[DIY Graines germées] + sauce à la courgette exotique

graines germées sauce courgette exotique

Depuis quelques jours, je suis privée de cuisine : mon petit antre est en travaux (il était temps), mais cela n’avance pas très vite… Vaisselle, bocaux, ustensiles, appareils et provisions sont disséminés au salon, sur ou sous les meubles, dans les chambres : c’est un joyeux capharnaüm.

Joyeux, mais pas pratique, puisque le lavabo de ma salle de bains fait désormais office d’évier. Hum hum… La Bree Van de Kamp qui sommeille est éveillée en moi n’est pas loin du burn-out. Afin de l’apaiser, j’ai fait le choix de la simplicité : les graines germées. Pas de cuisson, pas d’épluchage, presque pas de déchets, presque pas de vaisselle… et, en plus, plus sain, tu meurs.

Alors, aujourd’hui, vous et moi allons faire germer des petites graines. Mais avant toute chose, nous allons essayer de mieux les connaître. Une fois encore, je vous inflige un billet long comme un jour sans pain essène : mes plus plates excuses. Promis, juré, après je vous laisse tranquilles !

Une recette suit, pour vous récompenser : il s’agit d’une salade de crudités et de haricots mungo germés. C’est au niveau de la sauce que l’on s’amuse un peu…

La semaine passée, j’ai craqué pour le pad thaï cru que nous a proposé Déborah. Sa superbe sauce exotique, mêlant coco, gingembre, citron vert, et purée d’amandes m’a transportée au paradis plusieurs soirs de suite.

Au même moment, une toute gentille lectrice, Maria, m’a décrit l’une de ses premières expériences de « crusine » : une petite sauce crémeuse obtenue en mixant une courgette avec de la crème de coco. Tiens, de la courgette, il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention…

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Vous l’avez compris, aujourd’hui, nous allons goûter la sauce exotique de Déborah, en version crémeuse à la courgette selon l’idée de Maria : c’est frais, c’est succulent. Maria, Déborah, merci. Mais avant de nous régaler, parlons de graines.

Que sont les graines ?

Les plantes terrestres évoluées – c’est-à-dire autres que les primitives fougères ou mousses – se reproduisent par les graines, contenues dans les fruits.

Une graine est constituée de trois éléments :

  • un embryon de plante : le germe ;
  • un amas de réserves, qui constitue la majorité du volume de la graine, au creux duquel est blotti le germe ;
  • enfin, une enveloppe, appelée tégument, qui protège le tout.
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Anatomie de la graine

Remarque : le son des céréales est tout simplement leur tégument !

Ces graines sont déshydratées, ce qui leur permet d’être peu volumineuses et facilement transportable par le vent, par les animaux… Cela leur permet également de ne pas pourrir et d’attendre sagement le printemps pour germer ou, si elles sont commercialisées, de patienter plusieurs mois sur nos étagères. Très dures, elles ne peuvent être digérées par les animaux : ceux-ci, s’ils en avalent, transportent alors des graines dans leur tube digestif et participent à leur dissémination…

Quelles sont les réserves des graines ?

Les graines contiennent des glucides, des lipides et des protéines.

Les glucides des graines sont principalement stockés sous forme d’amidon. L’amidon est une molécule constituée d’un très grand nombre de petites molécules de glucose : on appelle un tel assemblage un « polymère ».

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L’amidon : un polymère de glucose

Cette très grande molécule, très ramifiée, est un sucre dit « lent » : elle nécessite beaucoup de temps et d’enzymes pour être digérée. Cette lente décomposition permet de libérer peu à peu le glucose et de fournir de l’énergie pendant une longue durée.

Les graines possèdent également des réserves de lipides. Ces lipides sont des polymères d’acides gras, appelés triglycérides. Chaque polymère comporte 3 acides gras, attachés à une même molécule de glycérol. L’huile végétale, obtenue par l’extraction de ces lipides, est constituée en totalité de triglycérides.

Un triglycéride : polymère d’acides gras

Enfin, les graines possèdent des réserves de protéines. Les protéines sont elles-mêmes des polymères : une protéine est un assemblage de plus petites molécules, les acides aminés. Il existe 22 acides aminés différents : chaque protéine correspond à une combinaison précise d’acides aminés.

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Une protéine : polymère d’acides aminés

Les enzymes sont des protéines particulières, capables de provoquer ou d’accélérer des réactions chimiques au sein des organismes vivants. Par exemple, les amylases sont des enzymes capables de couper l’amidon en ses constituants élémentaires (le glucose).

Lors de la germination, les enzymes contenues dans la graine, ou nouvellement fabriquées, vont utiliser les glucides et les lipides stockés afin de bâtir les cellules de la future plante. Ces réserves permettent à la graine d’être autonome jusqu’à ce que ses premières feuilles soient formées.

Quelles sont les différentes sortes de graines comestibles ?

  • Les céréales :

Ce sont les graines de plantes de la famille des Graminées (aussi appelées Poacées) : blé, riz, maïs, millet, seigle, avoine, orge, épeautre… Elles contiennent essentiellement des réserves de glucides, c’est-à-dire d’amidon (60 à 70% de leur poids sec), et de protéines (de 8 à 12%), mais très peu de lipides (2 à 4%, à l’exception de l’avoine : 7%).

Les protéines des céréales sont dites « incomplètes » : elles ne contiennent que 7 des 8 acides aminés dits « essentiels », ceux que notre organisme ne sait pas fabriquer. Le huitième, la lysine, est présent en faibles proportions dans ces graines.

Certaines céréales contiennent une protéine particulière : le gluten. Cette protéine confère à la farine la capacité à être panifiée. Le blé, le seigle, l’épeautre mais aussi l’avoine et l’orge en contiennent. Le riz, le maïs ou le millet en sont exempts.

  • Les pseudo-céréales :

Il s’agit de graines ou de fruits. Le quinoa, l’amarante, le sarrasin sont des graines souvent assimilées à des céréales. Pourtant, il ne s’agit pas de graminées et ces « graines » sont en réalité des fruits, secs (sans chair), contenant une graine.

Cependant, ces pseudo-céréales sont consommées comme des céréales : en grains, en flocons, en farine… Contrairement aux céréales, les protéines des pseudo-céréales possèdent tous les acides aminés essentiels : ces aliments sont donc mis en valeur dans l’alimentation végétarienne et végétalienne.

Le quinoa contient un peu plus de 15% de protéines, moins de 5% de lipides et autour de 65% de glucides. L’amarante contient la même proportion de protéines, mais un peu plus de lipides (autour de 7%) et de glucides (environ 65%). Quant au sarrasin, il contient 10% de protéines, moins de 4% de lipides et autour de 60% de glucides.

  • Les légumineuses :

Les légumineuses appartiennent à la famille des Fabacées : pois, lentilles, haricots, soja et cacahuète. Leurs graines contiennent des réserves de protéines et de glucides et, en faible quantité, de lipides. Les graines de soja et la cacahuète sont des exceptions : elles contiennent beaucoup de lipides.

Les lentilles contiennent de 25 à 30% de protéines, de 55 à 60% de glucides et autour d’1% de lipides. Les pois contiennent environ 25% de protéines, autour de 55% de glucides et moins de 2% de lipides. Les haricots contiennent de 20 à 25% de protéines, environ 60% de glucides et moins de 2% de lipides. Cependant, il existe de très nombreuses variétés de lentilles, de pois et de haricots : ces proportions peuvent légèrement varier.

Le soja contient de 30 à 35% de protéines (!), autour de 30% de glucides et environ 20% de lipides. La cacahuète contient en revanche 25% de protéines, 10% de glucides et environ 50% de lipides.

La richesse en protéines des légumineuses est due à la collaboration entre ces plantes et des bactéries, répondant au doux nom de « Rhizobium », au niveau des racines. La plante fournit aux bactéries du sucre, issu de la photosynthèse, tandis que les bactéries captent l’azote de l’air. L’azote est transformé par les bactéries en molécules azotées, les nitrates, directement assimilables par la plante. Cette augmentation de l’apport en nitrates, à partir desquels sont fabriqués les acides aminés, permet aux légumineuses de produire et de stocker une quantité de protéines importante.

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Les légumineuses et les bactéries : le CO2 de l’air est transformé en sucres, l’azote du sol en acides aminés

Cependant, sauf dans le soja, un acide aminé essentiel manque aux légumineuses : la méthionine. Fort heureusement, l’association d’une céréale et d’une légumineuse permet de reconstituer un apport en acides aminés essentiels équilibré, puisque celui qui manque chez l’une est présent chez l’autre !

Remarque : puisque les légumineuses contiennent presque deux fois plus de protéines que les céréales, la proportion recommandée pour les associations de ces deux types de graines est de deux tiers de céréales pour un tiers de légumineuses.

  • Les oléagineux :

Les graines dites « oléagineuses » sont des graines contenant des glucides et des protéines, mais également une large proportion de lipides : on peut parfois en extraire de l’huile. Il s’agit du sésame, du chanvre, des graines de courge, de tournesol, de chia, de pavot, du pépin de raisin, du lin, du colza. Elles contiennent également des glucides et des protéines, dans des proportions souvent importantes.

Les graines de sésame contiennent de 15 à 20% de protéines, de 20 à 25% de glucides et environ 50% de lipides. Les graines de chanvre (entières) contiennent environ 25% de protéines, environ 30% de glucides et autour de 35% de lipides. Les graines de courge contiennent environ 25% de protéines, 15% de glucides et 45% de lipides. Les graines de tournesol contiennent environ 20% de protéines et de glucides et 50% de lipides. Les graines de chia contiennent environ 15% de protéines, 45% de glucides et 30% de lipides. Les graines de lin contiennent autour de 20% de protéines, 30% de glucides et 40% de lipides.

Les graines oléagineuses incluent également la vaste famille des noix : noix, noisettes, amandes, noix de Cajou, de Pécan, de Macadamia, du Brésil, pistaches… Le soja (légumineuse) est parfois qualifié d’oléagineux, du fait de sa grande teneur en lipides tandis que la cacahuète est souvent assimilée à une noix.

Les amandes contiennent environ 20% de protéines, 20% de glucides et 50% de lipides. Les noix contiennent autour de 10% de protéines, 10% de glucides et 60% de lipides. Les noix de Cajou contiennent environ 20% de protéines, 20% de glucides et 50% de lipides.

Remarque : les protéines contenues dans les graines oléagineuses sont complètes. De plus, ces graines sont des sources intéressantes d’acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6), en particulier les graines de lin, de chia et de chanvre (oméga 3) et de tournesol ou pépin de raisin (oméga 6).

Pourquoi faut-il faire tremper les graines ?

Les graines sont destinées à produire une future génération de végétaux. Cependant, le développement de nouvelles plantes n’intervient pas n’importe quand.

La graine entre, à automne, dans une phase dite de « dormance ». Elle se déshydrate, ce qui stoppe net tout métabolisme. La dormance est renforcée par divers mécanismes : la présence d’une enveloppe isolant l’embryon de l’eau et de l’air ; la présence dans la graine ou dans l’enveloppe de molécules dites « inhibitrices« , neutralisant les enzymes ; enfin, l’absence d’eau, sans laquelle aucun métabolisme n’est possible.

La germination, dans la nature, survient au printemps car elle requiert la combinaison de plusieurs facteurs : la présence d’eau, de lumière, d’oxygène et d’une température « douce » au printemps, à l’issue d’une période nécessaire de grand froid à la fin de l’hiver.

Lorsque ces conditions sont réunies, la graine se réveille : son enveloppe devient perméable à l’eau et à l’air et elle absorbe de l’eau en grandes quantités et gonfle : cette étape est nommée l’imbibition. Cette eau réactive le métabolisme de la graine. Les pluies diluent et emportent certaines molécules inhibant la germination, les autres sont détruites progressivement. La chaleur, l’eau et la lumière font le reste : les enzymes réactivées permettent à la graine de développer racines, tiges et feuilles.

Les graines commercialisées sous forme sèche sont dormantes : elles contiennent les fameux inhibiteurs de germination. Or, ces molécules sont indigestes, causant des désordres intestinaux, et, souvent, empêchent la bonne assimilation des nutriments : vitamines et minéraux. Il est donc nécessaire de les éliminer le plus possible.

Le trempage est une façon toute simple de le faire : les inhibiteurs indigestes sont détruits, ou migrent vers l’eau, qu’il ne reste plus qu’à jeter soigneusement (ou à donner à boire à ses plates-bandes). Cette technique mime, tout simplement, le phénomène naturel de réhydratation des graines au printemps !

Le trempage agit-il sur l’acide phytique et l’acide oxalique ?

Les graines contiennent deux molécules particulières : l’acide phytique et l’acide oxalique. L’acide phytique, molécule phosphorée, constitue la majorité des réserves de phosphore de la graine. L’acide oxalique joue un rôle aujourd’hui peu connu. Ces deux molécules ont la propriété de capter les minéraux et de former des cristaux. Ainsi, calcium, magnésium, zinc… sont rendus indisponibles car notre organisme ne possède pas les enzymes nécessaires pour désagréger ces cristaux.

Or, le trempage active les enzymes, présentes dans les graines, permettant d’éliminer l’acide phytique et l’oxalique et de libérer les minéraux. La cuisson permet également d’en éliminer une partie.

L’acide phytique est essentiellement présent dans l’enveloppe des graines. Ainsi, les céréales complètes sont-elles à utiliser avec précaution : le trempage est obligatoire, afin d’éviter les carences en minéraux ! Quant au pain complet, il doit absolument être fermenté à l’aide d’une levure de boulanger – et non chimique – ou d’un levain : cette étape est nécessaire pour éliminer l’acide phytique contenu dans le son de la farine complète.

Bref, que vous vous lanciez dans la germination, ou que vous souhaitiez simplement faire cuire vos graines, n’oubliez jamais l’étape de trempage !

Et la germination, pourquoi c’est bon ?

La germination entraîne la consommation des réserves stockées dans la graine. Ces glucides, protéines et lipides sont décomposés progressivement en leurs éléments constitutifs : le glucose, les acides aminés et les acides gras. Ces petites molécules sont plus facilement absorbées lors de la digestion que les gros polymères !

La germination améliore la qualité des protéines contenues dans les graines, car leurs acides aminés subissent des modifications. Les céréales germées contiennent plus de lysine que les céréales sèches : leurs protéines sont ainsi pluscomplètes. L’amidon est consommé, en particulier pour l’élaboration de la cellulose (les fameuses « fibres »). En effet, cette molécule rigide, assurant le maintien des plantes, est, comme l’amidon, constituée de glucose. Ainsi, les graines germées contiennent moins de sucres, mais plus de fibres que les graines sèches.

De plus, lors de la germination, la jeune plante produit de nombreuses vitamines, nécessaires à son propre métabolisme. La proportion de vitamines des graines peut augmenter dans de folles proportions et être multipliée par 20 dans certains cas. En particulier, les vitamines du groupe B sont produites en grandes quantités durant la germination. La vitamine C, peu présente dans les graines à l’état sec, voit sa présence largement accrue.

Enfin, lors de la germination, l’élimination des molécules indigestes que sont l’acide phytique, l’oxalique et les inhibiteurs de germination se poursuit. La graine germée est la forme la plus digeste et la plus nutritive que peut prendre une graine !

La digestion des graines germées : le mythe des enzymes « vivantes »…

Il est une croyance, particulièrement répandue, selon laquelle l’alimentation vivante, incarnée par les graines germées, serait particulièrement favorable car fournirait les enzymes « vivantes » nécessaires à la digestion des protéines, des glucides et des lipides. Pour ma part, à la lumière des divers enseignements reçus au cours de mes études, je ne n’accorde aucun crédit à cette théorie. Pourquoi ?

Il est vrai que, lors de la germination, des enzymes consomment les réserves de la graine et les réduisent partiellement en nutriments plus facilement assimilables. Cependant, ces enzymes sont présentes dans des quantités faibles : suffisantes pour la consommation progressive des réserves de la graine au cours des quelques jours ou semaines durant lesquelles ces réserves assurent le développement de la plante, mais très largement insuffisantes pour la digestion, en quelques heures, des graines dans notre tube digestif.

Qui plus est, ces fameuses enzymes sont des protéines et sont ainsi dégradées lors de la digestion, de la même façon que n’importe quelle autre protéine. Elles ne peuvent donc en aucun cas assister à la digestion. Qui plus est, les enzymes digestives de notre organisme sont différentes des enzymes présentes dans les graines. Chaque type d’enzyme n’agit que dans des conditions d’acidité et de température particulières : les enzymes végétales ne pourraient tout simplement pas fonctionner dans notre appareil digestif.

Enfin, existe-t-il un réel bénéfice à disposer d’enzymes « prêtes à l’emploi » ? La production d’enzymes digestives n’est pas pénalisante pour l’organisme : cela fait partie de son fonctionnement naturel. Nous ne naissons pas avec un stock d’enzymes à utiliser avec parcimonie : les enzymes sont fabriquées facilement et en grandes quantités par notre corps, à chaque instant.

Ceci n’enlève cependant rien au mérite de l’alimentation vivante : plus riche en vitamines, avec des nutriments plus facilement assimilables, c’est un mode d’alimentation particulièrement privilégié.

Quelles graines puis-je faire germer à la maison ?

Presque toutes les céréales et légumineuses, à condition qu’elles soient crues (non grillées, non cuites), qu’elles soient entières (et non décortiquées comme les graines de tournesol, le millet, le sarrasin ou les lentilles corail tels qu’ils sont le plus fréquemment commercialisés).

Il faut également veiller à ce que les graines ne soient pas traitées – le bio est préférable –, à ce qu’elles soient propres, sans débris ni moisissures, et ne soient pas (trop) vieilles !

Certaines graines à germer sont commercialisées pour cet usage spécifique : lavées, triées, elles sont prêtes à l’emploi. Toutefois, le choix est parfois limité – sauf si vous aimez l’alfalfa d’amour exclusif – mais, pour ma part, je fais germer sans états d’âme les graines « à cuire » : lentilles, haricots mungo, quinoa…

La germination des noisettes et amandes est très délicate et très lente. Après un trempage d’au moins une nuit, les graines ont visiblement gonflé. Une minuscule pointe apparaît à l’extrémité de l’amande : c’est le germe. L’amande peut être consommée à ce moment-là, sans passer par la case germoir.

La germination des graines mucilagineuses comme le chia ou le lin, qui produisent lors du trempage une gangue gluante de mucilage, est plus délicate et requiert un matériel plus sophistiqué.

Comment faire germer des graines à la maison ?

Il existe des dispositifs spécifiques : les germoirs. Ces germoirs sont constitués de plateaux perforés, sur lesquels l’on dépose les graines après trempage. Les graines sont arrosées à intervalles réguliers et l’eau s’écoule par les trous des plateaux. Une petite quantité d’eau reste accrochée entre les graines et suffit à les maintenir dans un état humide propice à la germination.

graines germées sauce courgette exotique
3 plateaux à graines. L’eau du récipient supérieur s’écoule et inonde progressivement les 3 étages puis est collectée dans le récipient inférieur. Renouveler l’eau 3 fois par jour.

Ces germoirs sont pratiques et permettent d’organiser une rotation des germinations : dès que les graines d’un plateau sont germées à point, on les enlève, on nettoie le plateau (avec un peu d’eau et de vinaigre) et on dépose une nouvelle fournée de petites graines.

Marche à suivre : avec germoir

  • Peser la quantité de graines désirée.
  • Rincer les graines à l’eau froide afin de les nettoyer. Trier les débris : éclats de peau, graines brisées ou abimées, petits cailloux…
  • Placer les graines dans un récipient rempli d’eau. Attention, les graines vont gonfler : les légumineuses, en particulier pois et haricots, peuvent plus que doubler de volume. Veillez donc à les remuer de temps en temps : les graines, en gonflant, peuvent se retrouver coincées au fond du récipient.
  • Laisser tremper le temps nécessaire. Pour cela, je vous renvoie aux excellentes fiches d’Antigone XXI (plus bas). Pour ma part, je simplifie : 12 heures de trempage (une nuit du soir au matin, ou une journée du matin au soir), sauf dans le cas des haricots et des pois chiches, relativement volumineux : dans ces cas-ci, je laisse tremper 24 heures. Il est bon de changer l’eau une ou deux fois au cours du trempage, afin d’éliminer au fur et à mesure les molécules indigestes ! Cette eau ne doit évidemment pas être consommée !
  • Rincer les graines trempées.
  • Les répartir sur les plateaux du germoir et suivre les instructions du constructeur du dispositif. Dans tous les cas, je recommande d’arroser les graines au moins deux fois par jour.
  • Attendre : au bout de 24 heures, le germe doit être apparent, au moins sur une partie des graines. Un ou deux jours encore : les plus petites graines sont prêtes. Pour les plus grosses (pois, haricots), il faut attendre encore un jour ou deux. Là encore, Antigone XXI nous fournit un mémo bigrement pratique (plus bas).
  • Prélever les graines et les rincer abondamment avant de les dévorer à belles dents.
graines germées sauce courgette exotique
Juste après trempage : ils débordent de leur enveloppe !
graines germées sauce courgette exotique

Après 24 heures de germination… déjà une belle racine !

Une autre façon, plus rudimentaire mais tout aussi efficace, est de faire germer les graines dans un bocal. Les graines, une fois trempées, sont réparties le long de la paroi d’un bocal en verre, sans couvercle. Pour fermer le bocal, un petit bas en synthétique suffit : il laisse passer l’air et l’eau, mais retient les graines ! Ce germoir de fortune doit être posé sur une assiette, légèrement incliné, ouverture vers le bas.

Marche à suivre : méthode DIY

  • La pesée et le trempage se déroulent comme dans le cas de l’utilisation d’un germoir.
  • Lorsque les graines sont trempées et rincées, les répartir dans le bocal.
  • Boucher le bocal avec le collant fin.
  • Placer le bocal dans une petite assiette afin qu’il soit incliné, goulot vers le bas.
  • Deux ou trois fois par jour, ôter le bas, rincer les graines à l’eau froide dans une passoire et les replacer dans le bocal : il doit rester un peu d’eau, il ne faut donc pas trop les égoutter !
graines germées sauce courgette exotique

Dans un verre, fermé par un collant…

graines germées sauce courgette exotique

Légèrement incliné vers le bas : bien répartir les graines

Les mémos d’Antigone XXI : pour le temps de trempage des noix et autres, c’est ici, pour celui des graines à germer, c’est par , quant à la durée de germination, c’est de ce côté ! Merci, Ophélie !

Remarque : le temps de germination varie beaucoup. En été, c’est plus rapide. En hiver, c’est plus lent…

Quelle quantité de graines faire germer ?

Les graines trempées, en particulier les légumineuses, augmentent de volume après trempage. Le poids des légumineuses, par exemple, augmente de 250% : 100 grammes de lentilles sèches fournit 250 grammes de lentilles trempées. Prévoyez donc une quantité de graines pouvant être contenue dans votre germoir ou vos bocaux.

Les quantités à utiliser dépendent de votre utilisation : un repas occasionnel, ou une consommation régulière, en tant qu’accompagnement ou que plat principal. Je fais généralement germer 100 ou 150 grammes de graines à la fois : une fois germées, elles se conservent facilement deux jours au réfrigérateur, dans un saladier couvert, placé le plus bas possible (au-dessus du bac à légumes). Approximativement, 100 grammes de haricots mungo ou de lentilles correspondent (chez moi…) à 3 ou 4 belles portions.

Je recommande, si vous les conservez quelques jours, d’ôter le maximum de petites peaux (dans le cas des légumineuses) : il s’agit de matière morte et elles pourrissent rapidement ! Par ailleurs, il est nécessaire de rincer les graines à l’eau froide avant de les consommer, ou tous les jours si elles stagnent au réfrigérateur.

OK, c’est germé. Je fais quoi, maintenant ?

Le plus simple, c’est encore une salade ! Avec des crudités, une belle sauce, voilà un plat complet. C’est d’ailleurs la recette que je vous propose…

Toutefois, les usages des graines germées ne se limitent pas aux salades ! Pourquoi ne pas tenter la version crue et germée de plats habituellement cuits ? Quelques suggestions en vrac :

  • Un houmous cru de pois chiches germés, en remplaçant les pois chiches cuits par des pois germés : ici, une ou deux dattes peuvent être nécessaires pour contrer la légère amertume des pois chiches germés.
  • Un taboulé de quinoa germé, riche en persil et en crudités.
  • Une tartinade de lentilles germées, avec ail, citron, herbes et épices.
  • Un green smoothie dans lequel les feuilles vertes sont remplacées par de jolies pousses tendres : là, des pousses de tournesol font merveille !

Et puis, n’oubliez pas que ces graines, toutes jolies, vont embellir vos plats crus ou cuits : parsemez-les où bon vous semble ! C’est autant de vitalité en plus dans vos assiettes !

Après toute cette science, prenons-en de la graine : une recette !

graines germées sauce courgette exotique

Salade de haricots mungo germés + sauce crémeuse de courgette exotique

Pour 2 personnes

La sauce exotique à la courgette :

  • 1 citron vert (« lime »)
  • 1 courgette de taille moyenne
  • 2 à 3 cuillères à soupe de tamari
  • 1 cuillère à café bombée de purée d’amandes complète
  • 1/2 cuillère à café rase de gingembre moulu ou fraîchement râpé (mieux !)
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’agave
  • 5 à 6 cuillères à soupe de lait de coco
  • 1 gousse d’ail (facultatif – je n’aime pas !)
  • 1 cuillère à soupe d’huile de sésame (facultatif)

Presser le citron vert. Laver la courgette et la couper en petits dés (il n’est pas nécessaire de la peler ; j’ai utilisé une courgette vert clair). Placer le jus de citron, les dés de courgette et l’ensemble des ingrédients restants dans le bol d’un blender. Mixer jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Verser sur la salade : c’est prêt.

La salade :

  • 2 petits concombres
  • 1 poivron rouge
  • 125 à 150 grammes de haricots mungo germés
  • 6 brins de coriandre
  • graines de sésame à parsemer

Laver les concombres et, s’ils ne sont pas bio, les éplucher. Les couper en fines rondelles. Laver et équeuter le poivron rouge, l’épépiner et l’émincer. Rincer à l’eau claire les graines germées. Laver et effeuiller la coriandre, l’émincer. Mélanger le tout dans un saladier.

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59 Replies to “[DIY Graines germées] + sauce à la courgette exotique”

  1. Clara Boivin dit : Réponse

    Bonjour,

    Je me suis toujours demandée pourquoi l’on recommande de laver les graines germées une fois germées, alors qu’on a passé plusieurs jours à les rincer sans cesse?
    En effet, je trouve qu’il est difficile après de bien les sécher, ce qui réduit leur durée de vie puisqu’elles moisissent plus vite. Je cherche une explication claire sur tous les sites et blogs, mais chaque fois les personnes écrivent « laver soigneusement » sans expliquer réellement pourquoi.
    Merci pour votre réponse,
    Bonne journée,

    Clara.

  2. Bonjour,
    je cherchais une recette de sauce pour mes graines germées. J’ai essayé ce soir avec petit épeautre et sarrasin, c’est une tuerie :-)))))
    Et encore je n’avais pas d’eau de coco!

    Merciiiiiiiiiiiiiiii pour cette super recette

  3. Bonjour Hélène,
    La recette de la sauce exotique aux courgettes n’apparait pas en entier. Je ne sais comment faire. Pourrais tu me la donner s’il te plait. Merci pour tes bonnes idées et bonne journée
    Camille

  4. Coucou Hélène !
    Tout d’abord merci pour tes articles exhaustifs, j’adore en apprendre plus et en détail sur ce que je mets dans mon assiette :)
    Je m’intéresse de plus en plus à l’alimentation vivante et donc j’ai lu quelques articles concernant les graines germées mais j’ai l’impression qu’on essaye un peu de nous faire peur par rapport au problème de prolifération bactérienne qu’entraîne la germination. Comme tu t’y connais dans le domaine, je me demandais ce que tu pensais de la question. Y’a-t-il un réel risque à faire germer ses graines soi-même ? Je t’avouerai que j’ai été un peu refroidie à l’idée de transformer mon germoir en culture de la bactérie E-coli ou de la salmonelle. Est-ce qu’il serait plus prudent de tremper au préalable les graines dans un bain de vinaigre/ citron par exemple ? Est-ce que ça empêcherait une bonne germination ?
    Merci d’avance et à bientôt !

    1. Bonjour Deborah ! Le risque 0 n’existe jamais, donc je ne te dirai pas qu’il n’y a pas de risque, mais il ne faut pas avoir peur de tenter.

      Il est important d’utiliser un germoir bien lavé, c’est-à-dire désinfecté après chaque utilisation (eau + vinaigre blanc, bicarbonate pour les taches jaunes dans les coins, etc…). Il faut trier les graines pour ne pas faire germer de graines abîmées, qui ne feraient que pourrir et attirer des moisissures et bactéries. Tu peux, si cela te rassure, rincer les graines germées à l’eau vinaigrée avant de les consommer. Si des petites peaux se détachent des graines, ce qui arrive souvent, le mieux est de les éliminer au fur et à mesure pour éviter qu’elles ne se décomposent également. Le trempage préalable des graines me semble inutile si elles ont été conservées au sec et qu’elles ne présentent pas de traces de moisissure dès le départ. Un trempage prolongé dans une solution acide gênerait la germination, oui.

      Si tu trouves que tes graines germées ont une drôle d’odeur, ne les mange pas. Dans tous les cas, il faut les consommer rapidement.

      A bientôt !

  5. Ah oui j’oubliais, même les lentilles corail nécessitent donc un temps de trempage?
    Quant aux céréales utilisées dans les aliments du commerce (pâtes, biscuits, pain), n’étant pas trempées, elles sont à consommer avec modération je suppose…

    1. Alors, les lentilles corail peuvent s’en passer si celles que tu achètes sont décortiquées. Parfois, elles sont vendues avec la peau, comme les lentilles vertes par exemple. Comme la grande majorité de l’acide phytique est dans la peau, on peut donc se passer de faire tremper les graines décortiquées.

      En ce qui concerne les farines, c’est en effet à prendre en compte, surtout chez les végétariens qui n’ont pas l’apport massif de minéraux qu’est la viande. Si on mange trop de pain, pâtes et autres, cela peut poser problème. Pour le pain, il y a une technique pour éviter l’acide phytique : c’est le pain au levain. C’est la seule méthode qui l’élimine (et ça nécessite une journée de levée au moins, donc peu de boulangers de nos jours font ce type de pain). Sinon, il faut choisir du pain pas trop complet, car s’il contient beaucoup de son (la peau des céréales), il contient automatiquement plus d’acide phytique… Mais aussi moins de fibres : c’est un vrai casse-tête. Pour ma part, je choisis toujours du pain au levain, c’est même meilleur au goût.

      Tu sais tout !

      1. Je te remercie pour tes explications. Cette histoire de trempage de TOUTES les graines étant totalement nouvelle pour moi, je cogite là-dessus et j’ai encore quelques remarques et questions (pardonne-moi la longueur!):

        – Il faut donc éviter les farines complètes, ça va pour le pain car on achète déjà du pain au levain, mais pour les gâteaux et les pâtes, on doit donc privilégier les semi-complètes? c’est un vrai casse-tête comme tu dis, car les farines raffinées contiennent moins de nutriments…

        – Je trouve cela particulièrement difficile pour les enfants à qui il est bien pratique (et nécessaire vu leur dépense énergétique ) de donner des céréales: ici en Allemagne, les biscuits pour enfants et flocons pour bouillie ( à base de millet, avoine, épeautre etc) sont presque toujours à la farine COMPLETE. Ce qui semble être un gage de qualité, et que je trouvais bien jusque-là. Mais alors, faudrait-il donner moins de céréales complètes à nos enfants et plus de farines blanches?? Dois-je éviter les bouillies pour bébé?

        – S’il faut également faire tremper les noix, les mélanges de « Studentenfutter » (noix, noisettes, amandes, raisins secs) qu’on trouve beaucoup ici sont donc à consommer avec modération? moi qui trouvais ce snack très sain et pratique! Mais si on fait tremper les noix, elles n’auront plus ce croquant… j’aimerais bien ton avis là-dessus.

        – Enfin qu’en est-il des purées d’amandes, de cajou, de cacahuète, de noisette, du tahin… à ton avis les fabricants font-ils tremper les graines avant? Ca m’intéresse parce qu’on en fait une grande consommation. Et si je les fais moi-même je peux faire tremper les noix, ça marche?

        Ca fait beaucoup de questions, un peu de souci aussi ^^ mais je relativise en me disant qu’on n’a jamais rien fait tremper à part quelques légumineuses et qu’on n’a pas de carence en minéraux, en tout cas pas mon fils qui a eu récemment une prise de sang… qu’en penser alors?

        Merci d’avance et à bientôt!

        1. Coucou Sophie ! Pas de souci, j’adore les loooongs commentaires pleins de questions !
          – Pour les gâteaux, tu fais comme tu veux : ça n’est pas non plus un aliment de base, on n’en mange pas tant que ça, donc un peu de minéraux en plus ou en moins, ça n’est pas grave. Le trempage est mieux que pas de trempage, mais manger des céréales complètes, c’est mieux que de manger de la farine raffinée et de l’huile de palme. Cette histoire de minéraux et d’acide phytique est importante pour les végétaliens qui ne mangent pas assez de fruits et légumes et ont donc un apport de minéraux restreint mais toi qui mange équilibré, tu n’as pas à t’en faire.
          – Idem pour les enfants : c’est mieux de leur donner des farines complètes, à indice glycémique plus faible et qui calent mieux. Sinon, ils vont s’habituer au goût sucré, avoir plus faim de gâteaux, etc. Continue comme tu le fais, ça me semble très bien. Si ils ont plein de fruits et légumes à côté, ils ne manqueront de rien en termes de minéraux. En plus, ce ne sont pas les céréales qui contiennent le plus d’acide phytique.
          – C’est mieux de tremper les noix etc.. car ce sont elles qui sont les plus riches en acide phytique. Pour un snack dans la journée, continue à les croquer sèches, ça n’est pas bien grave (et ça n’est pas au cours d’un repas donc pas d’interférence avec les autres aliments). Mais si tu prépares un plat, un petit dej ou autre à l’avance qui inclut des noix (un porridge, par exemple), fais-les tremper si tu y penses. Il y a la solution des crudivores : tremper puis déshydrater à 40°C mais là, c’est carrément beaucoup de temps perdu.
          – Les purées sont faites à sec ! Pas de trempage, sinon c’est plein d’eau… et ça n’est plus du tout bon au goût et l’eau et l’huile ne se mélangeant pas bien, ça fait une texture moche.

          Bref, je ne sais pas si je t’éclaire ;-) mais pour ma part, je fais tremper dans ces cas-ci : quand je fais un plat de céréales ou légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots, riz, avoine…) ou le matin quand je me fais du sarrasin ou de l’avoine. Je fais tremper les graines et noix / amandes / etc à l’avance pour les mettre dans un petit dej ou entières dans un gâteau ou dans une salade.

          Je mange aussi beaucoup de purées toutes faites, ou de graines sèches, ou de flocons et je n’ai pas de souci de carences en minéraux. Disons que quand on peut tremper, c’est mieux, mais si on ne peut pas tremper ça n’est pas grave si on mange équilibré. Il ne faut pas non plus que la nourriture soit une prise de tête constante.

          1. Merci pour ta réponse! En effet j’ai tendance à trop me prendre la tête, ta réponse me rassure, et c’est vrai qu’on mange déjà assez équilibré ;)

            1. Mais oui ! Allez, relax !!!

              1. :)
                Tu sais quand on a des enfants vegans c’est dur de ne pas se mettre la pression pour qu’ils aient une alimentation irréprochable et une santé parfaite! Les critiques arrivent si vite, et encore je ne suis pas en France… Mais promis, je prends sur moi… relax :D

                1. Je m’en doute ! Tiens bon !!!

  6. Bonjour Hélène!
    Très intéressant cet article. Si j’ai bien compris, il est donc préférable de faire tremper TOUTES les graines? Aussi bien les noix, l’amaranthe, la quinoa, que les céréales comme le riz? Et le millet aussi? Combien de temps faire tremper riz, quinoa ou millet avant la cuisson?
    Quant aux graines de sarrasin, aucun mode de préparation ne figure sur mon paquet: puis-je les consommer trempées et crues?
    Merci d’avance!

    1. Oui, Sophie, c’est préférable (mais bien sûr, ça demande un peu d’anticipation et on ne sera pas malade si on zappe le trempage de temps en temps). Pour toutes les graines, en effet, céréales (riz, millet, avoine, …), légumineuses (haricots, pois, lentilles…), quinoa, amaranthe, sarrasin, et tous les oléagineux : amandes, noix, noisettes, lin, courge, tournesol, etc. En général, je fais simple : 24 heures pour tout le monde. Après, 1/2 journée peut suffire, c’est déjà très bien, dans ce cas change l’eau le plus souvent possible (1 fois ou 2) pour accélérer l’évacuation de l’acide phytique. Pour un trempage de 24 heures, je change l’eau 1 fois au moins.

      Le sarrasin peut en effet se consommer trempé et cru, c’est d’ailleurs la base de plusieurs de mes petits déjeuners (les « porridges crus de sarrasin ») et c’est très bon ! Le sarrasin peut n’être trempé qu’1/2 journée, ou 1 nuit.

      N’hésite pas à me demander d’autres précisions !

  7. Bonjour ^^

    Tout d’abord je tiens à te dire un grand merci et bravo pour ton magnifique blog et tout ce temps que tu dois passer à nous expliquer ces belles choses. J’y vois enfin plus clair dans les pourquoi des comment du végétarisme !

    Ensuite j’avais une question au sujet du trempage et de la digestion (en espérant ne pas te faire rabâcher) : y a-t-il une différence, au niveau transit intestinal, entre les graines trempées soi-même à la maison et les graines achetées en conserve au super marché (typiquement les lentilles, haricots rouges…) ?

    Encore merci,
    Noémie

    ps : désolé je n’ai pas su comment poser ma question autrement que sous le choix « anonyme » -__-‘

    1. Coucou Noémie ! C’est vraiment très gentil ! Ta question est nouvelle, c’est même très intéressant.

      Les légumineuses en conserve sont, d’après ce que j’ai lu, précuites avant d’être mises en boîte. La boîte est ensuite stérilisée à très haute température, ce qui entraîne une seconde cuisson assez violente (c’est pour cela que les légumineuses en boîte sont si molles). S’il y a trempage au préalable, ce qui n’est pas toujours le cas, ça ne semble pas être assez longtemps pour bien se débarrasser des molécules indésirables. A priori, on retrouve pas mal d’acide phytique et d’oligosaccharides dans le jus des conserves. Et aussi, c’est souvent assez salé.

      Je te conseille de les cuire le plus possible par toi-même. Ceci dit, il est vrai que ça dépanne d’ouvrir une boîte de pois chiches de temps en temps, il faut quand même savoir être relax !

  8. Merci Hélène pour ces explications très claires ! Ton dernier article sur les légumineuses est top et m’a permis encore une fois d’en apprendre davantage.

    1. Je t’en prie, Dory !

  9. Bonjour Hélène,

    Merci pour cet article très complet qui m’a permis d’en apprendre davantage sur les graines. Je dois avouer que je mélange un peu tout et que la transition entre mon ancienne alimentation végétarienne junkfood en paquets industriels vers une alimentation végétalienne saine et faite-maison est assez difficile sur le plan de la pratique.
    Je voulais te demander si les graines de lins ne provoquaient pas de désordres digestifs si elles étaient consommées juste trempées mais non broyées au mixeur ?
    Et pour les graines de courges et de sésames, doivent elles, elles aussi, être trempées avant chaque consommation ? J’ignorais complètement tout cela et mon dernier porridge était agrémenté de graines de courges non trempées…
    Merci pour tes éclaircissements ! Passe d’excellentes vacances.

    1. Bonjour Dory ! Non, les graines de lin consommées juste trempées ne vont pas causer de souci, mais le problème c’est qu’elles ne seront pas « digérées » (à moins que tu n’arrives à les mastiquer intégralement) : c’est-à-dire qu’elle vont ressortir comme elles sont entrées :-S (pardon pour l’explication un peu crue ;). Du coup, l’idéal c’est de les faire tremper + de les mixer !

      Les autres graines sont toujours plus nutritives après un trempage, mais on ne peut pas dire non plus que ça soit toxique de les consommer telles que, à moins d’en avaler des kilos par jour !!! Si tu peux les faire tremper quand tu y penses, c’est bien, sinon, c’est quand même bien aussi. Tu peux aussi envisager de les toaster légèrement (pas de les faire griller, hein !). Il semblerait qu’une légère torréfaction détruise une partie de l’acide phytique.

      J’espère avoir répondu assez clairement à tes questions !

  10. Article très intéressant mais un petit bémol sur l’association légumineuses-céréales. Même si ce n’est pas précisé dans l’article, il n’est nul besoin de la faire à chaque repas, cela s’équilibre seul au cours de la semaine.
    (voir ici par exemple – en anglais : http://veganhealth.org/articles/protein#comp )

    1. Je dois dire que sur ce point, j’ai lu tout et son contraire et que par prudence et par habitude, je préfère allier les deux au cours d’un même repas…

  11. Bonsoir!
    Donc avant de les consommer il faut absolument faire tremper ou rincer sarrasin, quinoa, lin et chia?
    (Jai souvent vu des recettes dans lesquelles on n indiquait pas de rincer ou faire tremper sarrasin, lin et chia. Jai même lu qu il fallait boire l eau de trempage du lin :S )

    1. Absolument, non, mais c’est préférable ! En revanche? Boire l’eau de trempage, non !!! Tout le monde ne sait pas que les graines contiennent des molécules indigestes !

  12. Un rythme industriel, je ne sais pas. Mais de manière plus régulière en tout cas !
    Finalement, je n’ai pas osé l’houmous cru et j’ai cuit mes pois chiches. J’avais vraiment envie de retrouver le goût « rond » des pois chiches cuits. Et je l’ai dégusté avec un velouté carotte-courgette (une version un peu déstructurée de ton houmous à la carotte finalement !).
    Pour ce qui est du beurre de coco, oui, je l’ai fait avec mon nouveau joujou. D’ailleurs, comme je n’ai pas encore de spatule adhoc, j’ai fait tourner mon blender avec un peu d’eau et j’ai obtenu un délicieux lait de coco. J’étais ravie !
    Je note pour le germoir. Je le trouve joli tout en blanc et j’aime bien l’idée de pouvoir faire germer plusieurs sortes de graines en même temps. Pour l’arrosage, il a l’air plutôt bien conçu.
    Un blog de folie ?!? Tu me fais rougir. Mais je crois que ce ne serait pas possible si je n’étais pas à la maison pour m’occuper de mes deux enfants. D’ailleurs, j’y vais ;-)

    1. Il est bien fait, pour l’écoulement de l’eau, je n’ai jamais eu de raté. Mais attention, le bac du bas qui collecte l’eau ne reste pas blanc immaculé longtemps, il faut bien le frotter ;-)

      Je voudrais faire comme toi quand j’aurai des enfants ! Ce doit être trop de bonheur pour les partager avec qui que ce soit !

  13. A cause des vacances et de la rentrée, j’ai du retard dans mes lectures, alors je viens seulement de terminer la lecture de ton billet celui sur les tartelettes au sésame, ce sera pour plus tard).
    Merci pour toutes ces précieuses infos !
    Depuis quelques semaines, j’ai ressorti mes graines à germer, mais pas le germoir (il est quelque part dans un carton, je ne sais plus où, alors j’utiliser une passoire au dessus d’un saladier). Du quinoa (français ET bio – http://www.biocoop.fr/actualites-bio/les-nouveautes-produits-biocoop-fevrier-2012 ) en taboulé ou dans mon « ta-chia-ca » du matin, des lentilles vertes dans mes salades (ébouillantées 2 minutes parce que je ne les aime pas crues), des pois chiches dans mes tortillas (aussi ébouillantés – ce soir, je teste l’houmous cru), du sarrasin germé et déshydraté sur mes salades et des graines trempées au petit déjeuner (chia, sarrasin, avoine, amandes), etc. Vivement la fin des travaux que je puisse lancer une production digne de ce nom (je me répète un peu, non ?!?).
    Et puis, maintenant que j’ai un super-blender-que-j’aime-d’amour, je vais pouvoir faire des sauces toutes lisses et crémeuses. Chouette ! Tu crois que je peux remplacer le lait de coco par du beurre de coco (genre moitié beurre-moitié eau) ?
    Et sinon, il est joli, ton germoir : il vient d’où ?
    Bon début de semaine !

    PS : en regardant ton profil blogger, je me suis sentie toute vieille…

    1. La preuve qu’un matos basique permet de faire tout ce qu’on veut en matières de graines germées ! Dis-moi, quel programme de rêve, toutes ces graines… Tu comptes donc passer à un rythme industriel lorsque ta cuisine sera terminée :-D !

      Tu me diras comment c’était ce houmous cru, j’aime beaucoup mais je trouve toujours qu’il faut un peu le sucrer… Mais ébouillanter un peu les pois doit améliorer le goût « brut » !

      Pour le lait / beurre de coco, je trouve que le lait est plus parfumé mais en même temps il n’y en a pas beaucoup non plus dans la recette… Ca risque tout de même de ne pas sentir assez la coco (à moins d’en mettre beaucoup…). Mais essaie, ça sera bon aussi :-). Tiens, je me demande si ça n’est pas du beurre de coco maison que tu t’es fait avec ton nouveau joujou… ?

      Mon germoir est de la marque Bioset, c’est le meilleur de ceux que j’ai à la maison ! Je l’avais acheté tout bêtement sur Houra.fr (je fais mes « grosses » courses sur internet et ils ont pas mal de produits de base en bio et… des germoirs !) mais je suppose qu’on en trouve ailleurs.

      Tu parles de mon âge ? Tu rigoles, tu es une maman super jeune, la preuve : tu as un blog de folie !!! Moi, j’aimerais bien avoir des enfants !

  14. hello, je découvre ton blog que je trouve très bien fait, je sens que je vais venir souvent m’y poser un moment! …pour les graines germées, après avoir longtemps hésité à chaque passage dans les rayons de mon magasin bio, j’ai finalement acheté en petit germoir mais je me suis laissée avoir par un paquet de graines mélangées, une vraie catastrophe! Etant du genre persévérante, je vais trier les graines du paquet par genre et recommencer, j’aime trop ces petits goûts frais! ton article est bien détaillé et très interessant, j’y reviendrais. bises et bon week end!

    1. Merci Iza ! Je me reconnais un peu dans ta mésaventure, j’ai eu la même par le passé ! Pour les graines germées, il faut de la persévérance (le mot est faible !) puisqu’on passe son temps à trier, trier les graines abîmées, trier celles qui ne germent pas, enlever les petites peaux… Mais le jeu en vaut largement la chandelle !

      Bon WE à toi !

  15. Vraiment, merci pour cet article ultra complet!!! Tu as l’art de rendre les infos nutritionnelles passionnantes! Et que dire des recettes et des photos ?! Je bave!!

    1. Oh, merci, Rose citron ! Mais je n’y suis pour rien : c’est passionnant même sans ma prose !!!

  16. Merci pour cet article: après celui d’Antigone, je suis gonflée à bloc pour continuer à faire germer mes graines. J’adore l’idée du collant sur le bocal: j’utilise une gaze avec un élastique: le collant doit être beaucoup plus pratique.
    Une question sur les haricots mungo: les peaux vertes s’enlèvent toutes seules (au rinçage) ou il faut les aider (un peu, beaucoup)?

    1. Je t’en prie, Claire ! Le collant, c’est top, ça tient tout seul !

      Les peaux vertes ne s’enlèvent pas toutes toutes seules… mais, par rapport à des lentilles par exemple, je trouve que c’est dix fois plus simple. Et surtout, la pousse est plus robuste que celle des lentilles et résiste mieux si tu agites un peu tes graines dans l’eau pour faire remonter les peaux. Les peaux ont tendance à s’agglutiner en petits paquets, ça aide aussi.

      Mais, au final, ça reste un peu de boulot ;-) et la plupart du temps, je n’enlève pas tout…

    2. Merci pour ces précisions. Tu as donc tout décortiqué pour la photo… Je vais donc acheter un peu de haricots mungo quand les placards auront désempli (un problème récurrent chez moi, mais je suis en bonne voie…).

    3. :-) Chez moi, ça n’est pas récurrent… c’est permanent !!!

    4. J’ai testé la sauce exotique ce week end dans une salade de riz semi-complet, carottes et tomates. J’ai simplement supprimé le lait de coco (ajouté un peu d’eau pour liquéfier) et remplacé le sirop d’agave par du chutney de mangue et ajouté un peu de menthe ciselée dans la salade. C’était délicieux! Même mon mari a aimé, bien qu’il n’aime pas la courgette!

    5. Mmmh, oh oui de la mangue, c’est génial en sauce ! Tant mieux si ton mari a aimé… maintenant tu peux dire qu’il aime la courgette crue ;-) ! C’est adorable de me donner des nouvelles !!

  17. Extra, ton article …qui vient bien compléter celui d’Ophélie donc…tu as bien eu raison de le publier :-)
    Suis un grand fan des graines germées et puis, je trouve qu’il y a un coté magique avec elles…..il y a un tel concentré de vie dans ces graines que ce serait dommage de passer à coté :-)

    1. Merci Grégoire ! J’avais passé du temps sur ce billet, j’aurais été triste de ne pas le publier ! Et puis Ophélie s’est donné tout le mal pour compiler les durées de trempage et germination :-) je n’avais plus qu’à en profiter ;-)

      Ah, oui, c’est beau… je trouve ça tellement joli quand ça germe… quelle volonté farouche de grandir chez ces petites pousses !

  18. Alors, je note une chose à propos de tes articles : c’est une trèèès mauvaise idée de les commencer avant le petit-déjeuner car on affronte bien vite un dilemme cornélien – devoir choisir entre son ventre qui gargouille lamentablement et l’envie de poursuivre la lecture d’un cours de bio archi-complet qui mériterait 10 articles à lui tout seul… ;-)

    Et tu avais bien raison sinon, je propose que la prochaine fois, on se coordonne ! En tout cas, pour ceux qui n’avaient pas compris comment faire germer ses graines à la maison, ils ont eu une bonne piqûre de rappel ! La pédagogie est à base de répétition et c’est cela de plus pour une alimentation 100% végétale et gourmande !

    En revanche, tu es un peu abrupte pour ce qui est du ‘mythe’ des enzymes ;-) Il y a beaucoup de controverses là-dessus et tu as bien fait de le souligner, mais attention à ne pas faire dire trop de choses aux tenants de l’alimentation vivante ! Je crois que, depuis les théories de Howell, le savoir a pas mal évolué et l’on est revenu de l’idée que nous naissons avec un stock d’enzymes déterminé et que les aliments crus contiennent toutes les enzymes nécessaires à leur digestion !
    Ce qu’on s’accorde à reconnaître, c’est plutôt que les aliments crus contiennent des enzymes qui permettent que la digestion de certains nutriments s’amorce et qui donc fournissent une certaine aide en amont. Ensuite, de toute façon, l’acidité de l’estomac est telle que ces enzymes sont détruites… Mais c’est vrai qu’il faut se méfier : les connaissances évoluent si vite et l’on a facilement tendance à prendre comme argent comptant ce qu’on entend ou lit dans la bouche de non-spécialistes !

    Et j’aime bien ta version ‘light’ de la sauce de Déborah… attention, tu te transformeras bientôt en… courgette géante ! ;-)

    1. :-) Tu as raison, j’y suis allée un peu fort, mais la théorie de l’auto-digestion des aliments reste bien ancrée dans certains esprits ; comme c’est simple à comprendre, ça paraît logique…

      C’est le (un ?) gros problème du véganisme et du crudivorisme : beaucoup de dogmes parfois douteux sont assénés, ce qui n’aide pas à paraître crédibles. Dans le genre, j’ai découvert un blog ce week-end qui me fait assez peur (en français).

      Je suis d’acc’ avec toi, si avec tout ça, ça ne germe pas dans les chaumières, il faudra que l’on se pose des questions ! J’ai essayé (vainement) d’être concise… Trop dur. C’était mon sujet préféré en botanique, la reproduction, ça m’a rendue toute nostalgique de me replonger dedans.

      Une courgette géante ? A la limite ça me va, parce que l’hiver c’est un peu le même délire avec les potimarrons et autres butternut, alors je préfère encore être une svelte courgette qu’une courge rondouillarde ;-)

    2. J’ADORE ton blog et tes articles qui donnent les arguments scientifiques pour comprendre ce qui nous entoure et démonter les mythes :). C’est complètement ma vision des choses !!

      Pour les enzymes, on peut nuancer un poil dans le sens où certaines présentes dans les aliments et aident effectivement un petit peu à prédigérer, dans la bouche (d’où le conseil de mâcher longtemps, ce qui permet en plus de bien broyer et insaliver les aliments, ce qui facilite aussi la digestion).

      Je vais mettre du temps mais tu peux me croire, je vais lire toutes les archives de ton blog, pour ne rien manquer de ce que tu as écrit :).

    3. Oui, tu as raison Sandrine, et j’étais un peu énervée au moment d’écrire ce billet, par la montée en puissance du crudivorisme « fashion » mais un peu à côté de la plaque. Bien sûr qu’il faut mâcher ses aliments, même si on nous dit parfois que l’estomac est capable de tout réduire en bouillie : nous avons des dents et ça n’est pas pour rien.

      (je dis ça mais je suis vraiment du genre à avaler tout rond…)

      Oh, tu iras vite, mon blog est tout jeune, tu sais ;-)

    4. Il est peut être jeune mais il y a à lire :) (et moi je suis vraiment sous l’eau en ce moment)

  19. Oh, merci Hélène, ça me fait tellement plaisir !
    Je ne me suis pas encore mise aux graines germées, mais ça va venir. Quant à ma petite sauce en cette version super élaborée, j’ai hâte de la tester !

    A bientôt :-)

    1. Ca me fait plaisir aussi, Maria ! C’était une idée top ! Je t’en souhaite des centaines comme celle-là ;-)
      A très vite !

  20. Hou, ça a l’air bien bon cette petite sauce ! Je vais tenter ça.
    Moi aussi je suis dans les germinations en ce moment. C’est tellement bon et simple !

    1. Hello ! Oui, c’est bon, cette sauce, mais ça tu le sais :-) Vive ton pad thaï !

    2. Ah mais je pensais à la petite sauce à la courgette !

    3. Vivi, moi aussi : parce que c’est la sauce de ton pad thaï revisitée !

  21. Hélène,

    Tu t’es fait plaisir là :) De beaux schémas et de belles explications encore. J’ai une petite question, tu dis :

    « Bref, que vous vous lanciez dans la germination, ou que vous souhaitiez simplement faire cuire vos graines, n’oubliez jamais l’étape de trempage ! »

    « Quelles graines puis-je faire germer à la maison ?

    Presque toutes les céréales et légumineuses, à condition qu’elles soient crues (non grillées, non cuites), qu’elles soient entières (et non décortiquées comme les graines de tournesol, le millet, le sarrasin ou les lentilles corail tels qu’ils sont le plus fréquemment commercialisés). »

    J’avoue que je ne pense pas me lancer dans la germination tout de suite … trop compliqué pour moi maintenant :p

    Mais si je veux faire du pain avec des graines de tournesol dedans : c’est donc mieux de les faire tremper pour qu’elles révèlent tout leur pouvoir nutritionnel même si après, elles vont se retrouver cuites ?

    1. Tu vois un peu, là j’ai tout donné ;-) maintenant, je me repose pendant 1 mois !!!

      Alors, oui, en fait c’est toujours mieux de les tremper : même si tu les cuis et que les vitamines disparaissent, le trempage aura servi à éliminer un bon nombre de molécules indésirables. Certes, la cuisson en dénature une petite partie aussi, mais autant mettre toutes les chances de notre côté. Cela ne changera rien à ton pain : les graines seront juste un peu plus gonflées. Et puis le tournesol, c’est sympa, il suffit de le faire tremper 2heures, c’est déjà très suffisant.

      La germination c’est un peu une prise de tête au début. Et puis, entre nous, Rose, on a beau écrire des billets sur le sujet, c’est quelque chose qui s’apprend par soi-même : il faut se lancer, rater, réussir, trouver sa façon de faire… ça viendra le jour où tu en auras envie !

    2. Merci Hélène pour ta réponse :)

  22. j’ai fait la sauce, à quelques modifications près quand même, j’ai utilisé de la sauce soja au lieu du tamari (si je ne me trompe c’est quasiment la même chose mais sans gluten), à défaut de purée d’amandes, j’ai mis du tahin, je n’ai pas mis le gingembre, mais j’ai mis l’ail, j’ai fait l’impasse sur l’huile, et vu le goût final, je n’ai pas mis le sirop d’agave car je n’aime pas trop le sucré/salé. C’est bon et frais, ça change, mais c’est surtout le côté citronné qui domine avec une petite pointe de sauce soja sur la fin, j’ai rajouté un peu de sel à ma salade de crudités. On ne sent pas du tout la coco.
    Par rapport à ta photo, j’ai un aspect plus grumeleux que crémeux, un peu comme une purée qui rend de l’eau (ahahaa! pas très appétissant dit comme ça, en même temps, même si j’aime le goût, je dois dire que l’aspect n’est pas très engageant chez moi) est ce que c’est dû au mixage? mon mini robot n’est peut être pas assez puissant, ou alors l’huile aurait peut être aidé à lier un peu l’ensemble ou l’agave, ou les deux ;-))))

    En tout cas, ça fait une salade très fraiche, ça change et j’ai l’impression d’avoir tout bon au niveau nutritionnel! j’ai très bonne conscience ;-))) les tartelettes c’est pour ce soir, je te dirai.

    une petite question, il me reste de la sauce que je pense manger demain conservée au frigo. Vu la quantité de citron, ça ne pose pas de problème?

    1. Hmmm… pour l’aspect grumeleux, c’est probablement dû au robot, en effet, et aussi au fait que le tahin est plus grenu que la purée d’amandes. Pour ce genre de préparation, un robot ne donne généralement pas un aussi bon résultat, il n’arrive pas à liquéfier aussi bien qu’un bon blender. Avec mon appareil, j’arrive à quelque chose de totalement fluide et la sauce que j’avais faite à midi n’avait pas rendu d’eau le soir…

      Ceci dit, avec de l’ail et du tahin, le goût doit être très différent de ma sauce, plutôt proche d’un houmous de courgette (ça existe !) ! C’est sûrement pour cela que le goût de la coco est masqué.

      Non, je n’aurais pas peur de la conserver au frais, je l’ai déjà fait 1/2 journée, 1 journée ça doit aller aussi. Garde-la peut-être le plus bas possible pour qu’elle soit bien au frais, couverte, et redonne-lui un petit coup de robot avant de la servir !

      Bon, grosse pression là, j’ai vraiment envie que tu aimes les tartelettes !

  23. très très intéressant encore, au moins maintenant, je sais pourquoi il faut laisser tremper. Pour la germination, ça demande quand même de la préméditation, et je dois dire que c’est une discipline que je n’ai pas surtout avec 3 enfants. Mais ça fait son chemin dans ma petite tête ;-)))
    ceci dit, ça ne m’empêche pas de faire la petite sauce avec des crudités. J’essaierai à l’occasion. J’ai toujours les tartelettes dans mon programme de recettes à faire.

    1. Stéphanie, c’est chouette d’avoir pu t’aider ! Ah, mais on ne se lance pas dans les graines germées du jour au lendemain… un essai par ici, un autre par là pour apprécier la difficulté de la chose… et puis un jour on est prêt ! Si tes enfants sont jeunes, cela peut les amuser ou même servir de sujet pour un exposé à l’école (si ça se fait encore ^^).

      Bon, cette sauce est méga-simple, il faudra que tu l’essaies vite ;-)

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