des engins premier prix.
    À part ça, un immense merci pour cette recette absolument délicieuse, et qui m’a permis de franchir le pas de la crusine !

    1. Bonjour Laura, merci pour ce retour d’expérience ! En effet, ce genre de recette nécessite un blender robuste et puissant. Ensuite, en fonction de chaque appareil, en fonction des ingrédients (comme tu l’as vu, plus ou moins riches en eau), il faut ajuster les proportions. De toutes façons, ça sera toujours bon !

      La purée de Cajou est très compacte ! C’est en réalité plus dur comme ça qu’avec des noix entières, plus tendres…

      Mon blender n’est pas hors de prix (environ 5 fois moins qu’un Vitamix) mais il est tout aussi efficace car c’est une excellente marque. Avec lui, je peux faire toutes les recettes crues du monde.

      En tout cas, merci pour ton enthousiasme !

  2. C’est tout à fait ça : j’ai horreur de la noix de coco mais je veux bien te croire si tu me dis qu’on ne la sens vraiment pas du tout.

    Merci beaucoup pour la réponse rapide. :)

    1. Je t’en prie, Emy !

  3. Est-ce que l’huile de coco a vraiment le goût de la noix de coco ? Et si oui, par quoi la remplacer ?

    1. Elle en a le goût, mais très léger, et ici, vu les quantités, ça ne se sent pas du tout, mais alors pas du tout. Sinon, pas la peine de la remplacer, on peut aussi s’en passer. Ou alors, utilise une huile de palme bio ou du beurre de cacao, si c’est le goût de coco qui te dérange !

  4. Salut Hélène. Alors voilà : hier soir mon diner a été en tout et pour tout une crème de chocolat à l’avocat. Aujourd’hui à midi, je me suis fait un gros carrot cake cru (pas à la cardamome mais aux zestes d’orange (délicieux).
    Je ne mange plus que des gateaux crus par ta faute ! C’est malin ! ;)

    1. Yo, Charlotte, c’est une maladie sympa, ça ;-)

  5. Je ne suis pas fan des carrot-cakes. Mais là, pas de cannelle ! Alors, j’ai bon espoir. Un petit doute sur la cardamome malgré tout mais je rajoute ça sur ma liste ! Oh et puis je dois attendre de racheter mon blender avant tout, je ne l’ai pas trouvé au BHV, snif :(

    Ca m’avait manqué de te lire :)

    1. Coucou Rose, moi aussi ça m’a manqué, vivement ton prochain post ! Je m’en doutais un peu pour le BHV, ils ont surtout des gros appareils :-(

      Si tu n’aimes pas la cardamome, tu pourrais mettre tout plein de vanille à la place. Sinon, je me disais que du zeste d’orange pourrait le faire aussi.

    2. Roh oui, de l’orange ! Ce weekend, j’ai mangé une purée carottes-oranges faite par nos hôtes. A refaire :) Et ça pourrait te donner des idées si ce n’est déjà expérimenté de ton côté :)

    3. Oh, que c’est bon, tu as dû te régaler ! Je fais souvent pomme-carotte-orange ou poire-carotte-orange comme sur ma recette de polenta d’il y a quelques semaines. Tiens, ça me fait penser que je n’ai jamais essayé avec des carottes cuites, d’ailleurs :-)

  6. Hum, jamais tenté le carrot cake cru… Mais peut-être ce week-end, je te tiens au courant ! :-P

    1. Ca n’est pas le plus classique des carrot-cakes mais j’espère que ça te plaira ! :-)

  7. Des livres d’occas’ et un carrot cake, le bonheur n’est pas loin ! Merci pour cette sublimissime recette que je vais absolument devoir tester !

    1. Non, le bonheur est juste là…

  8. Mmmmm les délicieux carrot cakes ! Ils ont tout pour me plaire !! Avec une bonne lecture, c’est top merci Hélène ! Bon week-end !!

    1. Merci Lili ! Bon week-end !

  9. Aïe!! qu’ils ont l’air bon, trop bon d’ailleurs !
    Petite info supplémentaire sur l’huile de palme, c’est le fait qu’elle soit hydrogénée qu’elle est si mauvaise pour la santé ! Et en bio (le vrai !) on ne touche pas à la forêt, il a été créé des palmerais artificielles spécialement pour la fabrication de l’huile (comme les oliviers !)
    Bise Hélène :)

    1. Oui, c’est bien vrai ! Dans l’industrie agro-alimentaire classique, les lipides insaturés de l’huile de palme sont souvent hydrogénés pour les rendre saturés et rendre l’huile plus solide, ce qui provoque la formation d’acides gras trans. Une raison de plus pour la fuir dans la plupart des cas…

      Merci, Val, pour cette précision importante !

  10. Dommage qu’il soit si tard car sinon, je foncerais dans ma cuisine pour me mettre tout de suite à cette recette qui me fait baver d’envie !!! Comme tant d’autres ici, je suis une fana du carrot cake. Et ta crème aux noix de cajou m’interpelle aussi !…

    Merci aussi pour la longue réponse à Nanette qui m’éclaire sur l’huile de coco.

    1. Bonjour Anne-Liesse, ton enthousiasme me fait vraiment plaisir :-) j’espère que ce gâteau te plaira !

  11. Alors verdict… un RE-GAL!!! J’ai suivi à peu près la recette (divisée par 4, flocons d’avoine au lieu de millet, noisette au lieu des amandes, pas d’huile de coco). Mon mari et moi avons vraiment adoré… Cela fait penser aux pâtisseries orientales avec la fleur d’oranger. C’est très doux et c’est même agréable à faire! Foncez si vous n’avez pas encore essayé!
    Et merci Hélène pour ces régals réguliers!

    1. Oooooooh ! Taïa, je suis vraiment aux anges !!! J’aime bien le millet pour son petit goût d’amande (je trouve) mais avec de l’avoine c’est tout aussi bon. C’est exactement ça, la fleur d’oranger et la cardamome rappellent tout à fait les pâtisseries orientales, c’était mon objectif.

      Bon, tu m’as vraiment fait chaud au coeur :-) et oui, c’est marrant à faire, j’aime bien malaxer la pâte à la main…

  12. Je suis une très grande fan de carrot cake alors ta version me fait très envie. Je connais déjà la crème de noix de cajou mais pas en version sucrée. J’adore le style des photos également. Et l’huile de coco se marrie à merveille avec les carottes (dans mon carrot cake version vegan mais cuite). Un autre truc qui marche bien avec c’est l’ananas en bouteille. J’ai hâte d’essayer cela, merci de la recette.

    1. Tiens, et moi je n’ai jamais essayé une version salée, au contraire. C’est noté dans mon petit carnet à idées !!! En revanche, l’ananas, je n’aime pas du tout… mais de la mangue, peut-être ?

      J’espère que ça te plaira, Veggiegourmande ! Je vais voir ton carrot-cake, ça m’intrigue…

  13. Oh non pas de honte pour dévorer ces raw cakes juste parfaits !
    J’adore c’est vraiment hypra gourmand et sain, yummy !!!
    Bravo ;-)
    Bisous.
    Emilie

    1. Non, non, pas de honte. Juste un peu de sport après :-)
      Bises !

  14. C’est pile poil l’heure du goûter, je meurt de faim et je veux ces petits carrot cakes crus tout de suite !!!! Le mélange a l’air terrible… J’adore tout tout tout dedans…Bravo pour ce petit goûter végétal dément !

    1. Merci Ellen ! Je ne goûte pas souvent, mais quand je le fais… c’est pour de vrai :-)

  15. Je m’en vais de ce pas au magasin bio le plus proche pour compléter ce qu’il me manque pour faire la recette, et je me lance tout de suite après! Je t’en dirai des nouvelles…

    1. Trop chouette !!! (Je viens de lire ton second commentaire…)

  16. Je vais encore faire ma penible de 6 ans et demi qui questionne tout et le reste : quel est l’interet d’utiliser de l’huile de noix de coco, et quelle est selon vous la difference entre l’huile de coco et l’huile de palme? Parce que les noix de coco poussent sur des palmiers, et que l’huile de palme est reputee pour etre une des pires huiles pour la sante, pleine d’acides gras satures, et qui augmente le desequilibre omega 6/omega 3. Mes recherches ne montrent pas une grande difference de composition entre huile de coco et huile de palme… Je trouve donc bizarre de voir l’huile de coco fleurir sur la « blogosphere du bien-manger ».
    Et je rajoute en plus une touche « environement » avec l’unique foret tropicale d’Indonesie qui est massacree sans vergogne pour planter des palmiers et produire cette huile si mauvaise mais si rentable…

    Sinon, des que j’ai une minute (probablement au siecle prochain), je tente ce joli carrot cake, avec mon precieux Gyokuro japonais et je ressors ma collec’ de Proust… Ah, pouvoir prendre le temps…
    Bonne fin de semaine!

    1. Ah, Nanette, rien ne vous échappe ! Je vais tenter de m’expliquer au mieux… Après tout, vous avez provoqué ma rupture avec le sirop d’agave (merci, d’ailleurs), je vais donc m’accrocher à mon huile de coco :-D.

      L’huile de noix de coco et l’huile de palme proviennent du fruit de deux palmiers différents. Cocos nucifera pour la coco, Elaeis guineensis pour l’huile de palmiste. Le palmier à huile est cultivé massivement, comme vous le dites, en Indonésie, au détriment de la forêt primaire, ce qui est un vrai drame. Le cocotier est cultivé de façon bien plus artisanale, en Indonésie, aux Philippines, en Inde et revêt une assez grande importante économique pour les populations locales, d’après ce que je comprends (dans le cocotier, c’est comme dans le cochon, tout est bon : lait, farine, huile, fibres pour faire des cordes, des tapis…).

      En termes de composition, les deux huiles sont très saturées (je crois que l’huile de coco contient presque exclusivement des acides gras saturés et que l’huile de palmiste en contient environ 50%) et très solides. Mais elles ne contiennent pas les mêmes acides gras saturés.

      L’huile de coco contient environ 50% d’acide laurique et 15% d’acide myristique + quelques autres lipides minoritaires, et pas d’oméga 3 ou 6 (ou en quantités infimes).

      L’huile de palme contient environ 44% d’acide palmitique (présente à moins de 10% dans l’huile de coco) et environ 40% d’acide oléique (oméga 9) et 10% d’acide linoléique (oméga 6) et des poussières d’oméga 3. Donc oui, l’huile de palme est très déséquilibrée en termes de ratio oméga 3/6.

    2. L’acide palmitique fait partie des lipides décriés pour leur effet sur la santé cardio-vasculaire – comme beaucoup d’autres, évidemment, mais il a le malheur d’être saturé et consommé massivement à travers l’huile de palme utilisé dans l’industrie agro-alimentaire.

      L’acide laurique de l’huile de coco serait (notez le conditionnel, je ne suis pas experte :-) intéressante pour la santé à plusieurs titres. Comme tous les lipides saturés, sa consommation augmente le taux de cholestérol sanguin, rien à faire de ce côté-là (même si c’est dans une moindre mesure que l’acide palmitique, par exemple). Mais, il serait moins néfaste que d’autres acides gras saturés puisqu’il améliore le rapport bon cholestérol / mauvais cholestérol (HDL / LDL). Bref, quitte à avaler des graisses saturées, celle-ci semble le meilleurs compromis. Je sais, ça n’est pas une raison :-)

      L’acide laurique est également plus court que le palmitique (12 carbones contre 16) et donc plus rapidement métabolisé, ce qui est meilleur pour la santé. Il est réputé antimicrobien et on lui attribue les propriétés protectrices du lait maternel (qui contient un peu d’acide laurique, environ 6% des lipides du lait).

      C’est aussi une huile intéressante pour la cosmétique (je m’en sers personnellement comme crème de nuit et masque pour les cheveux, c’est assez épatant quoi qu’un poil luxueux…).

      Bref, tout ceci justifie l’utilisation de l’huile de coco à la place d’autres sources de graisse saturées. Votre question sous-jacente est sûrement : pourquoi utiliser des graisses saturées in the first place – à défaut d’un idiome « ad hoc » en français.

      Là, j’ai trois réponses plus ou moins valables… La première, c’est que cette huile est simplement délicieuse. La seconde, c’est qu’il faut à mon avis manger un peu de tout, et donc de l’huile de coco en TRES petites quantités, ça ne me fait pas peur du tout (je dois en consommer une demi-cuillère à café par semaine au grand maximum). Moderation is key. La troisième, c’est que cette huile solide à température ambiante – surtout par ce temps froid – est bien pratique pour aider les préparations crues à « figer ».

      Comme d’habitude, c’est mon avis du moment, il se peut que j’apprenne quelque chose qui me fasse un jour regretter d’utiliser l’huile de coco. J’espère d’ailleurs ne pas avoir dit trop de bêtises ! C’est d’ailleurs pour cela que ma consommation reste et restera très ponctuelle. Vous ne verrez jamais ici des recettes crues faisant appel à des demi-cup d’huile de coco (si, si, ça existe).

      Et ici, vous pouvez vous en passer, évidemement. Un peu de purée d’amandes (la partie un peu dure qui sédimente au fond par exemple) et ça sera parfait.

      Je vous souhaite un peu de repos, et de lecture, Nanette ! A bientôt :-)

    3. Merci Helene pour toutes ces precisions ! C’est genial de pouvoir lire si facilement un condense des connaissances (j’essaie de coller au francais et de ne pas dire « review »), meme si c’est un peu la honte pour moi de ne pas avoir creuse davantage le sujet, j’aurais du faire ma biblio un peu plus serieusement. Je vais donc considerer l’huile de coco d’un oeil plus tolerant… Comme j’adore le parfum de la noix de coco, je me laisse convaincre sans trop de resistance :-). Bonne continuation !

    4. Non, pas de honte, nous avons tous eu des réticences vis-à-vis de cette huile si saturée et c’est normal. Cela reste un produit à utiliser avec beaucoup de modération.

      J’avais oublié un autre avantage, pourtant de taille : c’est une très bonne huile de cuisson ! Etant très saturée, elle a un point de fusion très élevé et supporte la chaleur bien mieux que les huiles végétales habituelles. Je fais rarement revenir des légumes à la poêle, mais quand je le fais, c’est avec une petite noix d’huile de coco (et ça sent bon…).

    5. Je m’immisce sur la pointe des pieds dans la conversation pour te demander Hélène si tu te souvenais de cette conversation que tu as eu à propos du sirop d’agave… si tu t’en passes désormais, c’est qu’il doit y avoir une raison, et j’aimerais bien savoir laquelle pour ne pas reproduire les mêmes erreurs (je suis encore une novice en cuisine vegan-whole food)
      Merci d’avance :)

    6. Oh oui, je te dis ce que j’en sais et ce que j’en pense.

      L’agave est vanté pour être « à IG bas » : normal, c’est essentiellement du fructose (comme le fameux High Fructose Corn Syrup des industries agro-alimentaires). Le fructose est un sucre qui n’élève pas la glycémie… mais un sucre quand même. L’agave, en fonction de la façon dont il a été traité, peut contenir des quantités folles de fructose, plus que le HFCS. De plus, les allégations de « produit naturel » sont purement du marketing : le sirop d’agave n’est pas la sève de l’agave « pure », au contraire, c’est un produit qui subit des transformations industrielles importantes. En particulier, le chauffage à haute température, la concentration, réactions enzymatiques, traitements à l’acide, … Bref, ça n’est ni plus ni moins un produit transformé. Dernier point : à moins de vivre au Mexique, nous devons tous importer le sirop d’agave que l’on consomme. Bref, un produit pas si écolo et pas si santé que ça et qui dupe nos consciences.

      Il est vrai que chaque sucrant a ses avantages et ses inconvénients, il faut être réaliste. La vérité est qu’on fait croire que l’agave à IG bas permet de s’autoriser à sucrer ses plats alors qu’au contraire il est préférable de s’éduquer à sucrer peu et avec des produits simples.

      Pour ma part, je préfère utiliser un sucre tout bête comme le sucre de canne, mais en l’utilisant avec la plus grande parcimonie car je garde à l’esprit que c’est du sucre 100% sucre et que c’est un produit d’importation ! Ou alors du miel, mon sucrant préféré. Le miel, si on le choisit bien, c’est local et c’est éthique dès lors que l’apiculteur travaille dans le respect de ses abeilles. Un bon apiculteur vendra un miel non cuit, ce qui permet de bénéficier de plus de nutriments. L’inconvénient, c’est son prix. Bref, le sucre de canne, le miel, c’est vieux comme le monde et ça reste, dans mon opinion, le choix le plus judicieux.

      Je te dirai même que je m’apprends à ne plus sucrer dans la vie de tous les jours, mais à compter sur le sucre des fruits ou des fruits secs de mes recettes, sans ajouter de miel ou de sucre par-dessus le marché…

      Bref, tout un discours ;-) pour dire que non, l’agave, plus chez moi ! J’espère que cela t’aura donné des billes pour te faire ton propre avis !

    7. Merci beaucoup pour cette longue reponse Helene ! Oui j’etais bien consciente de l’importation d’un produit a l’autre bout de la planete, mais je n’etais pas du tout au courant de ses etapes de fabrication.
      J’utilise du miel aussi mais je n’ai pas encore verifie quels logos sur lesquels m’appuyer pour avoir un produit respectant les abeilles (ca sera aujourd’hui, tiens).
      Et comme toi je sucre de moins en moins. Mon gout change, et mes petits dejs au sarrasin par exemple sont maintenant sans dattes (egalement importees tres loin depuis l’Australie, meme si j’ai trouve UN producteur local super ecolo mais en rade de fruits pour le moment).
      Bref encore merci, je finis ma bouteille de sirop d’agave et j’arrete ! :)

  17. Je crois te l’avoir déjà dit, le carrot cake, tout comme le zucchini cake, est bien la petite gourmandise qui me fait fondre de plaisir … J’adore ça. Sans glaçage comme trop souvent aux USA ( sucré et simplement écoeurant ) mais moelleux et fondant … hum !! Ta version crue parfumée à souhait ( je ne suis pas fan de fleur d’oranger pourtant mais je me laisserai bien tenter … la cardamome me titille, je l’aime trop ^^ ) et gourmande avec la cajou ( tu as remarqué qu’elle fleurissait aussi à travers mes dernières petites recettes, me fait dire … que je prendrai bien un vieux livre qui traine encore dans l’un de mes cartons et le relierai … par pur plaisir de me faire servir une part de ton carrot cake en le parcourant ! A bientôt Hélène et bonne fin de semaine à toi.

    1. Oh oui, j’ai vu de la noix de Cajou tout partout chez toi, quel délice ! La crème est sucrée mais le gâteau pas trop, on peut négocier :-)
      Bises, Laurence !

  18. Si Romain Gary est servi avec, je m’y mets tout de suite!

    1. Oh, le rêve… ça me frustre tellement qu’il soit mort, 7 ans avant ma naissance ! Le monde est mal fait !

  19. Je viendrai bien me reposer chez toi…
    Prendre un petit thé, avec ce petit carott cake.
    Juste 2 minutes… et me plonger dans une lecture ♡

    1. Que 2 minutes ? :-(
      Bises, Mély !

  20. Han mais han quoi ♥ J’ai jamais essayé ces 2 saveurs ensemble, je pourrais voir dans un cupcake du jour ♥
    C’est méga appétissant, franchement j’ai bien envie d’en manger une, me faut juste du temps pour moi et alors je pourrai… tu livre nan ? ;)
    BRAVO en tout cas ♥

    1. Je ne livre pas mais je bouquine :-p et puis c’est open-goûter chez moi !!!

  21. Oh oui j’avais testé cette association cardamome-fleur d’oranger dans un riz au lait et c’est un peu la gourmandise incarnée ! Alors avec du carrot cake cru et de la crème de cajou je vois de loin le délice (et le désastre pour la ligne, mais étrangement je n’arrive pas à faire passer ça avant la gourmandise ^^)
    Merci pour cette superbe recette crue, j’ai envie de mordre dedans :D

    1. C’est aussi l’effet que me font ces gâteaux : y plonger les dents voracement :-) et sans penser au reste !!!

  22. Ton article est simplement délicieux. Irrésistible envie de goûter tes petites douceurs à la noix de cajou en lisant un bon roman. (Moi qui me suis mise aux e-books, tu m’as fait rêver en évoquant l’odeur des pages jaunies d’un vieux bouquin !). DOUBLE DELICE.

    1. Coucou Adal !

      Je crois que les livres, c’est comme les CDs, je n’arriverai pas à passer au tout numérique… Pourtant ça me fait envie, une bibliothèque portable !

      Heureusement, ce ne sont pas des e-gâteaux, même en lisant un e-book, tu peux renifler leur doux parfum ;-)

  23. Tiens, je ne l’ai pas lu celui-là ! Je le rajoute à ma liste des livres à lire ;-)

    Comme je rajoute également ta recette à ma liste des recettes à faire… Une combinaison qui me tentait déjà terriblement sous forme de petit-déjeuner, alors au goûter, je ne dis pas non !

    Et attention à la crème renversante… elle pourrait bien se renverser sur ton livre ! Après tout, ce serait juste une mémoire de plus sur celui-ci, petite trace du temps qui passe… et des gourmands qui se font plaisir en lisant ! ^^

    1. Justement j’aime bien écrire sur mes livres, voir les stabilobosser (j’ai décidé de ne plus acheter ces feutres qui puent la mort mais j’écoule un stock inépuisable amassé durant mes études ^^) mais des tâches de bouffe, non merci ! Des taches de thé, oui, ça va :-)

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