Tartelettes double-sésame et fruits de fin d’été

Tartelettes sésame tahin mirabelles raisin courgette crue
Tartelettes sésame tahin mirabelles raisin courgette crue

Le plus beau cadeau de ma conversion à une alimentation végétale a été, sans aucun doute, la (re)découverte des noix et graines oléagineuses en tous genres. En tous genres, mais aussi sous toutes les formes : germées, en lait, en purée, sous forme d’huile, sous forme de pulpe… Riches en goût et en texture, les oléagineux apportent des acides gras essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.

Soyez avertis, je me suis un peu emportée sur l’info nutrition/santé du jour. Pour tout savoir sur les lipides : où, quand, comment et pourquoi, c’est juste après. Si vous passez directement à la recette un peu (beaucoup) plus bas, je ne vous en voudrai pas un seul instant, promis !

Les lipides : constituants essentiels de l’organisme

Les êtres vivants sont constitués d’une cellule (bactéries) ou de plusieurs cellules (animaux). Une cellule, c’est quoi, au juste ?

Une cellule, qu’elle soit végétale, animale, qu’il s’agisse d’une bactérie, ou même d’un virus, est un petit sac rempli d’eau et contenant des molécules, des minéraux, de l’ADN… Chaque cellule remplit une fonction particulière selon l’organe auquel cette cellule appartient. L’enveloppe imperméable, qui isole le contenu de la cellule du milieu extérieur, est appelée « membrane cellulaire » ou « membrane plasmique« .

Les membranes cellulaires de chaque être vivant sont majoritairement constituées de lipides : autour de 60% pour une cellule animale ! Elles contiennent également des protéines, dont le rôle est de permettre aux cellules de communiquer avec l’extérieur en transportant minéraux ou molécules diverses, et en établissant des contacts avec les cellules voisines.

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Par ailleurs, notre cerveau est majoritairement constitué de lipides : autour de 60% de son poids sec ! Le renouvellement de ces précieuses cellules nécessite un apport lipidique non négligeable.

Pourquoi tant de lipides dans le cerveau ? Nos neurones, des cellules que l’on peut comparer à de minuscules câbles électriques, véhiculent les informations (pensées, réflexes, sensations) sous forme de courant électrique. Les neurones sont secondés par des cellules spécifiques, très plates et très longues : les cellules de Schwann. Ces cellules ont une membrane hyper-développée, qui vient s’enrouler autour des neurones, comme une gaine et permettent d’accélérer la transmission des messages électriques.

 

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Ainsi, la haute teneur en lipides du cerveau découle de la grande quantité de membranes cellulaires enroulées autour des neurones.

 

Quels sont les autres rôles des lipides ?

Un grand nombre d’hormones (la famille des eicosanoïdes) sont dérivées… de lipides poly-insaturés. Certains de ces lipides ne peuvent pas être produits par l’organisme. Ces lipides, ne pouvant être fournis que par l’alimentation, sont dits « essentiels » : il s’agit des célèbres oméga 3 et 6.

Ces hormones, les eicosanoïdes, jouent des rôles essentiels dans le bon fonctionnement des vaisseaux sanguins, dans la coagulation, dans le développement des globules blancs, dans la contraction et le relâchement des muscles lisses (les organes musculeux dont la contraction est passive : utérus, diaphragme, intestins, vaisseaux sanguins…) mais aussi dans les mécanismes de douleur, de fièvre, et dans la régulation du métabolisme. Bref, elles sont indispensables.

J’espère vous avoir convaincus que les lipides ne sont pas nos ennemis. Notre corps en a besoin, car il n’est pas capable de fabriquer tous ceux dont il a besoin… et c’est là que l’alimentation entre en jeu !

Manger du gras, oui, mais lequel ?

Tous les lipides fournis par l’alimentation ne se valent pas. Il est aujourd’hui clairement établi que les acides gras saturés sont – généralement – néfastes si consommés en grande quantité et / ou de façon déséquilibrée par rapport aux autres lipides. Ils sont accusés d’être la cause, entre autres, de la prise de poids, de troubles cardio-vasculaires, de l’augmentation du taux de cholestérol dans le sang, etc.

Les acides gras insaturés (mono-insaturés et poly-insaturés) sont ceux à partir desquels l’organisme fabrique les dérivés lipidiques dont il a besoin : lipides des membranes cellulaires et hormones, par exemple.

Or, il se trouve que les graisses animales sont riches en graisses saturées, tandis que les graisses végétales, elles, sont très majoritairement constituées de lipides insaturés. Voilà qui laisse à réfléchir, non ?

 

Mais au fait, pourquoi tant de graisses saturées chez les animaux ?

L’énergie utilisable par les organismes des animaux est fournie par un sucre : le glucose. Le glucose est apporté aux cellules par le sang (ou son équivalent chez les invertébrés). Le glucose sanguin provient en premier lieu de l’alimentation.

Les sucres dits « lents » sont de longues molécules constituées de milliers de molécules de glucose. L’organisme les digère lentement, libérant petit à petit du glucose dans le sang. C’est, en particulier, l’amidon contenu dans les plantes, et plus spécialement dans les graines (céréales, légumineuses).

Les sucres rapides sont de petites molécules constituées d’un bien plus faible nombre de molécules de glucose. Ainsi, ces molécules sont rapidement digérées et une grande quantité de glucose se retrouve d’un seul coup dans le sang.

L’organisme régule automatiquement le taux de glucose dans le sang (ce taux est appelé la « glycémie ») : en cas d’ingestion d’une trop grande quantité de sucre, le glucose excédentaire du sang est stocké dans le foie et les muscles sous forme de glucides et dans les cellules adipeuses sous forme de lipides. En effet, l’organisme est capable de produire des lipides à partir de glucose ! Mais pas n’importe quels lipides : des lipides saturés…

Lorsque la glycémie est faible, au contraire, ces glucides et lipides de stockage sont transformés en glucose afin d’alimenter le sang. C’est ce qui se produit, par exemple, lors d’un effort physique prolongé. Mais attention : ce sont en premier les réserves glucidiques du foie et des muscles qui sont consommées. Les réserves de graisses sont plus difficiles à mobiliser et nécessitent des efforts plus longs.

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C’est pour cela que les excès de sucres rapides font grossir !

 

En quoi est-ce différent chez les plantes ?

Tandis que les animaux dépendent de sources alimentaires et ingèrent une quantité de protéines, de glucides et de lipides, parfois en trop grande ou trop faible quantité, les plantes fabriquent, sur mesure, l’exacte quantité de protéines, de glucides et de lipides dont elles ont besoin, à partir d’eau, d’air et de lumière !

En effet, chez les végétaux, l’énergie élémentaire est la lumière du soleil. Captée par les feuilles, elle permet aux plantes de transformer l’oxygène et le dioxyde de carbone de l’air, ainsi que les minéraux et les nitrates contenus dans l’eau du sol, en l’ensemble des molécules nécessaires à leur développement. Ce mécanisme s’appelle la photosynthèse.

Le système se régule lui-même : la quantité de lumière reçue et la quantité d’eau disponible dictent la croissance de la plante. Les plantes ne grossissent pas : elles fabriquent exactement la quantité de glucides, de lipides, de protéines et de vitamines dont elles ont besoin pour se développer.

Les plantes se reproduisent parfois en produisant des graines. Ces graines sont constituées d’un embryon de plante, associé à des réserves de glucides, de protéines et de lipides en proportions variables. Ces réserves permettent la croissance de la plante, jusqu’à ce que ses feuilles soient développées et que la photosynthèse assure le développement de la jeune plante.

Ainsi, la composition des réserves de la graine est le reflet des lipides fabriqués par les plantes : peu de lipides saturés, beaucoup de lipides mono- et poly-insaturés. Mis à part quelques fruits comme l’avocat ou la noix de coco, les parties les plus riches en lipides des végétaux sont les graines.

Où trouve-t-on des lipides chez les végétaux ?

Les graines oléagineuses (c’est-à-dire riches en huiles) contiennent une grande proportion de lipides mono-insaturés et poly-insaturés. C’est le cas des noix, qui sont extrêmement lipidiques : 50% de lipides pour les noix de Cajou, 55% pour les amandes, les pistaches, 60% pour les noix, les noisettes…

C’est aussi le cas de certaines graines oléagineuses : 30% à 40% de lipides dans les graines de lin, de pavot, de chia ou de chanvre, de 40% à 45% pour le colza et autour de 50% pour les graines de tournesol, de courge ou de sésame.

Les céréales et légumineuses sont généralement très pauvres en lipides, à l’exception de deux légumineuses : le soja et la cacahuète (arachide). Les graines de soja contiennent autour de 20% de lipides et les cacahuètes, environ 50%.

Enfin, certains fruits ont la particularité d’avoir une chair grasse : c’est le cas de l’avocat (15% à 30% de lipides selon les variétés et les saisons), de l’olive (10% à 30% selon la variété et la maturité) ou de la noix de coco, dont la teneur en lipides dépend, ici encore, de la maturité du fruit.

Dans tous les cas, à l’exception de la noix de coco, les lipides saturés sont très minoritaires. Les noix, le colza, le chanvre, le lin et le chia sont particulièrement riches en acides gras oméga 3, ceux qui font le plus défaut dans l’alimentation occidentale…

 

 

Sésame, ouvre-toi !

Le sésame est la star du jour. Il est présent dans cette recette sous forme de graines dans la pâte et sous forme de purée (le tahin) dans la crème. Bien que j’intitule ces tartelettes « crues », les graines de sésame de la pâte, ainsi que celles ayant servi à fabriquer le tahin, sont légèrement grillées. Pourquoi donc ?

Tout d’abord, parce que le goût des graines de sésame torréfiées est incomparable. Par ailleurs, les nutriments contenus dans les graines de sésame sont plus facilement assimilés lorsque les graines sont légèrement toastées que lorsqu’elles sont crues.

sésame

Le sésame est riche en calcium, magnésium, cuivre, zinc, fibres et vitamines du groupe B. Son enveloppe est particulièrement riche en nutriments, c’est pourquoi je préfère le sésame complet au sésame décortiqué, et le tahin semi-complet au tahin blanc. C’est particulièrement vrai du point de vue du calcium : la teneur en ce minéral diminue de plus de 60% lorsque le sésame est décortiqué. Trop dommage !

De plus, je veille toujours à ce que le tahin que j’achète soit élaboré à partir de graines légèrement chauffées, afin de maximiser les bienfaits de cette petite graine blanche. Après tout, dans cette recette, les dattes, le citron, les graines de chia, le germe de blé ou les fruits apportent leur lot de vitamines : on peut se permettre de faire l’impasse sur celles du sésame !

Tartelettes sésame tahin mirabelles raisin courgette crue

Tartelettes au sésame et aux fruits de fin d’été :

Pour 3 tartelettes

La pâte :

  • 50 g de graines de sésame
  • 8 dattes Medjool
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 1 pincée de sel
  • 2 cuillères à café rases d’huile de coco
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’agave
  • 3 cuillères à soupe de germe de blé

Placer les graines de sésame dans une poêle sèche (sans eau, sans huile ni corps gras). Faire chauffer la poêle et remuer les graines à l’aide d’une cuillère en bois. Elles doivent dorer mais pas brûler. Lorsqu’elles commencent à embaumer, verser dans un récipient froid.

Dénoyauter les dattes. Dans le bol d’un robot muni d’une lame en S, placer les graines de sésame torréfiées, les dattes, la cannelle et le sel. Mixer. Ajouter l’huile de coco et le sirop d’agave, mixer à nouveau. Ajouter le germe de blé, mixer encore. Une boule doit se former.

La crème au sésame :

  • 100 g de courgette (poids épluché)
  • 1 citron de taille moyenne
  • 2 cuillères à soupe de graines de chia
  • 3 cuillères à café bombées de tahin (semi-complet pour moi)
  • 5 cuillères à soupe de sirop d’agave
  • 1,5 cuillère à café de cannelle en poudre
  • quelques gouttes de vanille liquide

Couper la courgette en petits morceaux. Presser le citron. A l’aide d’un blender, mixer la courgette coupée en dés et le jus de citron. Lorsque le mélange est homogène, ajouter 2 cuillères à soupe de graines de chia. Mélanger constamment pendant 5 minutes afin que les graines de chia de ne s’agglutinent pas. Laisser gonfler 10 minutes.

Ajouter le reste des ingrédients et mixer longuement à l’aide d’un blender jusqu’à ce que les graines de chia soient pulvérisées. La crème obtenue doit être lisse et ferme.

 

Le dressage :

  • Mirabelles (5 à 6 par tartelettes)
  • Raisin
  • Prunes…

Tartelettes sésame tahin mirabelles raisin courgette crue

Garnir des moules à tartelette de papier à cuisson. Scinder la boule de pâte en 3. Avec chaque pâton, former une boule puis l’aplatir et en garnir le fond des moules à tartelette. Du bout des doigts, étaler la pâte de façon homogène au fond des moules, en remontant éventuellement le long des bords.

Répartir la crème au sésame sur les 3 tartelettes puis garnir de fruits. Placer au frais jusqu’au moment de servir. Pour manipuler les tartelettes plus facilement, il peut être pratique de les placer 20 à 30 minutes au congélateur.

Tartelettes sésame tahin mirabelles raisin courgette crue

Laver les fruits, couper les mirabelles en 2 ou en 4, égrener le raisin. Garnir les tartelettes et servir aussitôt.

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Edit : pour voir la belle réalisation de Marie, c’est ici !

36 Replies to “Tartelettes double-sésame et fruits de fin d’été”

  1. Ooh j’ai cliqué pour voir la recette car la photo m’alléchait et je découvre non seulement que la recette continue de me faire envie mais aussi un super texte sur les lipides ! Ca fait plaisir à mes neurones de biochimiste :).
    Je reviendrai te lire souvent, merci !

    1. Bonjour Sandrine ! Toi aussi tu aimes le gras ;-) ? On va s’entendre !!!
      Je suis allée faire un tour chez toi et :-D… quel bonheur ! Tu as aussi une lectrice de plus ! A bientôt !

  2. Coucou Hélène ! Je découvre ton très beau blog, bourré de recettes qui me correspondent tout à fait (du coup, je vais faire un tour sur tes réseaux sociaux) ! Tes tartelettes à la pâte si originale me font de l’oeil et je me laisserais tenter à l’occasion ! Merci pour le cours sur les lipides aussi, c’est fort intéressant ! Bonne fin de semaine, je t’embrasse !

    1. Hello, Lili ! Que je suis contente que tu sois passée par ici ! Je me garde la lecture de ton blog pour ce week-end… Je viens d’y jeter un oeil et j’ai été émerveillée ! Je suis ravie, je suis sûre que l’on s’entendra bien :-), donc à très vite ! Bises !

  3. Je garde ta jolie recette !! J’adooore !! Et quel article !! Merci de prendre le temps de nous dire et préciser tout ça. Vraiment.
    Miam ! Et merci pour tes voeux ^^
    Des bises ultra gourmandes.

    1. Je t’en prie ! C’est mon côté maîtresse d’école :-)
      Je t’embrasse aussi, Laurence, euh, Madame ;-)

  4. Hum, tout cela est très appétissant ! Je vais essayer de les réaliser …tout en me demandant combien de temps cela me prendrait? (si tu peux m’éclairer, je suis preneur :-))
    Autre question : pour les graines de chia, tu les « pulvérises »…est ce que c’est poour une question de gout/texture ou pour une question nutritive/assimilation dans l’organisme?
    Merci par avance de tes réponses

    1. Grégoire, les deux étapes un peu « longues » sont la torréfaction des graines de sésame (moins de 5 min à feu moyen) et le gonflement des graines de chia pour la crème, puisqu’il faut veiller à ce qu’elles ne s’agglutinent pas.

      Au total, je dirais que la pâte est prête en 10 min au total. La crème, en comptant le « gonflage » du chia, 15 minutes. Le montage… ça dépend, moi, je suis un peu pataude donc je ne vais pas vite ! Je mets moins d’une heure pour le tout, c’est certain !

      Si on ajoute les graines de chia à la fin au mélange courgette-citron-tahin-agave, les graines gonflent assez mal. Je les ajoute donc au début, au mélange très aqueux courgette-citron. Le chia gonfle alors beaucoup et comme je mixe à la fin l’ensemble au blender, les graines finissent pulvérisées !

      Cela donne une texture plus ferme et plus lisse. C’est sûr qu’en mixant les graines de chia, on rend leurs nutriments plus accessibles, mais c’est cadeau :-) (mais en revanche, ça se gardera moins longtemps).

      A bientôt, Grégoire !

  5. Nous voilà incollables sur les lipides désormais, grâce à cet article complet :) merci! La découverte des graines en tout genre a été, à la maison une véritable révélation et nous ne pouvons plus nous en passer. J’adore ta petite recette crue, biscotte approuve, nous testerons bientôt !

    1. J’aim’rais mieux être un oiseau !!! J’attends vos impressions, C&B !

  6. Hélène, j’ai bu chacun de tes mots. Tes explications sont encore une fois claires et très intéressantes. Je vais essayer ta tarte, sans cannelle. Le germe de blé, je peux le remplacer par du son de blé ?

    Je suis vraiment ravie d’avoir découvert ton blog, c’est un petit trésor pour moi.

    1. Personne ne me dit d’aussi gentils mots que toi, Rose ! J’aime beaucoup ton blog aussi, tu sais !!!

      Tu peux remplacer par du son de blé, ou d’avoine, même. La cannelle n’est pas indispensable, tu peux forcer un peu sur la vanille, du coup, si tu aimes mieux. En réalité, tu verras, le tahin a un goût si prononcé qu’on sent peu les épices ! J’espère que tu aimeras…

  7. Un autre classique des desserts crus, les tartes aux fruits… En fait elles ont ma préférence sur le brownie !

    1. :-) Disons que les tartes sont plus versatiles ! Le brownie cru est assez constant… ceci dit, j’ai un souvenir dingue d’un raw brownie auquel j’avais mélangé des framboises fraîches. Bien écrasées, les framboises, mais c’était bon…

  8. D’accord, merci Madame, j’ai compris ! ;-)
    En fait, j’ai trouvé la stratégie imparable : faire germer son sésame, puis le faire déshydrater et enfin le réduire en purée –> plus d’acide phytique et du crunchy ! Un brin plus compliqué que passer les petites graines à la poêle ? Ok, je l’avoue… enfin, surtout, tu as bien raison : côté goût, rien ne remplace le sésame toasté ! Et c’est peut-être ça qui compte le plus, non ? ;-)

    D’ailleurs, il faudrait que je t’envoie des textes ‘anti-gras’, c’est épuisant comme truc… surtout quand on est resté un moment à la station ‘fatfreevegankitchen’ ;-)

    Bon, en tout cas, vraiment, très bon article que j’ai fait circuler !

    1. Yep, tu le sais, c’est toujours ça le meilleur : tremper, germer, déshydrater ! Pour du petit sésame, j’avoue que j’hésiterais à me donner cette peine. Mais pour faire du tahin, ça a du sens !

      Bon, c’est officiel, je veux moi aussi un Sedona (:-p).

      Oui, je veux bien les textes anti-fat, j’aime bien les démonter dans ma tête ! Rho, je vois que tu te moques de FFVK… c’est le premier blog vegan que j’ai jamais lu, j’avoue que vegan + fat free ça m’intrigue un peu, ça me fait bugger même ! Ceci dit, je lui dois l’idée du houmous au blender, jamais rien vu d’aussi lisse. Mais horrible à nettoyer.

      J’suis en panique, ma cuisine est en travaux pour 1 bonne grosse semaine, je vais devoir me débrouiller dans mon salon et avec mon lavabo de salle de bains. Angoisse ;-)

    2. Promis, je t’envoie des textes rigolos – pas en public, je ne veux pas qu’on me retombe dessus à coups de bananes et feuilles de kale ;-)

      Non, je me moque pô de cette chère Susan : j’ai connu son blog au berceau moi zaussi ! Je me souviens que je disais à mon chéri qu’il y avait des gens chelou quand même sur le net… j’ai dramatiquement loupé mon premier gâteau au chocolat vegan grâce à FFVK, mais je me suis rattrapée sur ses vegan crab cakes ;-)

      Patience pour le Sédona, peut-être à Noël ?…
      Et tout plein de courage pour la cuisine inaccessible, ça donnera un petit côté encore plus roots à tes recettes et puis, ce sera l’occasion de faire une petite semaine 100% crue ! ;-)

    3. OK j’attends la prose antifat !

      C’est le cauchemar cette cuisine : les travaux devaient commencer lundi, j’ai tout vidé… toujours rien. Donc oui, je m’organise pour du tout cru : ça germe un max – heureusement que c’est silencieux ;-) et mon blender est du plus bel effet au milieu de ma bibliothèque.

      A Noël, oui, ça serait pas mal… :-) moi qui n’ai jamais besoin de cadeaux, là j’ai trouvé !

  9. Merci pour cet article extrêmement bien fait ! J’avoue que je commençais à peiner de lire sans arrêt des tenants du 80/10/10 dire qu’1/2 avocat par jour est déjà excessif ! Il faut savoir être modéré, bien sûr, mais comme tu le soulignes bien, de bonnes graisses sont essentielles à notre organisme. Bravo encore !

    Tes tartelettes me font de l’oeil, d’autant que je n’ai jamais essayé de pâtes avec des graines de sésame et que j’adore le tahin (complet chez moi, j’aime ce goût très puissant). Je suis toutefois curieuse : pourquoi nutriments contenus dans les graines de sésame seraient plus facilement assimilés avec des graines toastées plutôt que crues ? Je sais que le goût est incomparable, mais si tu peux m’éclairer ici, je serais ravie (moi qui fais justement attention à acheter du tahin non-chauffé ou, depuis peu, qui préfère ma version maison). Eclaire mon savoir, Hélène ! ;-)

    1. Merci, merci, Ophélie ! Le gras ne fait pas nécessairement grossir, abattons les mythes qui torturent les femmes du XXIè siècle !

      1/2 avocat par jour me semble excessif, pas en quantité de lipides mais en termes de diversité des lipides ;-) mais je vois ce que tu veux dire :-D ! 80/10/10, drôle d’idée de donner ce genre de règle…

      Alors, c’est simple : dans les graines de sésame (comme dans toutes les graines), en particulier dans l’enveloppe, se trouve de l’acide phytique, une molécule qui se lie aux minéraux en formant des cristaux, et diminue leur absorption car l’organisme ne sait pas défaire ces cristaux.

      Habituellement, on élimine les phytates (en partie ou totalement) par trempage + cuisson. Pour les graines de sésame, le trempage serait possible, mais pas pratique : goût moins agréable et texture moins sympa, ça ne croustillerait plus trop… Donc, on chauffe (un peu !) : une légère cuisson va retirer une partie de cet acide phytique. Il ne s’agit pas de les carboniser, bien sûr :-)

      Et puis, côté goût, c’est le jour et la nuit !

      Après, les bénéfices sont peut-être maigres étant donné qu’on n’en consomme rarement des quantités astronomiques… J’ai choisi mon camp, mais cela n’engage que moi !

  10. J’avoue tout, j’ai lu en diagonale les infos sur les lipides mais j’ai une bonne raison, je suis au travail et je regarde vite fait mon google reader ;) Je regarderai de plus près quand je serai chez moi.
    Pour la recette, je passe mon tour, je suis pas fan du goût du sésame quand il y en a beaucoup (j’aime pas le tahin par exemple).
    Toujours pas vu de figues pour tester ta recette de porridge, je veille, je veille…

    1. Scandale ! Yasmine checke son Google Reader au boulot ! Tsss… Et en plus, tu n’aimes pas le tahin ? Bon, je l’avoue, moi aussi je jette un oeil (même deux) sur GR au boulot !

      Le tahin, ça passe ou ça casse, c’est tout de même particulier. J’ai pris des risques, avec cette recette ;-)

  11. Oh ça me tente !! Faut vraiment que j’achète des graines de chia ! Merci pour cette belle recette !

    1. Ah, oui, Céline, il le faut ! C’est la BASE :-D ! J’espère que tu auras l’occasion d’essayer plein de recettes aux graines de chia !

  12. moi ça m’a vraiment intéressée toutes les explications sur les lipides, ça a répondu à pas mal de questions que je me posais justement.
    Pour la recette, il y a trop d’ingrédients que je n’ai pas sous la main pour la faire pour l’instant. Mais j’essayerai. J’apprécie moi aussi de redécouvrir les noix, et de découvrir (tout court) les fruits secs que je n’ai jamais particulièrement aimé avant, à travers tes recettes. Ce matin c’est ton porridge au menu ;-)

    1. Merci, Stéphanie ! Tant mieux si ça t’a intéressée ! Pour les tartelettes, tu peux toujours faire la pâte et la crème à des occasions différentes (la crème se suffit à elle-même, si on est addict au tahin !).

      Je me demande bien comment tu vas accommoder ton porridge ce matin… ;-)

    2. amandes pour les noix, pruneaux et abricots pour les fruits secs, j’ai mixé des fraises dedans et pour me faire plaisir car les fraises sont un peu acide, une cuiller de miel en plus……. super ! (goût, texture, visuel)

      pour en revenir à ta recette du jour, pour l’huile de coco, je ne vais trouver que sur amazon ici, et après avoir jeter un coût d’oeil, ça revient cher quand même avec les frais d’envoi…. par quoi conseilles-tu de remplacer? une autre huile ou de la crème de coco (parce que ça j’en ai au supermarché)

    3. Hmm… en fait j’utilise l’huile de coco car elle est solide à température ambiante, et durcit au frais : ça aide à donner un peu de structure à la pâte crue qui devient vite molle sinon.

      C’est très réalisable sans, surtout qu’ici j’en ai utilisé très peu. Je remplacerai plutôt par de la purée d’amandes – mais gare au conflit de saveurs avec le sésame – ou de tahin (mais ça fait peut-être beaucoup !) ou par une ou deux dattes supplémentaires. Une autre huile ou crème de coco serait trop liquide, à mon avis.

    4. je comprends mieux merci!

    5. Cela sera aussi bon sans ! Si tu te lances, place les fonds de tarte au frais jusqu’au dernier moment, voire un peu au freezer : ça suffira à les rendre assez rigides le temps de les servir.

      L’huile de coco est rarement indispensable ! Cherches-en un jour où tu es de passage en France, mais ne t’embête pas sinon !

      Si vraiment ça ne marche pas (mais pas de danger), fais des petites boulettes avec la pâte, comme des petits biscrus, avec le café ou un thé c’est top !

    6. j’ai tout!!! le plus dur à trouver finalement ça a été les germes de blé ;-) pour l’huile de coco, il y en avait au rayon huile de mon supermarché finalement, tout simplement. Je ferai la recette ce weekend. Merci de tous les conseils.

    7. Chouette ! Chouette ! J’espère que cela te plaira !

    8. ahah! je n’ai pas attendu ce soir finalement, la salade de ce midi c’était bon, mais ça apellait un petit dessert ;-)
      j’ai tout bien fait, sauf la cannelle (je n’aime pas trop) et comme je n’ai pas de blender, j’ai tout fait au mini robot. J’ai goûté à chaque étape. La base : miam! on dirait les barres caramélisées aux graines de sésame avec en plus un petit goût coco, un peu aussi les nougats du resto chinois. Peut être un poil trop sucré. Du coup j’ai mis une cuiller à soupe d’agave en moins dans la crème qui m’a bluffée. Très onctueuse (même au robot) et pourtant c’était la même base courgette / citron que pour la sauce de ce midi. C’est vraiment magique les graines de chia.
      Vu les ingrédients, je pense que je vais être la seule à essayer, donc je ne me suis pas cassée la tête pour la présentation et j’ai mis la base telle quelle dans des ramequins, ça rend très bien, et j’ai fait 4 ramequins. Deux aux fraises et deux aux framboises. Je viens d’en manger un de chaque.

      Bizarrement la coco ressort beaucoup avec la fraise, moins avec les framboises. Je trouve que malheureusement la crème qui était très bonne disparait au goût, ça garde le onctueux ceci dit et la texture du tout est très agréable en bouche.

      alors je refais certainement. Peut être juste la crème et les fruits, j’essaierai surement aussi sans la coco mais plus de dattes pour voir si la crème ressort mieux.

      Merci, c’est surprenant très bon, avec de belles couleurs.

    9. Ho, j’ai vu tes photos, c’est joli comme tout, merci de me montrer tes jolies tartelettes ! Effectivement, la crème peut se suffire à elle-même, je m’étais fait cette réflexion.

      C’est beau, ça, ta première tarte crue :-) (ou pas, d’ailleurs ?) !

    10. non, la première c’était le cheese cake cajou – framboises de « my new roots » j’avais aimé, mais pas autant que tes petites tartes! d’ailleurs pour cette première, je m’étais cassé la tête pour faire quelque chose de joli avec du cellophane sous la base, et c’était vraiment casse-bonbons, du coup là j’ai fait simple et tu vois finalement, c’est pas plus mal!

    11. Ah, je crois qu’on l’a toutes fait, ce gâteau de Sarah Britton ! J’avais d’ailleurs acheté mon moule à charnière pour l’occasion, je pressentais bien que c’était complexe à démouler :-)…

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